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Écrit par : Jean BRUHAT
Dans le chapitre La Révolution françaiseEntre-temps, et sous l'influence directe des événements révolutionnaires, les abolitionnistes français avaient atteint leur but. Sans doute les abolitionnistes anglais ont-ils influencé la France, mais l'abolitionnisme français tire avant tout sa justification de la philosophie des . Quelles que soient leurs divergences sur la légitimité et l'util ... Lire la suite
Écrit par : Jean DÉRENS
La question des subsistances a joué un rôle essentiel dans la mobilisation des masses populaires qui, par l'insurrection, ont donné à la Révolution un nouvel élan à chaque fois qu'elle semblait dans l'impasse, le 14 juillet et le 5 octobre 1789, le 20 juin et le 10 août 1792. À chaque fois, le peuple des faubourgs s'est soulevé pour briser les ten ... Lire la suiteÉcrit par : Ghislain de DIESBACH
Lors de la réunion de l'Alsace à la France, sous Louis XIV, il avait été précisé que les fiefs appartenant à des souverains étrangers ne relèveraient pas du droit français, notamment en matière d'impôts et de douanes. En voulant appliquer les décrets du 4 août 1789 sur l'abolition des droits féodaux, puis celui du 2 novembre de la même année sur l ... Lire la suiteÉcrit par : Ghislain de DIESBACH
Revenu de bien des choses, de l'Orient où il s'est aventuré, des voyages en montgolfières et surtout des idées républicaines qu'il avait naguère adoptées, le comte d'Antraigues, dès 1789, abandonne les principes qu'il a exposés l'année précédente dans son Mémoire sur les états généraux, grâce auquel il est devenu célèbre en quelques semai ... Lire la suiteÉcrit par : Ghislain de DIESBACH
Employé déjà de manière péjorative par certains nobles libéraux pour désigner ceux qui ne partagent pas leurs vues ou les accusent de démagogie, le terme d'aristocrate devient, dès 1789, une injure appliquée indistinctement à toute personne, si plébéienne soit-elle, qui reste attachée par goût, par métier ou par habitude à l'Ancien Régime. Véritab ... Lire la suiteÉcrit par : Michel EUDE
Le 2 novembre 1789, l'Assemblée constituante décide que les biens du clergé seront « mis à la disposition de la nation » pour rembourser la dette de l'État. Mais il est nécessaire de mobiliser ce capital évalué à quelque trois milliards de livres. Le 19 décembre, l'Assemblée crée une Caisse de l'extraordinaire chargée d'aliéner les biens du clergé ... Lire la suiteÉcrit par : Albert SOBOUL
Gracchus Babeuf (1760-1797), le premier dans la Révolution française, surmonta la contradiction, à laquelle s'étaient heurtés tous les politiques dévoués à la cause populaire, entre l'affirmation du droit à l'existence et le maintien de la propriété privée et de la liberté économique. Par la pensée et par l'action, il dépassa son temps, il s'affir ... Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
Un des plus grands astronomes du xviiie siècle, Bailly découvre les satellites de Jupiter et écrit une monumentale Histoire de l'astronomie. Membre de l'Académie des sciences en 1763, de l'Académie française en 1783, de l'Académie des inscriptions en 1784, il est choyé dans les salons de l'aristocratie et à la Cour ; i ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
L'« Anacréon de la guillotine », tel fut l'un des nombreux surnoms de Barère. Il résume bien les contradictions de ce « petit-maître » du xviiie siècle, qui appartint au grand Comité de salut public de l'an II et dont Napoléon, après l'avoir utilisé, devait parler avec mépris dans Le Mémorial de Sainte-Hélène de Las Ca ... Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
Avocat protestant dauphinois, Barnave est avec Mounier un des leaders de la « révolution » dauphinoise de 1788 et, après Mirabeau, le meilleur orateur des États généraux et de la Constituante en raison de ses connaissances étendues et de la vigueur de son argumentation. Un des fondateurs de la Société des amis de la Constitution et de la liberté, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Issu d'une famille provençale noble, Barras entre dans l'armée à seize ans, fait campagne aux Indes puis sous les ordres de Suffren, et donne sa démission à la fin de la guerre d'Indépendance. Suivent quelques années plus indolentes qu'actives, d'où il émerge inopinément comme député du Var à la Convention. Il y siège à la Montagne, vote la mort d ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre DUPARC
Les propriétés de l'Église et des contre-révolutionnaires qui ont été saisies, nationalisées et vendues lors de la Révolution française forment les biens nationaux. La nature et l'importance de ces biens sont variables comme le sont les motifs de l'opération. En témoigne la série des lois et décrets qui régissent les biens nationaux. Une littératu ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Le Rectiligne, disait-on de ce révolutionnaire auquel sa rigidité et son caractère implacable ont donné une place particulière dans l'histoire de la Convention et du Comité de salut public. Fils d'un avocat au siège présidial de La Rochelle, avocat lui-même, auteur dramatique manqué, professeur laïque au collège des oratoriens à Juilly, rédacteur ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Avocat au parlement de Paris et maître d'hôtel du comte de Provence avant la Révolution, Boissy d'Anglas siège à la Constituante parmi les Constitutionnels modérés ; député à la Convention, il vote contre la mort de Louis XVI et reste toujours le même modéré ; suivant ses goûts, chacun peut le dire insignifiant comme les irrésolus de la « Plaine » ... Lire la suiteÉcrit par : Colette CAPITAN PETER
Louis-Ambroise de Bonald est, dans l'Europe de la Révolution française, avec Joseph de Maistre, le principal représentant de la pensée contre-révolutionnaire. Moins brillantes que celles de Maistre, ses œuvres sont également moins bien connues ; Bonald doit sans aucun doute cette défaveur à une pensée dogmatique exprimée dans un style pesant peu f ... Lire la suiteÉcrit par : Régine PERNOUD, Universalis
Dans le chapitre De la réaction nobiliaire à la révolution bourgeoiseLe début du xviiie siècle est marqué par une forte réaction de la noblesse par rapport à la bourgeoisie. Sous Louis XVI, tous les ministres comme tous les évêques seront nobles ; une seule exception : Necker ; il en sera de même dans le recrutement des intendants, et aussi dans l'armée où la noblesse tend véritablement à former ... Lire la suite
Dans le chapitre L'avènement politique de la bourgeoisieÀ une dizaine d'exceptions près, les six cents députés du Tiers aux États généraux appartiennent à la moyenne ou petite robe ou à la bourgeoisie des négociants, propriétaires terriens et membres des professions libérales. La plupart des heurts révolutionnaires représentent l'affrontement entre la bourgeoisie d'affaires (Girondins), plus conservatr ... Lire la suite
Écrit par : Roger DUFRAISSE
Sous la Législative, « brissoter » voulait dire « intriguer », voire « voler ». Cela situe assez bien le personnage de Brissot. Pour Jaurès, il fut le « médiocre Méphistophélès de la Gironde », « un esprit remuant et brouillon, plein d'une haute idée de lui-même ». Mme Roland avait été plus indulgente : « Gai, naïf, ingénu, il est fait pour vivre ... Lire la suiteÉcrit par : Ghislain de DIESBACH
Prince libéral et cultivé, le duc de Brunswick, qui s'est déjà distingué pendant la guerre de Sept Ans, passe depuis la mort de son oncle, Frédéric II, pour le plus illustre guerrier de son temps. Plus calculateur qu'audacieux, il est, malgré sa vaillance personnelle, de ceux « qui manquent la victoire pour s'être trop préoccupés d'assurer la retr ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né à Pise d'une noble famille toscane justement fière d'avoir donné au monde Michel-Ange, Philippe Buonarroti fait à l'université de Pise de bonnes études littéraires et juridiques. Fervent admirateur de Rousseau, il publie un journal, Gazetta universale, ce qui le fait attentivement surveiller par la police toscane. Franc-maçon, il est a ... Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
Né dans une famille de gens de justice, Buzot est avocat à Évreux, sa ville natale. En 1789, il rédige le cahier de doléances du bailliage et il est élu député du tiers état. Siégeant à l'extrême gauche et lié à Robespierre, il joue un très grand rôle dans la rédaction de la Déclaration des droits de l'homme, dans celle de la Constitution ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Clément MARTIN
Georges Cadoudal est une figure de la chouannerie, à laquelle il a donné une image d'intransigeance et de forte conviction religieuse, finalement consacrée par l'exécution, en place publique, pour complot contre le Premier consul. L'itinéraire politique de ce chouan emblématique s'est bâti contre la Révolution, dans l'Ouest, où les conflits autour ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né à Montpellier d'une famille de noblesse de robe, conseiller à la cour des aides de Montpellier en 1774, président du tribunal criminel de l'Hérault en 1790, Cambacérès arrive à Paris, député de son département à la Convention, comme juriste compétent, bon vivant notoire et révolutionnaire prudent ; tel il restera durant toute sa vie. Il siège a ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Originaire de Montpellier, issu d'une famille de négociants, de religion réformée, Cambon est élu à l'Assemblée législative par le département de l'Hérault. Il y révèle une connaissance des problèmes financiers qui attire l'attention sur lui. Ne demande-t-il pas un contrôle renforcé de la caisse de l'Extraordinaire et ne souligne-t-il pas les dang ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
La première campagne d'Italie de Bonaparte s'achève par la paix de Campoformio. La paix avec l'Autriche aurait tout aussi bien pu être dictée par Hoche, vainqueur des Autrichiens à Neuwied, près de Coblence, le 18 avril 1797. Bonaparte prend de vitesse ses collègues et Vienne préfère traiter avec ce général, car elle espère des compensations en It ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Le plus fameux de ceux que Michelet a appelés « les missionnaires de la Terreur ». Fils d'un cultivateur aisé du Cantal, procureur à la veille de la Révolution, Carrier est élu par son département d'origine à la Convention. Il siège à la Montagne, vote la mort du roi, prend parti contre les Girondins. C'est dans sa mission à Nantes qu'il révèle un ... Lire la suiteÉcrit par : Jeannine ETIEMBLE
En vain cherchera-t-on dans ce qui fut le bréviaire de plusieurs générations de lycéens laïques, l'Histoire de la littérature française de Lanson, quelque éclaircissement sur Sébastien Roch Nicolas, alias Chamfort. Son nom y paraît à peine, en appendice aux pages consacrées à son compagnon et ami, aristocrate révolutionnaire dont Chamfort ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Enfant naturel, né à Valence, Championnet sert à vingt ans dans l'armée espagnole et combat pendant le siège de Gibraltar. Patriote convaincu, il forme et instruit un bataillon de volontaires à Valence en 1792. De 1794 à 1797, il est, avec Kléber et Marceau, un des meilleurs lieutenants de Jourdan à l'armée de Sambre-et-Meuse. À la fin de 1798, il ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Clément MARTIN
Charette est incontestablement le chef vendéen le plus connu, et en même temps le plus contesté. Sa courte vie est marquée en effet par des épisodes contradictoires. Après avoir mené une carrière d'officier de marine, et avoir émigré un court laps de temps, il renoue avec sa vie de petit hobereau rural, et refuse d'abord de suivre les paysans venu ... Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
Né à Nevers, Chaumette navigue comme mousse puis comme timonier. Il étudie la médecine à Paris en 1789, puis devient rédacteur aux Révolutions de Paris en 1790. Entré au club des Cordeliers, il s'y fait, comme à la section du Théâtre-Français, le porte-parole des couches les plus déshéritées de la population des faubourgs. Après la fuite ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né à Constantinople deux ans après son frère André, officier de dragons à dix-sept ans, Marie-Joseph de Chénier démissionne assez vite de l'armée pour se consacrer aux Muses. Après quelques pièces sans aucun succès, il remporte un triomphe à la fin de 1789 en faisant jouer un Charles IX où sa plume de patriote dénonce vigoureusement les t ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Clément MARTIN
Entre 1794 et 1800, le mot chouannerie désigne une série d'insurrections et de mouvements contre-révolutionnaires qui affectent l'ouest de la France. L'origine de ces chouanneries – on peut en parler au pluriel – est le mécontentement des ruraux devant les mesures politiques et religieuses de la Révolution française prises après 1791. Des communau ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
L'expression de ci-devant se dit fréquemment au xviie et au xviiie siècle des personnes et des choses dépossédées de leur état ou de leur qualité. Le terme en vint à désigner pendant la Révolution les anciens nobles. Si Chateaubriand a pu dire que « les plus grands coups portés à l'antique constitution de l' ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard PLONGERON
Au sens strict, les « constitutionnels » ne comprennent que les fonctionnaires publics ecclésiastiques : évêques, curés et vicaires (décret du 27 nov. 1790) ; prédicateurs (27 mars 1791) ; chapelains et aumôniers d'hôpitaux et de prisons (15-17 avr.). Les « assermentés » englobent les religieux non astreints au serment de 1790 et les ralliés tardi ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard PLONGERON
L'ensemble des prêtres et évêques qui, sous la Révolution, refusèrent de prêter serment à la Constitution civile du clergé, votée par l'Assemblée constituante le 12 juillet 1790. Étant donné l'imbrication des professions de foi romaine et royaliste, et compte tenu de la vague des rétractations de serment à l'automne de 1791, la situation de prêtre ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Clément MARTIN
À partir de l'automne de 1795, à Paris, des républicains de droite, libéraux conservateurs comme Boissy d'Anglas ou Lanjuinais, et des royalistes modérés, comme Dandré, prennent l'habitude de se réunir dans un club de la rue de Clichy, sur l'initiative du député Gilbert-Desmolières. S'y retrouvent d'anciens Girondins, comme Henry-Larivière, d'anci ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
L'une des figures les plus curieuses de la Révolution, celle d'un étranger fasciné par les événements français de 1789 à 1794. « Si beaucoup de Français partaient, écrit Michelet, beaucoup d'étrangers venaient ; ils s'associaient de cœur à toutes nos agitations, ils venaient épouser la France. Et dussent-ils y mourir, ils l'aimaient mieux que vivr ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Pendant dix années consécutives, de 1792 à 1802, puis pendant douze autres années consécutives, de 1803 à 1815, la France s'est trouvée en guerre avec les principales puissances de l'Europe. La guerre déclarée par Louis XVI et l'Assemblée législative au « roi de Hongrie et de Bohême » trouve son origine dans les rassemblements d'émigrés en territo ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Le nom de Collot d'Herbois ne serait certainement pas passé à la postérité si son titulaire avait limité ses activités au monde théâtral qui fut celui de sa jeunesse. Les quinze pièces qu'il fit jouer sur diverses scènes ont depuis longtemps disparu des répertoires ; quant à son talent d'acteur, il fut, semble-t-il, très discuté. En revanche, la R ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
Municipalité insurrectionnelle qui siégea à l'Hôtel de Ville de Paris du 10 août au 2 décembre 1792, poussa au renversement de la royauté et à diverses mesures révolutionnaires, avant de s'incliner devant la Convention, nouvellement élue. La Commune de 1792 illustre le rôle de Paris dans les moments les plus dramatiques de la Révolution. À l'écart ... Lire la suiteÉcrit par : Denise BRAHIMI
La vie de Sophie de Condorcet est loin de s'identifier à celle de son mari, dont elle a pourtant épousé les idées et partagé les travaux. Sophie de Grouchy est née en Normandie en 1764, dans une assez illustre famille. Sa mère, sœur du président Dupaty, était une femme d'esprit et de sens. Sophie montre très tôt des dispositions pour l'étude, un c ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Réunis en mai 1789 pour résoudre la crise financière qui ébranle la vieille monarchie française, les états généraux se proclament Assemblée constituante, le 9 juillet 1789. C'est souligner la volonté des députés de donner à la France de nouvelles institutions. Dans le Point du jour, Barère ne leur prédit-il pas : « Vous êtes appelés à rec ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas NITSCH
Première constitution écrite de France, la Constitution du 3 septembre 1791 inclut la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789. C'est dire qu'elle incarne les idéaux de la Révolution dans leur forme originelle. Rédigée par l'Assemblée nationale constituante, elle reflète les grandes idées de l'époque : le droit de vote, la s ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas NITSCH
La Constitution montagnarde du 24 juin 1793 présente la particularité de n'avoir jamais été appliquée. Elle succède au projet de constitution très décentralisateur préparé par la Convention girondine et qui n'avait pas été adopté. La Constitution montagnarde n'en reste pas moins inspirée de la Convention qu'elle perpétue, puisqu'elle instaure un r ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas NITSCH
Votée par la Convention plus d'un an après la chute de Robespierre, approuvée par référendum, la Constitution du 5 fructidor an III, c'est-à-dire du 22 août 1795, est, avec ses 377 articles, la plus longue Constitution de notre histoire. Elle a été appliquée durant quatre ans, jusqu'au coup d'État de Bonaparte, le 18 brumaire an VIII. Les Constitu ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
La Révolution ne fut pas un torrent impétueux balayant tout sur son passage ; les idées de liberté et d'égalité n'ont pas triomphé d'un coup, sans susciter de résistance. À la Révolution s'est opposée, dès 1789, la contre-révolution, à l'innovation la tradition, à la croyance au progrès celle du péché originel. Loin de se limiter sur le plan idéol ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Michel LÉVY
Arrière-petite-nièce de Corneille, sœur d'un officier au régiment de Normandie, Charlotte Corday quitte à vingt-trois ans le domicile paternel d'Argentan, se fixe à Caen chez une vieille parente, veuve du trésorier de France, Coutellier de Bretteville ; elle s'intéresse à la politique, s'abonne au journal de Perlet, lit Le Courrier des départe ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
C'est le 27 avril 1790 que naît la Société des Amis des droits de l'homme et du citoyen tenant ses séances en l'église des Cordeliers. Avant d'abriter un club, l'église avait donné son nom à l'un des soixante districts parisiens créés en avril 1789. Le district des Cordeliers, correspondant à peu près au quartier de l'actuel Odéon, était habité pa ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
Héros de la chouannerie, Jean Cottereau avait hérité son surnom de son père Pierre, sabotier et probablement faux saunier, se servant du cri de la chouette pour se faire reconnaître de ses complices. Il pratiquait le faux saunage avec ses frères François et René. En 1780, il fut poursuivi pour avoir d'abord rossé un nommé Marchois qu'il soupçonnai ... Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
Fils d'un notaire, Couthon devient avocat à Riom, mais il est atteint d'une paralysie des jambes dès 1788. Président du tribunal de district de Clermont-Ferrand en décembre 1790, il est élu à la Législative en 1791, siège à l'extrême gauche et se prononce contre la cour. Il demande de déclarer Monsieur, frère du roi, déchu de ses droits à la régen ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Tribun populaire, Danton est une des figures majeures de la Révolution française. Ministre de la Justice au moment de la chute de la royauté, il a été ensuite le premier président du Comité de salut public, avant d’être éliminé par Robespierre, en raison de son opposition au régime de la Terreur. Sa personnalité est complexe et il faut dissocier d ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard PLONGERON
Ancien oratorien français qui marqua, par une grande activité d'érudit et d'homme politique, la période révolutionnaire et le début du xixe siècle. Né à Boulogne-sur-mer d'un père d'origine agenaise, chirurgien de l'Amirauté, et d'une mère issue d'une famille d'apothicaires boulonnais, Daunou est le seul survivant, avec sa sœur ... Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
Fils d'un lieutenant général au bailliage de Guise, Camille Desmoulins entre comme boursier à Louis-le-Grand et est condisciple de Robespierre. Avocat à Paris, il est élu aux États généraux. Il se lance dans la politique. Un moment, on le compte comme l'un de ceux qui soutiennent Mirabeau ; il devient, malgré son bégaiement, un des orateurs les pl ... Lire la suiteÉcrit par : Michel EUDE
Le Directoire a duré à peine plus de quatre ans (26 octobre 1795 – 10 novembre 1799) : brève période dans la vie d'un homme, dans celle d'un peuple. Entre la Convention et l'époque napoléonienne, le Directoire est souvent présenté comme une transition : liquidation des espoirs révolutionnaires, préparation du pouvoir personnel. Il faut se garder p ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
La Révolution française s'est achevée sur un coup d'État militaire, les 18 et 19 brumaire an VIII (9 et 10 nov. 1799). La Constitution de 1795, qui fondait le Directoire, ayant fait faillite, il importait de la modifier. Regroupé autour de Sieyès, un parti révisionniste souhaite un renforcement du pouvoir exécutif et l'établissement d'un système o ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né à Cambrai, fils d'un commissaire des guerres, Dumouriez fait ses premières armes dans la guerre de Sept Ans ; plus doué pour l'intrigue que pour l'héroïsme, il est vite chargé de diverses missions plus diplomatiques que militaires en Espagne, en Corse, en Pologne et en Suède (1763-1773) ; il connaît plus d'une aventure mal élucidée et fait une ... Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
Issu de la petite noblesse, Adrien Duport devient conseiller à la Chambre des enquêtes, entre dans la franc-maçonnerie, et joue un très grand rôle dans les milieux libéraux à la veille de la Révolution de 1789. Député de la noblesse de Paris aux États-généraux, il est l'un de ceux qui contribuent à populariser le mot « républicain ». Dès juin 1789 ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Clément MARTIN
Officier de cavalerie, issu d'une petite noblesse peu assurée, d'Elbée vit dans les Mauges au moment de la Révolution, qu'il ne désapprouve pas en son début. Quand se déclenche l'insurrection vendéenne (mars 1793), il est mis à la tête d'une bande paysanne, et devient rapidement l'un des principaux généraux de l'Armée catholique et royale, qui se ... Lire la suiteÉcrit par : Ghislain de DIESBACH
Mesure de sûreté pour quelques personnages voués à la vindicte populaire après les troubles de juillet 1789 qu'ils ont vainement tenté de réprimer, l'émigration apparaît vite comme une révolte contre la Révolution. Le comte d'Artois, frère cadet du roi, le prince de Condé et sa famille, ainsi que nombre de grands seigneurs hostiles au nouvel ordre ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
Pour Michelet, « les Enragés étaient des fanatiques d'une portée inconnue, d'un fanatisme redoutable, emportés par un souffle vague encore, mais qui allait se fixer peut-être, prendre forme, et pour une révolution en face de la Révolution ». Lyrisme un peu creux, qui fut longtemps de rigueur, inspiré à la bourgeoisie du xixe si ... Lire la suiteÉcrit par : Yves DURAND
Dans le chapitre 1789Les échecs de Calonne, de Loménie de Brienne et de l'assemblée des notables pour résoudre la crise financière sont à l'origine de la convocation des états en 1789, mais les conditions politiques et sociales avaient considérablement changé depuis deux siècles. Si les parlements et les cours souveraines exigeaient les états généraux, c'était dans un ... Lire la suite
Écrit par : Jean DÉRENS
Robespierre est à l'origine du culte de l'Être suprême, par lequel il prétendait donner à la vertu, principe et ressort du gouvernement populaire, un fondement métaphysique. L'essentiel de ses idées est contenu dans son discours du 18 floréal an II (7 mai 1794) sur l'établissement des fêtes décadaires : « L'idée de l'Être suprême est un rappel con ... Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
Fils d'un marchand drapier de Carcassonne, Fabre d'Églantine est un auteur-comédien ambulant. Le célèbre Il pleut, il pleut bergère... est tiré d'une de ses opérettes. Au cours d'un séjour à Lyon, il se lie avec Collot d'Herbois, mais il ne participe pas à l'agitation prérévolutionnaire. Entré au club des Cordeliers, qui deviendra le club ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
La défaite des Girondins dans leur lutte contre les Montagnards, le 2 juin 1793, moment capital dans l'histoire de la Révolution française, a une signification moins sociale que géographique ; c'est la défaite de la province devant Paris, des partisans d'une fédération de départements contre les tenants de la centralisation. Une défaite qui pèsera ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
La Fédération de 1790 est la conséquence de la formation en France des municipalités et des gardes nationales au moment de la Grande Peur. Dans les villages et les villes se forment en juillet 1789 des gouvernements particuliers qui se substituent aux anciennes autorités. Dans le Dauphiné, plusieurs représentants de communes réunis à Étoile près d ... Lire la suiteÉcrit par : Michel EUDE
Dès le début de 1790 s'était formée une Société de 89, réunissant des modérés du parti patriote (Sieyes, La Fayette, Talleyrand). Mais la grande scission qui aboutit à la création du club des Feuillants date du 18 juillet 1791, au lendemain de la fusillade du Champ-de-Mars, lorsque tous les députés, sauf cinq (dont Robespierre, Pétion et Buzot), s ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Une éminence grise politique doublée d'un écrivain méconnu mais important, tel apparaît Joseph Fiévée, célèbre pour son roman La Dot de Suzette et pour sa Correspondance avec Napoléon que lurent avec passion Sainte-Beuve et Mérimée. Ce personnage, qui a fasciné ses contemporains, a été parfaitement défini par l'un d'eux : « Nul d ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Cette bataille est la plus significative de l'époque de la première coalition des guerres de la Révolution française. Jean-Baptiste Jourdan et Jean-Baptiste Kléber sont à la tête de 73 000 soldats français ; ils affrontent 52 000 Autrichiens et Hollandais sous le commandement de Frédéric Josias, duc de Saxe-Cobourg, et de Guillaume V, prince d'Ora ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Deuxième coup d'État du Directoire, celui du 22 floréal an VI (11 mai 1798) n'est plus, comme celui du coup d'État du 18 fructidor an V (4 sept. 1797), dirigé contre les royalistes, mais contre les jacobins qui viennent de gagner les élections d'avril. Ce succès inquiète fortement le Directoire dominé par les modérés (Barras, Reubell, La Révellièr ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Fils d'un capitaine de navire nantais, Fouché semble n'avoir jamais été ordonné prêtre de l'Oratoire, bien qu'il ait longtemps enseigné dans les collèges de la congrégation ; contrairement à la légende, il ne devra donc pas défroquer à proprement parler pour se marier au début de la Révolution. Député de la Loire-Inférieure à la Convention, Montag ... Lire la suiteÉcrit par : Marcel LE CLÈRE
Magistrat français de l'époque révolutionnaire, Fouquier-Tinville est né en Artois d'une famille paysanne relativement aisée ; il vient faire son droit à Paris et y achète une charge de procureur au Châtelet, qu'il exerce de 1773 à 1783 au 20 de la rue des Jeûneurs. Il doit la résilier moins pour incapacité — il était intelligent et éloquent — que ... Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline BROSSOLET
Chimiste et homme politique français, né et mort à Paris. Clerc d'avoué, Antoine de Fourcroy est encouragé par Félix Vicq d'Azyr à étudier la médecine. Reçu docteur en 1780, il enseigne la chimie de 1783 à 1787 à l'École vétérinaire d'Alfort. En 1787, il publie en collaboration avec Guyton de Morveau, Lavoisier et Berthollet la Méthode de nome ... Lire la suiteÉcrit par : Sylvain VENAYRE
Dans le chapitre Les trois moments de la Révolution françaiseRappelons les enjeux de la, tels qu'ils furent perçus par les contemporains, puis véhiculés par le discours sur la Révolution, jusqu'à la fin de la IIIe République. Globalement, ce que l'on qualifia rapidement de Révolution française fut séparé en trois moments ; et l'on put, par la suite, décréter n'adhérer qu'aux principes de l'un ou ... Lire la suite
Écrit par : Jean TULARD
Avocat puis homme de lettres, encouragé par Voltaire en ces termes : « Il faut bien que l'on me succède, et j'aime en vous mon héritier », François de Neufchâteau est, de 1782 à 1787, procureur général près du conseil supérieur de Cap-Français, à Saint-Domingue. De retour en France, il accueille avec enthousiasme la Révolution. En 1791, il est élu ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Fils d'Élie Fréron, Stanislas, ainsi prénommé en l'honneur du bon roi polonais de Nancy et de Lunéville, hérita de son père son goût pour les pugnacités du métier de publiciste, mais se sépara de lui par son engouement pour les idées révolutionnaires. En 1790, ayant déjà une bonne pratique du journalisme, il fonde L'Orateur du peuple ; il ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Le Directoire, dès son installation le 26 octobre 1795, s'est trouvé pris entre deux menaces : à gauche les jacobins et les babouvistes, à droite les royalistes. Le danger babouviste est écarté après l'arrestation de Babeuf en mai 1796. En revanche, longtemps limité à des complots et aux soulèvements armés (dans la Vendée, le Midi), le mouvement m ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Nom donné aux auteurs du coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797) qui éliminèrent du Directoire et des conseils les partisans d'une restauration monarchiste. Barras, Reubell et La Révellière-Lépeaux furent les instigateurs de ce coup d'État, avec l'appui de généraux comme Augereau. Le coup d'État de fructidor marque une cassure dans l'h ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Appartenant à ce groupe d'« idéologues », comme on les a surnommés, qui ont défendu les idées nouvelles sous l'Ancien Régime et joué le rôle de philosophes de la Révolution, Garat est une personnalité du monde des lettres sous le règne de Louis XVI, lié d'amitié avec Grimod de la Reynière et Sedaine, polémiquant avec Palissot, Mercier et le marqui ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Le 13 juillet 1789, le comité permanent des électeurs décide la constitution d'une force armée de 48 000 hommes pour assurer le maintien de l'ordre dans la capitale. Son commandement est confié le 15 juillet à La Fayette. Elle reçoit le nom de garde nationale. Dans la plupart des villes et dans de nombreux villages, des milices sont formées sur ce ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Il n'est pas facile de dégager nettement la ligne maîtresse d'un affrontement qui, sous la Révolution française, a duré plus de dix-huit mois et dont les enjeux se sont constamment déplacés. Gironde contre Montagne : pour la guerre extérieure contre la guerre intérieure, pour la saisie des ministères contre la chute de la royauté, pour le fédérali ... Lire la suiteÉcrit par : Élisabeth ROUDINESCO
Avec Théroigne de Méricourt et Claire Lacombe, Olympe de Gouges est l'une des héroïnes majeures du premier féminisme français qui se développa sous la Révolution sans parvenir à imposer l'égalité politique des sexes. Née à Montauban, elle était peut-être la fille naturelle du marquis Le Franc de Pompignan, piètre versificateur, auquel elle prétend ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Pendant un an (juill. 1793-juill. 1794), la France a été soumise à la dictature des Montagnards. Cette période est connue sous le nom de gouvernement révolutionnaire. Élue pour élaborer une nouvelle constitution, la Convention en diffère l'application jusqu'au redressement de la situation extérieure. « Dans les circonstances où se trouve la Républ ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
La peur a joué un rôle important dans le déroulement de la Révolution française : peur du complot aristocratique à la veille du 14 juillet 1789, peur des partageux et des anarchistes au moment de Brumaire 1799, mais le terme de Grande Peur a été réservé aux insurrections paysannes de 1789. Dans les campagnes où sévit la disette, conséquence des ma ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard PLONGERON
Né à Vého, près de Lunéville, fils unique d'un tailleur d'habits. Des études chez les Jésuites de Nancy, de 1763 à 1768, mènent Henri Grégoire au séminaire de Metz, où enseigne le lazariste Lamourette, futur évêque et député de Rhône-et-Loire. Ordonné prêtre en 1775, il obtient, en 1782, la cure d'Embermesnil. Une ample correspondance avec l'Europ ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
L'affaire du camp de Grenelle est l'épisode décisif de la conjuration des Égaux animée par Gracchus Babeuf. Cet ancien feudiste, qui rêvait d'un communisme agraire, prépare un complot en liaison avec d'anciens Montagnards. Après l'échec des journées de germinal et de prairial an III (1er avril et 20 mai 1795), il convient de renoncer à ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
« En 1772, M. de Guibert fit paraître son Traité de tactique qui causa le plus grand bruit à cause de la préface qui était fort hardie, ce qui l'obligea à voyager. » Cette remarque provient des notes de Bonaparte, alors jeune officier et qui saluait ainsi l'un de ses maîtres à penser. Lieutenant à treize ans au régiment d'Auvergne, capita ... Lire la suiteÉcrit par : Marcel LE CLÈRE
Né à Saintes, Guillotin est un brillant élève ; poussé par ses maîtres, il entre d'abord dans la Compagnie de Jésus et enseigne à Bordeaux au collège des Irlandais. Mais, de caractère indépendant, il quitte les ordres et fait sa médecine. Reçu « avec éloge », il est nommé docteur-régent de la faculté de Paris. La science de Guillotin le fait désig ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Avec Marat et Desmoulins, Hébert a été le plus célèbre journaliste de la Révolution française, le plus discuté aussi. Fils d'un bourgeois aisé et d'une mère d'origine noble, il ne parvint jamais, contrairement à la légende qui l'assimile à son personnage, le Père Duchesne, à se débarrasser de ses origines. Le journaliste Fiévée, qui l'entendit aux ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né à Versailles, fils d'un palefrenier du roi. Fusilier puis caporal aux gardes françaises, Lazare Hoche, pendant ses heures de loisir et de congé, confectionne des ouvrages de dentelle qu'il vend pour avoir de quoi s'acheter des livres ; passionné surtout de Plutarque et de Rousseau, il acquiert une solide instruction. Ardemment « patriote », il ... Lire la suiteÉcrit par : André CANIVEZ
Honnis sous la Restauration, voués ensuite au mépris, les idéologues commencent enfin à retenir l'attention de quelques-uns. Ces républicains d'Ancien Régime ont été les philosophes de la Révolution ; matérialistes assurés, partisans du nouveau pouvoir, ils n'ont pas hésité à assumer de fortes responsabilités, ont survécu à de grands dangers, se s ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Au sein du parti montagnard s'est développé en France, devant les excès de la Terreur, un mouvement qui reçut le nom de faction des indulgents. Ces indulgents souhaitent un retour à la paix intérieure et extérieure et la fin des excès terroristes. Leur chef de file est Danton, leur porte-parole Camille Desmoulins qui fonde un journal, Le Vieux ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Après la signature des traités de Bâle et de La Haye en 1795, la France n'a plus sur le Continent comme adversaire que l'Autriche. Devenu directeur, Carnot conçoit le projet de lancer trois armées sur Vienne : deux ont mission d'atteindre la capitale autrichienne par la vallée du Main et celle du Danube, la troisième doit passer par la vallée du P ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Le 30 avril 1789, à Versailles, les députés du tiers état de Bretagne, parmi lesquels Le Chapelier, Lanjuinais, Coroller et Defermon, se réunissent pour débattre ensemble de leur attitude cinq jours avant l'ouverture des États généraux. C'est l'origine du Club breton auquel s'agrégeront très vite des députés « patriotes » venus d'autres provinces ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
En novembre 1794, la réaction thermidorienne impose la fermeture du club des Jacobins. L'histoire du jacobinisme n'est pas pour autant terminée, même si elle est éclipsée sous le Directoire par le babouvisme. Après l'amnistie qui suit le coup de force du 13 vendémiaire (oct. 1795), les Jacobins se regroupent. Dans leurs rangs figurent des bourgeoi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Issu d'une famille protestante de Montauban convertie de force, élevé chez les jésuites qui voudraient l'enrôler sous leur étendard, Jeanbon préfère entrer dans la marine marchande et devenir capitaine au long cours ; un peu plus tard, il revient à la théologie, mais pour se faire pasteur protestant et exercer son ministère dans son pays natal. Ja ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né dans l'Ain, Joubert s'évade du collège à quinze ans pour s'engager, puis se retrouve étudiant en droit à Dijon en 1789 et s'engage de nouveau en 1791. De 1792 à 1797, il prend ses grades dans l'armée d'Italie, s'illustre à Rivoli, soumet le Tyrol dans les dernières semaines de la campagne. Le Directoire l'emploie alors à des occupations peu mil ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Fils d'un chirurgien de Limoges, Jourdan a fait comme simple soldat la guerre d'Amérique avant de s'établir comme mercier à Limoges ; volontaire de 1791, il sert sous Dumouriez à l'armée du Nord ; général de division dès juillet 1793, il est en septembre (avec Pichegru et Hoche) l'un des commandants en chef « sans-culottes » nommés par le Comité d ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né à Strasbourg, fils d'un maçon, Kléber se destine d'abord à l'architecture, suit à Paris les cours de Chalgrin, exerce sa profession à Besançon puis à Strasbourg. On le retrouve à l'École militaire de Munich. Il est ensuite sous-lieutenant dans l'armée autrichienne d'où il démissionne en 1785. Le revoici en Alsace comme inspecteur des bâtiments ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Avocat à la veille de la Révolution, La Révellière-Lépeaux est élu aux États généraux par la sénéchaussée d'Anjou. Il apparaît comme un partisan farouche du « grand système d'égalité entre les hommes ». Le Maine-et-Loire l'appelle à siéger à la Convention. Il y vote la mort du roi, mais s'oppose en février 1793 à Robespierre dans un retentissant a ... Lire la suiteÉcrit par : Ghislain de DIESBACH
À sa sortie du collège militaire de Sorèze, où il a été élevé, Henri de La Rochejaquelein entre au régiment de Royal-Pologne cavalerie, dont son père, le marquis de La Rochejaquelein, est colonel propriétaire, puis il passe aux chasseurs de Flandre qu'il abandonne pour faire partie de la garde constitutionnelle du roi. C'est à ce titre qu'il reçoi ... Lire la suiteÉcrit par : Alain ERLANDE-BRANDENBURG
Élève du peintre Doyen, Alexandre Lenoir est l'un des personnages de la Révolution qui continue à susciter parmi les historiens d'art et les archéologues les plus violentes controverses. Pour certains, il a sauvé quantité d'œuvres d'art, pour d'autres il a agi comme un collectionneur, achetant, vendant des œuvres ou détruisant des monuments pour o ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Orienté vers l'état ecclésiastique, évêque de Condom en 1760, archevêque de Toulouse en 1763, Loménie de Brienne se révèle bon administrateur, s'occupe de travaux publics, d'industrie, de commerce, d'instruction publique, fait creuser le canal entre la Garonne et le canal du Midi. Membre des assemblées du clergé, de la commission des Réguliers pou ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Clément MARTIN
La personnalité de Louis XVI, dernier roi de l'Ancien Régime, se confond avec les légendes qui se sont attachées à lui : roi faible et incapable, roi-martyr, roi-serrurier... Exécuté pour des raisons politiques, il est accusé d'avoir trahi mais aussi d'avoir été simplement roi. Sa mort marque l'histoire de France durablement, parce qu'elle est lié ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Clément MARTIN
Second fils de Louis XVI et Marie-Antoinette, il devient le dauphin à la mort de son frère en juin 1789, et partage le destin de sa famille au moment de la Révolution. Ramené à Paris, par la foule qui est allé chercher « le boulanger, la boulangère et le petit mitron » en octobre 1789, il est arrêté à Varennes, lors de la fuite familiale le 20 jui ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né à Paris, fils d'un papetier, Louvet (qui se fit souvent appeler Louvet de Couvray pour se distinguer d'un frère aîné qu'il haïssait) débute à dix-sept ans comme secrétaire de Dietrich (le futur maire de Strasbourg), puis est commis d'un libraire quelque peu spécialisé en ouvrages licencieux, ce qui lui donne envie de tenter sa chance en ce doma ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier COLLOMB
Fils d'un chancelier de France, premier président de la Cour des aides en 1750, Malesherbes est surtout directeur général de la Librairie, en fait chef de la censure ; en cette qualité, il protège officieusement ce qu'il est chargé d'interdire : l'achèvement de l'Encyclopédie est son œuvre. Il manifeste plus d'amitié encore que de sentime ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Avec Burke, Gentz et J. de Maistre, Mallet du Pan fut l'un des principaux théoriciens de la contre-révolution. D'origine suisse, il s'est imprudemment mêlé aux troubles de Genève, soutenant en 1766 la cause des « natifs », les immigrés récents, contre l'ancienne bourgeoisie, puis dénonçant en 1782, au nom du « juste milieu », la révolution genevoi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VIDALENC
Après une jeunesse tourmentée, Marat, autodidacte, devenu médecin en Grande-Bretagne, se fit d'abord connaître par des écrits philosophiques et scientifiques qui lui valurent une certaine notoriété dans les milieux cultivés de Londres, puis de Paris. Il devait devenir, dès les débuts de la Révolution, un journaliste connu dans les milieux jacob ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né à Chartres, soldat à seize ans, sergent en 1789, Marceau s'engage dans la garde nationale par patriotisme aussitôt après la prise de la Bastille ; volontaire en 1791, il intervient énergiquement en août 1792 pour empêcher son unité de suivre La Fayette qui voulait entraîner l'armée à marcher contre Paris. Sa brève mais éclatante carrière milita ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Avocat au Parlement de Paris, Sylvain Maréchal doit renoncer à plaider pour des raisons de santé et va occuper l'emploi plus modeste de sous-bibliothécaire au collège Mazarin. En 1781, il publie les fragments d'un poème moral sur Dieu, puis en 1784 le Livre échappé au Déluge, parodie de la Bible ; enfin, en 1788, une sorte de calendrier p ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Fille de Marie-Thérèse d'Autriche et de François de Lorraine, celle que les siens nommaient Antonia est destinée tout enfant à sceller la réconciliation de la monarchie française avec celle des Habsbourg. Elle n'a pas encore quinze ans lorsque, au printemps de 1770, elle épouse le dauphin Louis, petit-fils de Louis XV. Les fêtes données à cette oc ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Lors de la Révolution française, sous la pression populaire née de la disette dans les villes et plus particulièrement à Paris, la Convention doit se résigner à intervenir sur le plan économique. Elle vote une loi contre l'accaparement punissant de mort la spéculation, le 27 juillet 1793. Un peu plus tard, le 29 septembre, elle adopte la loi du ma ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Fils d'agriculteur, reçu avocat à Douai, Merlin est déjà conseiller juridique et financier du duc d'Orléans avant la Révolution. Député à la Constituante, il y soutient le parti patriote ; député à la Convention, il siège à la Plaine, mais vote presque toujours avec la Montagne, notamment pour la mort de Louis XVI. Il reçoit diverses missions dans ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
La Révolution française avait suscité un vif engouement pour tout ce qui rappelait les républiques d'Athènes ou de Rome. Mais c'est après la Terreur, sous le Directoire, que le type d'élégante dite merveilleuse fait fureur. Les costumes à la romaine sont adoptés par les femmes aux formes amples, tandis que les plus jeunes et les plus sveltes font ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né à Morlaix, fils d'un avocat breton, étudiant en droit à Rennes, le jeune Moreau est déjà mêlé, comme prévôt des étudiants, aux troubles parlementaires de la ville en 1788 ; c'est lui qui fonde et préside la Fédération de la jeunesse bretonne et angevine à Pontivy en 1790. Lieutenant-colonel dans l'armée du Nord en 1792, il sert sous Dumouriez — ... Lire la suiteÉcrit par : Ghislain de DIESBACH
Doté à sa naissance d'un prénom que trop d'historiens prennent à tort pour un titre ou pour une fonction, Gouverneur Morris, issu d'une famille patricienne, représente l'État de New York au Congrès, puis réorganise l'armée des Insurgents et participe aux travaux de rédaction de la Constitution qui est en grande partie son œuvre. En 1786, ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques GODECHOT, Universalis
Dans le chapitre La période révolutionnaireEn septembre 1789, il rejoignit les partisans de Paoli, que l'Assemblée nationale avait autorisé à rentrer en Corse. Mais Paoli n'avait aucune sympathie pour un homme dont le père l'avait trahi et qu'il considérait comme un étranger. Déçu, Bonaparte retourna en France et, en avril 1791, il fut nommé premier lieutenant au 4e régiment d'a ... Lire la suite
Dans le chapitre Le ConsulatLa personnalité de Bonaparte (surnommé alors le Petit Tondu) était mal connue mais on faisait confiance à quelqu'un qui avait toujours été victorieux (Aboukir et Saint-Jean d'Acre étaient oubliés). On attendait de lui qu'il rétablisse la paix, qu'il mette fin au désordre et qu'il consolide les « conquêtes » politiques et sociales de la Révolution. ... Lire la suite
Écrit par : André THÉPOT
On peut définir ainsi le principe des nationalités : le dogme suivant lequel État et nation doivent coïncider dans les groupements politiques. La notion de nationalité s'est peu à peu formée au cours des siècles. On peut noter dès le Moyen Âge des manifestations de sentiment national, mais celui-ci apparaissait plus comme une réaction contre une m ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Né à Genève, fils d'un régent de collège, destiné au commerce, Necker fait son noviciat commercial à la banque Vernet, à Paris. Il amasse une fortune honorable, fonde une banque en 1765. Nommé président par la République de Genève, il inspire confiance à Choiseul. Syndic de la Compagnie des Indes, il la ranime et la défend contre l'abbé Morellet e ... Lire la suiteÉcrit par : Martine MEUSY
Fondée en 1788 par Brissot, Clavière et Mirabeau, la Société des amis des Noirs se proposait de mettre en œuvre la doctrine anti-esclavagiste et abolitionniste dont Montesquieu et l'abbé Raynal furent des précurseurs, mais qui avait pris forme tout spécialement en Angleterre avec William Wilberforce, pour atteindre, vers 1780, les sphères politiqu ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Les journées d'octobre 1789 marquent un tournant dans l'histoire de la Révolution en laissant présager la chute de la monarchie. À l'issue de ces journées, en effet, le roi s'est retrouvé prisonnier de Paris. L'opinion avait manifesté son inquiétude devant le retard apporté par Louis XVI à la ratification des résolutions prises par l'assemblée dan ... Lire la suiteÉcrit par : José MURACCIOLE
Traditionnellement, le duché d'Orléans donnait son nom au deuxième fils du roi de France. À sa naissance, il était fait duc d'Orléans de même que son frère aîné le futur roi était dénommé Dauphin. Par la suite, et surtout à partir de 1610, les ducs d'Orléans prirent l'habitude de grouper autour d'eux la faction des mécontents et le nom d'orléanism ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Arrière-petit-fils du Régent, le duc d'Orléans est, à la veille de la Révolution, l'un des princes les plus riches de France et le partisan le plus chaleureux des idées nouvelles. Grand maître de la franc-maçonnerie, affectant de penser comme les républicains d'Amérique et de vivre comme les membres des clubs londoniens, il s'est élevé contre les ... Lire la suiteÉcrit par : Ghislain de DIESBACH
Après avoir été successivement valet de ferme, matelot, fabricant de corsets, comptable au Trésor, percepteur et surveillant dans un collège, Thomas Paine, à qui rien jusqu'alors n'a réussi, pas même le mariage, rencontre à Londres Benjamin Franklin et, muni de recommandations de ce dernier, s'en va tenter sa chance à Philadelphie. Il y arrive au ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-François POIRIER
Dans le chapitre Données historiques et urbanistiquesParmi les circonstances historiques qui vont permettre la création des passages, la joue un rôle capital. Le 2 décembre 1789, l'Assemblée nationale décrète que « tous les biens ecclésiastiques sont à la disposition de la nation ». Les biens du clergé devenus nationaux ainsi que les hôtels particuliers confisqués en 1792 aux émigrés sont achetés pa ... Lire la suite
Écrit par : Frédéric MAURO, Guido PEETERS, Arnault SKORNICKI, Universalis, Christian VANDERMOTTEN
Dans le chapitre Révolution et restauration 1780-1830Comme ailleurs en Europe occidentale, la République fut le théâtre d'un changement de mentalité surtout sensible à partir de 1780. Le mouvement des Patriotes connut d'abord des succès, mais, sitôt la maison d'Orange menacée, la Prusse intervint (1787) et l'ancien conservatisme subsista avec ses privilèges, ses abus et sa corruption. La République ... Lire la suite
Écrit par : Louis TRENARD
Fils du comte de Toulouse et dernier héritier des fils légitimés de Louis XIV, Penthièvre succède à son père en 1737 dans les charges de grand amiral, de grand veneur, de gouverneur de Bretagne, de commandant de deux régiments qui portent son nom. Il combat à Dunkerque, à Dottingue, à Fontenoy. Il défend la Bretagne contre les Anglais. Calme, tour ... Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
Avocat à Chartres, Jérôme Pétion de Villeneuve est élu député aux états généraux par le tiers état de son bailliage. Bon orateur et, jusqu'à la fin de la Constituante, compagnon inséparable de Robespierre qui appréciait son honnêteté, il fréquente dès cette époque le salon de Mme Roland et il est chargé de négocier avec la légation de P ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Fils d'un cultivateur du pays d'Arbois, Pichegru parvient très jeune à devenir répétiteur de mathématiques à Brienne ; il s'engage comme soldat en 1780 (contrairement à la légende, Napoléon n'aura donc guère eu le temps de profiter de ses connaissances mathématiques) et fait la guerre d'Amérique. Sergent-major en 1789, il milite avec ardeur au clu ... Lire la suiteÉcrit par : Ghislain de DIESBACH
Observateurs narquois et secrètement ravis des embarras de Louis XVI, l'empereur Léopold II et le roi de Prusse, Frédéric-Guillaume II, finissent par s'inquiéter de l'« anarchie » qui règne en France et menace, par la contagion de l'exemple, de s'étendre à toute l'Europe. Contre une Assemblée qui prétend exercer partout des droits, ils veulent rap ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Cette bataille spectaculaire mais d'importance secondaire s'est déroulée pendant la première campagne italienne de Bonaparte. Ce dernier y gagna la confiance et la loyauté de ses troupes, qui le surnommèrent « le petit caporal » en reconnaissance de son courage personnel. La bataille se déroula au pont de Lodi, qui enjambe la rivière Adda, à 31 ki ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Le 12 germinal an III (1er avril 1795), la Convention est bloquée par une insurrection des faubourgs Saint-Marcel et Saint-Antoine aux cris de « Du pain et la constitution ! ». L'abolition du maximum a entraîné une hausse vertigineuse des prix : celui de la livre de pain ne cesse de monter. Les boulangeries distribuent avec difficulté d ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
La loi du 22 prairial an II (10 juin 1794) est restée célèbre dans l'histoire de la Révolution française pour avoir porté la Terreur à son apogée. Deux jours après la fête de l'Être suprême qui a consacré la domination de Robespierre et laissé croire qu'il allait fermer « l'abîme de la Révolution », Couthon fait voter par la Convention une loi qui ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Clément MARTIN
Issu d'une famille de vieille noblesse, colonel en 1783, Puisaye commence sa carrière politique en représentant la noblesse du Perche aux assemblées provinciales de 1787, puis est élu comme député de la noblesse aux États généraux, où il joue un petit rôle. À cette époque, il paraît peu favorable au courant réformateur. Cependant, il devient comma ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Épisode célèbre de la campagne d'Égypte, la bataille des Pyramides, qui doit son nom à Bonaparte toujours très soucieux de sa propagande, se déroula en réalité aux abords d'Embabeh, petite localité située sur la rive gauche du Nil, en aval du Caire, à environ 7 kilomètres au nord des pyramides de Guizeh. L'armée d'Égypte, forte de 25 000 hommes, y ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
La prise de la Bastille le 14 juillet 1789 n'est qu'une péripétie dans l'histoire de la Révolution, mais elle a pris valeur de symbole. Cette insurrection populaire, première apparition du peuple de Paris sur la scène révolutionnaire (le saccage, le 28 avril 1789, de la manufacture de papiers peints de Réveillon n'avait pas eu la même ampleur) a p ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Dans la nuit du 4 août 1789 disparaît l'ancienne France fondée sur le privilège et les vieilles structures de la féodalité. La séance du 4 août 1789 de l'Assemblée nationale est la conséquence de la Grande Peur, qui jette les paysans contre les châteaux. Le soulèvement des campagnes rappelle aux députés le problème paysan. Les révoltes agraires ne ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
Depuis 1790, un culte civique s'était peu à peu esquissé au fil des grandes fêtes, telle la fête de la Fédération le 14 juillet 1790. Le culte de la Raison est un des caprices de ce culte civique que les révolutionnaires ont tenté d'établir d'une manière désordonnée jusqu'à la création du culte de l'Être suprême par Robespierre. Le 10 août 1793, l ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Dans le gouvernement révolutionnaire de la France dont le centre d'impulsion est la Convention, les représentants en mission jouent un rôle déterminant. Recrutés parmi les conventionnels eux-mêmes, ils sont chargés de faire appliquer les décrets votés par l'Assemblée. Leurs pouvoirs sont presque illimités. En mai 1793, le Comité de salut public le ... Lire la suiteÉcrit par : André Jean TUDESQ
Le nom de républicains a été donné aux partisans de la république, avec une signification différente selon les pays et selon les époques. En France, sous la Révolution et la Ire République, le terme de « patriote » est davantage utilisé. Bien que la République ait continué nominalement à exister sous le Consulat, on peut consid ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Quand la Révolution éclate, le quadragénaire Reubell, bâtonnier de l'ordre des avocats à Colmar, n'a encore jamais quitté sa province natale ; député du tiers, il se fait remarquer à la Constituante par son opiniâtreté, soit pour dénoncer comme des tyrans les princes étrangers possessionnés en Alsace, soit pour combattre les privilèges du clergé e ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BERTAUD
Dans le chapitre L'armée royale et la RévolutionL'armée royale, en 1789, comptait environ 150 000 hommes, auxquels venaient s'ajouter, en temps de guerre, 75 000 hommes de la milice, réserve de troupes provinciales recrutées dans les campagnes par tirage au sort parmi les célibataires de dix-huit à quarante ans. Armée considérable par son contingent et dont la monarchie s'était efforcée de fair ... Lire la suite
Dans le chapitre Les volontaires de 1791L'Assemblée constituante, tout en donnant au roi le commandement de cette armée, avait pris des mesures pour pouvoir la contrôler. Elle le fit encore plus étroitement au moment de la fuite du roi, où des commissaires furent envoyés aux armées pour leur faire prêter un serment de fidélité. Ce fut cette fuite du roi qui produisit la création d'une n ... Lire la suite
Dans le chapitre La patrie en dangerLa guerre déclarée le 20 avril 1792, la France fut bientôt envahie par les Autrichiens et les Prussiens. Les premiers combats se soldèrent par des défaites et les troupes, criant à la trahison, se débandèrent. De mai à décembre, et parfois jusqu'au début de 1793, de nouvelles levées de volontaires furent ordonnées. Point culminant : le 11 juillet, ... Lire la suite
Dans le chapitre 1792 : une armée populaireLes volontaires de 1792 – une enquête menée dans les registres de contrôle des troupes le montre – étaient en moyenne plus jeunes que ceux de 1791 : parmi les moins de vingt-cinq ans qui formèrent les trois quarts du contingent, près de 15 p. 100 avaient moins de dix-huit ans. On comptait toutefois des hommes d'âge mûr et la pyramide des âges s'ét ... Lire la suite
Dans le chapitre De la levée des 300 000 hommes à la levée en masseEn février 1793, la France révolutionnaire qui de la défensive – Valmy – était passée à l'offensive – Jemmapes – et commençait à conquérir la Belgique et la Savoie se heurta à une première coalition qui réunit, avec l'Autriche et la Prusse, l'Angleterre et la Hollande, puis en mars l'Espagne et la plupart des États italiens. Durant l'hiver, des vo ... Lire la suite
Dans le chapitre La levée en masseQue tous les Français, sans exception, se dressent et s'abattent sur l'armée adverse, le nombre, l'enthousiasme suppléeraient au manque de technique militaire, et en quelques semaines, sinon en une journée – certains le prétendirent –, la Révolution en finirait avec la coalition ! L'idée d'une levée en masse qui parcourut les sections, le ... Lire la suite
Dans le chapitre L'amalgame et l'encadrementL'amalgame des anciennes troupes royales avec les bataillons de volontaires et de requis, voté en février 1793, commença à être appliqué : l'armée aurait le même uniforme, la même paye, une identique discipline et un recrutement et une promotion de ses cadres fondés sur l'élection et sur l'ancienneté de service. Les unités devaient peu à peu se mê ... Lire la suite
Dans le chapitre Le soldat de l'an II, un citoyen modèleL'idée de régénérer l'homme et le citoyen est au cœur de la Révolution française. Des siècles de « féodalisme », disait-on, avaient souillé les Français des vices propagés par l'aristocratie. La Révolution enlèverait peu à peu ces macules, l'homme retrouverait la pureté de ses origines et deviendrait un citoyen vertueux sans lequel il n'est point ... Lire la suite
Dans le chapitre De l'armée des soldats citoyens à l'armée des coups d'ÉtatPourtant, ce furent ces soldats, s'honorant du titre de citoyen, qui participèrent aux coups d'État dont fut émaillée la vie politique du, jusqu'à faire s'effondrer la République, et qui donnèrent le pouvoir à un de leurs généraux. À cette situation il y a plusieurs explications et d'abord celle d'une démission progressive du pouvoir face aux gén ... Lire la suite
Écrit par : Jean-Clément MARTIN, Marc THIVOLET
La période appelée Révolution française, qui se situe entre 1789 et 1799, constitue une rupture considérable, abolissant la monarchie, inventant de nouveaux rapports sociaux et créant une langue politique inédite. Ce bouleversement ne représente pas seulement la pointe des mouvements révolutionnaires qui se produisent en Europe et en Amérique du N ... Lire la suiteÉcrit par : Udolpho van de SANDT
Après avoir visité le Salon de 1791, le premier Salon « libre » ouvert par un décret de l'Assemblée nationale à tous les artistes sans distinction, le graveur J.-G. Wille notait dans son Journal : « J'y vis du sublime, du beau et bon, du médiocre, du mauvais et de la croûterie. » Cette idée reçue que la Révolution française n'a été en général qu'u ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
À la fin de 1791, la France marche à la guerre, chaque parti croyant y trouver son intérêt. La Cour espère que la guerre ruinera la Révolution et rétablira le pouvoir monarchique : la guerre est le seul moyen de provoquer l'intervention des princes étrangers, et la France en pleine convulsion ne paraît pas capable de soutenir « une demi-campagne » ... Lire la suiteÉcrit par : Sylvain VENAYRE
Les États généraux, ouverts depuis le 5 mai, se constituent en Assemblée nationale. Prise de la Bastille. Abolition des privilèges. Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Vote de la Constitution civile du clergé (le 12) ; fête de la Fédération (le 14). Fuite du roi et arrestation à Varennes. ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DELMAS
Héritière de l'armée du Rhin de 1792 qui, après avoir occupé puis évacué Mayence, dut en assurer le blocus, dans des conditions matérielles si difficiles et au prix de telles pertes qu'il devint nécessaire de la renforcer par l'armée de Moselle. Ainsi naît en l'an III (1795) l'armée de Rhin et Moselle qui, d'abord commandée par Pichegru, tient le ... Lire la suiteÉcrit par : Marcel REINHARD
Robespierre incarne la Révolution française dans sa tendance démocratique et ses méthodes terroristes, ce qui lui vaut, selon la règle, des admirateurs et des détracteurs. Toutefois, les premiers sont longtemps demeurés rares, parce que Robespierre déplaisait à beaucoup de révolutionnaires en raison de ses convictions morales et religieuses. Les d ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Fils de parlementaire, lui-même conseiller au parlement de Metz à vingt-cinq ans, auteur de nombreux mémoires fort prisés de l'Académie de Metz, Rœderer arrive aux États généraux avec une forte réputation d'économiste et de financier, comme avec une solide expérience du journalisme. Jacobin modéré à la Constituante, il fait encore figure de meneur ... Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
Inspecteur général des manufactures de la généralité de Lyon à la veille de la Révolution, Roland a épousé en 1780 une Parisienne de condition modeste, mais bien plus jeune que lui, belle et instruite, nourrie de Rousseau, et qui dira plus tard que la lecture de Plutarque « l'avait disposée à devenir républicaine ». En 1790, le ménage s'installe u ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Mathématicien français. Charles Romme, après avoir été formé au collège des oratoriens de Riom, devient précepteur du jeune comte Stroganov en Russie où ses idées ouvrent la voie au futur mouvement décabriste. De retour en France, il est envoyé par le Puy-de-Dôme à l'Assemblée législative puis à la Convention où il siège sur les bancs de la Montag ... Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
Né dans une famille bourgeoise, Jacques Roux devient professeur au séminaire d'Angoulême, puis curé dans le diocèse de Saintes. Il adhère d'enthousiasme à la Révolution, mais il est frappé d'interdit puis révoqué sous l'accusation d'avoir participé au pillage des châteaux en avril 1790. Il s'installe à Paris, prête serment à la Constitution civile ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
Édifié à partir du xvie siècle autour de l'abbaye du même nom, entre la Bastille et la place du Trône, le faubourg Saint-Antoine a été, à plusieurs reprises, un lieu d'affrontements et un foyer d'agitation dans la capitale, et cela dès le xviie siècle. S'il ne prit pas part à la Fronde civile ou parlementair ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Archange de la Terreur ou galopin sanglant ? Théoricien lucide de la Révolution ou ridicule auteur d'un laborieux pastiche de Rousseau ? Dernier Spartiate épris de justice sociale ou prêtre fanatique d'un culte de mort ? « Un monstre, écrit Mignet, mais peigné. » « Une lampe dans un tombeau », ajoute Barrès. « Sur un piédestal de définitions, il d ... Lire la suiteÉcrit par : Marcel LE CLÈRE
Le 24 décembre 1800, à vingt heures, une explosion, cinq secondes après le passage de la voiture de Napoléon Bonaparte, alors Premier consul, et qui se rend à l'Opéra, ravage les immeubles de la rue Saint-Nicaise qui longe l'actuel musée du Louvre, des guichets de Rohan à ceux du Carrousel. Des barils remplis de poudre et de ferraille ont été diss ... Lire la suiteÉcrit par : Michel EUDE
Au début de janvier 1793, lorsque se précise la menace d'une guerre générale, la Convention crée dans son sein un Comité de défense générale. Ses membres étaient trop nombreux et la publicité des séances incompatible avec le secret nécessaire aux préparatifs militaires. La Commission de salut public, créée le 25 mars, ne réussit pas mieux. Le 6 av ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DELMAS
La plus représentative des armées de la Révolution française. Née en l'an II, très caractéristique de ces soldats de l'an II dont la légende s'est emparée, débutant sous les heureux auspices de Fleurus (26 juin 1794), commandée par Jourdan, puis par Hoche, l'armée de Sambre et Meuse compte dans ses rangs Kléber, Marceau, Championnet, Bernadotte, L ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Pour les élections aux États généraux, un règlement royal du 13 avril 1789 avait divisé en soixante districts la ville de Paris, précédemment formée de vingt et un quartiers. Après la révolution municipale, un décret du 21 mai 1790 (publié le 27 juin) supprima l'ancienne organisation : « La ville de Paris est divisée en quarante-huit sections », o ... Lire la suiteÉcrit par : Denise BRAHIMI
Malgré une carrière politique assez brillante sous l'Ancien Régime, Sénac de Meilhan est surtout connu par le témoignage précieux qu'il apporte sur les milieux de l'émigration dans son roman L'Émigré (1797). Né à Paris en 1736, ce fils d'un premier médecin de Louis XV fait preuve d'un esprit brillant et manifeste autant de goût pour le pl ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard PLONGERON
Rien de plus ambigu que le cri, lancé à Paris, au mois d'août 1792 : « La patrie en danger ! » Le péril est-il à l'intérieur, où de nombreuses perquisitions, chez les prêtres réfractaires, débusquent des agences royalistes et prouvent les complicités épistolaires avec les émigrés ? Est-il à l'extérieur, d'où parviennent de sinistres nouvelles : pa ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né à Fréjus, fils d'un directeur de la poste aux lettres, Emmanuel Sieyès se voit refuser l'ordination au séminaire de Saint-Sulpice pour manque, au moins apparent, de vocation ; il réussit à se faire ordonner prêtre ailleurs et se retrouve grand vicaire de l'évêque de Chartres en 1787. En janvier 1789, il lance la brochure qui le rend aussitôt cé ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
Le 22 décembre 1789, l'Assemblée constituante, par la distinction qu'elle établissait entre citoyens actifs et citoyens passifs, avait écarté de la vie politique toute la masse populaire du pays. C'est le désir qu'eurent les citoyens passifs de se rassembler et de faire entendre leur voix autrement que par l'émeute, ainsi que celui de s'instruire ... Lire la suiteÉcrit par : Michel EUDE
À la suite de la découverte de tentatives de recrutement pour l'émigration, l'Assemblée législative décide, le 25 novembre 1791, de créer un Comité de surveillance, chargé de poursuivre les affaires de contre-révolution, et qui deviendra, sans solution de continuité, le Comité de sûreté générale de la Convention. Composé d'un nombre variable de me ... Lire la suiteÉcrit par : Ghislain de DIESBACH
Votée le 12 août 1793, en pleine Terreur dont elle devient le meilleur instrument, la loi des suspects voit son champ d'application, déjà fort vaste, singulièrement élargi par le décret du 17 septembre. Elle permet l'arrestation immédiate, sans motif comme sans preuve, de tous ceux qui « n'ont pas constamment manifesté leur attachement à la Révolu ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Illustre famille noble, claudication dès l'enfance, conviction de n'être pas aimé de sa mère, obligation familiale d'entrer dans les ordres sans vocation : de ces quatre données initiales pourrait se déduire un essai d'explication socio-psychanalytique du personnage, et se dégager le sens fantasmatique plutôt qu'historique de cette « douceur de vi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Fils d'un maître d'hôtel du comte de Bercy, clerc de notaire puis de procureur, Tallien fait ses premières armes de militant révolutionnaire en fondant (1790) la Société fraternelle du faubourg Saint-Antoine, puis (1791) un journal maratiquement intitulé L'Ami du citoyen. Député à la Convention, il siège à la Montagne, vote avec les régic ... Lire la suiteÉcrit par : Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
L'expression de Terreur blanche, dont l'origine reste incertaine, caractérise deux épisodes dans l'histoire de France : en 1795, dans quelques régions du Midi, des bandes de partisans royalistes pourchassèrent et massacrèrent des jacobins qui s'étaient faits les instruments de la Terreur « rouge » des années précédentes ; à la fin de 1815, on cara ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
La « volonté punitive » engendrée par une réaction d'autodéfense s'observe d'une manière constante depuis le début de la Révolution française. Elle éclate au grand jour lors des « émotions » populaires, le 14 juillet 1789, le 10 août, pendant les massacres de Septembre. Le désir de créer des tribunaux spéciaux, chargés de juger les crimes contre-r ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
La création du culte théophilanthrope répond au désir de sauver la République, en fournissant aux citoyens les bases d'une morale publique. Le besoin d'une nouvelle religion s'était fait sentir, dès l'échec de la Constitution civile du clergé, en 1791, et plusieurs tentatives officielles avaient été faites : culte de la Raison, fête de l'Être supr ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
À l'inverse des journées révolutionnaires du 10 août 1792 ou du 2 juin 1793, le peuple n'eut aucune part dans la journée du 9 thermidor qui vit la chute de Robespierre. On a pu dire que le 9-Thermidor correspondait à un simple changement de majorité parlementaire. Robespierre a succombé en effet devant une coalition hétéroclite qui comprenait d'an ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
On désigne sous le nom de thermidoriens les vainqueurs de Robespierre, les 9 et 10 thermidor an II (27 et 28 juillet 1794). Le nom recouvre donc à la fois des anciens terroristes (Tallien, Barras, Fréron) et des modérés de la Plaine (Sieyès, Boissy d'Anglas, Cambacérès). Ce sont les thermidoriens qui gouvernent la France jusqu'à l'établissement du ... Lire la suiteÉcrit par : Élisabeth ROUDINESCO
Avec Olympe de Gouges et Claire Lacombe, Théroigne de Méricourt est l'une des premières féministes françaises de la période révolutionnaire. Née à Marcourt, au sud de Liège, dans les Pays-Bas autrichiens, Théroigne était issue d'une famille de paysans propriétaires. Elle passa son enfance dans une grande misère morale, qui fut sans doute à l'origi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Avocat au Parlement de Paris, protégé de Turgot, Jean-Baptiste Treilhard plaide dans des affaires si importantes à la veille de la Révolution que la maison de Condé le charge de la défense de ses intérêts. Il est élu par Paris aux États généraux en 1789, prend une part active aux débats, se prononce pour une seule Chambre, pour le veto suspensif e ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Entre 1792 et 1794, pendant la Terreur, le Tribunal révolutionnaire de Paris fut l'un des organismes les plus célèbres. Un premier tribunal révolutionnaire, connu sous le titre de tribunal criminel extraordinaire, avait été institué le 17 août 1792. Formé de juges et de jurés, élus par les sections parisiennes, il eut à s'occuper de soixante et un ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Michel LÉVY
Avocat du parlement de Paris, consultant plus que plaidant, élu député du Tiers aux États généraux de 1789, Tronchet domine le comité de la Constituante. Choisi, le 12 décembre, par Louis XVI comme défenseur, il participe avec de Sèze et Malesherbes à la rédaction du long mémoire en défense que, le 22, de Sèze lira à la Convention. Il plaide le 17 ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 juin 1791, Louis XVI parvient à s'enfuir des Tuileries avec sa famille. Se considérant comme prisonnier du peuple de Paris depuis le 6 octobre 1789, date à laquelle il a dû quitter Versailles, heurté dans ses convictions religieuses par la Constitution civile du clergé, soumis à l'influence du clan absolutiste ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Clément MARTIN
La Vendée, la seule résistance à la Révolution qui se soit appelée « guerre », n'est pas différente dans sa nature de la chouannerie ou d'autres mouvements contre-révolutionnaires. La guerre s'est déroulée essentiellement de 1793 à 1796, mais elle a été menée à nouveau brièvement en 1799 et en 1815, avant de donner son baroud d'honneur en 1832. La ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Après avoir rédigé la Constitution dite de l'an III, la Convention aurait dû se séparer et laisser la place aux nouveaux députés. Inquiète de la poussée royaliste qui risque de se traduire par des élections trop réactionnaires, elle décide par le décret du 22 août 1795 que, pour assurer la transition et éviter l'erreur qu'avaient commise les membr ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Le problème des décrets de Ventôse (an II — févr.-mars 1794) est lié à celui de la politique sociale des Montagnards pendant la Révolution française. Le 8 ventôse (26 févr. 1794), Saint-Just monte à la tribune : « L'opulence est dans les mains d'un assez grand nombre d'ennemis de la Révolution [...] Les biens des conspirateurs sont là pour les mal ... Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
Fils d'un marchand de Limoges, protégé de Turgot qui l'envoya étudier à Paris, Pierre Vergniaud s'installe à Bordeaux comme avocat en 1781. Élu député de la Gironde à la Législative et à la Convention, il est considéré comme orateur prestigieux de la Révolution. Après être devenu républicain à la faveur de ses études sur l'Antiquité romaine, il mo ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Michel LÉVY
Réformer l'armée n'est pas la préoccupation dominante des États généraux de 1789. C'est l'attitude du roi qui, en juillet, amène les électeurs parisiens à former une milice de 48 000 hommes, qui prend la Bastille ; et, la province imitant Paris, le royaume va se trouver encadré par une garde nationale de 2 500 000 citoyens. En vain, Dubois-Crancé ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre JOANNON
Occupant une place prééminente dans le panthéon des nationalistes irlandais, Theobald Wolfe Tone repose dans le petit cimetière de Bodenstown où des républicains de toutes nuances se pressent chaque année au mois de juin. Fils d'un modeste fabricant de voitures Wolfe Tone naît à Dublin le 20 juin 1763. Il rêve de devenir soldat. Mais ses parents q ... Lire la suite
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