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RÉVOLUTION FRANÇAISE

La période appelée Révolution française, qui se situe entre 1789 et 1799, constitue une rupture considérable, abolissant la monarchie, inventant de nouveaux rapports sociaux et créant une langue politique inédite. Ce bouleversement ne représente pas seulement la pointe des mouvements révolutionnaires qui se produisent en Europe et en Amérique du Nord à la même époque, attirant à lui des réformateurs de ces contrées ; il en radicalise aussi les termes et jette les bases d'une nouvelle culture politique. La violence dont il est porteur et qui s'exprime de façon particulièrement forte accentue la novation. La Révolution française incarne ainsi à elle seule une époque de l'histoire de l'Europe et du monde, rompant la chaîne des temps, comme les contemporains n'ont pas manqué de l'observer, qu'ils s'appellent Saint-Just, Goethe ou Joseph de Maistre.

Aussi ses causes, ses modalités et ses conséquences ont été régulièrement l'objet d'analyses passionnées. La brutalité des affrontements et l'ampleur des guerres civiles et extérieures, les retournements de situations accompagnés souvent de l'élimination des acteurs politiques déchus, les remaniements institutionnels et linguistiques ont tellement marqué les consciences et les mémoires qu'il est aisé de comprendre l'âpreté des débats que suscite l'évocation de ces événements. Leurs échos et leurs résonances ont en outre été à la base d'engagements collectifs ou individuels, aussi bien dans la France agitée par la série des révolutions du xixe siècle jusqu'à l'établissement définitif de la République qu'en Europe (puisque les révolutionnaires français servent de modèles aux révolutionnaires italiens, allemands, russes) ou en Amérique latine, marquée par plus d'un siècle de révolutions.

L'étude de la Révolution française peut d'autant moins se faire seulement pour elle-même que, par un revirement de l'histoire mondiale, la lutte contre les États totalitaires et l'effondrement des systèmes politiques se réclamant du communisme ont entraîné une relecture déc […]

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Pour citer cet article

Jean-Clément MARTIN, Marc THIVOLET, « RÉVOLUTION FRANÇAISE  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/revolution-francaise/

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RÉVOLUTION FRANÇAISE, en bref

Écrit par :  Sylvain VENAYRE

La décision des États généraux, convoqués par Louis XVI pour résoudre la crise financière du royaume, de se constituer en Assemblée nationale est une révolution politique. Désormais, la souveraineté n'appartient plus au roi mais au peuple, qui devient le fondement du pouvoir politique, alors même que l'individu, en faveur de qui est promulguée la… Lire la suite
RÉVOLUTION FRANÇAISE - (repères chronologiques)

Écrit par :  Sylvain VENAYRE

Les États généraux, ouverts depuis le 5 mai, se constituent en Assemblée nationale. Prise de la Bastille. Abolition des privilèges. Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Vote de la Constitution civile du clergé (le 12) ; fête de la Fédération (le 14). Fuite du roi et arrestation à Varennes.… Lire la suite
RÉVOLUTION FRANÇAISE GUERRES DE LA

Écrit par :  Jean DÉRENS

À la fin de 1791, la France marche à la guerre, chaque parti croyant y trouver son intérêt. La Cour espère que la guerre ruinera la Révolution et rétablira le pouvoir monarchique : la guerre est le seul moyen de provoquer l'intervention des princes étrangers, et la France en pleine convulsion ne paraît pas capable de soutenir « une demi-campagne »… Lire la suite
QUATORZE JUILLET 1789

Écrit par :  Jean TULARD

… *La prise de la Bastille le 14 juillet 1789 n'est qu'une péripétie dans l'histoire de la Révolution, mais elle a pris valeur de symbole. Cette insurrection populaire, première apparition du peuple de Paris sur la scène révolutionnaire (le saccage, le 28 avril 1789, de la manufacture de papiers peints de Réveillon n'avait pas eu la même ampleur) a… Lire la suite
GRANDE PEUR (1789)

Écrit par :  Jean TULARD

… *La peur a joué un rôle important dans le déroulement de la Révolution française : peur du complot aristocratique à la veille du 14 juillet 1789, peur des partageux et des anarchistes au moment de Brumaire 1799, mais le terme de Grande Peur a été réservé aux insurrections paysannes de 1789. Dans les campagnes où sévit la disette, conséquence des… Lire la suite
BERTIER DE SAUVIGNY LOUIS BÉNIGNE FRANÇOIS (1737-1789)

Écrit par :  Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY

… *Maître des requêtes en 1763, Louis Bertier de Sauvigny devient l'adjoint de son père, Louis Jean, qui avait été nommé intendant de la généralité de Paris en 1744, et il lui succède, en 1771, lorsque Louis Jean est appelé par Louis XV à la présidence du parlement Maupeou. Sous son administration, aussi éclairée qu'énergique, l'immense généralité de… Lire la suite
CONSTITUANTE ASSEMBLÉE NATIONALE (1789-1791)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Réunis en mai 1789 pour résoudre la crise financière qui ébranle la vieille monarchie française, les états généraux se proclament Assemblée constituante, le 9 juillet 1789. C'est souligner la volonté des députés de donner à la France de nouvelles institutions. Dans le Point du jour, Barère ne leur prédit-il pas : « Vous êtes appelés à… Lire la suite
DÉCLARATION DES DROITS DE L'HOMME ET DU CITOYEN (26 août 1789)

Écrit par :  Wanda MASTOR

  *Consécration française de la philosophie des droits de l'homme, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen forme le préambule de la Constitution des 3-4 septembre 1791. Votée dès août 1789 par l'Assemblée nationale constituante, « sous les auspices de l'Être suprême », elle est l'aboutissement de la pensée des… Lire la suite
QUATRE AOÛT 1789 NUIT DU

Écrit par :  Jean TULARD

… *Dans la nuit du 4 août 1789 disparaît l'ancienne France fondée sur le privilège et les vieilles structures de la féodalité. La séance du 4 août 1789 de l'Assemblée nationale est la conséquence de la Grande Peur, qui jette les paysans contre les châteaux. Le soulèvement des campagnes rappelle aux députés le problème paysan. Les révoltes agraires ne… Lire la suite
ÉMIGRATION (1789-1814)

Écrit par :  Ghislain de DIESBACH

… *Mesure de sûreté pour quelques personnages voués à la vindicte populaire après les troubles de juillet 1789 qu'ils ont vainement tenté de réprimer, l'émigration apparaît vite comme une révolte contre la Révolution. Le comte d'Artois, frère cadet du roi, le prince de Condé et sa famille, ainsi que nombre de grands seigneurs hostiles au nouvel ordre… Lire la suite
OCTOBRE 1789 JOURNÉES DES 5 & 6

Écrit par :  Jean TULARD

… *Les journées d'octobre 1789 marquent un tournant dans l'histoire de la Révolution en laissant présager la chute de la monarchie. À l'issue de ces journées, en effet, le roi s'est retrouvé prisonnier de Paris. L'opinion avait manifesté son inquiétude devant le retard apporté par Louis XVI à la ratification des résolutions prises par l'assemblée dans… Lire la suite
PROSTITUTION DE 1789 À 1949

Écrit par :  Yannick RIPA

Dans le chapitre "La Révolution française contre la dépravation des mœurs"  : …  Les *cahiers de doléances rédigés pour la réunion des États généraux de 1789 réclament un contrôle du recrutement des prostituées et des réseaux de maquerellage, la concentration géographique des filles de joie et la répression de la prostitution non dissimulée, sans toutefois chercher les causes du phénomène. Les révolutionnaires, qui lient la… Lire la suite
DROITS DE L'HOMME

Écrit par :  Georges BURDEAUGérard COHEN-JONATHANPierre LAVIGNEMarcel PRÉLOT Universalis

Dans le chapitre "L'idée et les caractères"  : …  profondes et leurs implications quant aux rapports qui l'unissent à tous les êtres humains. *Le mérite d'une déclaration des droits consiste, selon La Fayette (Assemblée nationale, séance du 11 juillet 1789), « dans la vérité et la précision ; elle doit dire ce que tout le monde sait, ce que tout le monde sent ». Champion de Cicé, archevêque… Lire la suite
ANCIEN RÉGIME

Écrit par :  Jean MEYER

Dans le chapitre "L'Ancien Régime et la Révolution"  : …  des pays de la Seine, la propriété nobiliaire se soit trouvée plus grande vers 1830 qu'en 1789. *La crise financière de l'Ancien Régime était, en soi, assez facilement soluble. Elle n'a pris figure de crise de régime que parce qu'elle mettait en jeu les privilèges fiscaux. Ils sont la raison évidente de la révolution juridique bourgeoise de juin… Lire la suite
FRANCE (Histoire et institutions) - Le temps des révolutions

Écrit par :  Sylvain VENAYRE

Dans le chapitre "Les trois moments de la Révolution française"  : …  Rappelons les enjeux de la *Révolution française, tels qu'ils furent perçus par les contemporains, puis véhiculés par le discours sur la Révolution, jusqu'à la fin de la IIIe République. Globalement, ce que l'on qualifia rapidement de Révolution française fut séparé en trois moments ; et l'on put, par la suite, décréter n'adhérer qu'aux… Lire la suite
DIRECTOIRE

Écrit par :  Michel EUDE

Le Directoire a duré à peine plus de quatre ans* (26 octobre 1795 – 10 novembre 1799) : brève période dans la vie d'un homme, dans celle d'un peuple. Entre la Convention et l'époque napoléonienne, le Directoire est souvent présenté comme une transition : liquidation des espoirs révolutionnaires, préparation du… Lire la suite
CONTRE-RÉVOLUTION

Écrit par :  Jean TULARD

La *Révolution ne fut pas un torrent impétueux balayant tout sur son passage ; les idées de liberté et d'égalité n'ont pas triomphé d'un coup, sans susciter de résistance. À la Révolution s'est opposée, dès 1789, la contre-révolution, à l'innovation la tradition, à la croyance au progrès celle du péché originel… Lire la suite
DAVID JACQUES LOUIS (1748-1825)

Écrit par :  Barthélémy JOBERT

Dans le chapitre "L'épisode révolutionnaire"  : …  Si David se rangea dès l'origine parmi les partisans de la *Révolution, il ne se rapprocha que progressivement des Jacobins. Élu à la Convention, siégeant parmi les Montagnards, il vota la mort du roi, fut membre du Comité de sûreté générale et du Comité d'instruction publique. Il eut, à ce dernier titre, un rôle important dans l'administration des… Lire la suite
ÉTATS GÉNÉRAUX, France

Écrit par :  Yves DURAND

Dans le chapitre "1789"  : …  *Les échecs de Calonne, de Loménie de Brienne et de l'assemblée des notables pour résoudre la crise financière sont à l'origine de la convocation des états en 1789, mais les conditions politiques et sociales avaient considérablement changé depuis deux siècles. Si les parlements et les cours souveraines exigeaient les états généraux, c'était dans un… Lire la suite
POLICE SOUS LA RÉVOLUTION ET L'EMPIRE

Écrit par :  Vincent DENIS

La* Révolution et l'époque napoléonienne peuvent être considérées comme des périodes charnières pour la police en France. La police n'est plus seulement un mode de gouvernement souple, mais elle devient une véritable institution, avec son personnel spécialisé et la création du ministère de la Police générale… Lire la suite
CHASSE

Écrit par :  Xavier PATIER

Dans le chapitre "L'encadrement juridique de la chasse"  : …  chasseur et du statut du territoire concernaient, suivant les lieux, à peu près tous les gibiers. *Dans la nuit du 4 août 1789 est prononcée l'abolition des privilèges. À cette occasion le droit de la chasse connaît une clarification radicale : il est déclaré que « le droit exclusif de chasse est aboli, et le droit rendu à tout propriétaire de… Lire la suite
EXTRÊME DROITE

Écrit par :  Jean-Yves CAMUS

Dans le chapitre "Genèse idéologique de l'extrême droite"  : …  Dans *l'Assemblée nationale constituante, dénomination que se sont donnés les États Généraux à compter du 9 juillet 1789, naissent les premiers partis politiques. L'organisation spatiale de la salle des séances place alors le plus à droite du président les aristocrates (« Noirs »), partisans de l'Ancien Régime et qui rejettent la Révolution en bloc… Lire la suite
FRANÇAIS EMPIRE COLONIAL

Écrit par :  Jean BRUHAT

Dans le chapitre "La fin de l'Ancien Régime"  : …  régime de l'Exclusif est assoupli et devient l'« Exclusif mitigé ». En conclusion, quand éclate la *Révolution, il ne subsiste plus du domaine colonial que des territoires peu étendus : les comptoirs de l'Inde rattachés au gouvernement des Mascareignes, des Mascareignes avec l'île de France et l'île Bourbon, des comptoirs sur la côte occidentale de… Lire la suite
LOUIS XVI (1754-1793) roi de France (1774-1792)

Écrit par :  Jean-Clément MARTIN

Dans le chapitre "Une conduite ambiguë"  : …  généraux s'imposent ainsi dans une succession de tergiversations et d'absence de culture politique. *Cette situation se révèle particulièrement criante en 1788, lorsque le roi et son entourage (Necker a été rappelé en août 1788) sont incapables de fixer les règles de fonctionnement de l'Assemblée, qui ne s'est pas réunie depuis 1614, et qu'ils… Lire la suite
BABOUVISME

Écrit par :  Albert SOBOUL

Gracchus Babeuf (1760-1797), le premier dans la *Révolution française, surmonta la contradiction, à laquelle s'étaient heurtés tous les politiques dévoués à la cause populaire, entre l'affirmation du droit à l'existence et le maintien de la propriété privée et de la liberté économique. Par la pensée et par l'… Lire la suite
INTENDANTS

Écrit par :  Jean MEYER

Dans le chapitre "Des intendants aux préfets : le gouvernement des peuples"  : …  aux intendants. L'étude quantitative critique des cahiers reste d'ailleurs à entreprendre. *Un fait est certain : les intendants dans leur ensemble ont moins souffert de la Révolution qu'on ne pourrait le soupçonner. Sur les trente et un intendants en exercice en 1789, sans compter les anciens intendants en « retraite » ou passés à d'autres… Lire la suite
LA FAYETTE MARIE JOSEPH PAUL ROCH YVES GILBERT MOTIER marquis de (1757-1834)

Écrit par :  Roger DUFRAISSE

… *Héros de trois révolutions : celle d'Amérique, celle de 1789, celle de 1830, La Fayette est issu d'une vieille famille noble d'Auvergne, et participe à la guerre d'Indépendance de l'Amérique. À son retour en 1779, héros du jour, il s'efforce d'allier la grâce aimable d'un grand seigneur d'Ancien Régime à une simplicité toute républicaine rapportée… Lire la suite
LAÏCITÉ

Écrit par :  Jean BAUBÉROTÉmile POULAT

Dans le chapitre "La laïcité « à la française » : histoire et idéologie"  : …  de la ville, il reçoit alors l'onction et prête serment de défendre l'Église catholique et sa foi. *L'article 3 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen opère un renversement complet du fondement du pouvoir en affirmant : « le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer… Lire la suite
LAVOISIER ANTOINE LAURENT (1743-1794)

Écrit par :  Arthur BIREMBAUT

Dans le chapitre "L'agronome et l'économiste"  : …  de Calonne sur la possibilité de faire adopter des réformes par la noblesse et le clergé. En mars* 1789, à Blois, après avoir été rejeté par le tiers état du bailliage, il fut accueilli par la noblesse qui l'élut député suppléant aux états généraux. La question des assignats retint d'autant plus son attention qu'il faisait partie de la Caisse d'… Lire la suite
MONARCHIE

Écrit par :  Jacques ELLUL

Dans le chapitre "Constitution et absolutisme de l'État"  : …  une telle notion de la souveraineté entraînait, dès le départ, une certaine confusion. En effet,* le mouvement révolutionnaire (celui de 1789) était orienté dans le sens de la liberté. Mais seul l'absolutisme monarchique était visé en tant qu'obstacle à la liberté. Il apparaissait que la disparition de cet absolutisme introduirait au siècle de… Lire la suite
CENSURE

Écrit par :  Julien DUVAL

Dans le chapitre "L'affirmation de la liberté d'expression"  : …  La* Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 proclame que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi » (article 10) et que « la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ;… Lire la suite
FRANCE (Histoire et institutions) - Le droit français

Écrit par :  Jean-Louis HALPÉRIN

…  depuis 1789 jusqu'à nos jours. Il a bien existé un droit français sous l'Ancien Régime, mais la* Révolution française a provoqué une incontestable rupture et posé les bases de notre ordre juridique actuel d'un point de vue formel – une hiérarchie unifiée et codifiée de normes valables pour tous les Français avec à son sommet une constitution… Lire la suite
HAÏTI

Écrit par :  Jean Marie THÉODAT Universalis

Dans le chapitre "Le premier État-nation noir du Nouveau Monde"  : …  Lorsqu'en 1789 éclate la *Révolution française, la société coloniale dominicaine est elle-même en pleine ébullition. Les colons revendiquent l'autonomie par rapport à la Compagnie de Saint-Domingue, dont le monopole limite la marge de manœuvre de ceux qui souhaitent commercer librement avec les autres nations. Les cahiers de doléances de l'été de… Lire la suite
BIENS NATIONAUX

Écrit par :  Pierre DUPARC

… *Les propriétés de l'Église et des contre-révolutionnaires qui ont été saisies, nationalisées et vendues lors de la Révolution française forment les biens nationaux. La nature et l'importance de ces biens sont variables comme le sont les motifs de l'opération. En témoigne la série des lois et décrets qui régissent les biens nationaux. Une… Lire la suite
BRETAGNE

Écrit par :  Léon FLEURIOTJean MEYERJean OLLIVRO

Dans le chapitre "Remous de la grande histoire"  : …  *Une conjonction de facteurs, les uns favorables et dynamiques, les autres hostiles, explique la violence des soubresauts de la période révolutionnaire. Le club breton est à l'origine du club des Jacobins, la jeunesse de Rennes et de Nantes participe largement aux événements prérévolutionnaires, les cahiers de doléances bretons comptent parmi les… Lire la suite
CONSTITUTIONS FRANÇAISES - (repères chronologiques)

Écrit par :  Christian HERMANSEN

… *Adoptée le 3 septembre par l'Assemblée nationale constituante, deux années après la Déclaration de 1789 qui forme son Préambule, suspendue d'application le 10 août 1792, la première Constitution française ne dura pas un an. Essai de monarchie parlementaire, elle exacerbait en fait l'opposition entre exécutif et législatif : initiative des lois… Lire la suite
DUPORT ADRIEN (1759-1798)

Écrit par :  Roger DUFRAISSE

… *Issu de la petite noblesse, Adrien Duport devient conseiller à la Chambre des enquêtes, entre dans la franc-maçonnerie, et joue un très grand rôle dans les milieux libéraux à la veille de la Révolution de 1789. Député de la noblesse de Paris aux États-généraux, il est l'un de ceux qui contribuent à populariser le mot « républicain ». Dès juin 1789… Lire la suite
JEUNESSE LITTÉRATURE POUR LA

Écrit par :  Jean PERROT

Dans le chapitre "Après Jean-Jacques Rousseau "  : …  moraux pour l'instruction de la jeunesse par Mme Leprince de Beaumont. En effet, *les révolutionnaires de 1789 ne purent pas constituer un livre d'enseignement primaire, malgré la création tardive d'une École normale. Quant au Comité d'instruction publique, il s'employa à composer en 1793 un Tableau des actions héroïques etLire la suite
LIÈGE, ville

Écrit par :  Jean LEJEUNEXavier MABILLE

Dans le chapitre "La vie culturelle"  : …  opposent le prince à la « nation ». Après la prise de la Bastille et la nuit du 4 août 1789, la *révolution éclate à Liège. Elle fut même « la seule que la France put susciter à son image », écrivait Georges Lefebvre. On trouvait « gothique » – et contraire à la paix de Fexhe  – la prétention de l'évêque et du chapitre d'être souverains du pays… Lire la suite
MALLET DU PAN JACQUES (1749-1800)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Avec Burke, Gentz et J. de Maistre, Mallet du Pan fut l'un des principaux théoriciens de la contre-révolution. D'origine suisse, il s'est imprudemment mêlé aux troubles de Genève, soutenant en 1766 la cause des « natifs », les immigrés récents, contre l'ancienne bourgeoisie, puis dénonçant en 1782, au nom du « juste milieu », la révolution… Lire la suite
MIRABEAU HONORÉ GABRIEL RIQUETTI comte de (1749-1791)

Écrit par :  Olivier COLLOMB

… *« Ne vous effrayez pas » dit-on à son père le marquis, avant de lui montrer l'héritier de son nom, fort vigoureux mais affreux de visage. Sans illusions, le marquis écrivait à son frère le bailli : « Ton neveu est celui de Satan. » Une petite vérole mal soignée acheva de donner à Mirabeau un physique effrayant ; il dira lui-même : « Quand je secoue… Lire la suite
NATION - L'idée de nation

Écrit par :  Georges BURDEAUPierre-Clément TIMBAL

Dans le chapitre "L'éclatement du concept de nation"  : …  *Au phénomène à la fois historique et sociologique que fut la formation de la réalité nationale, la pensée révolutionnaire en France est venue apporter une consécration juridique en faisant de la nation un sujet de droit. Propriétaire de la souveraineté, la nation est la source de tous les pouvoirs qui ne peuvent être exercés qu'en son nom. À ce… Lire la suite
RÉVOLUTION & EMPIRE, armée

Écrit par :  Jean-Paul BERTAUD

…  travaux pionniers d'André Corvisier sur l'armée d'Ancien Régime, les recherches sur l'armée de la *Révolution et de l'Empire se sont orientées vers l'étude sociale des soldats et des cadres des demi-brigades ou des régiments de la Grande Nation. Sans oublier, comme le soulignait jadis Marcel Reinhard et comme l'affirma aussi le général Gambiez,… Lire la suite
VERSAILLES

Écrit par :  Adrien GOETZ

Dans le chapitre "Versailles après 1789"  : …  *Avec la Révolution, qui commence en grande pompe à Versailles par la cérémonie d'ouverture des États généraux, se termine la mécanique de cour qui faisait vivre le palais et la cité. Du coup, dans les années qui suivent, il est difficile de donner un sens au symbole de l'ancienne « tyrannie ». Lieu exécré et excentré, Versailles échappa, faute de… Lire la suite
ALSACE

Écrit par :  Françoise LÉVY-COBLENTZRaymond WOESSNER

Dans le chapitre "De 1789 à 1945"  : …  *Le 21 juillet 1789, à la nouvelle de la prise de la Bastille, le peuple strasbourgeois se précipite à l'hôtel de ville qu'il saccage entièrement. Châteaux et abbayes sont pris d'assaut par les paysans, notamment dans le Sundgau. La première grande manifestation populaire se déroule à l'occasion de la fête de la Fédération du Rhin qui rassemble à… Lire la suite
AMI DU PEUPLE L'

Écrit par :  Pierre ALBERT

… *Marat fonde, le 12 septembre 1789, Le Publiciste parisien qui prend très vite le titre plus significatif de L'Ami du peuple et la devise Vitam impendere vero (« Consacrer sa vie à la vérité »). C'est une publication de huit à seize pages de petit format, rédigée tout entière par le seul Marat, et qui a plus la forme d'un… Lire la suite
BAILLY JEAN SYLVAIN (1736-1793)

Écrit par :  Roger DUFRAISSE

… *Un des plus grands astronomes du xviiie siècle, Bailly découvre les satellites de Jupiter et écrit une monumentale Histoire de l'astronomie. Membre de l'Académie des sciences en 1763, de l'Académie française en 1783, de l'Académie des inscriptions en 1784, il est choyé dans les salons de l'aristocratie et à la Cour ; il… Lire la suite
BOURGEOISIE FRANÇAISE

Écrit par :  Régine PERNOUD Universalis

Dans le chapitre "L'avènement politique de la bourgeoisie"  : …  *À une dizaine d'exceptions près, les six cents députés du Tiers aux États généraux appartiennent à la moyenne ou petite robe ou à la bourgeoisie des négociants, propriétaires terriens et membres des professions libérales. La plupart des heurts révolutionnaires représentent l'affrontement entre la bourgeoisie d'affaires (Girondins), plus… Lire la suite
CALENDRIERS

Écrit par :  Jean-Paul PARISOT

Dans le chapitre "Calendrier républicain"  : …  Philippe François Nazaire Fabre, dit Fabre d'Églantine, auteur dramatique et poète. Très vite après* 1789, il était devenu d'usage, dans la presse et sur les monnaies, de nommer l'année autrement que sous l'Ancien Régime : l'an I de la Liberté depuis le 14 juillet 1789, l'an I de l'Égalité depuis le 10 août 1792 et l'an I de la République française… Lire la suite
CI-DEVANT

Écrit par :  Jean TULARD

… *L'expression de ci-devant se dit fréquemment au xviie et au xviiie siècle des personnes et des choses dépossédées de leur état ou de leur qualité. Le terme en vint à désigner pendant la Révolution les anciens nobles. Si Chateaubriand a pu dire que « les plus grands coups portés à l'antique constitution de l'… Lire la suite
CLERGÉ CONSTITUTIONNEL

Écrit par :  Bernard PLONGERON

… *Au sens strict, les « constitutionnels » ne comprennent que les fonctionnaires publics ecclésiastiques : évêques, curés et vicaires (décret du 27 nov. 1790) ; prédicateurs (27 mars 1791) ; chapelains et aumôniers d'hôpitaux et de prisons (15-17 avr.). Les « assermentés » englobent les religieux non astreints au serment de 1790 et les ralliés… Lire la suite
CLERGÉ RÉFRACTAIRE

Écrit par :  Bernard PLONGERON

… *L'ensemble des prêtres et évêques qui, sous la Révolution, refusèrent de prêter serment à la Constitution civile du clergé, votée par l'Assemblée constituante le 12 juillet 1790. Étant donné l'imbrication des professions de foi romaine et royaliste, et compte tenu de la vague des rétractations de serment à l'automne de 1791, la situation de prêtre… Lire la suite
CORSE

Écrit par :  Christian AMBROSIGilbert GIANNONIJanine RENUCCIAndré RONDEAU

Dans le chapitre "La Révolution"  : …  *Deux faits bouleversent la situation juridique de la Corse en 1789 ; elle est appelée à désigner, comme les autres provinces françaises, quatre représentants aux États généraux, puis, le 30 novembre 1789, à la demande de ces députés, la Constituante la reconnaît comme faisant partie intégrante de l'empire français. L'acte de 1768 est effacé en… Lire la suite
DESMOULINS CAMILLE (1760-1794)

Écrit par :  Roger DUFRAISSE

… *Fils d'un lieutenant général au bailliage de Guise, Camille Desmoulins entre comme boursier à Louis-le-Grand et est condisciple de Robespierre. Avocat à Paris, il est élu aux États généraux. Il se lance dans la politique. Un moment, on le compte comme l'un de ceux qui soutiennent Mirabeau ; il devient, malgré son bégaiement, un des orateurs les… Lire la suite
ESSAI SUR LES RÉVOLUTIONS, livre de François René de Chateaubriand

Écrit par :  Jean Marie GOULEMOT

…  Ladvocat. Entre-temps une copie de l'originale était parue en 1820, à Londres, chez Henri Colburn. *L'Essai participe d'une interrogation propre à son temps : comment comprendre la rupture de 1789, ses causes, sa violence et ses suites ? Chateaubriand pense y parvenir en l'inscrivant dans une tradition. Pour l'édition de 1797, le titre… Lire la suite
EUROPE - Histoire de l'idée européenne

Écrit par :  Jean-Baptiste DUROSELLEAlfred GROSSER

Dans le chapitre "Légitimité et nationalité sous la Révolution française"  : …  Alors, il ne faudra pas trop la diminuer, car elle est indispensable à l'équilibre européen. *Au contraire, les révolutionnaires et leurs partisans veulent faire accéder tous les peuples à la « liberté » contre les tyrans. La première annexion, opérée en 1791, est typique : Avignon et le comtat Venaissin, qui appartenaient au pape, sont… Lire la suite
FÉDÉRATION DE 1790

Écrit par :  Jean TULARD

… *La Fédération de 1790 est la conséquence de la formation en France des municipalités et des gardes nationales au moment de la Grande Peur. Dans les villages et les villes se forment en juillet 1789 des gouvernements particuliers qui se substituent aux anciennes autorités. Dans le Dauphiné, plusieurs représentants de communes réunis à Étoile près de… Lire la suite
LA FIN DES CORPORATIONS (S. L. Kaplan)

Écrit par :  Reynald ABAD

…  sur les compagnons, de plus en plus contestataires. S. Kaplan montre que, malgré les idées reçues, *les hommes de 1789 n'ont pas une position claire à l'égard des corporations. La nuit du 4 août, qui abolit les privilèges sans abolir explicitement ceux des communautés, et la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août, qui garantit… Lire la suite
GIRONDINS ET MONTAGNARDS

Écrit par :  Jean MASSIN

Il n'est *pas facile de dégager nettement la ligne maîtresse d'un affrontement qui, sous la Révolution française, a duré plus de dix-huit mois et dont les enjeux se sont constamment déplacés. Gironde contre Montagne : pour la guerre extérieure contre la guerre intérieure, pour la saisie des ministères contre la… Lire la suite
ITALIE - Histoire

Écrit par :  Michel BALARDPaul GUICHONNETJean-Marie MARTINJean-Louis MIÈGEPaul PETIT

Dans le chapitre "L'Italie républicaine et jacobine"  : …  La force de rupture de l'ordre ancien vient de la *Révolution française. Les idées de 1789 suscitent, dans la bourgeoisie, des sympathies qui se traduisent par une sourde opposition aux souverains, rangés dans le camp antifrançais. En 1791, la Constituante annexe l'enclave pontificale du Comtat-Venaissin. En 1792, Victor-Amédée III de Savoie s'allie… Lire la suite
JACOBINS CLUB DES

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Le 30 avril 1789, à Versailles, les députés du tiers état de Bretagne, parmi lesquels Le Chapelier, Lanjuinais, Coroller et Defermon, se réunissent pour débattre ensemble de leur attitude cinq jours avant l'ouverture des États généraux. C'est l'origine du Club breton auquel s'agrégeront très vite des députés « patriotes » venus d'autres provinces… Lire la suite
LAMETH LES

Écrit par :  Roger DUFRAISSE

… *Aristocrates libéraux à la fin de l'Ancien Régime, les frères Lameth participent à la guerre d'Indépendance des États-Unis ; législateurs sous la Révolution, ils deviennent officiers généraux après la déclaration de guerre à l'Autriche. L'aîné, Théodore, Alexandre, Victor comte de Lameth (1756-1854), est élu député du Jura à la Législative, et il… Lire la suite
LOUIS XVII (1785-1795)

Écrit par :  Jean-Clément MARTIN

… *Second fils de Louis XVI et Marie-Antoinette, il devient le dauphin à la mort de son frère en juin 1789, et partage le destin de sa famille au moment de la Révolution. Ramené à Paris, par la foule qui est allé chercher « le boulanger, la boulangère et le petit mitron » en octobre 1789, il est arrêté à Varennes, lors de la fuite familiale le 20 juin… Lire la suite
NAPOLÉON Ier BONAPARTE (1769-1821) empereur des Français (1804-1814 et 1815)

Écrit par :  Jacques GODECHOT Universalis

Dans le chapitre "La période révolutionnaire"  : …  En *septembre 1789, il rejoignit les partisans de Paoli, que l'Assemblée nationale avait autorisé à rentrer en Corse. Mais Paoli n'avait aucune sympathie pour un homme dont le père l'avait trahi et qu'il considérait comme un étranger. Déçu, Bonaparte retourna en France et, en avril 1791, il fut nommé premier lieutenant au 4e régiment d'… Lire la suite
ORLÉANISME

Écrit par :  José MURACCIOLE

… *Traditionnellement, le duché d'Orléans donnait son nom au deuxième fils du roi de France. À sa naissance, il était fait duc d'Orléans de même que son frère aîné le futur roi était dénommé Dauphin. Par la suite, et surtout à partir de 1610, les ducs d'Orléans prirent l'habitude de grouper autour d'eux la faction des mécontents et le nom d'orléanisme… Lire la suite
ORLÉANS LOUIS PHILIPPE JOSEPH duc d' (1747-1793) dit PHILIPPE ÉGALITÉ

Écrit par :  Jean TULARD

… *Arrière-petit-fils du Régent, le duc d'Orléans est, à la veille de la Révolution, l'un des princes les plus riches de France et le partisan le plus chaleureux des idées nouvelles. Grand maître de la franc-maçonnerie, affectant de penser comme les républicains d'Amérique et de vivre comme les membres des clubs londoniens, il s'est élevé contre les… Lire la suite
PASSAGES, architecture

Écrit par :  Jean-François POIRIER

Dans le chapitre "Données historiques et urbanistiques"  : …  Parmi les circonstances historiques qui vont permettre la création des passages, la *Révolution française joue un rôle capital. Le 2 décembre 1789, l'Assemblée nationale décrète que « tous les biens ecclésiastiques sont à la disposition de la nation ». Les biens du clergé devenus nationaux ainsi que les hôtels particuliers confisqués en 1792 aux… Lire la suite
ROCHE DANIEL (1935- )

Écrit par :  Michel DELON

…  son information dans les archives aussi bien que dans les gravures et les textes littéraires.* Elle récuse l'image d'une simple aliénation ou passivité de cette population bruyante, remuante et inventive, aussi bien que celle d'une progressive prise de conscience qui culminerait avec 1789. Les gestes et les croyances du peuple parisien… Lire la suite
SAINT-JUST LOUIS (1767-1794)

Écrit par :  Jean TULARD

*Archange de la Terreur ou galopin sanglant ? Théoricien lucide de la Révolution ou ridicule auteur d'un laborieux pastiche de Rousseau ? Dernier Spartiate épris de justice sociale ou prêtre fanatique d'un culte de mort ? « Un monstre, écrit Mignet, mais peigné. » « Une lampe dans un tombeau », ajoute Barrès. « … Lire la suite
SIEYÈS ou SIEYS EMMANUEL JOSEPH (1748-1836)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Né à Fréjus, fils d'un directeur de la poste aux lettres, Emmanuel Sieyès se voit refuser l'ordination au séminaire de Saint-Sulpice pour manque, au moins apparent, de vocation ; il réussit à se faire ordonner prêtre ailleurs et se retrouve grand vicaire de l'évêque de Chartres en 1787. En janvier 1789, il lance la brochure qui le rend aussitôt… Lire la suite
TABLEAU DE PARIS, livre de Louis Sébastien Mercier

Écrit par :  Michel DELON

Dans le chapitre "« Le Nouveau Paris »"  : …  *1789 est venu interrompre la publication du Tableau de Paris et relancer l'écriture de Mercier, qui s'engage dans la Révolution et manque y laisser sa tête. Il dirige un périodique, collabore à plusieurs autres publications. Ce travail journalistique constitue la base du Nouveau Paris qui sort des presses à la fin de 1798 ou au… Lire la suite
ACCAPAREURS

Écrit par :  Jean DÉRENS

… *La question des subsistances a joué un rôle essentiel dans la mobilisation des masses populaires qui, par l'insurrection, ont donné à la Révolution un nouvel élan à chaque fois qu'elle semblait dans l'impasse, le 14 juillet et le 5 octobre 1789, le 20 juin et le 10 août 1792. À chaque fois, le peuple des faubourgs s'est soulevé pour briser les… Lire la suite
ALLEMAGNE (Histoire) - Allemagne moderne et contemporaine

Écrit par :  Michel EUDEAlfred GROSSER

Dans le chapitre "L'Allemagne et la Révolution française"  : …  *Les événements qui bouleversent la France à partir de 1789 rencontrent cependant en Allemagne un accueil très divers. À la sympathie initiale qu'ils suscitent dans les milieux éclairés, succède bientôt une inquiétude qui se change, après 1792, en réserve ou en hostilité déclarée. Comme en Angleterre, les esprits les plus hardis ne s'avancent pas,… Lire la suite
ALSACE PRINCES POSSESSIONNÉS D'

Écrit par :  Ghislain de DIESBACH

… *Lors de la réunion de l'Alsace à la France, sous Louis XIV, il avait été précisé que les fiefs appartenant à des souverains étrangers ne relèveraient pas du droit français, notamment en matière d'impôts et de douanes. En voulant appliquer les décrets du 4 août 1789 sur l'abolition des droits féodaux, puis celui du 2 novembre de la même année sur la… Lire la suite
ANTRAIGUES EMMANUEL DE LAUNAY comte d' (1754-1812)

Écrit par :  Ghislain de DIESBACH

… *Revenu de bien des choses, de l'Orient où il s'est aventuré, des voyages en montgolfières et surtout des idées républicaines qu'il avait naguère adoptées, le comte d'Antraigues, dès 1789, abandonne les principes qu'il a exposés l'année précédente dans son Mémoire sur les états généraux, grâce auquel il est devenu célèbre en quelques… Lire la suite
ARISTOCRATES, Révolution française

Écrit par :  Ghislain de DIESBACH

… *Employé déjà de manière péjorative par certains nobles libéraux pour désigner ceux qui ne partagent pas leurs vues ou les accusent de démagogie, le terme d'aristocrate devient, dès 1789, une injure appliquée indistinctement à toute personne, si plébéienne soit-elle, qui reste attachée par goût, par métier ou par habitude à l'Ancien Régime.… Lire la suite
ASSIGNATS

Écrit par :  Michel EUDE

… *Le 2 novembre 1789, l'Assemblée constituante décide que les biens du clergé seront « mis à la disposition de la nation » pour rembourser la dette de l'État. Mais il est nécessaire de mobiliser ce capital évalué à quelque trois milliards de livres. Le 19 décembre, l'Assemblée crée une Caisse de l'extraordinaire chargée d'aliéner les biens du clergé… Lire la suite
BONNET PHRYGIEN ou BONNET ROUGE

Écrit par :  Hervé PINOTEAU

… *Coiffure de diverses formes, portée d'abord par les Phrygiens, le bonnet qui porte le nom de ce peuple devint signe d'affranchissement à Rome, mais la mise du pileus sur la tête de l'esclave affranchi n'était qu'un aspect accessoire de la cérémonie. Signe de liberté, un bonnet ou chapeau figurant sur des médailles d'argent, rappellera sous… Lire la suite
BRISSOT DE WARVILLE JACQUES PIERRE BRISSOT dit (1754-1793)

Écrit par :  Roger DUFRAISSE

… *Sous la Législative, « brissoter » voulait dire « intriguer », voire « voler ». Cela situe assez bien le personnage de Brissot. Pour Jaurès, il fut le « médiocre Méphistophélès de la Gironde », « un esprit remuant et brouillon, plein d'une haute idée de lui-même ». Mme Roland avait été plus indulgente : « Gai, naïf, ingénu, il est fait pour vivre… Lire la suite
BUZOT FRANÇOIS (1760-1794)

Écrit par :  Roger DUFRAISSE

… *Né dans une famille de gens de justice, Buzot est avocat à Évreux, sa ville natale. En 1789, il rédige le cahier de doléances du bailliage et il est élu député du tiers état. Siégeant à l'extrême gauche et lié à Robespierre, il joue un très grand rôle dans la rédaction de la Déclaration des droits de l'homme, dans celle de la Constitution… Lire la suite
CHAUMETTE PIERRE GASPARD dit ANAXAGORAS (1763-1794)

Écrit par :  Roger DUFRAISSE

… *Né à Nevers, Chaumette navigue comme mousse puis comme timonier. Il étudie la médecine à Paris en 1789, puis devient rédacteur aux Révolutions de Paris en 1790. Entré au club des Cordeliers, il s'y fait, comme à la section du Théâtre-Français, le porte-parole des couches les plus déshéritées de la population des faubourgs. Après la fuite à… Lire la suite
CHÉNIER MARIE-JOSEPH (1764-1811)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Né à Constantinople deux ans après son frère André, officier de dragons à dix-sept ans, Marie-Joseph de Chénier démissionne assez vite de l'armée pour se consacrer aux Muses. Après quelques pièces sans aucun succès, il remporte un triomphe à la fin de 1789 en faisant jouer un Charles IX où sa plume de patriote dénonce vigoureusement les… Lire la suite
CLOOTS JEAN-BAPTISTE dit ANACHARSIS (1755-1794)

Écrit par :  Jean TULARD

… *L'une des figures les plus curieuses de la Révolution, celle d'un étranger fasciné par les événements français de 1789 à 1794. « Si beaucoup de Français partaient, écrit Michelet, beaucoup d'étrangers venaient ; ils s'associaient de cœur à toutes nos agitations, ils venaient épouser la France. Et dussent-ils y mourir, ils l'aimaient mieux que vivre… Lire la suite
CONSTITUTION FRANÇAISE DE 1791

Écrit par :  Nicolas NITSCH

… *Première constitution écrite de France, la Constitution du 3 septembre 1791 inclut la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789. C'est dire qu'elle incarne les idéaux de la Révolution dans leur forme originelle. Rédigée par l'Assemblée nationale constituante, elle reflète les grandes idées de l'époque : le droit de vote, la… Lire la suite
CONSTITUTION FRANÇAISE DE 1793

Écrit par :  Nicolas NITSCH

… *La Constitution montagnarde du 24 juin 1793 présente la particularité de n'avoir jamais été appliquée. Elle succède au projet de constitution très décentralisateur préparé par la Convention girondine et qui n'avait pas été adopté. La Constitution montagnarde n'en reste pas moins inspirée de la Convention qu'elle perpétue, puisqu'elle instaure un… Lire la suite
CORDELIERS CLUB DES

Écrit par :  Jean MASSIN

… *C'est le 27 avril 1790 que naît la Société des Amis des droits de l'homme et du citoyen tenant ses séances en l'église des Cordeliers. Avant d'abriter un club, l'église avait donné son nom à l'un des soixante districts parisiens créés en avril 1789. Le district des Cordeliers, correspondant à peu près au quartier de l'actuel Odéon, était habité par… Lire la suite
DROZ JACQUES (1909-1998)

Écrit par :  Jacques BARIÉTY

… afin de rassembler la documentation pour la thèse de doctorat qu'il préparait sur l'influence de la *Révolution française sur la pensée politique des Rhénans et le libéralisme rhénan jusqu'en 1848. C'était là se lancer sur un sujet qui avait occupé une très grande place dans l'histoire de l'Allemagne contemporaine, dans les historiographies… Lire la suite
ÉLECTIONS - Histoire des élections

Écrit par :  Christophe VOILLIOT

Dans le chapitre "La révolution électorale"  : …  grâce à Benjamin Franklin, les treize constitutions américaines vont nourrir les débats qui suivent* l'annonce de la réunion des états généraux le 8 août 1788. Cette institution monarchique, censée représenter la société de l'Ancien Régime et conseiller le souverain, était tombée en désuétude. Il a même été nécessaire d'entreprendre des recherches… Lire la suite
ETHNOCIDE

Écrit par :  Pierre CLASTRES

Dans le chapitre "Histoire, culture et ethnocide"  : …  était irréversiblement condamnée, et les Languedociens devinrent sujets loyaux du roi de France. La *Révolution de 1789, en permettant le triomphe de l'esprit centraliste des Jacobins sur les tendances fédéralistes des Girondins, mena à son terme l'emprise politique de l'administration parisienne. Les provinces, comme unités territoriales, s'… Lire la suite
ÊTRE SUPRÊME CULTE DE L'

Écrit par :  Jean DÉRENS

… *Robespierre est à l'origine du culte de l'Être suprême, par lequel il prétendait donner à la vertu, principe et ressort du gouvernement populaire, un fondement métaphysique. L'essentiel de ses idées est contenu dans son discours du 18 floréal an II (7 mai 1794) sur l'établissement des fêtes décadaires : « L'idée de l'Être suprême est un rappel… Lire la suite
FÉODALITÉ

Écrit par :  Georges DUBY

Dans le chapitre "La féodalité tardive"  : …  le symbole éminent de la ségrégation sociale et de tous les privilèges. Pour détruire ceux-ci, les *révolutionnaires abolirent ce qu'ils appelaient les droits féodaux, c'est-à-dire un ensemble complexe de prérogatives qui relevaient en réalité bien davantage de la seigneurie que du fief. Quant à l'esprit de la féodalité, turbulence politique… Lire la suite
FRANCE (Arts et culture) - La langue française

Écrit par :  Gérald ANTOINEJean-Claude CHEVALIERLoïc DEPECKERFrançoise HELGORSKY

Dans le chapitre "Du langage révolutionnaire à l'académisme de l'Empire"  : …  Le bouleversement politique et social de la *Révolution ne pouvait manquer d'avoir des incidences importantes sur l'évolution du français et sur son expansion. La classe bourgeoise accédant au pouvoir, le bon usage aristocratique est remplacé par l'usage bourgeois, surtout par celui de la bourgeoisie parisienne qui s'imposera définitivement un peu… Lire la suite
FRANCE (Arts et culture) - Le patrimoine

Écrit par :  Nathalie HEINICH

Dans le chapitre "Du monument historique au patrimoine"  : …  les œuvres de l'Antiquité. Mais un tel souci ne fut pas assorti d'un terme spécifique avant la* période révolutionnaire. C'est en France, semble-t-il, qu'apparut pour la première fois, dans un recueil d'antiquités nationales publié en 1790, l'expression « monument historique ». Et c'est bien dans la Révolution que cette notion (tout comme d'… Lire la suite
GARAT DOMINIQUE JOSEPH comte (1749-1833)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Appartenant à ce groupe d'« idéologues », comme on les a surnommés, qui ont défendu les idées nouvelles sous l'Ancien Régime et joué le rôle de philosophes de la Révolution, Garat est une personnalité du monde des lettres sous le règne de Louis XVI, lié d'amitié avec Grimod de la Reynière et Sedaine, polémiquant avec Palissot, Mercier et le marquis… Lire la suite
GARDE NATIONALE

Écrit par :  Jean TULARD

… *Le 13 juillet 1789, le comité permanent des électeurs décide la constitution d'une force armée de 48 000 hommes pour assurer le maintien de l'ordre dans la capitale. Son commandement est confié le 15 juillet à La Fayette. Elle reçoit le nom de garde nationale. Dans la plupart des villes et dans de nombreux villages, des milices sont formées sur ce… Lire la suite
GUILLOTIN JOSEPH IGNACE (1738-1814)

Écrit par :  Marcel LE CLÈRE

… *Né à Saintes, Guillotin est un brillant élève ; poussé par ses maîtres, il entre d'abord dans la Compagnie de Jésus et enseigne à Bordeaux au collège des Irlandais. Mais, de caractère indépendant, il quitte les ordres et fait sa médecine. Reçu « avec éloge », il est nommé docteur-régent de la faculté de Paris. La science de Guillotin le fait… Lire la suite
HISTOIRE (Histoire et historiens) - Courants et écoles historiques

Écrit par :  Bertrand MÜLLER

Dans le chapitre " Fondations : historismes et méthodisme"  : …  La *fracture révolutionnaire de 1789 constitue une rupture pour la conscience historique contemporaine : il y a désormais un temps avant et un temps après la Révolution, lequel annonce un nouveau régime d'historicité et un moment de fondation : celui de l'archive, du patrimoine et de l'histoire. Comme le notait l'historien bâlois Jacob Burckhardt (… Lire la suite
HISTOIRE DE LA RÉVOLUTION FRANÇAISE, livre de Jules Michelet

Écrit par :  Jean-François PÉPIN

Dans le chapitre "L'histoire du peuple"  : …  *Michelet commence son ouvrage par un récapitulatif sommaire de l'histoire de France, puis s'attaque à son propos véritable avec les États généraux de 1789. Il choisit de clore les vingt et un livres de son Histoire de la Révolution française avec l'évocation de la mort de Robespierre sur l'échafaud, en juillet 1794 : « Il poussa un… Lire la suite
HOCHE LAZARE (1768-1797)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Né à Versailles, fils d'un palefrenier du roi. Fusilier puis caporal aux gardes françaises, Lazare Hoche, pendant ses heures de loisir et de congé, confectionne des ouvrages de dentelle qu'il vend pour avoir de quoi s'acheter des livres ; passionné surtout de Plutarque et de Rousseau, il acquiert une solide instruction. Ardemment « patriote », il… Lire la suite
IMPÔT - Histoire de l'impôt

Écrit par :  Jean-Claude MAITROT Universalis

Dans le chapitre "La fiscalité révolutionnaire et libérale"  : …  *Le mauvais état des finances de l'Ancien Régime fut une des causes de la Révolution, qui détruisit tout l'édifice fiscal de cette époque. Les révolutionnaires posèrent trois grands principes : le principe d'égalité devant l'impôt, directement lié à l'égalité civile proclamée solennellement dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ;… Lire la suite
LUMIÈRES

Écrit par :  Jean Marie GOULEMOT

Dans le chapitre "La Révolution, fille des Philosophes ?"  : …  *La Révolution confortera ce processus de construction. Face à cet événement incompréhensible, ses adversaires désorientés tentèrent de l'expliquer par un complot émanant des Lumières. C'est la thèse d'Augustin Barruel dans ses Mémoires pour l'histoire du jacobinisme (1797-1799). Voltaire, agent de liaison, y est accusé d'être, avec l'appui… Lire la suite
MARIE-ANTOINETTE (1755-1793) reine de France

Écrit par :  Solange MARIN

… *Fille de Marie-Thérèse d'Autriche et de François de Lorraine, celle que les siens nommaient Antonia est destinée tout enfant à sceller la réconciliation de la monarchie française avec celle des Habsbourg. Elle n'a pas encore quinze ans lorsque, au printemps de 1770, elle épouse le dauphin Louis, petit-fils de Louis XV. Les fêtes données à cette… Lire la suite
MÉLODRAME

Écrit par :  Anne UBERSFELD

Dans le chapitre "Mélodrame et Révolution"  : …  *Le début de la Révolution de 1789 marque la naissance du mélodrame, comme si l'intervention de l'histoire dans la vie concrète des hommes de la rue et le droit nouveau du tiers état aux privilèges de la culture étendaient le champ d'action du théâtre. En effet, les premières œuvres datent de 1790-1791 (Olympe de Gouges, Le Couvent, ou les VœuxLire la suite
MUSÉE

Écrit par :  Robert FOHR

Dans le chapitre "L'empire des musées"  : …  *Nous vivons encore aujourd'hui, en matière de musées, sur l'œuvre de la Révolution et sur ses répercussions. En nationalisant les collections royales et les biens de l'Église et des émigrés, les hommes de la Constituante et de la Convention mettaient en application l'idée, déjà en germe dans l'esprit des Lumières, que le patrimoine culturel, jusque… Lire la suite
NECKER JACQUES (1732-1804)

Écrit par :  Louis TRENARD

… *Né à Genève, fils d'un régent de collège, destiné au commerce, Necker fait son noviciat commercial à la banque Vernet, à Paris. Il amasse une fortune honorable, fonde une banque en 1765. Nommé président par la République de Genève, il inspire confiance à Choiseul. Syndic de la Compagnie des Indes, il la ranime et la défend contre l'abbé Morellet en… Lire la suite
NOIRS SOCIÉTÉ DES AMIS DES

Écrit par :  Martine MEUSY

… *Fondée en 1788 par Brissot, Clavière et Mirabeau, la Société des amis des Noirs se proposait de mettre en œuvre la doctrine anti-esclavagiste et abolitionniste dont Montesquieu et l'abbé Raynal furent des précurseurs, mais qui avait pris forme tout spécialement en Angleterre avec William Wilberforce, pour atteindre, vers 1780, les sphères… Lire la suite
NORMANDIE

Écrit par :  Armand FRÉMONTLucien MUSSET

Dans le chapitre "Un pays conservateur (XIXe-XXe siècle)"  : …  Depuis la chute de l'Ancien Régime, l'histoire normande présente peu d'originalité. *Les Normands mirent peu de zèle, après 1790, à participer aux grands épisodes de la Révolution. L'insurrection « fédéraliste » – plus exactement légaliste et girondine – de l'été 1793 se localisa dans l'Eure et le Calvados, plutôt en raison de leur proximité de… Lire la suite
PATRIMOINE, art et culture

Écrit par :  Jean-Michel LENIAUD

Dans le chapitre "La Révolution et la centralisation patrimoniale"  : …  *Depuis la parution des ouvrages de Bernard Deloche et Jean-Michel Leniaud, La Culture des sans-culottes. Le premier dossier du patrimoine, 1789-1798 (1989) et d'Édouard Pommier, L'Art de la liberté. Doctrines et débats de la Révolution française (1991), le caractère éminemment politique de la démarche de la Révolution française en… Lire la suite
PATRIMOINE ARTISTIQUE DES ÉGLISES DE PARIS

Écrit par :  Georges BRUNEL

… personne, que ce soit l'administration ou les desservants, ne peut en disposer pour un autre usage. *La Révolution de 1789 est donc l'événement qui a eu les plus grandes conséquences dans l'histoire du patrimoine religieux. Tout le monde sait que l'Église, sous l'Ancien Régime, formait l'un des trois ordres de l'État et qu'elle était propriétaire de… Lire la suite
PAYS-BAS

Écrit par :  Frédéric MAUROGuido PEETERSArnault SKORNICKI UniversalisChristian VANDERMOTTEN

…  privilèges, ses abus et sa corruption. La République fut épargnée par les premières phases de la *Révolution française (1789-1794). Seuls les Pays-Bas autrichiens furent conquis par les Français. Après Thermidor, l'Armée du nord se lança à l'attaque sous le commandement de Pichegru et atteignit le Waal. Poussés par la faim, les Français… Lire la suite
PÉDAGOGIE - Les courants modernes

Écrit par :  Antoine LÉON

Dans le chapitre "Le thème de la démocratisation dans les projets révolutionnaires"  : …  monde découlent, en grande partie, de la révolution industrielle anglaise des années 1780 et de la* révolution politique française des années 1789-1799. Cette dernière comporte deux phases contrastées. La première est marquée par la hardiesse des projets et la faiblesse des réalisations. La seconde, inaugurée par la chute de Robespierre, est… Lire la suite
PICHEGRU JEAN CHARLES (1761-1804)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Fils d'un cultivateur du pays d'Arbois, Pichegru parvient très jeune à devenir répétiteur de mathématiques à Brienne ; il s'engage comme soldat en 1780 (contrairement à la légende, Napoléon n'aura donc guère eu le temps de profiter de ses connaissances mathématiques) et fait la guerre d'Amérique. Sergent-major en 1789, il milite avec ardeur au club… Lire la suite
QUATREMÈRE DE QUINCY ANTOINE CHRYSOSTOME QUATREMÈRE dit (1755-1849)

Écrit par :  Daniel RABREAU

Dans le chapitre "Les séjours en Italie"  : …  antiques. Aucun domaine culturel et artistique n'échappe désormais aux réflexions de Quatremère. *Ses responsabilités politiques successives lui donnent une audience exceptionnelle. Représentant de la Commune de Paris (1789-1790), il y lit, par exemple, un discours fort remarqué sur La Liberté des théâtres. Député de l'Assemblée… Lire la suite
QUATREVINGT-TREIZE, livre de Victor Hugo

Écrit par :  Philippe DULAC

Dans le chapitre "Vers la concorde nationale"  : …  *Toute sa vie, Hugo eut présente à l'esprit la Révolution française. S'il acceptait aisément 1789 qui libérait le peuple de son joug, il refusa longtemps 1793, la Terreur et ses luttes fratricides. N'était-il pas le fils d'une vendéenne et d'un officier républicain ? Pourtant, à mesure qu'évoluaient ses idées politiques, il finit par admettre que… Lire la suite
RÉFÉRENDUM

Écrit par :  Edmond JOUVE

Dans le chapitre "Des vertus contestées"  : …  Pour les hommes de la *Révolution française, le référendum avait le grand mérite de donner la parole au peuple. Le 4 septembre 1789, J.-P. Rabaut Saint-Étienne et J. Pétion proposent de soumettre au corps électoral les lois que le roi aurait refusé de sanctionner. Le 5, P. S. Dupont de Nemours défend cette idée. Le 22 septembre 1792, Danton fait… Lire la suite
RÉVOLUTION FRANÇAISE ARTS SOUS LA

Écrit par :  Udolpho van de SANDT

… *Après avoir visité le Salon de 1791, le premier Salon « libre » ouvert par un décret de l'Assemblée nationale à tous les artistes sans distinction, le graveur J.-G. Wille notait dans son Journal : « J'y vis du sublime, du beau et bon, du médiocre, du mauvais et de la croûterie. » Cette idée reçue que la Révolution française n'a été en général qu'un… Lire la suite
RISORGIMENTO

Écrit par :  Paul GUICHONNET

Dans le chapitre "L'héritage du siècle des Lumières"  : …  avait, dans les dernières décennies du xviiie siècle, à la fois renforcé l'absolutisme et atténué l'archaïsme de l'Ancien Régime et le poids du système féodal. Mais, devant la crise qui aboutira à la *révolution de 1789, les monarques italiens avaient arrêté le cours des réformes et étaient revenus à des positions conservatrices… Lire la suite
SAINT-ANTOINE FAUBOURG

Écrit par :  Jean DÉRENS

… *Édifié à partir du xvie siècle autour de l'abbaye du même nom, entre la Bastille et la place du Trône, le faubourg Saint-Antoine a été, à plusieurs reprises, un lieu d'affrontements et un foyer d'agitation dans la capitale, et cela dès le xviie siècle. S'il ne prit pas part à la Fronde civile ou parlementaire… Lire la suite
SECTIONS PARISIENNES

Écrit par :  Jean TULARD

… *Pour les élections aux États généraux, un règlement royal du 13 avril 1789 avait divisé en soixante districts la ville de Paris, précédemment formée de vingt et un quartiers. Après la révolution municipale, un décret du 21 mai 1790 (publié le 27 juin) supprima l'ancienne organisation : « La ville de Paris est divisée en quarante-huit sections », où… Lire la suite
SOCIÉTÉS FRATERNELLES, Révolution française

Écrit par :  Jean DÉRENS

… *Le 22 décembre 1789, l'Assemblée constituante, par la distinction qu'elle établissait entre citoyens actifs et citoyens passifs, avait écarté de la vie politique toute la masse populaire du pays. C'est le désir qu'eurent les citoyens passifs de se rassembler et de faire entendre leur voix autrement que par l'émeute, ainsi que celui de s'instruire… Lire la suite
SOCIOLOGIE - Histoire

Écrit par :  Michel LALLEMENT

Dans le chapitre "Le temps des pionners"  : …  marquent l'histoire des pays d'Europe occidentale à compter du xviiie siècle. *En France, la Révolution de 1789 fournit tôt matière à débat. Au nom d'un principe de sociabilité naturelle, des penseurs réactionnaires (Edmund Burke, Joseph de Maistre, Louis de Bonald...) condamnent sévèrement l'individualisme et l'abstraction qu'… Lire la suite
TERREUR LA

Écrit par :  Jean DÉRENS

… *La « volonté punitive » engendrée par une réaction d'autodéfense s'observe d'une manière constante depuis le début de la Révolution française. Elle éclate au grand jour lors des « émotions » populaires, le 14 juillet 1789, le 10 août, pendant les massacres de Septembre. Le désir de créer des tribunaux spéciaux, chargés de juger les crimes contre-… Lire la suite
TREILHARD JEAN-BAPTISTE (1742-1810)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Avocat au Parlement de Paris, protégé de Turgot, Jean-Baptiste Treilhard plaide dans des affaires si importantes à la veille de la Révolution que la maison de Condé le charge de la défense de ses intérêts. Il est élu par Paris aux États généraux en 1789, prend une part active aux débats, se prononce pour une seule Chambre, pour le veto suspensif et… Lire la suite
TROIS COULEURS LES

Écrit par :  Hervé PINOTEAU

…  étaient tricolores, que des musiques régimentaires portaient, elles aussi, cette livrée, etc. *Le pouvoir municipal révolutionnaire de Paris créa, le 13 juillet 1789, une nouvelle milice parisienne à cocarde bleu et rouge, antiques couleurs de Paris (dès 1358, l'écu de la ville montrait un bateau d'argent sur champ de gueules sous un chef d'… Lire la suite
TRONCHET FRANÇOIS DENIS (1726-1806)

Écrit par :  Jean-Michel LÉVY

… *Avocat du parlement de Paris, consultant plus que plaidant, élu député du Tiers aux États généraux de 1789, Tronchet domine le comité de la Constituante. Choisi, le 12 décembre, par Louis XVI comme défenseur, il participe avec de Sèze et Malesherbes à la rédaction du long mémoire en défense que, le 22, de Sèze lira à la Convention. Il plaide le 17 … Lire la suite
VARENNES FUITE À (1791)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 juin 1791, Louis XVI parvient à s'enfuir des Tuileries avec sa famille. Se considérant comme prisonnier du peuple de Paris depuis le 6 octobre 1789, date à laquelle il a dû quitter Versailles, heurté dans ses convictions religieuses par la Constitution civile du clergé, soumis à l'influence du clan absolutiste (… Lire la suite
VOLONTAIRES, Révolution française

Écrit par :  Jean-Michel LÉVY

… *Réformer l'armée n'est pas la préoccupation dominante des États généraux de 1789. C'est l'attitude du roi qui, en juillet, amène les électeurs parisiens à former une milice de 48 000 hommes, qui prend la Bastille ; et, la province imitant Paris, le royaume va se trouver encadré par une garde nationale de 2 500 000 citoyens. En vain, Dubois-Crancé a… Lire la suite
ADOPTION

Écrit par :  Pierre MURAT

Dans le chapitre "Panorama général de l'adoption"  : …  sous forme d'une sorte de société. Il s'agit donc davantage d'une communauté universelle de biens. *Sous la Révolution, l'engouement pour l'Antiquité romaine, la sensibilité à l'égard de la misère des enfants abandonnés et la volonté de diviser les « grandes fortunes » se combineront pour remettre l'adoption au goût du jour. Dès le 18 janvier 1792… Lire la suite
ANARCHISME

Écrit par :  Henri ARVONJean MAITRONRobert PARIS Universalis

… les lignes essentielles de la doctrine anarchiste se précisent dès la première moitié du siècle. La *Révolution française institue un divorce radical entre l'État, qui repose sur les principes éternels de la liberté, de l'égalité et de la fraternité, et la société qui est dominée par l'esclavage économique, l'inégalité sociale et la lutte des… Lire la suite
ARCHIVES

Écrit par :  Françoise HILDESHEIMER

Dans le chapitre "La centralisation française "  : …  Alors que la France d'Ancien Régime avait jusque-là ignoré la centralisation des archives d'État, *la Révolution française crée une administration spécifique pour répondre à des besoins nouveaux : conservation des archives de l'Assemblée nationale, regroupement des fonds des administrations de l'Ancien Régime et des ventes des biens nationaux. Le… Lire la suite
ASILE DROIT D'

Écrit par :  Jean-Éric MALABRE

Dans le chapitre "Évolution de la notion d'asile"  : …  national lui-même : la notion moderne d'asile territorial est née. Il est dès lors logique qu'à la *Révolution française le nouveau souverain, le peuple, se réserve le droit d'accorder l'asile. Ainsi l'article 120 de la Constitution montagnarde du 24 juin 1793 dispose-t-il : « Le peuple français donne asile aux étrangers bannis de leur patrie pour… Lire la suite
BARÈRE DE VIEUZAC BERTRAND (1755-1841)

Écrit par :  Jean TULARD

… *L'« Anacréon de la guillotine », tel fut l'un des nombreux surnoms de Barère. Il résume bien les contradictions de ce « petit-maître » du xviiie siècle, qui appartint au grand Comité de salut public de l'an II et dont Napoléon, après l'avoir utilisé, devait parler avec mépris dans Le Mémorial de Sainte-Hélène de Las… Lire la suite
BARNAVE ANTOINE PIERRE JOSEPH MARIE (1761-1793)

Écrit par :  Roger DUFRAISSE

… *Avocat protestant dauphinois, Barnave est avec Mounier un des leaders de la « révolution » dauphinoise de 1788 et, après Mirabeau, le meilleur orateur des États généraux et de la Constituante en raison de ses connaissances étendues et de la vigueur de son argumentation. Un des fondateurs de la Société des amis de la Constitution et de la liberté,… Lire la suite
BARRAS PAUL comte de (1755-1829)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Issu d'une famille provençale noble, Barras entre dans l'armée à seize ans, fait campagne aux Indes puis sous les ordres de Suffren, et donne sa démission à la fin de la guerre d'Indépendance. Suivent quelques années plus indolentes qu'actives, d'où il émerge inopinément comme député du Var à la Convention. Il y siège à la Montagne, vote la mort de… Lire la suite
BERNIS FRANÇOIS JOACHIM DE PIERRE cardinal de (1715-1794)

Écrit par :  Louis TRENARD

… *Issu d'une famille noble et pauvre du Vivarais, François Joachim de Pierre de Bernis s'oriente vers la carrière ecclésiastique. Chanoine de Brioude, puis comte de Lyon, il se rend à Paris en 1735. Ecclésiastique sans bénéfice, homme de lettres galant (surnommé « Babet la bouquetière » par Voltaire), il ne peut rien obtenir de Fleury, mais il attend… Lire la suite
BILLAUD-VARENNE JEAN NICOLAS (1756-1819)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Le Rectiligne, disait-on de ce révolutionnaire auquel sa rigidité et son caractère implacable ont donné une place particulière dans l'histoire de la Convention et du Comité de salut public. Fils d'un avocat au siège présidial de La Rochelle, avocat lui-même, auteur dramatique manqué, professeur laïque au collège des oratoriens à Juilly, rédacteur… Lire la suite
BOISSY D'ANGLAS FRANÇOIS ANTOINE (1756-1826) comte d'Empire (1808)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Avocat au parlement de Paris et maître d'hôtel du comte de Provence avant la Révolution, Boissy d'Anglas siège à la Constituante parmi les Constitutionnels modérés ; député à la Convention, il vote contre la mort de Louis XVI et reste toujours le même modéré ; suivant ses goûts, chacun peut le dire insignifiant comme les irrésolus de la « Plaine… Lire la suite
BONALD LOUIS-AMBROISE DE (1754-1840)

Écrit par :  Colette CAPITAN PETER

*Louis-Ambroise de Bonald est, dans l'Europe de la Révolution française, avec Joseph de Maistre, le principal représentant de la pensée contre-révolutionnaire. Moins brillantes que celles de Maistre, ses œuvres sont également moins bien connues ; Bonald doit sans aucun doute cette défaveur à une pensée… Lire la suite
BOURGEOISIE

Écrit par :  Pierre SALY

Dans le chapitre "De la notion au concept : vers une vision marxiste de la bourgeoisie"  : …  la mesure où ils attribuent au commerce une importance considérable. C'est la période brûlante de la* Révolution française qui fait de la bourgeoisie une catégorie conceptuelle. Dans son Introduction à la Révolution française, écrite en 1793, Antoine Barnave, un des maîtres à penser de la bourgeoise Gironde, montre en effet que l'évolution… Lire la suite
BRUNSWICK CHARLES GUILLAUME FERDINAND duc de (1735-1806)

Écrit par :  Ghislain de DIESBACH

… *Prince libéral et cultivé, le duc de Brunswick, qui s'est déjà distingué pendant la guerre de Sept Ans, passe depuis la mort de son oncle, Frédéric II, pour le plus illustre guerrier de son temps. Plus calculateur qu'audacieux, il est, malgré sa vaillance personnelle, de ceux « qui manquent la victoire pour s'être trop préoccupés d'assurer la… Lire la suite
BUONARROTI PHILIPPE (1761-1837)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Né à Pise d'une noble famille toscane justement fière d'avoir donné au monde Michel-Ange, Philippe Buonarroti fait à l'université de Pise de bonnes études littéraires et juridiques. Fervent admirateur de Rousseau, il publie un journal, Gazetta universale, ce qui le fait attentivement surveiller par la police toscane. Franc-maçon, il est… Lire la suite
CADOUDAL GEORGES (1771-1804)

Écrit par :  Jean-Clément MARTIN

…  la Révolution, dans l'Ouest, où les conflits autour de la religion ont été particulièrement vifs. *Né à Auray (Morbihan), Cadoudal, fils de paysan aisé, qui s'apprêtait à devenir clerc de notaire et avait manifesté dans un premier temps sa sympathie pour les patriotes, va, au nom de la défense de la religion catholique, entrer peu à peu dans l'… Lire la suite
CAMBACÉRÈS JEAN-JACQUES RÉGIS DE (1753-1824) deuxième consul (1799-1804) archichancelier d'Empire (1804)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Né à Montpellier d'une famille de noblesse de robe, conseiller à la cour des aides de Montpellier en 1774, président du tribunal criminel de l'Hérault en 1790, Cambacérès arrive à Paris, député de son département à la Convention, comme juriste compétent, bon vivant notoire et révolutionnaire prudent ; tel il restera durant toute sa vie. Il siège au… Lire la suite
CAMBON JOSEPH (1756-1820)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Originaire de Montpellier, issu d'une famille de négociants, de religion réformée, Cambon est élu à l'Assemblée législative par le département de l'Hérault. Il y révèle une connaissance des problèmes financiers qui attire l'attention sur lui. Ne demande-t-il pas un contrôle renforcé de la caisse de l'Extraordinaire et ne souligne-t-il pas les… Lire la suite
CAMPOFORMIO PAIX DE (1797)

Écrit par :  Jean TULARD

… *La première campagne d'Italie de Bonaparte s'achève par la paix de Campoformio. La paix avec l'Autriche aurait tout aussi bien pu être dictée par Hoche, vainqueur des Autrichiens à Neuwied, près de Coblence, le 18 avril 1797. Bonaparte prend de vitesse ses collègues et Vienne préfère traiter avec ce général, car elle espère des compensations en… Lire la suite
CARNOT LAZARE NICOLAS MARGUERITE (1753-1823)

Écrit par :  Jan SEBESTIK

… *Dans les manuels d'histoire, la grande figure de l'« Organisateur de la victoire » plane, seule respectable, bien au-dessus des figures sanguinaires de la Révolution. Fils d'un avocat et notaire bourguignon, Lazare Carnot fait de bonnes études secondaires à Autun, entre à dix-huit ans à l'École du génie de Mézières, arrive en garnison en 1783 comme… Lire la suite
CARRIER JEAN-BAPTISTE (1756-1794)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Le plus fameux de ceux que Michelet a appelés « les missionnaires de la Terreur ». Fils d'un cultivateur aisé du Cantal, procureur à la veille de la Révolution, Carrier est élu par son département d'origine à la Convention. Il siège à la Montagne, vote la mort du roi, prend parti contre les Girondins. C'est dans sa mission à Nantes qu'il révèle un… Lire la suite
CENS ÉLECTORAL

Écrit par :  Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY

… *Avant d'en venir au suffrage universel, la plupart des régimes représentatifs parlementaires modernes, à l'exemple de celui de l'Angleterre, ont attaché d'abord le droit de vote à la possession d'une certaine fortune. Leur justification théorique : seuls les citoyens aisés ont l'instruction nécessaire pour participer au gouvernement, seuls ils sont… Lire la suite
CHAMFORT (1741-1794)

Écrit par :  Jeannine ETIEMBLE

Dans le chapitre "Le révolutionnaire"  : …  *Avec plus de désintéressement et de fermeté que Mirabeau, Chamfort salua et servit une révolution que maintes fois il avait imprudemment, indécemment appelée. Il se dévoua corps et esprit à une action politique qui se proposait d'inverser l'ordre social abusif. Il le fit avec une lucidité, une véhémence, un courage aussi (ne se manifestant vers la… Lire la suite
CHANSON

Écrit par :  Louis-Jean CALVETGuy ERISMANNJean-Claude KLEIN

Dans le chapitre "Romance, air de cour"  : …  Nanette Dubout, la blanchisseuse ; Manon Giroux, la couturière ; Jérôme Dubois, le « pécheu ». La *Révolution était toute proche. Quand elle éclata, dans l'élan de l'enthousiasme et sous l'influence d'une nouvelle législation, la chanson, comme la musique, servit la cause républicaine. L'esprit des mazarinades rebondissant, avec une maturité… Lire la suite
CHARETTE DE LA CONTRIE FRANÇOIS DE (1763-1796)

Écrit par :  Jean-Clément MARTIN

… *Charette est incontestablement le chef vendéen le plus connu, et en même temps le plus contesté. Sa courte vie est marquée en effet par des épisodes contradictoires. Après avoir mené une carrière d'officier de marine, et avoir émigré un court laps de temps, il renoue avec sa vie de petit hobereau rural, et refuse d'abord de suivre les paysans venus… Lire la suite
CHOUANNERIE

Écrit par :  Jean-Clément MARTIN

*Entre 1794 et 1800, le mot chouannerie désigne une série d'insurrections et de mouvements contre-révolutionnaires qui affectent l'ouest de la France. L'origine de ces chouanneries – on peut en parler au pluriel – est le mécontentement des ruraux devant les mesures politiques et religieuses de la… Lire la suite
CHRISTIANISATION

Écrit par :  Philippe BOUTRY

Dans le chapitre "Déchristianisation, sécularisation, exculturation"  : …  que dans les années 1850, et le terme déchristianisation (1876) se définit à l'origine comme un* processus actif, volontaire, issu du lexique révolutionnaire (défanatiser, déprêtriser). Michel Vovelle (Religion et Révolution, la déchristianisation de l'An II, 1976) a imposé l'expression « déchristianisation révolutionnaire » pour… Lire la suite
CITÉ-ÉTAT

Écrit par :  François HARTOG

Dans le chapitre "La cité dans les débats philosophique et politique"  : …  le jugement dernier viendra séparer les deux cités. Au xviiie siècle, avec la* Révolution française, la notion de cité refait surface. En ces moments de trouble s'opère une repolitisation de l'exemple des Anciens. La figure, sans doute la plus sollicitée, est celle du législateur : on invoque Lycurgue, le législateur mythique… Lire la suite
CITOYENNETÉ

Écrit par :  Dominique SCHNAPPER

Dans le chapitre "La légitimité politique"  : …  *En proclamant la souveraineté du citoyen, les révolutionnaires posaient un principe de transcendance des particularismes. Constitués en « nation », pour reprendre la formule de l'article 3 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, les citoyens cessaient d'être des individus concrets pour agir dans l'espace public en tant que citoyens.… Lire la suite
CLICHYENS

Écrit par :  Jean-Clément MARTIN

… *À partir de l'automne de 1795, à Paris, des républicains de droite, libéraux conservateurs comme Boissy d'Anglas ou Lanjuinais, et des royalistes modérés, comme Dandré, prennent l'habitude de se réunir dans un club de la rue de Clichy, sur l'initiative du député Gilbert-Desmolières. S'y retrouvent d'anciens Girondins, comme Henry-Larivière, d'… Lire la suite
COALITION GUERRES DE (1792-1815)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Pendant dix années consécutives, de 1792 à 1802, puis pendant douze autres années consécutives, de 1803 à 1815, la France s'est trouvée en guerre avec les principales puissances de l'Europe. La guerre déclarée par Louis XVI et l'Assemblée législative au « roi de Hongrie et de Bohême » trouve son origine dans les rassemblements d'émigrés en… Lire la suite
CODIFICATION

Écrit par :  Guy BRAIBANT

Dans le chapitre "La grande œuvre codificatrice de la Révolution et de l'Empire"  : …  e siècle est communément attribué au régime impérial et à Napoléon lui-même ; mais *ces codes sont aussi, dans une large mesure, le résultat de travaux entamés dès le début de la Révolution. La loi du 16 août 1790 sur l'organisation judiciaire dispose que « les lois civiles seront revues et réformées par les législateurs et [qu'] il… Lire la suite
COLLOT D'HERBOIS JEAN-MARIE COLLOT dit (1750-1796)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Le nom de Collot d'Herbois ne serait certainement pas passé à la postérité si son titulaire avait limité ses activités au monde théâtral qui fut celui de sa jeunesse. Les quinze pièces qu'il fit jouer sur diverses scènes ont depuis longtemps disparu des répertoires ; quant à son talent d'acteur, il fut, semble-t-il, très discuté. En revanche, la… Lire la suite
COLONIALISME & ANTICOLONIALISME

Écrit par :  Jean BRUHAT

Dans le chapitre "Du mercantilisme à la Révolution française"  : …  premier plan de l'actualité et les cahiers de doléances sont à ce point de vue très discrets. Durant* la Révolution, il ne s'agira pas tant des colonies elles-mêmes que du statut de leurs habitants. Le « Périssent les colonies ! » de Robespierre ne peut être interprété comme l'expression d'un anticolonialisme systématique. C'est la réponse aux… Lire la suite
COMMUNE DE PARIS (1792)

Écrit par :  Jean DÉRENS

… *Municipalité insurrectionnelle qui siégea à l'Hôtel de Ville de Paris du 10 août au 2 décembre 1792, poussa au renversement de la royauté et à diverses mesures révolutionnaires, avant de s'incliner devant la Convention, nouvellement élue. La Commune de 1792 illustre le rôle de Paris dans les moments les plus dramatiques de la Révolution. À l'écart… Lire la suite
COMMUNISME - Histoire

Écrit par :  Annie KRIEGEL

Dans le chapitre "Aux origines"  : …  et celle qui voit là une immoralité et un facteur de guerre à l'échelle internationale. *« Liberté, Égalité, Sûreté des propriétés » fut l'une des premières devises jacobines. La Révolution française a vendu les biens du clergé plus qu'elle ne les a nationalisés. Les « accapareurs » qui refusent de vendre si on ne leur garantit pas une plus-value… Lire la suite
CONDORCET MARIE JEAN ANTOINE NICOLAS CARITAT marquis de (1743-1794)

Écrit par :  Bernard VALADE

Dans le chapitre "Le dernier des Encyclopédistes"  : …  autant de témoignages du combat, qui ont fait voir en celui qui le mena un des « Pères » de la *Révolution française. Sans doute est-ce le rôle que Condorcet a joué pendant cette dernière période qui a été le mieux mis en lumière. On connaît bien le rédacteur des Cahiers de la noblesse du bailliage de Mantes (et cependant candidat malheureux à… Lire la suite
CONSERVATOIRE NATIONAL DES ARTS & MÉTIERS (C.N.A.M.)

Écrit par :  Jacques GUILLERME

…  un riche dépôt de machines procurées par le grand chambardement des appropriations. Par la suite,* sur le rapport de l'abbé Grégoire, la Convention décida, le 19 vendémiaire an III, de réunir tous les objets propres à la démonstration des arts industriels dans « un dépôt de machines, modèles, outils, dessins, descriptions et livres dans tous les… Lire la suite
CONSTITUTION FRANÇAISE DE L'AN III

Écrit par :  Nicolas NITSCH

… *Votée par la Convention plus d'un an après la chute de Robespierre, approuvée par référendum, la Constitution du 5 fructidor an III, c'est-à-dire du 22 août 1795, est, avec ses 377 articles, la plus longue Constitution de notre histoire. Elle a été appliquée durant quatre ans, jusqu'au coup d'État de Bonaparte, le 18 brumaire an VIII. Les… Lire la suite
CORDAY MARIE ANNE CHARLOTTE CORDAY D'ARMONT dite CHARLOTTE (1768-1793)

Écrit par :  Jean-Michel LÉVY

… *Arrière-petite-nièce de Corneille, sœur d'un officier au régiment de Normandie, Charlotte Corday quitte à vingt-trois ans le domicile paternel d'Argentan, se fixe à Caen chez une vieille parente, veuve du trésorier de France, Coutellier de Bretteville ; elle s'intéresse à la politique, s'abonne au journal de Perlet, lit Le Courrier desLire la suite
COTTEREAU JEAN, dit JEAN CHOUAN (1757-1794)

Écrit par :  Jean DÉRENS

… *Héros de la chouannerie, Jean Cottereau avait hérité son surnom de son père Pierre, sabotier et probablement faux saunier, se servant du cri de la chouette pour se faire reconnaître de ses complices. Il pratiquait le faux saunage avec ses frères François et René. En 1780, il fut poursuivi pour avoir d'abord rossé un nommé Marchois qu'il soupçonnait… Lire la suite
COUTHON GEORGES AUGUSTE (1755-1794)

Écrit par :  Roger DUFRAISSE

… *Fils d'un notaire, Couthon devient avocat à Riom, mais il est atteint d'une paralysie des jambes dès 1788. Président du tribunal de district de Clermont-Ferrand en décembre 1790, il est élu à la Législative en 1791, siège à l'extrême gauche et se prononce contre la cour. Il demande de déclarer Monsieur, frère du roi, déchu de ses droits à la… Lire la suite
CULTE LIBERTÉ DU

Écrit par :  René RÉMOND

… *La liberté du culte devrait être le corollaire de la liberté de conscience. Mais, comme le culte est affaire de pratique collective et comporte des manifestations extérieures, les gouvernements ont longtemps estimé qu'il devait être strictement réglementé par une « police des cultes ». La liberté complète du culte et l'égalité de toutes les… Lire la suite
DANTON GEORGES JACQUES (1759-1794)

Écrit par :  Jean MASSIN

Tribun* populaire, Danton est une des figures majeures de la Révolution française. Ministre de la Justice au moment de la chute de la royauté, il a été ensuite le premier président du Comité de salut public, avant d’être éliminé par Robespierre, en raison de son opposition au régime de la Terreur. Sa… Lire la suite
DAUNOU PIERRE CLAUDE FRANÇOIS (1761-1840)

Écrit par :  Bernard PLONGERON

… *Ancien oratorien français qui marqua, par une grande activité d'érudit et d'homme politique, la période révolutionnaire et le début du xixe siècle. Né à Boulogne-sur-mer d'un père d'origine agenaise, chirurgien de l'Amirauté, et d'une mère issue d'une famille d'apothicaires boulonnais, Daunou est le seul survivant, avec sa sœur… Lire la suite
DIX-HUIT BRUMAIRE AN VIII (9 nov. 1799)

Écrit par :  Jean TULARD

… *La Révolution française s'est achevée sur un coup d'État militaire, les 18 et 19 brumaire an VIII (9 et 10 nov. 1799). La Constitution de 1795, qui fondait le Directoire, ayant fait faillite, il importait de la modifier. Regroupé autour de Sieyès, un parti révisionniste souhaite un renforcement du pouvoir exécutif et l'établissement d'un système où… Lire la suite
DUMOURIEZ CHARLES FRANÇOIS DU PÉRIER dit (1739-1823)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Né à Cambrai, fils d'un commissaire des guerres, Dumouriez fait ses premières armes dans la guerre de Sept Ans ; plus doué pour l'intrigue que pour l'héroïsme, il est vite chargé de diverses missions plus diplomatiques que militaires en Espagne, en Corse, en Pologne et en Suède (1763-1773) ; il connaît plus d'une aventure mal élucidée et fait une… Lire la suite
ELBÉE MAURICE GIGOST marquis d' (1752-1794)

Écrit par :  Jean-Clément MARTIN

… *Officier de cavalerie, issu d'une petite noblesse peu assurée, d'Elbée vit dans les Mauges au moment de la Révolution, qu'il ne désapprouve pas en son début. Quand se déclenche l'insurrection vendéenne (mars 1793), il est mis à la tête d'une bande paysanne, et devient rapidement l'un des principaux généraux de l'Armée catholique et royale, qui se… Lire la suite
ENRAGÉS

Écrit par :  Jean DÉRENS

… *Pour Michelet, « les Enragés étaient des fanatiques d'une portée inconnue, d'un fanatisme redoutable, emportés par un souffle vague encore, mais qui allait se fixer peut-être, prendre forme, et pour une révolution en face de la Révolution ». Lyrisme un peu creux, qui fut longtemps de rigueur, inspiré à la bourgeoisie du xixe … Lire la suite
FABRE D'ÉGLANTINE PHILIPPE FABRE dit (1750-1794)

Écrit par :  Roger DUFRAISSE

… *Fils d'un marchand drapier de Carcassonne, Fabre d'Églantine est un auteur-comédien ambulant. Le célèbre Il pleut, il pleut bergère... est tiré d'une de ses opérettes. Au cours d'un séjour à Lyon, il se lie avec Collot d'Herbois, mais il ne participe pas à l'agitation prérévolutionnaire. Entré au club des Cordeliers, qui deviendra le club… Lire la suite
FAMILLE - Les enjeux de la parentalité

Écrit par :  Daniel BORRILLO

Dans le chapitre "Victoire de la conception laïque du mariage"  : …  e siècle conduira à supprimer ces discriminations. Par la loi du 20 septembre 1792, la *Révolution française instaure le mariage civil, enregistré en mairie, qui devient le seul valable aux yeux de la loi. La compétence exclusive du pouvoir de l'État en matière matrimoniale n'est cependant pas une innovation doctrinale du seul… Lire la suite
FÉDÉRALISTES, Révolution française

Écrit par :  Jean TULARD

… *La défaite des Girondins dans leur lutte contre les Montagnards, le 2 juin 1793, moment capital dans l'histoire de la Révolution française, a une signification moins sociale que géographique ; c'est la défaite de la province devant Paris, des partisans d'une fédération de départements contre les tenants de la centralisation. Une défaite qui pèsera… Lire la suite
FÊTE

Écrit par :  François-André ISAMBERTJean-Pierre MARTINON

Dans le chapitre "Instauration"  : …  tels semblent être les aspirations profondes et les mots d'ordre des organisateurs des* fêtes de la Révolution française. Le désir de mettre en scène le projet utopique d'une cité idéale, de célébrer la rupture d'avec l'ancien ordre des choses et des gens, de magnifier une nouvelle harmonie sociale incite les organisateurs – par exemple Grégoire… Lire la suite
FEUILLANTS CLUB DES

Écrit par :  Michel EUDE

… *Dès le début de 1790 s'était formée une Société de 89, réunissant des modérés du parti patriote (Sieyes, La Fayette, Talleyrand). Mais la grande scission qui aboutit à la création du club des Feuillants date du 18 juillet 1791, au lendemain de la fusillade du Champ-de-Mars, lorsque tous les députés, sauf cinq (dont Robespierre, Pétion et Buzot), se… Lire la suite
FLORÉAL AN VI COUP D'ÉTAT DU 22 (11 mai 1798)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Deuxième coup d'État du Directoire, celui du 22 floréal an VI (11 mai 1798) n'est plus, comme celui du coup d'État du 18 fructidor an V (4 sept. 1797), dirigé contre les royalistes, mais contre les jacobins qui viennent de gagner les élections d'avril. Ce succès inquiète fortement le Directoire dominé par les modérés (Barras, Reubell, La Révellière… Lire la suite
FOUCHÉ JOSEPH (1759-1820) duc d'Otrante (1809)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Fils d'un capitaine de navire nantais, Fouché semble n'avoir jamais été ordonné prêtre de l'Oratoire, bien qu'il ait longtemps enseigné dans les collèges de la congrégation ; contrairement à la légende, il ne devra donc pas défroquer à proprement parler pour se marier au début de la Révolution. Député de la Loire-Inférieure à la Convention,… Lire la suite
FOUQUIER-TINVILLE ANTOINE (1746-1795)

Écrit par :  Marcel LE CLÈRE

… *Magistrat français de l'époque révolutionnaire, Fouquier-Tinville est né en Artois d'une famille paysanne relativement aisée ; il vient faire son droit à Paris et y achète une charge de procureur au Châtelet, qu'il exerce de 1773 à 1783 au 20 de la rue des Jeûneurs. Il doit la résilier moins pour incapacité — il était intelligent et éloquent — que… Lire la suite
FRANÇOIS DE NEUFCHÂTEAU NICOLAS comte FRANÇOIS dit (1750-1828)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Avocat puis homme de lettres, encouragé par Voltaire en ces termes : « Il faut bien que l'on me succède, et j'aime en vous mon héritier », François de Neufchâteau est, de 1782 à 1787, procureur général près du conseil supérieur de Cap-Français, à Saint-Domingue. De retour en France, il accueille avec enthousiasme la Révolution. En 1791, il est élu… Lire la suite
FRÉRON LOUIS MARIE STANISLAS (1754-1802)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Fils d'Élie Fréron, Stanislas, ainsi prénommé en l'honneur du bon roi polonais de Nancy et de Lunéville, hérita de son père son goût pour les pugnacités du métier de publiciste, mais se sépara de lui par son engouement pour les idées révolutionnaires. En 1790, ayant déjà une bonne pratique du journalisme, il fonde L'Orateur du peuple ; il… Lire la suite
FRUCTIDOR AN V COUP D'ÉTAT DU 18 (4 sept. 1797)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Le Directoire, dès son installation le 26 octobre 1795, s'est trouvé pris entre deux menaces : à gauche les jacobins et les babouvistes, à droite les royalistes. Le danger babouviste est écarté après l'arrestation de Babeuf en mai 1796. En revanche, longtemps limité à des complots et aux soulèvements armés (dans la Vendée, le Midi), le mouvement… Lire la suite
FRUCTIDORIENS

Écrit par :  Jean TULARD

… *Nom donné aux auteurs du coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797) qui éliminèrent du Directoire et des conseils les partisans d'une restauration monarchiste. Barras, Reubell et La Révellière-Lépeaux furent les instigateurs de ce coup d'État, avec l'appui de généraux comme Augereau. Le coup d'État de fructidor marque une cassure dans l'… Lire la suite
GHETTO

Écrit par :  Gérard NAHON

Dans le chapitre "De l'émancipation à la période nazie"  : …  des juifs est proposée en Prusse par C. W. Dohm, en France par l'abbé Grégoire. Le vote *de l'Assemblée nationale constituante (septembre 1791) émancipant les juifs creuse une brèche dans la ségrégation. Les armées révolutionnaires réalisent l'abolition systématique du ghetto italien : des feux de joie sont allumés partout avec les portes du ghetto… Lire la suite
GOUGES MARIE GOUZE dite OLYMPE DE (1748-1793)

Écrit par :  Élisabeth ROUDINESCO

… *Avec Théroigne de Méricourt et Claire Lacombe, Olympe de Gouges est l'une des héroïnes majeures du premier féminisme français qui se développa sous la Révolution sans parvenir à imposer l'égalité politique des sexes. Née à Montauban, elle était peut-être la fille naturelle du marquis Le Franc de Pompignan, piètre versificateur, auquel elle… Lire la suite
GOUVERNEMENT RÉVOLUTIONNAIRE DE L'AN II

Écrit par :  Jean TULARD

… *Pendant un an (juill. 1793-juill. 1794), la France a été soumise à la dictature des Montagnards. Cette période est connue sous le nom de gouvernement révolutionnaire. Élue pour élaborer une nouvelle constitution, la Convention en diffère l'application jusqu'au redressement de la situation extérieure. « Dans les circonstances où se trouve la… Lire la suite
GRÉGOIRE HENRI dit L'ABBÉ (1750-1831)

Écrit par :  Bernard PLONGERON

… *Né à Vého, près de Lunéville, fils unique d'un tailleur d'habits. Des études chez les Jésuites de Nancy, de 1763 à 1768, mènent Henri Grégoire au séminaire de Metz, où enseigne le lazariste Lamourette, futur évêque et député de Rhône-et-Loire. Ordonné prêtre en 1775, il obtient, en 1782, la cure d'Embermesnil. Une ample correspondance avec l'Europe… Lire la suite
GRENELLE AFFAIRE DU CAMP DE (1796)

Écrit par :  Jean TULARD

… *L'affaire du camp de Grenelle est l'épisode décisif de la conjuration des Égaux animée par Gracchus Babeuf. Cet ancien feudiste, qui rêvait d'un communisme agraire, prépare un complot en liaison avec d'anciens Montagnards. Après l'échec des journées de germinal et de prairial an III (1er avril et 20 mai 1795), il convient de renoncer à… Lire la suite
HÉBERT JACQUES RENÉ (1757-1794)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Avec Marat et Desmoulins, Hébert a été le plus célèbre journaliste de la Révolution française, le plus discuté aussi. Fils d'un bourgeois aisé et d'une mère d'origine noble, il ne parvint jamais, contrairement à la légende qui l'assimile à son personnage, le Père Duchesne, à se débarrasser de ses origines. Le journaliste Fiévée, qui l'entendit aux… Lire la suite
HÉRALDIQUE

Écrit par :  Michel PASTOUREAU

Dans le chapitre "Histoire des armoiries"  : …   ? fréquence des couleurs et des figures, etc.). Nous avons vu plus haut comment, en 1790, la *Révolution partit en guerre contre les armoiries. À partir de 1792, une véritable chasse aux armoiries fut organisée à Paris et dans les grandes villes de province. Sous peine d'amende, de confiscation ou de destruction, il fallait les faire… Lire la suite
INDULGENTS

Écrit par :  Jean TULARD

… *Au sein du parti montagnard s'est développé en France, devant les excès de la Terreur, un mouvement qui reçut le nom de faction des indulgents. Ces indulgents souhaitent un retour à la paix intérieure et extérieure et la fin des excès terroristes. Leur chef de file est Danton, leur porte-parole Camille Desmoulins qui fonde un journal, Le VieuxLire la suite
INSTITUT DE FRANCE

Écrit par :  Antoine MARÈS

Dans le chapitre "Origines et histoire"  : …  les meilleurs esprits, les créateurs les plus brillants, les inventeurs les plus prestigieux. *Mais la Révolution, dans sa volonté novatrice, voulut faire disparaître tous les témoignages de la royauté – dont les Académies étaient aussi l'incarnation. Le 8 août 1793, l'abbé Grégoire obtint leur suppression. Mais, aussitôt détruites, elles… Lire la suite
INTELLECTUEL

Écrit par :  Jean Marie GOULEMOT

Dans le chapitre "Le temps des écrivains, des prophètes et des mages "  : …  L'analyse de Paul Bénichou peut s'étendre à toute l'Europe. Les Lumières furent européennes. La *Révolution changea la face du monde et se répandit à travers l'Europe. Anacharsis Cloots, jacobin allemand, proposait de faire de Paris la capitale du monde et de la Liberté. L'abbé Marchena, espagnol émigré, devint le secrétaire de Marat. Les armées… Lire la suite
ITALIE CAMPAGNES D' (1796-1797 et 1800)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Après la signature des traités de Bâle et de La Haye en 1795, la France n'a plus sur le Continent comme adversaire que l'Autriche. Devenu directeur, Carnot conçoit le projet de lancer trois armées sur Vienne : deux ont mission d'atteindre la capitale autrichienne par la vallée du Main et celle du Danube, la troisième doit passer par la vallée du Pô… Lire la suite
JACOBINS NÉO- (1795-1799)

Écrit par :  Jean TULARD

… *En novembre 1794, la réaction thermidorienne impose la fermeture du club des Jacobins. L'histoire du jacobinisme n'est pas pour autant terminée, même si elle est éclipsée sous le Directoire par le babouvisme. Après l'amnistie qui suit le coup de force du 13 vendémiaire (oct. 1795), les Jacobins se regroupent. Dans leurs rangs figurent des bourgeois… Lire la suite
JEANBON SAINT-ANDRÉ ANDRÉ JEANBON dit (1749-1813)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Issu d'une famille protestante de Montauban convertie de force, élevé chez les jésuites qui voudraient l'enrôler sous leur étendard, Jeanbon préfère entrer dans la marine marchande et devenir capitaine au long cours ; un peu plus tard, il revient à la théologie, mais pour se faire pasteur protestant et exercer son ministère dans son pays natal.… Lire la suite
JOURDAN JEAN-BAPTISTE (1762-1833) maréchal d'Empire (1804)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Fils d'un chirurgien de Limoges, Jourdan a fait comme simple soldat la guerre d'Amérique avant de s'établir comme mercier à Limoges ; volontaire de 1791, il sert sous Dumouriez à l'armée du Nord ; général de division dès juillet 1793, il est en septembre (avec Pichegru et Hoche) l'un des commandants en chef « sans-culottes » nommés par le Comité de… Lire la suite
LAKANAL JOSEPH (1762-1845)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Après avoir fait ses études chez les frères de la Doctrine chrétienne et enseigné dans leurs collèges, ayant eu peut-être pour élève Maine de Biran et pour collègue Laromiguière, Lakanal est élu à la Convention en 1792 comme député de l'Ariège. Il siège sur les bancs de la Montagne, préside le comité d'Instruction publique, protégeant du vandalisme… Lire la suite
LA RÉVELLIÈRE-LÉPEAUX LOUIS MARIE DE (1753-1824)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Avocat à la veille de la Révolution, La Révellière-Lépeaux est élu aux États généraux par la sénéchaussée d'Anjou. Il apparaît comme un partisan farouche du « grand système d'égalité entre les hommes ». Le Maine-et-Loire l'appelle à siéger à la Convention. Il y vote la mort du roi, mais s'oppose en février 1793 à Robespierre dans un retentissant… Lire la suite
LA ROCHEJAQUELEIN HENRI DU VERGIER comte de (1772-1794)

Écrit par :  Ghislain de DIESBACH

… *À sa sortie du collège militaire de Sorèze, où il a été élevé, Henri de La Rochejaquelein entre au régiment de Royal-Pologne cavalerie, dont son père, le marquis de La Rochejaquelein, est colonel propriétaire, puis il passe aux chasseurs de Flandre qu'il abandonne pour faire partie de la garde constitutionnelle du roi. C'est à ce titre qu'il reçoit… Lire la suite
LINDET ROBERT (1746-1825)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Une banale carrière d'avocat à Bernay dans l'Eure, qu'interrompt la Révolution, des fonctions de procureur syndic de district, une élection à la Législative puis à la Convention, un vote régicide ne suffiraient pas à attirer l'attention sur le Montagnard Robert Lindet si celui-ci n'avait fait partie du grand Comité de salut public de l'an II. Son… Lire la suite
LOUIS-PHILIPPE Ier (1773-1850) roi des Français (1830-1848)

Écrit par :  Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY

… *Né à Paris, Louis-Philippe était le fils aîné du duc d'Orléans (dit plus tard Philippe-Égalité), qui avait confié l'éducation de ses enfants à sa maîtresse, la comtesse de Genlis ; elle eut le mérite de leur donner une formation à la vie pratique en même temps qu'une culture plus poussée que celle des princes de ce temps. Le jeune duc de Chartres… Lire la suite
MALESHERBES CHRÉTIEN GUILLAUME DE LAMOIGNON DE (1721-1794)

Écrit par :  Olivier COLLOMB

… *Fils d'un chancelier de France, premier président de la Cour des aides en 1750, Malesherbes est surtout directeur général de la Librairie, en fait chef de la censure ; en cette qualité, il protège officieusement ce qu'il est chargé d'interdire : l'achèvement de l'Encyclopédie est son œuvre. Il manifeste plus d'amitié encore que de… Lire la suite
MANIFESTE, arts

Écrit par :  Nathalie HEINICH

Dans le chapitre "S'opposer"  : …  facteur, d'ordre plus général et historique. Il s'agit de la référence commune que constitua la *Révolution française, contribuant doublement à la forme oppositionnelle de ces mouvements artistiques. Tout d'abord, c'est durant la période révolutionnaire qu'apparurent pour la première fois ouvertement ces « groupes » si familiers à notre culture… Lire la suite
MARAT JEAN-PAUL (1743-1793)

Écrit par :  Jean VIDALENC

…  qui lui valurent une certaine notoriété dans les milieux cultivés de Londres, puis de Paris. * Il devait devenir, dès les débuts de la Révolution, un journaliste connu dans les milieux jacobins. Défendant dans L'Ami du peuple des solutions de plus en plus radicales, il dénonça les ennemis de la Révolution telle qu'il la concevait,… Lire la suite
MAXIMUM LOIS DU (1793 et 1794)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Lors de la Révolution française, sous la pression populaire née de la disette dans les villes et plus particulièrement à Paris, la Convention doit se résigner à intervenir sur le plan économique. Elle vote une loi contre l'accaparement punissant de mort la spéculation, le 27 juillet 1793. Un peu plus tard, le 29 septembre, elle adopte la loi du… Lire la suite
MERLIN DE DOUAI PHILIPPE ANTOINE MERLIN dit (1754-1838)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Fils d'agriculteur, reçu avocat à Douai, Merlin est déjà conseiller juridique et financier du duc d'Orléans avant la Révolution. Député à la Constituante, il y soutient le parti patriote ; député à la Convention, il siège à la Plaine, mais vote presque toujours avec la Montagne, notamment pour la mort de Louis XVI. Il reçoit diverses missions dans… Lire la suite
MONGE GASPARD (1746-1818)

Écrit par :  Bruno BELHOSTE

Dans le chapitre "Vie de Monge"  : …  (il a été l'un des premiers, en 1783, à réaliser l'expérience de la synthèse de l'eau). C'est* avec enthousiasme qu'il accueille la Révolution, adoptant des positions de plus en plus radicales. Il appartient au club des Jacobins. L'Assemblée législative le désigne ministre de la Marine après la chute du roi, le 10 août 1792. Pendant ses huit… Lire la suite
MONNAIE MÉTALLIQUE EN FRANCE - (repères chronologiques)

Écrit par :  Pascal BURESI

…  France de la frappe au balancier, outil mis au point un siècle auparavant par l'orfèvre allemand Max Schwab. * La loi du 28 thermidor an III fait du « franc » l'unité monétaire de la France à la place de la livre. Les lois de germinal an XI créent la pièce de 1 franc d'argent, appelée franc germinal (avec des pièces de 1, 2, 5, 1/4 et 1/2 franc).… Lire la suite
MOREAU JEAN VICTOR (1763-1813)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Né à Morlaix, fils d'un avocat breton, étudiant en droit à Rennes, le jeune Moreau est déjà mêlé, comme prévôt des étudiants, aux troubles parlementaires de la ville en 1788 ; c'est lui qui fonde et préside la Fédération de la jeunesse bretonne et angevine à Pontivy en 1790. Lieutenant-colonel dans l'armée du Nord en 1792, il sert sous Dumouriez —… Lire la suite
NATIONALITÉS PRINCIPE DES

Écrit par :  André THÉPOT

Dans le chapitre "Nationalités et Révolution française"  : …  idée de la volonté générale débouchait finalement sur l'idée de la souveraineté nationale. En effet,* la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen implique en fait une déclaration du droit des peuples. Si la souveraineté réside dans la nation et si, d'autre part, la loi est l'expression de la volonté générale, il s'ensuit que seule cette… Lire la suite
OPINION PUBLIQUE

Écrit par :  Patrick CHAMPAGNE

Dans le chapitre "Genèse de l'opinion publique"  : …  en faisant usage de la Raison afin de démonter des erreurs judiciaires. Mais c'est surtout dans la *période révolutionnaire, alors que l'espace politique est à la recherche, après la chute de la royauté, d'un nouveau principe de légitimité pouvant reposer sur les « citoyens actifs » et le vote majoritaire, que la notion va être utilisée par les… Lire la suite
PAINE ou PAYNE THOMAS (1737-1809)

Écrit par :  Ghislain de DIESBACH

… *Après avoir été successivement valet de ferme, matelot, fabricant de corsets, comptable au Trésor, percepteur et surveillant dans un collège, Thomas Paine, à qui rien jusqu'alors n'a réussi, pas même le mariage, rencontre à Londres Benjamin Franklin et, muni de recommandations de ce dernier, s'en va tenter sa chance à Philadelphie. Il y arrive au… Lire la suite
PÉTION DE VILLENEUVE JÉRÔME (1756-1794)

Écrit par :  Roger DUFRAISSE

… *Avocat à Chartres, Jérôme Pétion de Villeneuve est élu député aux états généraux par le tiers état de son bailliage. Bon orateur et, jusqu'à la fin de la Constituante, compagnon inséparable de Robespierre qui appréciait son honnêteté, il fréquente dès cette époque le salon de Mme Roland et il est chargé de négocier avec la légation de… Lire la suite
PILLNITZ DÉCLARATION DE (1791)

Écrit par :  Ghislain de DIESBACH

… *Observateurs narquois et secrètement ravis des embarras de Louis XVI, l'empereur Léopold II et le roi de Prusse, Frédéric-Guillaume II, finissent par s'inquiéter de l'« anarchie » qui règne en France et menace, par la contagion de l'exemple, de s'étendre à toute l'Europe. Contre une Assemblée qui prétend exercer partout des droits, ils veulent… Lire la suite
PRAIRIAL AN II LOI DU 22 (1794)

Écrit par :  Jean TULARD

… *La loi du 22 prairial an II (10 juin 1794) est restée célèbre dans l'histoire de la Révolution française pour avoir porté la Terreur à son apogée. Deux jours après la fête de l'Être suprême qui a consacré la domination de Robespierre et laissé croire qu'il allait fermer « l'abîme de la Révolution », Couthon fait voter par la Convention une loi qui… Lire la suite
PRAIRIAL AN III JOURNÉE DU 1er (1795)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Le 12 germinal an III (1er avril 1795), la Convention est bloquée par une insurrection des faubourgs Saint-Marcel et Saint-Antoine aux cris de « Du pain et la constitution ! ». L'abolition du maximum a entraîné une hausse vertigineuse des prix : celui de la livre de pain ne cesse de monter. Les boulangeries distribuent avec difficulté… Lire la suite
PROGRÈS TECHNIQUE

Écrit par :  Clive LAMMING

…  manière générale, les techniques font antichambre et restent en dehors des salons de la pensée. La* Révolution française est très manifestement en faveur des techniques et de l'industrie, et la création, à Paris, du Conservatoire national des arts et métiers en 1794 ne fait qu'aller dans ce sens. La force intellectuelle de la Révolution est d'être… Lire la suite
PROPAGANDE

Écrit par :  Xavier LANDRIN

Dans le chapitre "Le mot et l'idée"  : …  un hasard si, entre autres transformations dans les modes de production idéologiques, le contexte *révolutionnaire voit l'apparition du mot propagande dans le vocabulaire français. La diversification de prétentions concurrentes au contrôle de l'État, qui marque la période révolutionnaire, a engendré un changement dans le travail de légitimation… Lire la suite
PROPRIÉTÉ INDUSTRIELLE

Écrit par :  Bernard FAU

Dans le chapitre "Droits sur les créations nouvelles"  : …  de Paris s'étaient efforcées de donner une uniformité à la protection de la création industrielle,* c'est la période révolutionnaire qui marque l'histoire du droit de propriété industrielle par la première loi française garantissant la protection des inventeurs. Le décret du 7 janvier 1791 déclare que les inventeurs sont propriétaires de leurs… Lire la suite
PUISAYE JOSEPH comte de (1755-1827)

Écrit par :  Jean-Clément MARTIN

… *Issu d'une famille de vieille noblesse, colonel en 1783, Puisaye commence sa carrière politique en représentant la noblesse du Perche aux assemblées provinciales de 1787, puis est élu comme député de la noblesse aux États généraux, où il joue un petit rôle. À cette époque, il paraît peu favorable au courant réformateur. Cependant, il devient… Lire la suite
RAISON CULTE DE LA

Écrit par :  Jean DÉRENS

… *Depuis 1790, un culte civique s'était peu à peu esquissé au fil des grandes fêtes, telle la fête de la Fédération le 14 juillet 1790. Le culte de la Raison est un des caprices de ce culte civique que les révolutionnaires ont tenté d'établir d'une manière désordonnée jusqu'à la création du culte de l'Être suprême par Robespierre. Le 10 août 1793, la… Lire la suite
REPRÉSENTANTS DU PEUPLE EN MISSION

Écrit par :  Jean TULARD

… *Dans le gouvernement révolutionnaire de la France dont le centre d'impulsion est la Convention, les représentants en mission jouent un rôle déterminant. Recrutés parmi les conventionnels eux-mêmes, ils sont chargés de faire appliquer les décrets votés par l'Assemblée. Leurs pouvoirs sont presque illimités. En mai 1793, le Comité de salut public… Lire la suite
REUBELL JEAN-FRANÇOIS (1747-1807)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Quand la Révolution éclate, le quadragénaire Reubell, bâtonnier de l'ordre des avocats à Colmar, n'a encore jamais quitté sa province natale ; député du tiers, il se fait remarquer à la Constituante par son opiniâtreté, soit pour dénoncer comme des tyrans les princes étrangers possessionnés en Alsace, soit pour combattre les privilèges du clergé et… Lire la suite
RHIN & MOSELLE ARMÉE DE

Écrit par :  Jean DELMAS

… *Héritière de l'armée du Rhin de 1792 qui, après avoir occupé puis évacué Mayence, dut en assurer le blocus, dans des conditions matérielles si difficiles et au prix de telles pertes qu'il devint nécessaire de la renforcer par l'armée de Moselle. Ainsi naît en l'an III (1795) l'armée de Rhin et Moselle qui, d'abord commandée par Pichegru, tient le… Lire la suite
ROBESPIERRE MAXIMILIEN DE (1758-1794)

Écrit par :  Marcel REINHARD

Robespierre incarne la *Révolution française dans sa tendance démocratique et ses méthodes terroristes, ce qui lui vaut, selon la règle, des admirateurs et des détracteurs. Toutefois, les premiers sont longtemps demeurés rares, parce que Robespierre déplaisait à beaucoup de révolutionnaires en raison de ses… Lire la suite
RŒDERER PIERRE LOUIS (1754-1835)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Fils de parlementaire, lui-même conseiller au parlement de Metz à vingt-cinq ans, auteur de nombreux mémoires fort prisés de l'Académie de Metz, Rœderer arrive aux États généraux avec une forte réputation d'économiste et de financier, comme avec une solide expérience du journalisme. Jacobin modéré à la Constituante, il fait encore figure de meneur… Lire la suite
ROLAND MANON (1754-1793) & JEAN MARIE (1734-1793)

Écrit par :  Roger DUFRAISSE

… *Inspecteur général des manufactures de la généralité de Lyon à la veille de la Révolution, Roland a épousé en 1780 une Parisienne de condition modeste, mais bien plus jeune que lui, belle et instruite, nourrie de Rousseau, et qui dira plus tard que la lecture de Plutarque « l'avait disposée à devenir républicaine ». En 1790, le ménage s'installe… Lire la suite
ROMME CHARLES GILBERT (1750-1795)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Mathématicien français. Charles Romme, après avoir été formé au collège des oratoriens de Riom, devient précepteur du jeune comte Stroganov en Russie où ses idées ouvrent la voie au futur mouvement décabriste. De retour en France, il est envoyé par le Puy-de-Dôme à l'Assemblée législative puis à la Convention où il siège sur les bancs de la… Lire la suite
ROUX JACQUES (1752-1794)

Écrit par :  Roger DUFRAISSE

… *Né dans une famille bourgeoise, Jacques Roux devient professeur au séminaire d'Angoulême, puis curé dans le diocèse de Saintes. Il adhère d'enthousiasme à la Révolution, mais il est frappé d'interdit puis révoqué sous l'accusation d'avoir participé au pillage des châteaux en avril 1790. Il s'installe à Paris, prête serment à la Constitution civile… Lire la suite
RURAL DROIT

Écrit par :  Joseph HUDAULT

Dans le chapitre " Le droit rural antérieur au statut du fermage (1789-1945)"  : …  des principes et usages qui servent à déterminer les droits et devoirs des propriétaires ruraux ». *Cette conception est issue de la Révolution, qui a érigé en dogme et inscrit dans la Déclaration des droits, un droit de propriété, qualifié de romain, en réaction contre le système foncier des démembrements et tenures en vigueur sous l'Ancien Régime… Lire la suite
SALUT PUBLIC COMITÉ DE

Écrit par :  Michel EUDE

… *Au début de janvier 1793, lorsque se précise la menace d'une guerre générale, la Convention crée dans son sein un Comité de défense générale. Ses membres étaient trop nombreux et la publicité des séances incompatible avec le secret nécessaire aux préparatifs militaires. La Commission de salut public, créée le 25 mars, ne réussit pas mieux. Le 6 … Lire la suite
SAMBRE & MEUSE ARMÉE DE

Écrit par :  Jean DELMAS

… *La plus représentative des armées de la Révolution française. Née en l'an II, très caractéristique de ces soldats de l'an II dont la légende s'est emparée, débutant sous les heureux auspices de Fleurus (26 juin 1794), commandée par Jourdan, puis par Hoche, l'armée de Sambre et Meuse compte dans ses rangs Kléber, Marceau, Championnet, Bernadotte,… Lire la suite
SARDAIGNE

Écrit par :  André PALLUEL-GUILLARDPierre-Yves PÉCHOUX Universalis

Dans le chapitre "Révolution et réaction (1792-1848)"  : …  se teintait de conservatisme au moment où les idées nouvelles se répandaient dans l'opinion. La *Révolution française vint donc ébranler un État mal préparé. En 1792, la Savoie et Nice étaient perdues, la Sardaigne se soulevait, en Piémont complots et émeutes se succédaient. En 1796 enfin, les Français franchirent les Alpes ; mal soutenus par… Lire la suite
SEPTEMBRE MASSACRES DE (1792)

Écrit par :  Bernard PLONGERON

… *Rien de plus ambigu que le cri, lancé à Paris, au mois d'août 1792 : « La patrie en danger ! » Le péril est-il à l'intérieur, où de nombreuses perquisitions, chez les prêtres réfractaires, débusquent des agences royalistes et prouvent les complicités épistolaires avec les émigrés ? Est-il à l'extérieur, d'où parviennent de sinistres nouvelles :… Lire la suite
SPINOZA BARUCH (1632-1677)

Écrit par :  Robert MISRAHI

Dans le chapitre "Le XVIIIe siècle : la lutte antireligieuse, la formation du matérialisme et la pensée révolutionnaire"  : …  spinozistes Toland (le panthéiste) et d'Holbach (le matérialiste). Au sujet de la préparation de la *Révolution, à laquelle on comprend maintenant que Spinoza a profondément participé, il faut citer encore Sieyès. Ses discours à la Convention et son Projet pour servir à la Constitution de l'an VIII sont si proches des constitutions… Lire la suite
SÛRETÉ GÉNÉRALE COMITÉ DE (1791-1795)

Écrit par :  Michel EUDE

… *À la suite de la découverte de tentatives de recrutement pour l'émigration, l'Assemblée législative décide, le 25 novembre 1791, de créer un Comité de surveillance, chargé de poursuivre les affaires de contre-révolution, et qui deviendra, sans solution de continuité, le Comité de sûreté générale de la Convention. Composé d'un nombre variable de… Lire la suite
SUSPECTS LOI DES (1793)

Écrit par :  Ghislain de DIESBACH

… *Votée le 12 août 1793, en pleine Terreur dont elle devient le meilleur instrument, la loi des suspects voit son champ d'application, déjà fort vaste, singulièrement élargi par le décret du 17 septembre. Elle permet l'arrestation immédiate, sans motif comme sans preuve, de tous ceux qui « n'ont pas constamment manifesté leur attachement à la… Lire la suite
TALLEYRAND-PÉRIGORD CHARLES MAURICE DE (1754-1838) prince de Bénévent (1806)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Illustre famille noble, claudication dès l'enfance, conviction de n'être pas aimé de sa mère, obligation familiale d'entrer dans les ordres sans vocation : de ces quatre données initiales pourrait se déduire un essai d'explication socio-psychanalytique du personnage, et se dégager le sens fantasmatique plutôt qu'historique de cette « douceur de… Lire la suite
TALLIEN JEAN LAMBERT dit (1767-1820)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Fils d'un maître d'hôtel du comte de Bercy, clerc de notaire puis de procureur, Tallien fait ses premières armes de militant révolutionnaire en fondant (1790) la Société fraternelle du faubourg Saint-Antoine, puis (1791) un journal maratiquement intitulé L'Ami du citoyen. Député à la Convention, il siège à la Montagne, vote avec les… Lire la suite
TERREUR BLANCHE

Écrit par :  Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY

… *L'expression de Terreur blanche, dont l'origine reste incertaine, caractérise deux épisodes dans l'histoire de France : en 1795, dans quelques régions du Midi, des bandes de partisans royalistes pourchassèrent et massacrèrent des jacobins qui s'étaient faits les instruments de la Terreur « rouge » des années précédentes ; à la fin de 1815, on… Lire la suite
THÉOPHILANTHROPIE

Écrit par :  Jean DÉRENS

… *La création du culte théophilanthrope répond au désir de sauver la République, en fournissant aux citoyens les bases d'une morale publique. Le besoin d'une nouvelle religion s'était fait sentir, dès l'échec de la Constitution civile du clergé, en 1791, et plusieurs tentatives officielles avaient été faites : culte de la Raison, fête de l'Être… Lire la suite
THERMIDOR AN II JOURNÉE DU 9 (27 juill. 1794)

Écrit par :  Jean TULARD

… *À l'inverse des journées révolutionnaires du 10 août 1792 ou du 2 juin 1793, le peuple n'eut aucune part dans la journée du 9 thermidor qui vit la chute de Robespierre. On a pu dire que le 9-Thermidor correspondait à un simple changement de majorité parlementaire. Robespierre a succombé en effet devant une coalition hétéroclite qui comprenait d'… Lire la suite
THERMIDORIENS

Écrit par :  Jean TULARD

… *On désigne sous le nom de thermidoriens les vainqueurs de Robespierre, les 9 et 10 thermidor an II (27 et 28 juillet 1794). Le nom recouvre donc à la fois des anciens terroristes (Tallien, Barras, Fréron) et des modérés de la Plaine (Sieyès, Boissy d'Anglas, Cambacérès). Ce sont les thermidoriens qui gouvernent la France jusqu'à l'établissement du… Lire la suite
THÉROIGNE DE MÉRICOURT ANNE-JOSÈPHE THERWAGNE dite (1762-1817)

Écrit par :  Élisabeth ROUDINESCO

… *Avec Olympe de Gouges et Claire Lacombe, Théroigne de Méricourt est l'une des premières féministes françaises de la période révolutionnaire. Née à Marcourt, au sud de Liège, dans les Pays-Bas autrichiens, Théroigne était issue d'une famille de paysans propriétaires. Elle passa son enfance dans une grande misère morale, qui fut sans doute à l'… Lire la suite
TRIBUNAL RÉVOLUTIONNAIRE

Écrit par :  Jean TULARD

… *Entre 1792 et 1794, pendant la Terreur, le Tribunal révolutionnaire de Paris fut l'un des organismes les plus célèbres. Un premier tribunal révolutionnaire, connu sous le titre de tribunal criminel extraordinaire, avait été institué le 17 août 1792. Formé de juges et de jurés, élus par les sections parisiennes, il eut à s'occuper de soixante et une… Lire la suite
VENDÉE GUERRES DE

Écrit par :  Jean-Clément MARTIN

*La Vendée, la seule résistance à la Révolution qui se soit appelée « guerre », n'est pas différente dans sa nature de la chouannerie ou d'autres mouvements contre-révolutionnaires. La guerre s'est déroulée essentiellement de 1793 à 1796, mais elle a été menée à nouveau brièvement en 1799 et en 1815,… Lire la suite
VENDÉMIAIRE AN IV JOURNÉE DU 13 (1795)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Après avoir rédigé la Constitution dite de l'an III, la Convention aurait dû se séparer et laisser la place aux nouveaux députés. Inquiète de la poussée royaliste qui risque de se traduire par des élections trop réactionnaires, elle décide par le décret du 22 août 1795 que, pour assurer la transition et éviter l'erreur qu'avaient commise les… Lire la suite
VENTÔSE DÉCRETS DE

Écrit par :  Jean TULARD

… *Le problème des décrets de Ventôse (an II — févr.-mars 1794) est lié à celui de la politique sociale des Montagnards pendant la Révolution française. Le 8 ventôse (26 févr. 1794), Saint-Just monte à la tribune : « L'opulence est dans les mains d'un assez grand nombre d'ennemis de la Révolution [...] Les biens des conspirateurs sont là pour les… Lire la suite
VERGNIAUD PIERRE (1753-1793)

Écrit par :  Roger DUFRAISSE

… *Fils d'un marchand de Limoges, protégé de Turgot qui l'envoya étudier à Paris, Pierre Vergniaud s'installe à Bordeaux comme avocat en 1781. Élu député de la Gironde à la Législative et à la Convention, il est considéré comme orateur prestigieux de la Révolution. Après être devenu républicain à la faveur de ses études sur l'Antiquité romaine, il… Lire la suite

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