La vigueur dans le traitement plastique de la forme et la violence dramatique du mouvement constituent l'essence du langage figuratif de Signorelli. Cet artiste vécut au moment où la Renaissance italienne traversait une crise profonde de la pensée et du goût. Son activité se situe en Toscane, dans les Marches, à Rome et en Ombrie ; elle témoigne d'une inspiration dramatique qui s'exprime avec une puissance sculpturale remarquable, qualités qui annoncent Michel-Ange et s'opposent à la tendance à la douceur qu'adoptait, à la même époque, Pérugin et qui passera de ce dernier à Raphaël.
Avec ses connaissances techniques sans défaut et un métier qu'il possède souverainement, Signorelli est considéré comme le dernier grand peintre toscan à fresque du xve siècle ; cependant, pendant sa maturité notamment, et après les fresques d'Orvieto, les limites de son art se révèlent dans l'incapacité de l'artiste à saisir dans leur plénitude les problèmes nouveaux qu'avait déjà posés ou qu'était en train de poser la société de son temps. Ces problèmes l'incitent en effet à s'enfermer dans une sorte de provincialisme, qu'on peut déceler avant même les fresques d'Orvieto, […]
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Bibliographie
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