Le natalisme se présente comme une doctrine démographique et éventuellement comme un ensemble de mesures prises par un État pour favoriser l'accroissement de la population en stimulant la natalité. Il se distingue du populationnisme qui s'appuie non seulement sur la natalité mais aussi sur l'immigration pour augmenter la population.
Le natalisme revêt plusieurs formes. Il est un natalisme ordinaire si les mesures qu'il soutient et les lois qu'il inspire s'adressent à tous les résidents du pays indépendamment de leur nationalité. C'est la position affirmée par le natalisme français depuis 1945. Lorsqu'il vise seulement des nationaux, on parle plus volontiers de « nativisme ». C'est le cas de la France avant 1945 et, jusqu'en 1962, de ses colonies, où les populations « indigènes » furent exclues des mesures natalistes appliquées en France métropolitaine. Quand la cible du natalisme se restreint à certains groupes sociaux ou raciaux, il se transforme en eugénisme voire en racisme, ainsi des lois raciales dites de Nuremberg édictées par le régime nazi en septembre 1935, qui excluaient les juifs des mesures d'encouragement au mariage et à la natalité. Enfin, quand il ne concerne que de petits groupes, il cesse par définition d'être une doctrine démographique pour devenir une forme d'élitisme. C'est le cas des lois Pappia et Poppea promulguées sous l'empereur Auguste pour décourager le célibat et l'infécondité dans les familles patriciennes romaines, pourtant souvent citées en exemple par les natalistes.
Cette classification reste relativement grossière car dans un même pays coexistent des mesures appartenant aux différentes formes du natalisme. Par exemple, la revendication de réserver des postes de l'administration française aux pères de famille nombreuse est nativiste car les étrangers sont exclus de la fonction publique. Le système d'impôt du quotient familial utilisé en France est élitiste puisqu'il profite à un groupe social déterminé, celui qui paie l'impôt sur le re […]
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