4. Apports de l'étude des tissus
L'intérêt de l'étude des tissus est évident à un triple point de vue : biologique, physiologique et pathologique.
Biologie. L'étude des interactions cellulaires a débuté par la recherche des conditions d'association de diverses cellules et par l'approfondissement de la structure des membranes plasmiques ainsi que de leur environnement immédiat, extracellulaire et intracellulaire. L'enjeu était – et reste encore – la compréhension de phénomènes aussi divers que le comportement de greffes tissulaires ou d'organes et la propagation de cellules cancéreuses soit dans l'environnement de la tumeur originelle, soit lors des métastases. Mais l'apport des techniques de l'immunocytochimie et de la biologie moléculaire a peu à peu complété, voire supplanté, la simple observation. Cela a aussi permis d'aborder sur de nouvelles bases la différenciation cellulaire et la genèse des tissus au cours du développement. Au total, la compréhension de la biologie tissulaire implique, outre la connaissance de l'histologie classique, des bases d'immunologie, de génétique et de biologie moléculaire.
Physiologie. Pour approfondir un mécanisme fonctionnel, il faut toujours connaître en détail les structures qui lui permettent de s'exercer. La physiologie cardiaque, par exemple, ne peut guère se comprendre si l'on ignore le rôle du tissu nodal qu'expliquent bien ses diverses propriétés : innervation, répartition topographique, conduction plus rapide que dans le reste du myocarde, qui lui font assurer la diffusion d'une onde contractile à un rythme donné.
Pathologie. Enfin, une perturbation tissulaire ne manque pas de retentir sur la physiologie d'un organe ou d'un appareil : par exemple, les troubles métaboliques du tissu conjonctivo-élastique des vaisseaux artériels conditionnent toute une pathologie de l'appareil circulatoire. Aussi l'histologie pathologique permet-elle d'établir le diagnostic, en même temps que les lésions qu'elle révèle invitent à la recherche de leur déterminisme.
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