On peut définir ainsi le principe des nationalités : le dogme suivant lequel État et nation doivent coïncider dans les groupements politiques. La notion de nationalité s'est peu à peu formée au cours des siècles. On peut noter dès le Moyen Âge des manifestations de sentiment national, mais celui-ci apparaissait plus comme une réaction contre une menace extérieure que comme une conviction raisonnée et permanente. Mais, durant l'Ancien Régime, l'idée nationale fut éclipsée par la notion d'État. On aboutissait ainsi à une diplomatie fondée sur la théorie des parts équivalentes : chaque guerre se traduisait en fin de compte par des partages dans lesquels les intérêts des populations étaient totalement négligés.
L'idée de la nationalité renaquit durant le xviiie siècle dans la théorie du Contrat socialde Rousseau : « Tout homme étant libre et maître de lui-même, nul ne peut, sous quelque prétexte que ce puisse être, l'assujettir sans son aveu. » L'idée de la volonté générale débouchait finalement sur l'idée de la souveraineté nationale.
En effet, la Déclaration des droits […]
Autres références
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Auteurs :
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Bibliographie
O. Bauer, La Question des nationalités et la social-démocratie, trad. de la 2e éd. all., Arcantèle, Paris, 1987
L'Expérience soviétique et le problème national dans le monde, colloque, Paris, 1978, Inalco, Paris, 1981
H. Hauser, Le Principe des nationalités, Paris, 1936
G. Weill, L'Europe du XIXe siècle et l'idée de nationalité, Paris, 1938.
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