4. Les dernières œuvres
Cependant, après Orvieto, la veine créatrice de Signorelli s'affaiblit sensiblement ; il a recours de façon croissante à des collaborateurs, qui contribuent à abaisser le niveau artistique des œuvres, comme cela se produit par exemple pour le polyptyque d'Arcevia et dans les fresques de Morra. Mais lorsque le maître travaille seul, la qualité des peintures, en dépit de quelques notations fâcheuses relevant d'un traditionalisme provincial, reste élevée ; en témoignent des œuvres comme la Communion des Apôtres du musée diocésain de Cortone (1512) et la Vierge à l'Enfant et aux saints (1515), de l'église Saint-Dominique dans la même ville. L'extrême originalité de son art se manifeste avec plus d'éclat encore dans les nombreux compartiments de prédelle qu'il peint au cours de ces dernières années. Signalons, pour leur grande beauté, les pièces conservées dans la collection Weitzner de New York, à l'Institut d'art de Detroit et au musée Horne de Florence, et rattachées peut-être, à l'origine, au retable de la Communion des Apôtres.
Signorelli passe les dernières années de sa vie à Cortone, sa patrie, où il assume diverses responsabilités administratives et sociales ; il reçoit un nombre croissant de commandes, pour l'exécution desquelles il fait intervenir toujours plus d'élèves.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 3 pages…



