Les caractéristiques de la vie, telles l'irritabilité, la motilité, les capacités de nutrition et de reproduction, se rencontrent aussi bien chez un Protozoaire, organisme unicellulaire autonome, que chez les organismes pluricellulaires (Métazoaires) les plus complexes. Dans le premier cas, ces propriétés appartiennent toutes à une seule cellule. Dans le second, elles se trouvent réparties dans des cellules qui se distinguent les unes des autres en se spécialisant dans un type d'activité donné et que l'on dit différenciées. Leur morphologie se transforme en conséquence. Les autres fonctions peuvent se maintenir, se réduire, éventuellement disparaître (la cellule nerveuse normale ne peut plus se reproduire).
Chez les Métazoaires d'une certaine complexité, des cellules présentant un même type de différenciation sont souvent regroupées de telle sorte que leurs propriétés individuelles sont amplifiées grâce à leur nombre : des ensembles fonctionnels pluricellulaires sont ainsi individualisés, leurs caractères morphologiques sont très typiques : ils sont désignés sous le nom de tissus. Ce ne sont pas toujours des regroupements de cellules semblables ; si certains représentent bien des dispositifs permettant de rendre efficace à l'échelle anatomique une propriété cellulaire (cas du tissu musculaire, où le nombre et l'organisation des cellules réalisent ce changement d'échelle), il n'en est pas toujours ainsi. D'autres tissus, constitués de plusieurs types cellulaires, voient ceux-ci coopérer pour faire naître un dispositif nouveau : cellules ciliées et cellules à mucus des revêtements respiratoires combinent leur action. Il en résulte un dispositif intégré, le « tapis roulant » du film de mucus, efficace pour le transport des poussières vers l'orifice laryngé. On pourrait multiplier les exemples.
Enfin, les tissus s'associent pour former des ensembles fonctionnels où leurs propriétés s'intègrent de manières diverses, constituant les « tuniques » des organes creux ou le « parenchyme » des […]
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