PACINO AL (1940-    )

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Al Pacino dans Serpico, S. Lumet, 1973

Al Pacino dans Serpico, S. Lumet, 1973
Crédits : Paramount Pictures/ Getty

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Le Parrain, F. F. Coppola

Le Parrain, F. F. Coppola
Crédits : Jack Stager/ Paramount Pictures/ Album/ AKG-images

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Dustin Hoffman a montré à quel point, dans le cinéma hollywoodien moderne, une star pouvait être non pas tant un comédien imposant son personnage de film en film, tel un Clark Gable, un Humphrey Bogart, un Paul Newman, mais un acteur capable de multiplier les rôles de composition, de se transformer de fond en comble, au moins physiquement, d'un personnage à l'autre, tout en maintenant une permanence morale et mythique. Si on a longtemps confondu Al Pacino avec Dustin Hoffman, la véritable rivalité mêlée d'admiration et d'amitié l'oppose à Robert De Niro, qu'il croisera sans le rencontrer dans Le Parrain II avant de l'affronter dans Heat. Sa petite taille, pour un acteur américain (1,70 m), détermine en grande partie son jeu, fait d'une dépense excessive d'énergie souvent trop longtemps contenue et d'un regard qui concentre parfois toute l'expression.

Une innocence en action

Alfredo James Pacino, dit Sonny, est né le 25 avril 1940, à East Harlem, un quartier de New York, de parents très modestes d'origine sicilienne. Dès sa seconde année, il est confié à ses grands-parents maternels car sa mère ne peut subvenir à leurs besoins après le divorce du couple. Dans le trois-pièces du Bronx, Sonny se prend d'affection pour son grand-père James, originaire de Corleone. Il fréquente très tôt les salles de cinéma et se plaît à rejouer devant la famille les personnages admirés à l'écran. À l'école, il est surnommé « l'acteur » par ses camarades. Au cinéma, il est fasciné par le Marlon Brando de L'Équipée sauvage et le James Dean de La Fureur de vivre. Vivant de petits boulots, jouant de très petits rôles dans des pièces off-off Broadway, parfois doublure de Martin Sheen, Pacino ne vit que pour le théâtre, où il remporte quelques succès. Après la mort de sa mère et de son grand-père, très perturbé psychologiquement, il entre à l'Actor's Studio, où, bientôt, Lee Strasberg l'encourage et le prend sous son aile.

Tandis qu'il obtient ses premières récompenses officielles sur les planches et après quelques apparitions en 1968 dans une série pour la télévision, Al Pacino joue dans un premier film, Me, N [...]


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  • : critique et historien de cinéma, chargé de cours à l'université de Paris-VIII, directeur de collection aux Cahiers du cinéma

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COPPOLA FRANCIS FORD

  • Écrit par 
  • Michel CIEUTAT
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has been, aux quatorze échecs successifs – et celui de son successeur à Al Pacino, dont la méthode de travail s'avère peu orthodoxe (refus d'emblée d'apprendre le dialogue, importance très grande accordée à l'improvisation) ; de l'autre, il reconstitue un univers mafieux dans un style hyperréaliste, tant sur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francis-ford-coppola/#i_39207

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Pour citer l’article

Joël MAGNY, « PACINO AL (1940-    ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 septembre 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-pacino/