PACINO AL (1940-    )

Dustin Hoffman et Robert de Niro ont montré à quel point, dans le cinéma hollywoodien moderne, une star pouvait être autre chose qu’un Clark Gable, un Humphrey Bogart, un Paul Newman, imposant leur personnage de film en film. C’est-à-dire un acteur capable de multiplier les rôles de composition, de se transformer de fond en comble, au moins physiquement, d'un personnage à l'autre, tout en maintenant une permanence morale et mythique. Si, à leurs débuts, on a confondu Al Pacino avec Dustin Hoffman, une véritable rivalité mêlée d'admiration et d'amitié oppose surtout le premier à De Niro, qu'il croisera sans le rencontrer dans Le Parrain II dès 1974 avant de l'affronter vraiment dans Heat en 1995. La petite taille de Pacino pour un acteur américain (1,70 m) détermine en grande partie son jeu, dans lequel la nervosité, la vitesse et l’intensité du regard sont des éléments essentiels.

Une innocence en action

Alfredo James Pacino, dit Sonny, est né le 25 avril 1940, à East Harlem, un quartier de New York, de parents très modestes d'origine sicilienne. Dès sa deuxième année, il est confié à ses grands-parents maternels, sa mère ne pouvant subvenir aux besoins de la famille après le divorce du couple. Dans le trois-pièces du Bronx, Sonny se prend d'affection pour son grand-père James, originaire de Corleone (Sicile). Il fréquente très tôt les salles de cinéma et se plaît à rejouer devant la famille les personnages admirés à l'écran. À l'école, il est surnommé « l'acteur » par ses camarades. Au cinéma, il est fasciné par le Marlon Brando de Sur les quais et le James Dean de La Fureur de vivre. Un peu plus tard, vivant de petits boulots, jouant de très petits rôles dans des pièces off-off Broadway, parfois doublure de Martin Sheen, Pacino ne vit que pour le théâtre, où il remporte quelques succès. Après la mort de sa mère et de son grand-père, très perturbé psychologiquement, il entre à l'Actors Studio, où Lee Strasberg l'encourage et le prend sous son aile.

Tandis qu'il obtient ses premières récompenses officielles sur les planches et après quelques apparitio [...]

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  • : critique et historien de cinéma, chargé de cours à l'université de Paris-VIII, directeur de collection aux Cahiers du cinéma

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COPPOLA FRANCIS FORD

  • Écrit par 
  • Michel CIEUTAT
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has been, aux quatorze échecs successifs – et celui de son successeur à Al Pacino, dont la méthode de travail s'avère peu orthodoxe (refus d'emblée d'apprendre le dialogue, importance très grande accordée à l'improvisation) ; de l'autre, il reconstitue un univers mafieux dans un style hyperréaliste, tant sur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francis-ford-coppola/#i_39207

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Pour citer l’article

Joël MAGNY, « PACINO AL (1940-    ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 août 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-pacino/