Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Pierre-Louis REY
On groupe sous l'expression « nouveau roman » des œuvres publiées en France à partir des années 1950 et qui ont eu en commun un refus des catégories considérées jusqu'alors comme constitutives du genre romanesque, notamment l'intrigue – qui garantissait la cohérence du récit – et le personnage, en tant qu'il offrait, grâce à son nom, sa… Lire la suiteÉcrit par : Michel CAMUS
… *Né le 11 novembre 1907 dans une famille ouvrière des faubourgs de Toulouse, Georges Soulès entre à l'École polytechnique en 1927, puis à l'École nationale des ponts et chaussées en 1930. Son adhésion à la Gauche révolutionnaire ne l'empêchera pas en 1936 de diriger le Service des grands travaux à l'hôtel Matignon. Prisonnier sur le front en 1940,… Lire la suiteÉcrit par : Christophe MERCIER
Écrit par : Claude MESPLÈDE
… *C'est en août 1971 qu'A.D.G. publie son premier roman, La Divine Surprise, dans la collection Série noire de Gallimard. Il raconte les mésaventures d'Alfred le Cloarec et de son fils Albert, deux truands de la vieille école qui finiront piteusement. Si son écriture tout comme son sujet évoquent Albert Simonin (Touchez pas au grisbi… Lire la suiteÉcrit par : Aliette ARMEL
L'Adversaire *(P.O.L., Paris, 2000) se laisse difficilement ranger dans une catégorie : enquête journalistique, récit romanesque, il est également un essai sur la fascination exercée par les faits divers. Sa phrase simple et active pose en permanence des questions complexes sur le statut du narrateur d'une histoire qui fut largement… Lire la suiteÉcrit par : Barbara CASSIN
… *« Quelque chose désespérément me réclame et toutes les routes de la terre m'en séparent. » Alain-Fournier et Augustin Meaulnes, le héros du Grand Meaulnes (1913), se rejoignent dans cette phrase. Les analogies entre la vie de celui qui prit, en 1907, juste après la khâgne, le pseudonyme d'Alain-Fournier et son roman sont manifestes : La… Lire la suiteÉcrit par : François POIRIE
Écrit par : Pierre-Louis REY
Écrit par : Guy BELZANE
Écrit par : Yves LECLAIR
… Célèbre* pour ses ouvrages à caractère autobiographique, des Armoires vides (1974) à La Place (1983), de Passion simple (1992) au Journal du dehors (1993), Annie Ernaux, née au début de la Seconde Guerre mondiale, a pu apparaître comme le symbole d'une génération qui lutta pour l'émancipation des femmes et qui… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DULAC
Écrit par : Daniel BOUGNOUX
*L'œuvre d'Aragon est l'objet d'un malentendu que son auteur semble favoriser à plaisir. Lui-même a très tôt relevé, comme un trait constitutif de sa personnalité, qu'on ne saurait l'estimer entièrement : « À chaque instant je me trahis, je me démens, je me contredis. Je ne suis pas celui en qui je placerai… Lire la suiteÉcrit par : Jérôme GARCIN
… *Jean Paulhan n'aurait pas existé, Marcel Arland eût sans doute été le grand patriarche des lettres françaises de l'après-guerre. Mais la présence rigide et sévère du premier a accentué la discrétion du second — qui n'en demeure pas moins l'un des représentants les plus brillants de l'esthétique et du souci littéraires du xxe … Lire la suiteÉcrit par : Claude MESPLÈDE
… *Georges-Jean Arnaud est encore étudiant lorsqu'il écrit son premier manuscrit, Ne tirez pas sur l'inspecteur. Il l'adresse au secrétariat du Prix du Quai des Orfèvres et remporte le prix (1952). Pour le publier, il utilise le pseudonyme de Saint-Gilles (son village natal dans le Gard) car à l'époque, un autre Georges Arnaud (de son vrai… Lire la suiteÉcrit par : Jacques BENS
Dans le chapitre "Un Antibois à Paris" : … et de Rempart ne manifestent plus la même confiance dans l'avenir de l'homme. *Dès Abraxas, Audiberti décrit un univers romanesque qu'il n'abandonnera plus. Dans cet univers, se côtoient sans cesse le fantastique et le quotidien. Il s'agit là d'un matériau littéraire que plusieurs de ses contemporains ont également… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… *Les éditions Fata Morgana ont entrepris depuis 1976 de republier les textes de François Augérias, l'un des écrivains les plus injustement méconnus de notre époque. À la fin de 1950, A. Gide, P. Herbart, Etiemble, Y. Bonnefoy et quelques autres reçurent une curieuse plaquette manuscrite, signée « Abdalah Chambah », et postée depuis l'Afrique du Nord… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DULAC
Écrit par : Jacques BENS
*Depuis la fin du mécénat royal, puis la disparition du roman-feuilleton, la littérature est essentiellement devenue une activité d'amateur : à quelques exceptions près, les écrivains marquants du xxe siècle possédaient une fortune personnelle (parfois modeste, mais suffisante pour les faire… Lire la suiteÉcrit par : Claude MESPLÈDE
… De *tout temps, des écrivains ont tenté de se projeter dans le futur par le biais du roman. Maurice G. Dantec appartient à cette lignée de visionnaires. Il avait longuement développé ce qu'il appelait « les enjeux de l'acte littéraire, en cette fin de siècle et de millénaire » dans l'article « La Fiction comme laboratoire anthropologique… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Journaliste dès l'âge de seize ans, Henri Barbusse fut d'abord influencé par le Parnasse et par le symbolisme. Ses premiers poèmes, réunis en recueil en 1894 sous le titre Le Mystère d'Adam, furent salués par Mallarmé et par Barrès. Puis cet ami de Heredia évolue vers le naturalisme, et son roman L'Enfer (1908) est une fresque… Lire la suiteÉcrit par : Yves FRÉMION
… *Né à Nyons, René Barjavel devient d'abord employé de banque, puis il choisit le journalisme sans gloire de la province, et travaille au Progrès de l'Allier au début des années 1930. Alors qu'il est critique de cinéma au Merle blanc d'avant guerre, il entre chez Denoël comme chef de fabrication. La guerre arrive. Commence une… Lire la suiteÉcrit par : Jean TOUCHARD
Dans le chapitre "Les étapes du nationalisme barrésien" : … du nationalisme (1902) de nombreux textes animés par l'antisémitisme le plus élémentaire ; *il fait paraître entre 1897 et 1902 la trilogie du Roman de l'énergie nationale (Les Déracinés, L'Appel au soldat et Leurs figures), entre 1905 et 1909 Les Bastions de l'Est (Au service de l'Allemagne… Lire la suiteÉcrit par : Francis MARMANDE
*Longtemps tenu pour un écrivain maudit, Georges Bataille reste encore relativement méconnu. Ses histoires noires et déchirantes, d'un érotisme sale, n'en sont pas seules responsables. « Je fais peur », disait-il pour expliquer cette difficulté à se faire reconnaître : « Je fais peur, non pour mes cris,… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre ÉNARD
… *Né à Angers, dans une famille bourgeoise solidement établie, petit-neveu de l'académicien bien-pensant René Bazin, l'auteur des Oberlé, Hervé Bazin, a refusé la place toute prête qui l'attendait. Il se forme seul en exerçant divers métiers : journaliste, représentant de commerce, employé des postes, valet de chambre... Il écrit aussi des… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… l'autre la misère de leur Vendée natale pour tenter leur chance à la ville ou même en Amérique. *Les Oberlé (1901) aborde l'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Allemagne en peignant les conflits de loyauté qui divisent la famille Oberlé. Le livre est un succès, et vaut à René Bazin d'être élu à l'Académie française en 1903. Donatienne… Lire la suiteÉcrit par : Éliane LECARME-TABONE
… de son siècle. Son œuvre, considérable, se déploie dans trois directions principales : une série de *romans dont les meilleurs se situent au début de son parcours ; un vaste ensemble autobiographique commencé en 1958 et achevé, en même temps que son œuvre même, en 1981 ; et plusieurs essais, enfin, d'où émerge Le Deuxième Sexe. Depuis le… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… femme : à la nécessité de faire tous les métiers pour survivre s'ajoute le suicide de sa mère. *Si l'on retrouve dans ses premiers romans, Barny par exemple (1948), la trace de ces expériences douloureuses, sa condition changea néanmoins de façon significative quand Gide l'engage, six mois avant sa mort en 1951, comme secrétaire… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre SARRAZAC
… ces langues (en 1928, il est lecteur d'anglais à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm), *en choisissant de vivre en France l'essentiel de sa vie d'adulte et d'écrire en français une grande part de ses œuvres ; enfin en fuyant autant qu'il lui fut possible, jusqu'à sa mort en 1989, la gloire qui avait fondu sur lui à la suite de ses… Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
… au théâtre de Babylone, dans une mise en scène de Roger Blin. Publication de L’Innommable. * Publication du Voyeur, d’Alain Robbe-Grillet, que suivra bientôt La Modification, de Michel Butor (1957). Leurs œuvres, ainsi que celles de Claude Simon, Claude Ollier, Robert Pinget et Nathalie Sarraute, seront bientôt désignées… Lire la suiteÉcrit par : Alain SCHAFFNER
Écrit par : Jean-Louis JOUBERT
… *Écrivain marocain de langue française, originaire de Fès (ville dont son œuvre explore la topographie mythique), Tahar Ben Jelloun a soutenu une thèse de psychiatrie sociale, dont il a tiré un essai sur la misère morale et sexuelle des immigrés maghrébins, La Plus Haute des solitudes (1977). Venu à la littérature dans la mouvance de la… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Tous les livres de Pierre Benoit ont obtenu un vif succès pendant l'entre-deux-guerres et sont encore lus aujourd'hui par un vaste public. Il débute en 1918 avec Kœnigsmark ; sa méthode est déjà au point et il excelle dans ce genre du roman de voyages qu'il remet à la mode. Il situe chacune de ses intrigues dans une province française ou… Lire la suiteÉcrit par : Noël ARNAUD
… *Romancier subtil, Jacques Bens fut membre fondateur de l'Oulipo. Ses débuts, avec Valentin et La Plume et l'ange, avaient été remarqués par Raymond Queneau et Boris Vian ; le Collège de Pataphysique signala cet auteur nouveau qui, très pataphysiquement, mêle l'apparence et la réalité. On retiendra particulièrement Sept Jours… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… *La biographie de Pierre Bergounioux tient en une ligne et demie sur la quatrième de couverture de ses ouvrages : « né à Brive en 1949 », il est « professeur de lettres dans la région parisienne ». La platitude de l'information, en violente rupture avec la touffeur et la beauté de cette œuvre majeure, est à elle seule la marque d'un humour singulier… Lire la suiteÉcrit par : Michel ESTÈVE
*Figure emblématique de l'écrivain catholique au xxe siècle – avec Claudel et Mauriac –, Bernanos ne saurait relever d'une école littéraire ou d'une tendance politique univoque. Si ses premiers romans (Sous le soleil de Satan, L'Imposture, La Joie) s'insèrent, par… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre ÉNARD
… *Ami de Jules Renard, d'Alphonse Allais, de Courteline, de Lucien et Sacha Guitry, Tristan Bernard fait partie de ces figures qui ont marqué la vie parisienne durant toute la première moitié du xxe siècle. Plus que par son œuvre, qui a remporté cependant un grand succès en son temps, il est connu par ses bons mots. On ne relit… Lire la suiteÉcrit par : Christophe BIDENT
Dans le chapitre "La rupture par la littérature" : … *Dès 1931, Blanchot avait commencé à écrire un roman, Thomas l'obscur, qu'après plusieurs tentatives infructueuses (il aurait détruit plusieurs manuscrits), il achève en 1940. Le livre paraît en 1941, rapidement suivi d'un second, Aminadab (1942). Bien qu'elle épingle quelques défauts de jeunesse, comme l'influence trop… Lire la suiteÉcrit par : Jérôme GARCIN
… Sorte* de Voltaire contemporain mâtiné d'un Swift des Temps modernes qui aurait mal digéré les leçons du surréalisme, Roger Blondel a construit, sous son nom ou sous quelque autre, une œuvre à l'apparence anarchique et débonnaire dont, pourtant, la signification est claire : la littérature s'ennuie et la langue française prend du ventre. Blondel… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LECARME
… *Né à Paris en 1922, Antoine Blondin vécut un S.T.O. sinistre, une Libération dont il ne perçut que l'envers, un après-guerre qui n'était pas de sa couleur préférée. Il cultive l'amitié des jeunes écrivains d'alors (Roger Nimier, Michel Déon, Jacques Laurent), qu'on allait nommer « les hussards ». Les romans de Blondin se recommandent par des titres… Lire la suiteÉcrit par : Nathalie CROM
… subjectivité, et le soupçonnent de mettre en scène le réel au lieu d'en rendre compte avec rigueur. *Un talent et une énergie de grand romancier, au service d'une activité de journaliste : là est l'ambiguïté de Lucien Bodard, l'origine de la difficulté qu'il y a à lui trouver une place sur l'échiquier littéraire, si ce n'est aux côtés d'Albert… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… *L'histoire du roman a depuis longtemps décliné la liste des positions que l'écriture peut prendre devant le réel, en jouant de toutes les continuités, ruptures, fidélités et volte-face. François Bon, né en 1953, se trouve placé dans cet inconfort : vouloir formaliser et prolonger l'expérience de vivre dans l'écriture, c'est aujourd'hui se frayer un… Lire la suiteÉcrit par : René JANVIER
… En 1930,* débarquait à Paris un jeune homme d'à peine dix-sept ans, mais dont les poches contenaient quelques lettres de recommandation signées Joë Bousquet (à l'adresse de Jean Paulhan, d'Yves Tanguy et, plus curieusement, d'Abel Gance). Natif de l'Aude, Gaston Bonheur (de son vrai nom Gaston Teyssère) sortait tout juste du lycée de Carcassonne, où… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Né en Savoie, Henry Bordeaux y demeurera toute sa vie, et cette province sera le cadre de la plupart de ses nombreux livres. Certes, ce romancier fut le modèle de l'écrivain provincial, mais non de ceux qui cherchent à faire revivre les anciennes coutumes ou à retrouver le pittoresque de la campagne : ce fils d'avocat est avant tout un père de… Lire la suiteÉcrit par : Jean ROUDAUT
… *Bien qu'il considérât son œuvre comme essentiellement autobiographique, Jacques Borel accepta que L'Adoration, son premier livre, fût sous-titrée roman. Le récit, en effet, a une logique qui n'est pas celle de l'histoire, mais de la mémoire ; il en suit tous les méandres. Et aucun Aveu différé (1997), selon le titre d'un autre de… Lire la suiteÉcrit par : Gérard LEGRAND
… *Né le 25 juin 1919 à Méréville (Seine-et-Oise), agrégé de lettres classiques, Jean-Louis Bory remporte le premier prix Goncourt de l'après-guerre, avec Mon Village à l'heure allemande (1945), transposition de ses souvenirs de la Résistance, et premier élément de son grand cycle romanesque Par temps et marées. Ce genre de succès… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Romancier français, Henri Bosco trouvera tous les thèmes de son œuvre dans sa Provence natale. Cependant, il vient tardivement à la littérature, après avoir longtemps enseigné au Maroc où il se fixe définitivement. Il y dirige une revue, Aguedal, qui réunit quelques poètes locaux. Son premier roman, Pierre Lampedouze, paraît en… Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUET
… *« Naître en Russie, grandir en Belgique, fuir aux États-Unis, apprendre la paix en Allemagne, vivre en France : cela ne fait pas sérieux. C'est mon destin. Tour à tour j'en ai honte, et me dis que cela peut avoir autant d'importance qu'une virgule dans un poème ; pas plus. » Alain Bosquet, lui-même, met ainsi ses lecteurs en garde contre une… Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUET
… *Il n'est guère de véritable nouvelliste, dans la littérature française, qui n'ambitionne de réaliser sa « Comédie humaine », comme on confectionne une mosaïque ou une rosace, en juxtaposant des morceaux. Daniel Boulanger n'échappe pas à la règle ; il revendique même clairement son projet, en en délimitant volontiers le champ : le monde de ses… Lire la suiteÉcrit par : Roger BOZZETTO
… *Avant de choisir la littérature, Pierre Boulle — né à Avignon — connaît une vie aventureuse en Malaisie, où il entame à partir de 1938 une carrière d'ingénieur dans les plantations de caoutchouc. Il y demeure jusqu'en 1947 et combat sur place contre l'armée japonaise. On le décore de la croix de guerre et de la médaille de la Résistance. Rentré en… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… politiques, où la mise en scène de l'horreur et de l'abjection agit comme un contrepoison du Mal. *Le roman La Rose rose (1968) retrace l'histoire de la France politique de 1936 à 1945. L'ignominie de la guerre d'Algérie est rapportée à travers le vécu d'un instituteur rappelé sous les drapeaux (Les Serpents, 1983). Les Brigades… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *On peut avancer qu'Élémir Bourges, ce solitaire, n'eut pas d'existence en dehors de la littérature. Né à Manosque, il monte à Paris en 1874 et collabore comme journaliste à diverses publications, dont La Revue des chefs-d'œuvre (1881-1886). Il se lie d'amitié avec Mallarmé et fréquente les mardis de la rue de Rome. Cependant, il se retire… Lire la suiteÉcrit par : Hélène LACAS
… *Écrivain qui eut une influence décisive, dans les lettres françaises, au lendemain du naturalisme. Fils du mathématicien Justin Bourget, Paul Bourget passe une enfance solitaire (il perd sa mère à l'âge de cinq ans), studieuse et pieuse à Clermont-Ferrand. Son père étant nommé à Paris, il devient élève du lycée Louis-le-Grand. Passionné de… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Romancière* française. Titulaire d'une licence d'histoire, Jeanne Bourin publie, en 1963, un premier roman historique Le Bonheur est une femme. D'autres suivent, comme Très Sage Héloïse (1966), qui contribuent à rendre le Moyen Âge populaire. En 1979, elle publie La Chambre des dames, une chronique militante sur les… Lire la suiteÉcrit par : François POIRIE
… *Né à Paris, le 20 avril 1898, d'un père russe, sans profession ni revenus définis, et d'une mère luxembourgeoise, Emmanuel Bove fait ses études à l'École alsacienne, rue d'Assas. Très jeune, alors que sa famille vit dans une situation difficile, il occupe divers emplois temporaires : conducteur de tramway, garçon de café, manœuvre chez Renault,… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Robert LECLERCQ
… *Après le lycée de Sens où il a pour professeur Gabriel Marcel, Brasillach, élève à Louis-le-Grand, est attiré par la carrière littéraire ; ses amis s'appellent Maurice Bardèche, Jacques Talagrand (Thierry Maulnier), Roger Vailland et, bientôt, lorsqu'il est à l'École normale supérieure, Simone Weil, Jacques Soustelle, Henri Quéfellec. Son premier… Lire la suiteÉcrit par : Bruno FOUCART
… du goût de l'ancien que l'accès de générations et de classes nouvelles à l'objet d'art. *Delly, Hector Malot ou Exbrayat (toutes comparaisons flatteuses) des amateurs, elle aura dans les dix-neuf tomes du Journal d'une antiquaire (Hachette, Paris, 1963-1976) presque créé un genre nouveau : le roman policier, sentimental et d'aventures sur… Lire la suiteÉcrit par : Marcel SCHNEIDER
… *En vrai romantique, Marcel Brion a cru à l'unité de la création artistique. De culture humaniste et de curiosité universelle, il s'est intéressé avec un égal bonheur à l'histoire, à l'archéologie, à la musique, au fantastique en littérature et dans les arts plastiques. Aussi ne saurait-on distinguer celui qui a consacré des études profondes et… Lire la suiteÉcrit par : Jean ROUDAUT
*Michel Butor est né en 1926 à Mons-en-Barœul. Associé vers 1955 à Nathalie Sarraute, à Claude Simon, à Robert Pinget, à Alain Robbe-Grillet, dans un groupe littéraire appelé avec une certaine légèreté « nouveau roman », Michel Butor n'a cessé depuis d'œuvrer solitairement. Les voyages l'ont mené loin de Paris… Lire la suiteÉcrit par : Alain CLERVAL
… *Né à Toulouse en 1922, José Cabanis fait ses études dans cette ville. De 1943 à 1945, il est requis au titre du S.T.O. en Allemagne. En 1952, il publie son premier roman, L'Âge ingrat, que prolongeront L'Auberge fameuse (1953) et Juliette Bonviolle (1954). Du prix Renaudot qui lui est décerné à l'unanimité au premier tour… Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUET
… *Les Cahiers du Chemin, trente livraisons parues de 1967 à 1977, font partie de ces revues littéraires qui sont destinées à graviter autour d'une collection éditoriale, ici préexistante. En l'espèce, les éditions Gallimard, qui disposent de la prestigieuse N.R.F. nourrissant la Collection blanche, créent la collection Le Chemin, sous la… Lire la suiteÉcrit par : Pierre DRACHLINE
… Né le 14 juillet 1928 à Turin, en Italie,* Louis Calaferte émigre avec sa famille, dans la banlieue lyonnaise, au début des années 1930. Il y vivra une enfance marquée par la pauvreté et la xénophobie. La guerre puis la découverte de l'esclavage salarié en usine à l'âge de treize ans le marqueront à jamais. Requiem des innocents (1952), son… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… *Henri Calet occupe dans le champ littéraire français la place paradoxale d'un écrivain faussement simple, qui conserve un demi-siècle plus tard un charme singulier. C'est le premier mari de sa mère, Sophie Anne Claus, qui lui donne son nom : Barthelmess. Mais il est le fils de Raymond Feuillaubois, dit « Théo », qui restera le compagnon de sa mère… Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline LÉVI-VALENSI
*« Une pensée profonde est en continuel devenir, épouse l'expérience d'une vie et s'y façonne. De même, la création unique d'un homme se fortifie dans ses visages successifs et multiples que sont les œuvres. » À travers la diversité de leurs formes d'expression : roman, théâtre, essai, journalisme,… Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
… * Naissance d'Albert Camus à Mondovi, en Algérie. Première atteinte de la tuberculose. Étudiant à la faculté d'Alger, il se lie avec René Poirier et Jean Grenier. Adhésion au Parti communiste algérien. Crée le Théâtre du travail. Travaille à La Mort heureuse (posthume, 1971) et publie L'Envers et l'Endroit. Il est exclu du Parti… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… L'*œuvre d'Emmanuel Carrère est un objet d'observation privilégié pour qui voudrait observer les destinées contemporaines de la littérature : sa thématique et son horizon d'attente très visibles sont en effet significatifs de ce qui se joue du littéraire au début du xxie siècle et de l'évolution de nombreux écrivains qui ont… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Écrivain* français. Né de parents musiciens, Jean Carrière se voue à l'écriture après une rencontre avec Jean Giono, dont il devient secrétaire. Il est d'abord critique musical et chroniqueur littéraire à la radio, métiers qu'il continuera longtemps d'exercer. Son premier roman, Retour à Uzès (1967), lui vaut le prix de l'Académie française… Lire la suiteÉcrit par : Yves LAPLACE
Écrit par : Marc BLOCH
… *À la fois poète et critique d'art, historien et romancier, rêveur plongé dans son monde intérieur et homme d'action, Jean Cassou est né à Bilbao. Orphelin de père, pauvre, il doit très tôt gagner sa vie et celle de sa mère. Ainsi, très jeune, passant d'un métier à un autre, il se forge une image d'un monde incohérent qu'il décrit plus tard dans … Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… s'accepterait telle qu'elle est, dans l'univers concentrationnaire comme dans l'univers de la Joie. *Trois ans auparavant, il avait composé un roman, Je vivrai l'amour des autres (prix Renaudot 1947). Par le truchement d'un personnage romanesque, le lecteur assiste à la difficile, voire impossible, reconstruction d'une conscience en marge… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DULAC
*Longtemps après sa mort, Céline ne se laisse toujours pas ranger parmi ceux que l'on a coutume d'appeler les « classiques de notre temps ». Classiques et bien de notre époque, Camus, Malraux et Sartre – écrivains humanistes et mesurés dans leurs novations langagières – le sont depuis longtemps déjà. Giono,… Lire la suiteÉcrit par : Jean-François PÉPIN
… * Naissance à Courbevoie, en banlieue parisienne, de Louis Ferdinand Destouches, nom de baptême de Céline. Sa famille s'installe passage Choiseul, à Paris. Elle y restera huit ans. Exposition universelle de Paris. S'engage pour trois ans dans un régiment de cuirassiers. Première Guerre mondiale. Le 27 octobre 1914, Céline est blessé au bras droit.… Lire la suiteÉcrit par : Yvette BOZON-SCALZITTI
Dans le chapitre "« Je suis l'Autre, l'homme qui écrit »" : … , 1921) ; il s'évade dans la fable (La Fin du monde, 1919 ; L'Eubage, 1926). *L'Or (1925), son premier roman, participe encore de cette volonté de neutralité ; pas d'intervention de l'auteur dans le récit, pas d'élément décoratif, une concision qui ne laisse subsister que le pur schéma de l'action, dont l'emploi… Lire la suiteÉcrit par : Jérôme GARCIN
… Gilbert* Cesbron naît à Paris, dans le XVIIe arrondissement. Il fait ses études au lycée Condorcet, puis à l'École des sciences politiques, et passe une licence en droit. Son rêve d'alors ? Le Conseil d'État... Mais c'est compter sans les hasards qui, parfois, déterminent une vie. En 1935, il remplace un ami au Poste parisien, la plus… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Écrivain* français. Toute l'œuvre de ce fils d'instituteur et petit-fils de bergers est un hymne à sa région des Cévennes. Résistant, puis journaliste à L'Humanité jusqu'en 1956, il raconte la révolte des Camisards dans Les Fous de Dieu (1961), que suivent notamment Le Bout-galeux (1967), Je t'aimerai sans vergogne… Lire la suiteÉcrit par : Véronique HOTTE
… Souvent,* la naissance d'un récit trouve son origine dans la vie quotidienne. Daniel Pennac, auteur, narrateur et héros éprouvé de Chagrin d'école (Gallimard, Paris, 2007), ouvrage à forte teneur autobiographique, rapporte qu'un jour sa mère centenaire regarda à la télévision un documentaire sur l'écrivain qu'il est aujourd'hui. Or elle ne… Lire la suiteÉcrit par : Sylvie JAUDEAU
… *Né à Nantes en 1930, Michel Chaillou tente, par le biais d'une écriture baroque, de renouveler la technique du roman en lui annexant des disciplines ou des genres qui lui sont étrangers : histoire, biographie, théâtre. Dans cet univers romanesque, érudit et poétique tout ensemble, les lois de l'imaginaire, confondues avec le « génie » de la langue… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie DUNOYER
… Né* le 6 juin 1900, à Nîmes, André Chamson avait deux ans lorsque sa famille vint habiter Alès : il y fut lycéen avant de l'être à Montpellier. Il passait ses vacances au Vigan, chez sa grand-mère, Sarah Aldebert. Ses randonnées dans le massif de l'Aigoual lui ont permis de s'imprégner d'une terre, d'un climat qui marqueront de façon indélébile ses… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… *De son vrai nom Jacques Boutelleau, Chardonne mena la vie d'un homme de lettres, partagé entre son activité de directeur littéraire et celle d'écrivain, qu'il conçoit comme une sorte d'artisanat. Dès L'Épithalame (1921), le ton général est trouvé. Mais la manière de ce charentais passionné a su évoluer. L'Épithalame, Claire… Lire la suiteÉcrit par : Yves LECLAIR
… œuvre provocante dont les aveux sinon les fables expiatoires feront souvent scandale dans son pays. *Comme ses compatriotes, Ramuz, Cingria ou Jaccottet, Jacques Chessex fréquente Paris dès 1959 et collabore à la N.R.F. alors dirigée par Jean Paulhan. Paraissent de brefs récits, La Tête ouverte (1962, prix Schiller), puis La Confession… Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Écrit par : Michel P. SCHMITT
… En *1995, un an après la mort de Jean-Patrick Manchette, Doug Headline et François Guérif ont fait paraître aux éditions Rivages (collection Rivages/Thriller) le texte de son roman inachevé La Princesse du sang, avec une Préface très bien documentée de Doug Headline ; ils publiaient en même temps un volume de Chroniques (collection… Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Écrit par : Bertrand LECLAIR
Dans le chapitre "Enfances algériennes" : … avant tout le pays du père perdu, George Cixous, mort de la tuberculose en 1948. Hélène Cixous avait dix ans. *Bien avant Les Commencements, dont le héros tout en carapace de rêve s'appelle Saint-Georges, la figure du père disparu hante l'œuvre depuis Dedans, son premier roman (1969, prix Médicis). On y trouve cette phrase qui,… Lire la suiteÉcrit par : Jérôme GARCIN
… *Plus de vingt romans, de nombreux contes pour enfants et une quinzaine d'essais, récits, nouvelles, constituent aujourd'hui, l'œuvre de Bernard Clavel, sans nul doute l'un de nos écrivains les plus prolixes. Sa vie, belle et mouvementée, il l'a racontée avec émotion dans La Grande Patience, série autobiographique de quatre volumes (La… Lire la suiteÉcrit par : Christian DOUMET
Dans le chapitre "La passion du spectacle" : … son intarissable tribut. En 1927, paraît Opéra, un des sommets d'inspiration de Cocteau. *La « poésie de roman », quant à elle, n'est pas oubliée. En 1929, la critique accueille avec enthousiasme Les Enfants terribles, composés en trois semaines sous la dictée d'une force impérieuse. Ici éclate le génie romanesque : construction… Lire la suiteÉcrit par : Gérard VALBERT
*Au début de l'année 1933, dans les semaines qui précèdent l'élection d'Adolf Hitler et la prise du pouvoir par les nationaux-socialistes, les journaux allemands font de Solal, roman d'Albert Cohen, qui vient d'être traduit, un éloge démesuré : la Vossische Zeitung du 12 mars compare l'… Lire la suiteÉcrit par : Louis FORESTIER
Dans le chapitre "La ruche aux souvenirs" : … *Au plus profond d'elle-même, l'écrivain Sidonie Gabrielle Colette retrouve toujours le pays où elle est née le 28 janvier 1873 et où elle a vécu ses vingt premières années, jusqu'à son mariage. Ce pays, c'est la Puisaye, dans l'Yonne, aux confins de la Bourgogne. Elle l'évoque dans son premier livre, Claudine à l'école (1900), et inclut… Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUET
… *La revue Commerce, « Cahiers trimestriels publiés par les soins de Paul Valéry, Léon-Paul Fargue, Valery Larbaud », donna vingt-neuf livraisons, de 1924 à 1932. Cette revue littéraire naît à l'ombre de la princesse de Bassiano et de ses proches. Outre les trois « phares » susnommés, Commerce comptera quelques autres collaborateurs… Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
Écrit par : Hélène LACAS
… *Après s'être essayé à plusieurs genres littéraires, c'est en tant qu'auteur de petites comédies gaies que Georges Courteline a connu le plus de succès et qu'il a dominé le théâtre comique des années 1900. Il doit peut-être à son père, le chroniqueur humoriste de La Gazette des tribunaux, Jules Moinaux, ses dons innés pour l'observation et… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Romancier français, né à Paris dans un milieu ouvrier. Très jeune, Eugène Dabit doit travailler ; il pratique divers métiers, apprenti ferronnier à quatorze ans, électricien, dessinateur industriel, avant de s'engager en 1916 : il restera au front jusqu'à la fin de la guerre. Il se croit d'abord une vocation de peintre, mais n'obtient guère de… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… *Le « polar » a embrouillé la question des genres littéraires. Peu soucieux de figurer parmi les humanités modernes, choisissant d'ailleurs ses modèles chez les Anglo-Saxons, étranger à l'esthétisme comme à la littérature de laboratoire, il mêle les charmes du fort codage rhétorique qui caractérise le roman policier aux préoccupations sociales et… Lire la suiteÉcrit par : Pierre PACHET
… *La vie d'écrivain d'André Dalmas est simple et mystérieuse à la fois. Elle prend au sérieux l'enfance et l'adolescence, où apparaît l'essentiel, et sur lesquelles ses récits ne cessent de revenir. Ce souci est déjà présent dans sa biographie du mathématicien Évariste Galois, mort en duel en 1832, républicain ardent, maître énigmatique de l'analyse… Lire la suiteÉcrit par : Claude MESPLÈDE
… *Né à Grenoble, Maurice Georges passe une partie de son enfance et de son adolescence en région parisienne. Il fréquente le lycée Romain-Rolland d'Ivry et y rencontre deux futurs romanciers, Tonino Benacquista et Jean-Bernard Pouy. Ce dernier, alors animateur socioculturel, l'initie à la science-fiction moderne. Philip K. Dick, Norman Spinrad,… Lire la suiteÉcrit par : Raymond MILÉSI
… *Né à Jallieu (Isère) le 29 juin 1921, Frédéric Dard, peu enclin aux études, fait ses premières armes littéraires dans la revue Le Mois à Lyon. Ses publications ne tardent guère : La Peuchère, M. Joos (1941). Il se marie en 1942. Durant la guerre et l'après-guerre, Dard publie chroniques, articles, nouvelles ainsi que ses premiers… Lire la suiteÉcrit par : Anouchka VASAK
… Deux *ans après Un roman russe, beaucoup de commentaires (journalistes, blogueurs...) ont accompagné la parution du livre d'Emmanuel Carrère, D'autres vies que la mienne (P.O.L., Paris, 2009). Le mouvement qui pousse le lecteur à commenter ce nouvel ouvrage trouve son origine dans l'accueil de l'altérité qui est au principe du… Lire la suiteÉcrit par : Pierre JOANNON
… *Revêtu de l'habit vert, aux couleurs de cette Irlande qu'il a élue comme dernier havre d'une vie fertile en voyages immobiles, Michel Déon est entré sous la Coupole le 22 février 1978. Est-ce le dernier avatar de cette liaison tumultueuse, ponctuée de ruptures et de retrouvailles, entre la Ville Lumière et ce vagabond stendhalien toujours en… Lire la suiteÉcrit par : Gilles QUINSAT
… frère, mort en 1944 lors de la prise de Belfort, et son ami Jean de Frotté, fusillé par les nazis. *En 1943 est paru son premier roman, Les Mendiants, marqué, dans sa forme, par l'influence de Faulkner et de Joyce. Après son mariage avec Janine Carré et une longue période de retrait, au cours de laquelle il travaille à un roman qu'il… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Expulsé par les autorités brésiliennes, il voyage en Algérie et au Portugal avant de* s'installer à Paris en 1978. Il est naturalisé français en 1982. Écrivain engagé politiquement, Detrez se caractérise par son humour noir et son style caustique. Il commence par traduire des auteurs brésiliens et des essais révolutionnaires, avant de se tourner… Lire la suiteÉcrit par : Christophe MERCIER
… *Auteur de deux courts romans (Compère, vous mentez, 1948 et Sainte-Barbegrise, 1955), c'est dans ses dix-neuf recueils de contes fantastiques que l'art de Noël Devaulx est le plus accompli : L'Auberge Parpillon, 1945 ; Le Pressoir mystique, 1948 ; Bal chez Alféoni, 1955 ; La Dame de Murcie, 1961… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre ÉNARD
… *Des Ardennes, où il a vu le jour, dans la ville d'Attigny, André Dhôtel a gardé le sens d'un merveilleux très quotidien et du goût pour les choses de la terre. Tout jeune, il a été profondément marqué par un autre Ardennais : Arthur Rimbaud, auquel il consacre un essai en 1933 : L'Œuvre logique de Rimbaud. Il y reviendra dans sa maturité… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DULAC
Écrit par : Paul MORELLE
… *De son vrai nom Laurent Lecavelé, Roland Dorgelès est né à Amiens en 1886. Après de brèves études à l'École des beaux-arts de Paris, il opte pour le journalisme et mène la vie de bohème de l'époque, jusqu'à la guerre, qu'il fait, dès 1914, comme engagé volontaire dans l'infanterie. Son livre, Les Croix de bois, lui vaut en 1919 à la fois… Lire la suiteÉcrit par : Claude BURGELIN
… *L'œuvre de Serge Doubrovsky (né à Paris en 1928) fera date dans l'histoire de l'écriture du « je ». Avec un rare mélange d'audace et d'obstination, il a renouvelé les enjeux de la littérature autobiographique au fil des textes qu'il a publiés depuis la fin des années 1960, à un rythme patient et régulier : La Dispersion (1969), Fils… Lire la suiteÉcrit par : Dominique FERNANDEZ
De l'entre-deux-guerres *français, des fastes et misères de sa bourgeoisie, aucun témoin plus intéressant que cet écrivain admirablement intelligent et doué, mais rongé, dès sa naissance, d'une sorte de maladie de vivre incurable qui lui fit entreprendre une série d'expériences promises invariablement à… Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
… de la Vigerie, « la Marseillaise de la Résistance ». Après avoir été correspondant de guerre, *Druon conquiert sa célébrité de romancier avec Les Grandes Familles, prix Goncourt 1948, premier tome de La Fin des hommes, que suivent La Chute des corps et Rendez-Vous aux enfers. À partir de 1955, il publie un… Lire la suiteÉcrit par : Daniel MADELÉNAT
… au sein des souffrances et des angoisses humaines, tels nous apparaissent la figure de l'écrivain *français Georges Duhamel, le ton de son œuvre, la mission qu'il s'est assignée. Médecin et humaniste avant tout, il s'est refusé aux jeux de la littérature, aux exercices de style, aux prouesses formelles : il a voulu « être un ami, aider à vivre, à… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Écrivain, essayiste, poète et ami de Mallarmé, connu surtout pour son roman Les lauriers sont coupés (1887), où il emploie pour la première fois le « monologue intérieur », procédé tout à fait nouveau d'expression psychologique, repris par Joyce dans Ulysse. Dujardin a été associé au mouvement symboliste dès son origine, et a… Lire la suiteÉcrit par : Aliette ARMEL
“Elle *écrit, Marguerite Duras, oui, M. D., elle écrit. Elle a des crayons, des stylos et elle écrit. C'est ça. C'est ça et rien d'autre.” L'écriture est la seule identité que Marguerite Duras se concède. L'écrit a pris possession de tout, du théâtre comme du cinéma. Il parcourt tout, le corps comme le plus… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Écrivain* et éditeur français. Guillaume Dustan, de son vrai nom William Banarès, suit brillamment le cursus de Sciences Po et de l'E.N.A. qui lui ouvre la carrière de juge administratif. Découvrant en 1990 sa séropositivité, il abandonne ses engagements professionnels et écrit trois romans autofictionnels. Le premier, Dans ma chambre (1996… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… Né* le 2 juillet 1945 à Thoré-la-Rochette (Loir-et-Cher), Tony Duvert se signale à l'attention de la critique littéraire par la publication en 1967 de son roman Récidive aux éditions de Minuit, que vont suivre Interdit de séjour et Portrait d'homme couteau (1969), puis Le Voyageur (1970). En 1973 paraît le… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Didier WAGNEUR
… *Jean Echenoz est né le 26 décembre 1947 à Orange. C'est en 1979 qu'il fait son entrée dans le paysage littéraire avec Le Méridien de Greenwich. Publiée aux éditions de Minuit au moment où la littérature française est traversée par de nombreux débats sur la fin des avant-gardes et du nouveau roman, son œuvre est saluée de manière diverse.… Lire la suiteÉcrit par : Alain CLERVAL
Écrit par : Jean LADRIÈRE, Jacques LECARME, Christiane MOATTI
Dans le chapitre "Le culte de l'action " : … qui sonne le glas ou bien encore celle de L'Homme foudroyé de Blaise Cendrars. Mieux,* les romanciers, dans leurs récits de fiction, sont tentés de créer « l'illusion du reportage » en lui empruntant ses modalités d'écriture, au point que les lecteurs s'y sont parfois trompés. On a lu Les Conquérants d'André Malraux comme le… Lire la suiteÉcrit par : Anouchka VASAK
… Si* le livre de François Bégaudeau Entre les murs (éd. Verticales, Paris, 2006), est un « roman écrit au plus près du réel », comme l'indique la quatrième de couverture, le collège Mozart, qui en est l'objet, aurait certainement trouvé sa place dans les classements (logiciel Signa) et dispositifs (« Ambition réussite ») mis en place… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LECARME
… *Née à Lillebonne en 1940, Annie Ernaux grandit à Yvetot dans un milieu modeste. Après des études à l'université de Rouen, elle enseigne d'abord comme institutrice puis comme agrégée de lettres modernes. C'est avec La Place (1983) qu'Annie Ernaux va toucher un vaste public : innombrables sont les lectrices et les lecteurs qui se sont… Lire la suiteÉcrit par : Robert LOUIS
… *Après quelques œuvres, pleines de talent, qui le situent dans la lignée d'un Maupassant (Un simple, 1891 ; Bonne Dame, 1891), Estaunié abandonne le naturalisme pour se laisser aller tout entier à la vérité qui vient de s'imposer à lui avec force : l'essentiel est ce que l'on ne voit pas, ce que l'on ne dit pas. Dès La Vie… Lire la suiteÉcrit par : Jean yves GUÉRIN
Écrit par : Alphonse BOUDARD
… Né à* Villeneuve-Saint-Georges en 1927, René Fallet est un produit typique d'une certaine banlieue d'avant la Seconde Guerre mondiale et de l'immédiat après-guerre : pas tout à fait un Parisien, plus tout à fait un paysan. Toute son œuvre sera marquée par ces deux influences qui ne rivalisent pas entre elles mais s'interpénètrent et s'harmonisent… Lire la suiteÉcrit par : Michel LEBRUN
… *Créé en 1911 par Pierre Souvestre et Marcel Allain, lancé à grand renfort de publicité par l'éditeur Fayard, Fantômas, gigantesque cycle romanesque de trente-deux volumes, connaît un fabuleux succès jusqu'à la guerre de 1914. Fantômas, bandit sans visage, accumule les crimes monstrueux et lance des défis à la police, représentée par l'… Lire la suiteÉcrit par : Juliette M. TURLAN
… réflexions dans Le Journal d'un voyage en Chine, qui ouvre sa carrière littéraire en 1958. *Mais les êtres la passionnent et ce sont, maintenant, la connaissance et l'exploration de l'âme humaine qui vont susciter et inspirer son œuvre : le roman psychologique. Lucie Faure choisit de traiter des sujets délicats voire durs ; elle les traite… Lire la suiteÉcrit par : Alain CLERVAL
Écrit par : Jacques. DUBOIS
Dans le chapitre "Une nouvelle littérature populaire" : … la moitié du siècle, le clivage est à peu près acquis : on fera dès lors nettement le départ, pour* le roman français par exemple, entre la pratique cultivée et de bon aloi qu'incarnent Gustave Flaubert ou les frères Goncourt et une production triviale dont Ponson du Terrail offre le meilleur exemple. Les contempteurs de la littérature populaire,… Lire la suiteÉcrit par : Christine GENIN
… Leslie* Kaplan est née à New York en 1943, dans une famille juive d'origine polonaise, et a grandi à Paris où elle vit aujourd'hui. Étudiante en 1968, elle s'« établit » pour deux ans en usine, expérience qu'elle évoque de manière dépouillée et poétique dans L'Excès-l'usine (1982), premier livre salué par Maurice Blanchot et Marguerite… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie DUNOYER
… Rançon des auteurs qui ont brillé dans une spécialité : le reste de leur œuvre est occulté. *Elian J. Finbert, malgré la variété de son registre, ne peut se défaire de l'étiquette d'écrivain animalier. Il est vrai que, de 1953 à 1964, ses émissions « Les Plus Belles Histoires de bêtes », qui fourniront la matière d'au moins six volumes, et… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… *Peu d'écrivains contemporains savent comme Paul Fournel mener à bien l'exploration des genres littéraires, tout en restant fidèle à des thématiques fondatrices, étrangères à l'air du temps et aux sensibilités factices. Né à Saint-Étienne le 20 mai 1947, Paul Fournel intègre vingt ans plus tard l'École normale supérieure de Saint-Cloud. Mais aux… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claire BANCQUART
Dans le chapitre "L'anticonformiste" : … la possibilité d'une société socialiste, du reste toujours soumise aux fatalités de la nature. *L'Île des pingouins (1908) présente au contraire une vision désabusée, chaotique, de l'histoire, et l'hypothèse que notre civilisation parvenue à son absurde apogée se détruira elle-même. Les années qui précèdent la guerre voient évoluer l'… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LECARME
… Berl, tout en étant un écrivain capital, n'a pas réussi ou a renoncé à être un vrai romancier.* Le seul de ses livres à se présenter vraiment comme un roman, Les Rats (1955), qui est aussi le plus long, témoigne de la plus grande ambition ; raconter une génération de l'après-guerre, passée par le Saint-Germain-des-Prés existentialiste… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… *Roger Frison-Roche fait partie de ces hommes qui ont maintenu vivante, à travers de nombreux romans et récits prenant pour cadre la montagne ou la nature désertique, la tradition de l'enthousiasme dans l'effort, de la victoire sur soi, de la communion avec l'universel dans une nature âpre et somptueuse. Né à Paris en 1906 de parents d'origine… Lire la suiteÉcrit par : Paul MORELLE
… Lauréate* du prix Femina en 1922 pour Les Allongés et membre du jury de ce prix depuis 1940, la romancière Jeanne Galzy, décédée à l'âge de quatre-vingt-treize ans à Montpellier, sa ville natale, fut bercée dès son plus jeune âge par le rythme poétique. Sa mère, qui écrivait elle-même des vers, lui disait, le soir, Le Lac de… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Écrivain *français. Né en 1919 à Toulouse, Pierre Gamarra est d'abord enseignant, puis journaliste. Son premier roman, La Maison de feu (1948) lui vaut le prix international Charles Veillon. Son style, où la volonté d'engagement n'entrave pas la liberté du récit, caractérisera la suite de son œuvre qui fait une place de choix à Toulouse et… Lire la suiteÉcrit par : Nicolas GELAS
Honoré *de plusieurs prix littéraires mais longtemps dédaigné par les critiques, Roman Kacew, alias Romain Gary, suscite depuis quelques années un vif regain d'intérêt. Attachée à défendre l'humain dans l'homme, son œuvre abondante – plus de trente romans, un essai, deux films – déploie, à l'instar de son… Lire la suiteÉcrit par : René de CECCATTY
*Sa naissance bâtarde, sa jeunesse crapuleuse, sa conception de la sexualité comme abjection et transfiguration, ses années de prison, la diversité de son œuvre, la noblesse de son style contrastant avec le milieu interlope qu'il décrit, les multiples cautions intellectuelles dont il bénéficie, de Jean… Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUET
… *Né dans une île de la Loire, près de Nevers, Maurice Genevoix passe son enfance au contact de la nature. Ses études sont brillantes : une voie d'universitaire et d'enseignant toute tracée. La Grande Guerre interrompt brusquement ce cours. Genevoix est au front ; bientôt grièvement blessé, il passera toute la fin du conflit à l'arrière, réformé. L'… Lire la suiteÉcrit par : Aliette ARMEL
… *Sylvie Germain est née en 1954 à Châteauroux. Dès ses études de philosophie, elle jette les fondements d'un univers très personnel. Dans son mémoire de maîtrise, elle étudie la métaphysique de l'ascèse dans la mystique chrétienne. Le jeu du visible et de l'invisible chez Vermeer et Watteau est au centre de son D.E.A. en esthétique. Quant à son… Lire la suiteÉcrit par : Éric MARTY
*Chaque écrivain possède son image d'Épinal, au travers de laquelle la société le glorifie pour mieux l'assimiler ; or l'œuvre de Gide, dont toute la vie fut préoccupée par le rôle et la responsabilité de l'écrivain, est une sorte de machine à déjouer et à déconstruire les images, à défaire les mythes. La formule… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DULAC
Écrit par : Laurent FOURCAUT
*Le patient travail de la critique a fait justice des malentendus qui ont longtemps masqué la véritable portée de l'œuvre de Giono : écrivain régionaliste, puis « collaborateur », il aurait ensuite totalement changé de manière en imitant Stendhal. On mesure mieux aussi, maintenant, la richesse, la… Lire la suiteÉcrit par : Alain GAREL
Un ami chilien, Chili-Norte-Chili (1999), Esquisses Philippines (2003). *Ses voyages favorisent aussi son entrée en littérature. Entre 1992 et 2009, il publie huit livres, parmi lesquels Le Marin à l'ancre (2001), Les Hommes à terre (2004), Les Dames de nage (2007) et Cher amour (2009… Lire la suiteÉcrit par : Jacques BODY
*Un romantique du xxe siècle, qui finit par prendre rang dans la lignée des classiques, à la suite de Marivaux et Musset, et pas tellement loin de ce Racine dont il a parlé comme d'un double ; un La Fontaine, rêveur et distrait, qui laisse une œuvre de quarante volumes ; l'« enchanteur » de… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Didier WAGNEUR
… Ici,* en écrivant que Blaise a écrit le mot fin, aujourd'hui 19 mars de l'an 2004, nous Florence Delay et Jacques Roubaud, scribes de langue française, achevons notre livre Graal Théâtre. Il contient tout ce qu'il doit contenir et nul après nous ne pourra y ajouter ou retrancher sans mentir. » Blaise de Northombrelande à qui Merlin aurait… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis LEUTRAT
Dans le chapitre "Palimpsestes" : … *Julien Gracq est vraisemblablement l'écrivain contemporain qui suscite le plus de malentendus depuis ses débuts. Son premier livre, un roman (Au château d'Argol, 1939), paraît la même année que La Nausée : d'emblée, Gracq est hors de toute mode, et, comme son ouvrage est immédiatement salué par André Breton, un premier malentendu… Lire la suiteÉcrit par : André LAUDE
… Né en 1930 à Landivisiau, Xavier Grall est mort en 1981 à l'hôpital de Quimperlé.* Auteur de romans (Africa Blues, Cantique à Mellila), d'essais (James Dean, Mauriac journaliste, Génération du Djebel), de recueils lyriques (La Sône des pluies et des tombes, Rituel breton, Solo… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Didier WAGNEUR
Écrit par : Alain CLERVAL
Écrit par : Jean SÉMOLUÉ
Dans le chapitre "L'écriture du fantastique" : … il est difficile de concevoir l'impression d'aérolithes qu'ils ont donnée lors de leur publication. *Rendons aux premiers parus, Mont-Cinère (1926), Le Voyageur sur la terre (1926), Adrienne Mesurat (1927), Léviathan (1929), leur pouvoir de choc, dû à la force des situations, à la dureté du trait. Des passions… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Romancière* française. Avec sa sœur Benoîte, elle publie Journal à quatre mains (1962), puis Féminin pluriel (1967), deux livres qui rencontrent un grand succès et que prolongera Il était deux fois (1968). À la veille des années 1970, on peut y lire une manière de requiem pour l'image traditionnelle de la femme : celle-ci… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Universitaire et essayiste, Jean Guéhenno reste à travers son œuvre un fils du peuple. Né dans une famille ouvrière de Fougères, il met d'abord son énergie à se dégager de cette origine. Mais, dès qu'il y réussit, il est tourmenté par ce reniement ; il ne cesse d'invoquer le pardon de ses frères et sœurs. Ses livres reviennent sur l'opposition… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… *C'est au début des années quatre-vingt qu'on redécouvre Raymond Guérin, tombé dans l'oubli depuis sa mort, en 1955. Les éditions Le Tout sur le tout, la revue Grandes Largeurs, Gallimard s'y emploient plus particulièrement. La vie de Guérin n'a rien d'exceptionnel. À la fin des années vingt, il fonde La Revue libre, noue des… Lire la suiteÉcrit par : François POIRIE
… *Chez Hervé Guibert — qui fut longtemps critique photographique au journal Le Monde —, l'écrivain produit des images ou des fantasmes, et le photographe raconte des histoires. Dans L'Image fantôme (1981), il avait clairement exprimé que la photographie telle qu'il l'entendait ne se concevait que dans une visée autobiographique. C'… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DULAC
Écrit par : Philippe DULAC
… *Né à Saint-Brieuc, Louis Guilloux était peut-être, d'origines, d'action et de style, le dernier et le plus pur des grands écrivains populistes français. D'origines d'abord : ce fils de cordonnier, ce boursier, ce journaliste à la petite semaine était de toujours sensibilisé aux luttes et aux problèmes sociaux. D'action ensuite, car cet écrivain,… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Écrivain* français. Révélé au grand public par Claude Sautet, dont le film Les Choses de la vie (1970) portait à l'écran son troisième roman, publié en 1967, Paul Guimard avait déjà remporté le grand prix de l'humour, en 1956, pour Les Faux Frères, et le prix Interallié, l'année suivante, pour Rue du Havre. Dans un style… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
L'*entreprise de Pierre Guyotat poursuit d'une certaine façon celle de Sade : même tentative pour mettre à la torture le langage et lui faire « dire » le désir ; même refus absolu d'accepter toute séparation entre eux, avec pour résultat l'accouchement d'une langue inédite, où les distinctions coutumières… Lire la suiteÉcrit par : Bruno TOTVANIAN
… *Né dans un milieu un peu étriqué et « bien-pensant » – son père était officier de la coloniale –, Kléber Haedens a souffert longtemps du conformisme familial. Il lui a réglé son compte dès son premier livre : L'École des parents paru en 1937. Dans ce roman, encore maladroit, on trouve la trame de ce qui sera son dernier livre, Adios… Lire la suiteÉcrit par : Bernard VALADE
… ». Elle fut suivie d'une très vive déception – celle de ne pas voir couronner par le prix Médicis *son premier roman, Les Aventures d'une jeune fille (1963), un « roman de terreur » qui avait cependant enthousiasmé Michel Foucault. En dépit des critiques louangeuses de Klossowski et de Mandiargues, ni le livre suivant, Le Grand… Lire la suiteÉcrit par : Thierry GLON
… La biographie de Pierre-Jakez Hélias* fait de lui le témoin d'une société bretonne traditionnelle. Elle enseigne, en effet, que cet enfant pauvre du pays bigouden, pour qui le breton fut langue maternelle, devint agrégé de lettres classiques et accéda à la notoriété littéraire. Son engagement confirme ce statut : il participa dès l'après-guerre aux… Lire la suiteÉcrit par : Paul MORELLE
… *Né à Dunkerque, Pierre Herbart fait ses classes dans le journalisme en collaborant à Marianne et à Vendredi de 1930 à 1934. En 1931, il s'embarque pour la Chine : c'est le début d'une série de voyages que ce jeune intellectuel, doté d'un esprit curieux et aventureux, effectue à travers les colonies françaises, en Afrique et en… Lire la suiteÉcrit par : Christine GENIN
Écrit par : Philippe DULAC
Écrit par : Jacques LECARME
Écrit par : Gilles QUINSAT
… *Michel Houellebecq est né en 1958 à la Réunion. En 1985, il donne des poèmes à la Nouvelle Revue de Paris, avant de publier un essai (Lovecraft, contre le monde, contre la vie, 1991). Suivront des recueils de poèmes (La Poursuite du bonheur, 1992 ; Le Sens du combat, 1996, Rester vivant, 1997 ; … Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… *La mort accidentelle de Jean-René Huguenin, à vingt-six ans, livre au lecteur le témoignage d'un jeune intellectuel des années 1950 qui n'a pas eu le temps de se renier. Le lire aujourd'hui ; c'est faire surgir dans leur fraîcheur et leurs maladresses les questions éthiques et esthétiques que se pose un garçon ambitieux, farouchement décidé à… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DULAC
Écrit par : Aliette ARMEL
… *Nancy Huston est née à Calgary (Canada) en 1953. Elle a vécu les années 1970 à Paris en suivant les séminaires de Barthes et de Lacan et en participant aux revues féministes Sorcières, Les Cahiers du GRIF, Histoires d'elles (Désirs et réalités, 1996). Mais cet environnement théorique et idéologique ne satisfait… Lire la suiteÉcrit par : Anouchka VASAK
… expropriation. Au-delà de celle que vit l'émigré, une telle expérience est celle de l'homme moderne.* Milan Kundera, qui écrit ici en langue française, poursuit l'étude philosophique engagée dans ses romans précédents – L'Identité, par exemple –, et théorisée dans L'Art du roman : le personnage est « possibilité d'existence » et « … Lire la suiteÉcrit par : Nadine SAUTEL
… À *contre-courant de son époque, Roger Ikor se présentait volontiers comme l'héritier de Romain Rolland et l'apôtre du roman-fleuve. Accablant d'un même dédain la peinture abstraite et la musique sérielle, l'« architecture carrée » et Alain Robbe-Grillet, il est resté fidèle, comme son ami Gilbert Cesbron, à cette fiction réaliste, proche du… Lire la suiteÉcrit par : Christine GENIN
Écrit par : Jean-Paul MOURLON
… *Auteur d'une œuvre romanesque abondante, non dépourvue de qualités, Edmond Jaloux est surtout connu pour son activité de critique littéraire. De 1924 à 1940, il collabore régulièrement aux Nouvelles littéraires et recueille ses articles dans les sept volumes de L'Esprit des livres ; critique de formation libre, il procède par… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Didier WAGNEUR
Le *Jardin des Plantes de Claude Simon (éditions de Minuit, Paris) a constitué l'événement de la rentrée littéraire 1997. L'attribution à l'écrivain du prix Nobel de littérature en 1989 avait scandalisé une partie de la critique littéraire. Puis, insensiblement, elle a fait de lui un « classique » et consacré indirectement une génération et… Lire la suiteÉcrit par : Aliette ARMEL
Écrit par : Denis GUIOT
… *La parution en 1973 du Temps incertain dans la collection dirigée par Gérard Klein Ailleurs et Demain, fait l'effet d'un coup de tonnerre dans le paysage de la science-fiction française. Évoluant dans les univers intérieurs chers à Philip K. Dick grâce à la chronolyse (une drogue capable de manipuler le temps), formellement influencé par… Lire la suiteÉcrit par : Claude MESPLÈDE
… Thierry* Jonquet est mort à Paris, le 9 août 2009, à l'âge de cinquante-cinq ans. Le 18 août, quatre cents personnes rassemblées au crématorium du Père-Lachaise, rendirent un hommage ultime à l'ami et au romancier. Son cercueil, sobre et de couleur rouge vif, rappelait opportunément son roman le plus autobiographique, Rouge c'est la vie (… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Écrivain* et journaliste français. Il publie son premier texte, Les Indolents (1957), à l'âge de dix-huit ans. Jean Cayrol, qui l'accueille dans « Écrire », la collection de premières œuvres qu'il vient d'ouvrir au Seuil, a été sensible à cette minutie têtue dans l'analyse des actes les plus inavouables, les plus dérangeants de l'être… Lire la suiteÉcrit par : Jeannine ETIEMBLE
Écrit par : Jean-Pierre ÉNARD
… *Fils d'émigrés russes d'origine juive, Joseph Kessel est né à Clara, en Argentine. Son père avait fui les persécutions antisémites et était venu faire des études de médecine en France avant de s'embarquer pour l'Argentine travailler comme médecin dans une colonie agricole. Toute la vie de Kessel sera placée sous le signe de ses origines… Lire la suiteÉcrit par : Alain ARNAUD
Pour *qui aborde Pierre Klossowski, la première épreuve est le trouble. Non que l'homme s'avance masqué. Il est au contraire volontiers son propre commentateur. Ni que son œuvre écrite et dessinée soit hermétique. Elle se réclame plutôt d'une syntaxe et d'une science des figures des plus classiques. Le mystère… Lire la suiteÉcrit par : Milan BURDA
Dans le chapitre "Un autre univers romanesque" : … L'*immortalité (1990) est situé à Paris dans le quartier de la tour Montparnasse. Ce roman dépourvu d'une quelconque allusion à la Tchécoslovaquie est considéré comme une sorte de synthèse de l'œuvre de Milan Kundera. Le motif central en est la place de l'homme de la fin du xxe siècle et habitant d'un univers rempli de… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie DUNOYER
… Pour *la postérité, Jacques de Lacretelle restera sans doute l'auteur de Silbermann (1922), histoire d'un jeune juif brillant, enthousiaste, ambitieux, dont l'avenir est brisé par les brimades de ses camarades de lycée et la complicité de leurs parents. Il était en cela le symbole du destin déchiré d'Israël. Les événements devaient apporter… Lire la suiteÉcrit par : Christian GATTINONI
… photographie, avant de trouver dans l'autobiographie transcendée sa dimension de fiction tragique. *Premier jalon, Vétérinaires (1993) traverse les souvenirs écran d'une enfance placée sous l'autorité du père et déjà sous le signe de l'animalité. L'œuvre de Lamarche-Vadel se dévoile sur fond de société française à la fin du xx… Lire la suiteÉcrit par : Gilles QUINSAT
… *Né le 5 juillet 1917 à Bruxelles, Georges Lambrichs rencontre Jean Paulhan à vingt ans, alors qu'il vient de lui soumettre un texte. Le directeur de La Nouvelle Revue française sera pour lui une référence constante, aussi bien par ses écrits, sa lucidité critique et son goût de l'ellipse que par sa manière de concevoir l'esprit d'une revue… Lire la suiteÉcrit par : Juliette SIMONT
… à l'œuvre, on le sent. Veut-on, de sa vie, connaître plus que ce qu'il en a déposé dans ses films ?* Il a publié, en 2009, sous le titre Le Lièvre de Patagonie et l'impropre sous-titre Mémoires, le livre d'une vie de témoin unique, qui traversa le xxe siècle autant qu'elle en fut traversée ; mais la « mémoire… Lire la suiteÉcrit par : John Kenneth SIMON
*La formule selon laquelle on présente épisodiquement Valery Larbaud dans les anthologies, manuels et histoires de la littérature est celle du « riche amateur » du début du siècle, dilettante, bon vivant, angoissé et chercheur d'âme (la sienne surtout), incessant voyageur transeuropéen : Barnabooth, en… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LECARME
… Barthes, ou l'université. La limite de sa pensée tient à cette pugnacité constitutionnelle. *Les romans signés Jacques Laurent sont nombreux, passionnants, tout à fait inégaux, même à l'intérieur du même récit. Le lecteur de Laurent croit reconnaître, à l'origine de cette production, un engagement juvénile du côté de Vichy, au cabinet de… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Fils d'un souffleur de la Comédie-Française, abandonné par sa mère, romancier essayiste, critique, mémorialiste, Paul Léautaud parle surtout de lui-même. En 1900, il publie avec Van Bever Les Poètes d'aujourd'hui, une anthologie du symbolisme, qui fut rééditée jusqu'en 1956. Le Petit Ami (1902) est un roman autobiographique qui… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul MOURLON
… *Originaire de la grande bourgeoisie rouennaise (son père était armateur), Leblanc fait d'abord paraître des romans d'analyse psychologique (une dizaine en tout, qui lui vaudront l'estime d'écrivains aussi importants que Léon Bloy et Jules Renard), ainsi qu'une pièce de théâtre, La Pitié. C'est en 1904 qu'il rédige pour le magazine Je… Lire la suiteÉcrit par : Claude MESPLÈDE
… *Autodidacte, Michel Cade abandonne l'école très jeune et travaille dès l'âge de seize ans à La Bonne Presse, puis place quelques dessins humoristiques à France Dimanche et à L'Os libre de Pierre Dac. Devenu gérant de café en banlieue parisienne, il passe ses nuits à écrire son premier roman, Hollywood confidentiel… Lire la suiteÉcrit par : Christian DOUMET
*Lorsqu'il obtint, en 1963, le prix Renaudot pour son roman Le Procès-verbal, Jean-Marie-Gustave Le Clézio n'était guère, pour le public, qu'un visage dont on soulignait la jeunesse et la beauté nordique, et ces trois initiales qui, dès la page de garde, posaient le signe de l'énigme. La critique,… Lire la suiteÉcrit par : Éliane LECARME-TABONE
*Reconnue précocement par des écrivains déjà célèbres comme Genet, Camus, Sartre et surtout Simone de Beauvoir qui l'aida avec persévérance, Violette Leduc ne rencontra le succès public que tardivement avec La Bâtarde (1964), premier volume de son autobiographie. Son œuvre, transgressive et… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DULAC
Écrit par : Gilles QUINSAT
*Comment rendre nécessaire le désordre d'une vie ? Comment doter de sens ce qui est le fruit du hasard ? Ces questions marquent le dilemme de l'entreprise autobiographique, et singulièrement de celle conduite par Michel Leiris. En effet, là où l'œuvre d'art vise à l'accomplissement et à la justification… Lire la suiteÉcrit par : Jacques BENS
… *Gaston Leroux est un des deux ou trois écrivains français qui ont fondé le roman populaire du xxe siècle. À la suite d'Émile Gaboriau, et parallèlement à Maurice Leblanc, son exact contemporain, il a introduit, dans un genre où les péripéties romanesques restaient dominantes, l'énigme criminelle et le dénouement raisonné, dont… Lire la suiteÉcrit par : Claude-Henry du BORD
Écrit par : Marc BLOCH
… *Professeur de philosophie et journaliste, voyageur et écrivain, membre du groupe surréaliste dans les années vingt, puis exclu de ce groupe, Georges Limbour est surtout un poète. Extrêmement sévère envers son œuvre poétique, il en a brûlé la plus grande partie, ne laissant paraître que ce dont il était réellement satisfait. Il a également écrit de… Lire la suiteÉcrit par : Alain VIALA
Dans le chapitre "Le roman épistolaire" : … repli d'une forme dont le succès était lié à des usages mondains qui eux-mêmes déclinent peu à peu.* La formule désormais classique du roman par lettres se prolonge encore au xxe siècle, notamment chez Montherlant dont Les Jeunes Filles, même si l'ensemble n'en relève pas entièrement, font un large usage. Mais on a… Lire la suiteÉcrit par : Didier CAHEN
Écrit par : Jean-Didier WAGNEUR
Écrit par : Bruno VERCIER
Très *tôt après sa mort, Pierre Loti était tombé dans un discrédit profond. Mais depuis les années 1980, il connaît une faveur nouvelle. Ce n'est plus la gloire qui l'avait entouré de son vivant – lui qui fut en son temps le plus jeune académicien français –, mais une réévaluation en prise avec nos… Lire la suiteÉcrit par : François POIRIE
… *« L'écriture comme exercice et accomplissement de la vie intérieure », écrit Claude Louis-Combet. Son œuvre, empreinte de mysticité et de religiosité, semble être la parfaite illustration de cet aphorisme. Elle se développe selon deux axes : une réflexion sur l'écriture comme « Passion », au sens christique du mot, et une approche de la… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Ami d'André Gide à l'École alsacienne, Pierre Louys se lie d'abord au Parnasse. À dix-neuf ans, il rencontre Leconte de Lisle et il épouse la plus jeune fille de Heredia, Louise. Trois années plus tard, il fait partie de l'école symboliste et, en 1892, il écrit un sonnet à Mallarmé à l'occasion de son cinquantième anniversaire. Un an plus tôt, il… Lire la suiteÉcrit par : Gérard SÉNÉCA
… *Professeur de philosophie, écrivain lauréat de plusieurs prix littéraires importants, conférencier, collaborateur de Darius Milhaud (auquel le liait une amitié jamais démentie qui datait de l'enfance). L'œuvre d'Armand Lunel est inséparable de la Provence, sa région natale, et de la Côte d'Azur, sa terre d'élection. Depuis son premier roman, L'… Lire la suiteÉcrit par : Marc BLOCH
… *Pour signer une œuvre romanesque et poétique importante, Pierre Dumarchey a choisi le pseudonyme de Pierre Mac Orlan. Ses romans, dont l'action se situe aussi bien dans les bouges de Montmartre ou dans les arrière-salles des bistrots d'un port embrumé que dans le cadre exotique et aventureux de la Légion étrangère, sont empreints d'une mélancolie… Lire la suiteÉcrit par : Robert DELEUSE
Avec l'arrivée de Léo Malet, le roman *policier français reçoit le même type de secousse que celle qu'enregistre le roman américain avec l'entrée en lice de Dashiell Hammett. Avec lui, le roman d'investigation hexagonal quitte ses faux cols pour se colleter avec de vrais durs. Il se met à exsuder la peur,… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LECARME
*Depuis sa mort, il n'est guère possible de traiter d'André Malraux sur le ton mesuré qui convient. Peu d'hommes auront été tour à tour aimés ou détestés avec tant de passion. L'heure de la synthèse posthume, de la dernière métamorphose n'est pas encore venue. Pour une part, Malraux est entré dans ce… Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
… * Naissance à Paris. Première Guerre mondiale. Début du mouvement Dada. Parution du premier livre d'André Malraux, Lunes en papier. Le 21 octobre, il se marie avec Clara Goldschmidt. Avec Clara Malraux et Louis Chevasson, il part pour le Cambodge. Accusés d'avoir dérobé des statues dans un temple khmer, ils sont arrêtés. Malraux sera… Lire la suiteÉcrit par : Michel LEBRUN
… *Le père de l'expression « néo-polar », né en 1942, enseigne d'abord le français en Grande-Bretagne. Il devient traducteur, puis publie, en 1971, L'Affaire N'Gustro, qui traite de la corruption des milieux politiques et de leur collusion avec les truands. Début prometteur, qui attire l'attention sur ce jeune écrivain. Manchette obtient le… Lire la suiteÉcrit par : Gaëtan PICON
*Martin du Gard occupe dans l'histoire du roman français de la première moitié du siècle une place importante, et assez particulière dans la mesure où, plus traditionnelle que novatrice, son œuvre a intéressé l'avant-garde littéraire en même temps qu'elle a touché le grand public. Partageant avec quelques… Lire la suiteÉcrit par : Henri PEYRE
*Mauriac est sans conteste l'un des plus importants romanciers français du xxe siècle. Son domaine est limité. Le décor, les personnages, les thèmes, les procédés (rétrospection, monologue intérieur) varient peu d'un livre à l'autre. Il est essentiellement le peintre de la province française… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Essayiste, romancier, historien, biographe, André Maurois fut avant tout un humaniste. Né en Normandie d'une famille juive qui avait quitté l'Alsace après la guerre de 1870, de son nom d'origine Émile Herzog, André Maurois dirigea l'entreprise familiale après avoir été élève d'Alain au lycée de Rouen. Mais c'est la guerre qui le conduit à la… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… *Jean Meckert fait partie de ces romanciers contemporains que n'aime guère l'Université, tant leurs personnages et leur écriture sont éloignés des dogmes qui règnent souvent sur l'enseignement des lettres. Au carrefour du populisme, de l'anarchisme et de l'esthétique du « polar » moderne, violemment engagé dans les combats contre l'exploitation des… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis JOUBERT
… *Si toute l'œuvre d'Albert Memmi vise à approfondir et à théoriser les notions d'« identité », d'« aliénation », de « dépendance », c'est parce qu'il les a d'abord rencontrées en réfléchissant sur lui-même et sur sa situation au monde. Né à Tunis à l'époque coloniale, dans une famille juive de langue maternelle arabe, formé à l'école et dans la… Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
Écrit par : Michel P. SCHMITT
… *Romancier français. Robert Merle naît en Algérie dans une famille de colons le 29 août 1908 à Tebessa, près de la frontière tunisienne. Son père, officier interprète, meurt des suites d'une typhoïde en 1916, et la famille doit se rapatrier. Les grands lycées parisiens conduisent le jeune homme à se tourner vers la philosophie et l'agrégation d'… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
*Pierre Mertens est né le 9 octobre 1939 à Berchem-Sainte-Agathe, le jour où Hitler décida, en portant son offensive à l'ouest, d'envahir les Pays-Bas et la Belgique. Histoire publique et destin privé se confondent dès l'origine : Mertens est européen et sa culture internationale. Ce Belge francophone ne… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis JOUBERT
… *Appartenant à cette vaste diaspora haïtienne que la dictature des Duvalier a contrainte à l'exil, Jean Metellus a su maintenir par l'écriture un lien étroit avec son pays. Né à Jacmel, où il fut quelque temps professeur, il s'est installé à Paris en 1959, y a étudié la linguistique et la médecine, puis s'est spécialisé en neurologie. En 1973, la… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
Pierre *Michon publie son chef-d'œuvre, Vies minuscules – qui est aussi son premier livre – en 1984, à près de quarante ans. Ce détail biographique pour montrer que toute l'œuvre (aujourd'hui une douzaine de romans ou de récits) est chargée des expériences douloureuses d'un homme qui a traversé… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… Richard *Millet naît à Viam (Haute-Corrèze) en 1953. Il y reste sept ans avant de suivre ses parents au Liban (Beyrouth, 1987 ; Un balcon à Beyrouth, 1994 ; L'Orient désert, 2007). À son retour, il enseigne comme professeur certifié dans des établissements parisiens avant de se lancer dans une carrière littéraire qui,… Lire la suiteÉcrit par : Jean BELLEMIN-NOEL
Dans le chapitre "Du souvenir à l'initiation" : … Dans cette âme frileuse et endolorie fermentent en effet des liqueurs plus vigoureuses. *C'est d'abord dans un roman, L'Amoureuse Initiation (1910), qu'il confie l'histoire idéale de son destin. Œuvre baroque où se dessine l'itinéraire spirituel de l'homme : de l'ennui de vivre à l'amour de Dieu par l'amour délirant de la créature, du… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Auteur de romans et de pièces de théâtre, Mirbeau dressa un réquisitoire impitoyable contre le clergé ainsi que contre les inégalités sociales de son époque. Il fut l'un des dix premiers membres de l'Académie Goncourt, fondée en 1903. Ayant commencé sa carrière comme journaliste dans la presse bonapartiste et royaliste, il établit sa réputation de… Lire la suiteÉcrit par : Aliette ARMEL
*Patrick Modiano est un des écrivains les plus importants de la génération née juste après la Seconde Guerre mondiale, dont son œuvre – qui rencontre un public nombreux et fidèle – est directement issue. Ses romans plongent dans l'atmosphère équivoque et indécise des périodes où les êtres et les choses sont… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Didier WAGNEUR
Écrit par : Christine GENIN
Écrit par : Pierre RIPERT
… *Aventurier, explorateur, écrivain, Henri de Monfreid est mort, à quatre-vingt-quinze ans, dans sa maison d'Ingrandes (Indre). Il passa la majeure partie de sa vie sur les rivages de la mer Rouge, où il mena une vie d'aventures qui lui inspira la plupart de ses romans. Rien ne semblait le destiner à une vie aventureuse. Après avoir échoué au… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DULAC
Écrit par : Pierre SIPRIOT
*Pendant cinquante ans de vie littéraire, Montherlant a pris au mot tout ce qu'il sentait, convoitait, sans jamais perdre de vue l'idée de la mort. Ce ne sont pas seulement les êtres qui meurent, c'est la terre qui roule dans le vide. Dès lors, la vie des personnages de Montherlant sera un naufrage accepté… Lire la suiteÉcrit par : Marcel SCHNEIDER
*Paul Morand attira l'attention du monde littéraire dès ses premiers recueils de poèmes, Lampes à arc (1919) et Feuilles de température (1920). Célèbre à trente-trois ans avec Ouvert la nuit (1922), il connut le succès des forts tirages, courut le monde, lança la mode de la… Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Écrit par : Philippe DULAC
Écrit par : Pierre VILAR
Écrit par : Philippe DULAC
Écrit par : Universalis
… Écrivain* français, de son vrai nom Pierre Ayraud. Après avoir publié en solitaire plusieurs titres reconnus (La Mort est du voyage, 1948) il s'associe à Pierre Boileau pour une fructueuse collaboration (Celle qui n'était plus, 1952 ; D'entre les morts, 1954 ; Les Magiciennes, 1957 ; Les Louves, 1973).… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Écrit par : Christine GENIN
Peu* présente sur la scène publique, Marie NDiaye a très vite refusé le jeu médiatique qui aurait voulu faire d'elle une jeune prodige métissée symbole d'intégration. La polyphonie d'écritures qui caractérise son œuvre n'en rencontre pas moins un succès certain auprès du public. Peut-être pour sa capacité à… Lire la suiteÉcrit par : Alain CLERVAL
… *Née en 1903 à Kiev, Irène Némirovsky appartient à la grande bourgeoisie juive russe. En 1918, sa famille fuit la révolution bolchévique et finit par s'installer en 1919 à Paris. En 1926, elle épouse Michel Epstein, dont elle aura deux filles. Arrêtée en juillet 1942, peu avant son mari, elle est internée au camp de Pithiviers, avant d'être déportée… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre ÉNARD
… *Le deuxième roman de Nimier, Le Hussard bleu (1950), donne son nom à un regroupement d'écrivains de la même génération. Les hussards des années cinquante, A. Blondin, M. Déon, J. Laurent, R. Nimier et quelques autres, s'opposent à l'existentialisme sartrien auquel ils reprochent sa conception pessimiste du monde et sa conception de la… Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline LEINER
Dans le chapitre "Le romancier" : … *« Hanté par la mission de l'artiste, qui est de porter témoignage et de prendre conscience d'un moment de l'histoire », Nizan utilise le roman pour y poser des problèmes philosophiques essentiels. Avec Antoine Bloyé (1933), il cherche à montrer que, dans l'univers capitaliste, les êtres et les choses ignorent l'homme et l'écrasent. Si tous… Lire la suiteÉcrit par : Claude-Henry du BORD
Écrit par : Michel LEBRUN
… Non *sans logique, le romancier Pierre Nord avait pris pour pseudonyme son département de naissance ; né le 15 avril 1900 au Cateau-Cambrésis, près de Cambrai, il s'appelait en réalité André Brouillard. Après des études à Saint-Cyr et diverses campagnes militaires, le capitaine Brouillard fut promu au service des renseignements de la 9e … Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… *François Nourissier est né à Paris en 1927. Il raconte avec humour dans Le Musée de l'homme (1978) qu'il s'était inventé, à une certaine époque, une identité de « Lorrain de fantaisie », à défaut de pouvoir produire des origines sociales plus légitimées. Il a huit ans quand son père meurt subitement à côté de lui, tandis qu'ils sont au… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre ÉNARD
… *Auteur discret, René de Obaldia sème derrière lui livres et pièces avec un air de désinvolture qui lui vaut une place marginale dans les lettres contemporaines. Cet humoriste refuse de se prendre au sérieux, même comme écrivain. Il n'empêche qu'il est l'un des auteurs de théâtre les plus joués dans le monde entier. Obaldia est né en Chine, à Hong… Lire la suiteÉcrit par : Pierre BEC, Charles CAMPROUX, Philippe GARDY
Dans le chapitre "Affirmation de la prose" : … Maximin Palay, également romancier), c'est bien l'essor de la fiction en prose qui caractérise *l'évolution des lettres d'oc après 1900. Deux œuvres surtout ont marqué un tel renouvellement. D'abord celle du graveur et peintre marseillais Valère Bernard (1860-1936), promoteur, sur les traces de Gelu, de narrations réalistes attachées à l'… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Romancière* et historienne française d'origine russe. Arrivée à Paris en 1925 avec sa famille fuyant la révolution soviétique, Zoé Oldenbourg s'adonne à la poésie dès l'âge de douze ans. Elle pratique également la peinture et goûte même à la théologie. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle devient médiéviste en autodidacte. En 1946, elle publie… Lire la suiteÉcrit par : François POIRIE
… *Après des études secondaires au lycée Carnot, Claude Ollier, né à Paris, entre à l'École des hautes études commerciales et passe une licence en droit. Il exerce ensuite de nombreux métiers. Simultanément, il écrit de petits textes, récits de rêves, carnets, qu'il ne songe pas encore à publier. C'est seulement en 1955 qu'il décide de se consacrer… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… Depuis *longtemps, Pierre Michon souhaitait écrire sur la Révolution, et le bicentenaire de 1989 avait ravivé cette envie. C'est en lisant un livre sur le peintre Giambattista Tiepolo, un des derniers représentants de la « douceur de vivre » célébrée par Voltaire, qu'il eut l'idée de jeter un pont entre deux époques et d'imaginer la figure d'un… Lire la suiteÉcrit par : Jean Marie GOULEMOT
… *Romancier, Daniel Oster ne doit pas faire oublier qu'il fut aussi un critique littéraire d'une agressive et radicale nouveauté. À sa pratique de l'écriture romanesque, sa critique des romans contemporains dont il tint la rubrique dans Les Nouvelles littéraires, son rejet revendiqué des romans qu'il avait écrits avant Dans l'intervalle… Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUET
… *La complicité intellectuelle de Raymond Queneau, écrivain frotté de mathématiques et de François Le Lionnais, homme de science passionné de littérature, marque la véritable origine de l'Oulipo (Ouvroir de littérature potentielle). Autour d'eux, en novembre 1960, se rassemblent écrivains et mathématiciens (certains ont les deux compétences). Jacques… Lire la suiteÉcrit par : Clarisse BOUILLET
… En *1999, les Presses universitaires de France publient un livre intitulé L'Immense Solitude avec Friedrich Nietzsche et Cesare Pavese, orphelins sous le ciel de Turin. Le titre, intrigant, annonce un sujet qui ne l'est pas moins. Il s'agit d'une réflexion très personnelle, ponctuée de références autobiographiques, qui prend pour cadre la… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Didier WAGNEUR
Écrit par : Philippe DULAC
… en sorte que l'ampleur de l'érudition ne nuise jamais à la clarté et à l'attrait de ce dernier. S'il* y a bien un auteur qui méritait d'être ainsi mis en pleine lumière, c'est Valéry. Trop longtemps, en effet, celui-ci a figuré parmi les plus méconnus des écrivains célèbres. Un peu hâtivement identifié à ses œuvres, notamment La Soirée avec… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… *De son vrai nom Pennacchioni, Daniel Pennac naît à Casablanca en 1944. Il est fils de militaire et son enfance se passe hors de France, en Afrique et en Asie du Sud-Est. Il poursuit des études de lettres à Nice, obtient une maîtrise. Pendant six ans, il enseigne à des enfants placés sous surveillance judiciaire. Par la suite, il assurera son métier… Lire la suiteÉcrit par : Harry MATHEWS
*S'il est souvent possible, chez tout écrivain digne de ce nom, de dégager des traits originaux, il existe une famille d'écrivains dont l'originalité est telle qu'on ne peut les rattacher à aucun auteur, vivant ou mort. C'est à cette famille, dont Franz Kafka et Raymond Roussel sont au xxe … Lire la suiteÉcrit par : Jacques BENS
… *Le xxe siècle a vu naître un groupe particulier d'écrivains issus de la classe populaire : les membres de l'enseignement public. On sait de quelle abondante manière ils se sont répandus aujourd'hui. En 1904, ils étaient encore fort peu nombreux. Louis Pergaud fut un de leurs premiers représentants. Il est né le 22 janvier 1882 à… Lire la suiteÉcrit par : Aliette ARMEL
La *Petite Bijou (Gallimard, Paris, 2001) commence par une rencontre. Un soir de décembre, à Paris, à la station de métro Châtelet, une jeune fille de dix-neuf ans, Thérèse, part sur les traces de son passé : elle vient de croiser dans la foule une femme vêtue d'un manteau jaune qui lui évoque sa mère, présumée morte au Maroc. Elle la suit… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
Écrit par : Gilles QUINSAT
… *Né à Paris, André Pieyre de Mandiargues a commencé d'écrire vers 1933, mais son premier ouvrage date de 1943. C'est dire que son entrée « officielle » en littérature est assez tardive. Pourtant, cette jeunesse sans écriture apparaît moins comme un vide que comme une attente préparant à la littérature. Ainsi, durant son enfance, des séjours dans le… Lire la suiteÉcrit par : Hervé DELOUCHE
… énigme et les thrillers de Sax Rohmer, Edgar Wallace, Dorothy Sayers, Louis Vance, Joseph Fletcher. *Mais Albert Pigasse se préoccupe aussi de découvrir des auteurs français et fonde pour cela, en 1930, le grand prix du roman d'aventures ; le jury compte des personnalités telles que Mac Orlan, Carco, Kessel, Pierre Benoît ou Maurice Constantin-Weyer… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude LIÉBER, Madeleine RENOUARD, Universalis
« Une *fois venu le moment de la rédaction, c'est en toute conscience que je déclenche le mécanisme ou, si l'on veut, que j'ouvre le robinet du subconscient, disons de la sensation. Ce travail est on ne peut plus volontaire. Une manière presque d'écriture automatique en pleine conscience, c'est-à-dire avec filtrage… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Écrivain* français. De père argentin, qui le laisse bientôt orphelin, et de mère française, Rafaël Pividal, après une adolescence marquée par la pauvreté, passe le baccalauréat au lycée français de Buenos Aires et part étudier à Paris. Agrégé de philosophie en 1959, il est nommé au lycée d'Alger puis au lycée Condorcet à Paris, avant d'enseigner la… Lire la suiteÉcrit par : Claude MESPLÈDE, Jean TULARD
Dans le chapitre "Le criminel" : … (1874-1914) et Marcel Allain (1885-1969), celui qui se définit comme « le maître de tout ». *Fantômas est le génie du mal. Et lorsqu'il disparaît en mer, dans La Fin de Fantômas en 1913, la France pousse un soupir de soulagement. Pas pour longtemps... Car, outre Sazie qui narre les exploits criminels de Zigomar jusqu'en 1924, Arthur… Lire la suiteÉcrit par : Daniel OSTER
… *Fils d'un charpentier militant syndicaliste et d'une canneuse de chaises, Henry Poulaille occupe une place très particulière dans le monde des lettres françaises : celle de l'écrivain prolétarien, au même titre qu'un Tristan Rémy, un Marc Bernard ou un Louis Guilloux. Mais ce sont les conditions mêmes de la vie ouvrière qui décident de son… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Poète, romancier et conteur français, Henri Pourrat ne quittera jamais cette Auvergne où il est né. Malade dès son adolescence, il mène une vie de retraite et se consacre à la littérature. Dans ses poèmes, Les Montagnards (1919), on ressent l'influence très nette de Jammes (pour l'isolement provincial), de Mistral (pour un régionalisme qui… Lire la suiteÉcrit par : Claude MESPLÈDE
… *Bien qu'il soit né à Paris, ce défenseur opiniâtre du roman noir et de la littérature populaire revendique des origines occitanes. Son père, chef de gare et peintre amateur, va lui inculquer dès l'enfance le goût de la peinture. Il obtient un D.E.A. en histoire de l'art, puis il devient animateur culturel (1972-1980) au lycée d'Ivry, où il croise… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
Écrit par : Jean-Yves TADIÉ
*L'œuvre de Marcel Proust est, comme sa vie, le lieu de rencontre de deux époques : la tradition classique et la modernité. À la recherche du temps perdu est l'aboutissement de l'évolution qui conduit de Racine à Balzac et à Flaubert, et intègre certains apports des romans anglais, allemands et… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LECARME
… *L'aventure littéraire d'Henri Queffélec, né à Brest, s'est élaborée à partir d'une aire géographique très définie, celle que balisent Belle-Île, Ouessant, Sein, Douarnenez. Un second thème très prégnant — la foi catholique — lui a permis d'insuffler une dimension spirituelle à ses romans maritimes. De fait, ils ont toutes les vertus qu'on attendait… Lire la suiteÉcrit par : Jacques BENS
Dans le chapitre "Le romancier" : … *L'évidente importance des recherches et des découvertes langagières dans le travail de l'écrivain a conduit la plupart des analystes à négliger ses exceptionnelles qualités de romancier : Queneau est un admirable créateur de figures et un merveilleux conteur d'histoires. Ses personnages sont divers, bien qu'on puisse les répartir en deux familles… Lire la suiteÉcrit par : Aliette ARMEL
*L'œuvre de Pascal Quignard multiplie paradoxes et ruptures. La structure de ses livres paraît hésiter entre plusieurs genres – essai, conte, fragment, autobiographie, roman historique ou contemporain – jusqu'à ce que la publication des premiers tomes de Dernier Royaume donne toute la mesure de son… Lire la suiteÉcrit par : Claude DAUPHINE
… *Née le 11 février 1860 dans la demeure familiale du Cros, proche de Périgueux, Marguerite Eymery (Rachilde, en littérature) connaît une enfance et une adolescence troublées, qu'elle passe entre un père officier de carrière préoccupé de ses chevaux plus que de sa fille et une mère dépressive autant que mythomane. Après quelques premières… Lire la suiteÉcrit par : Claude BURGELIN
… *« Phénomène des lettres françaises », selon Cocteau. La météorique carrière de cet écrivain mort à vingt ans aurait pu valoir à Radiguet un destin posthume à la Rimbaud. Mais l'écriture très classique et la lucidité qui caractérisent ses deux romans donnaient de Radiguet une image qui se prêtait mal à une telle mythification. Fils de journaliste,… Lire la suiteÉcrit par : Michel PAROUTY
… Est-ce* une tentative biographique ? N'en est-ce pas une ? Qu'espérer, dans ce domaine si particulier, en cent vingt-huit pages ? Surtout lorsque le sujet étudié n'était pas vraiment extraverti et n'avait pas pour habitude de multiplier les confidences ? Que faire, surtout, depuis que l'ouvrage magistral de Marcel Marnat (Maurice Ravel,… Lire la suiteÉcrit par : Aliette ARMEL
Écrit par : Gerald M. ACKERMAN, Henri MITTERAND
Dans le chapitre "La littérature comme reflet de la réalité" : … dans les groupes sociaux auxquels son activité d'écrivain était le plus étroitement rattachée ». *Et même si le nouveau roman a pris ses distances avec l'esthétique réaliste, on a pu, à propos de Robbe-Grillet, Michel Butor ou Claude Simon, parler d'une « école du regard » (R. Barthes). Nathalie Sarraute, dans L'Ère du soupçon, critique… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Robert LECLERCQ
… *Après des études universitaires commencées à Lyon et poursuivies en Sorbonne, Lucien Rebatet, surveillant à Paris, accorde ses sympathies dès 1923, à l'Action française ; il tiendra dans le journal de Maurras, six ans plus tard, les rubriques musicale, littéraire et cinématographique. Sa véritable entrée en politique se fait par ses articles dans… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… nationale de France (de 1997 à 2002). Il est élu à l'Académie française le 16 juin 1988. *Profuse, romanesque pour une bonne part, son œuvre compte une quarantaine d'ouvrages qui trouvent leur inspiration dans l'évocation de ses univers de prédilection, Chine ou Italie (Le Sac du Palais d'été, prix Renaudot 1971 ; Orient-… Lire la suiteÉcrit par : Léon GUICHARD
*« Homme de lettres », Renard vécut pour écrire, pour écrire « juste » et pour écrire « vrai ». À l'écart des écoles et des vogues passagères, rebelle à toute influence autre que celle des classiques français, il abandonne bien vite les formes usées de la nouvelle et du roman, pour devenir un maître de l'… Lire la suiteÉcrit par : Yves KIRCHNER
Écrit par : Jean-Didier WAGNEUR
… Étonnant *Robbe-Grillet ! Ce sentiment aura été partagé par une presse unanime à célébrer aujourd'hui une littérature qu'elle vilipendait jadis : le nouveau roman. L'histoire en a été rabâchée et immortalisée depuis longtemps dans les manuels de littérature française du xxe siècle. À la célèbre photo de groupe devant l'entrée des… Lire la suiteÉcrit par : Paul OTCHAKOVSKY-LAURENS
… *Jean Reverzy est âgé de quarante ans lorsqu'il publie son premier roman, Le Passage (1954), qui obtient le prix Renaudot à la fin de la même année. Rien ne semblait destiner ce provincial timide, médecin de quartier à Lyon, à la notoriété littéraire. De fait, le succès sera éphémère puisque son public diminue notablement avec ses romans… Lire la suiteÉcrit par : Denis GUÉNOUN
… avec Le Pique-nique de Lulu Kreutz, tourné en 2000 par Didier Martiny, et surtout dans *le récit littéraire, qui la hante. D'abord, à travers la sobre tension des fragments autobiographiques de Hammerklavier (1997), puis par deux romans acérés, Une désolation (1999), lamento bernhardien, imprécation d'un vieillard… Lire la suiteÉcrit par : Marc BLOCH
… *Né à Montpellier dans une famille bourgeoise, Georges Ribemont-Dessaignes fit le désespoir des siens par ses conceptions artistiques d'avant-garde. Peintre, musicien, romancier, poète et dramaturge, il fut un des précurseurs du mouvement dada en France. Sans lui pas de théâtre dada, pas de musique dada (son Pas de la chicorée frisée et … Lire la suiteÉcrit par : Philippe DULAC
… *Né a Cannes en 1932, romancier et critique (ces deux activités d'écriture sont chez lui réversibles), membre du comité de rédaction de la revue Tel Quel entre 1962 et 1971, Jean Ricardou doit être avant tout considéré comme l'exégète, le théoricien et le chef de file du Nouveau Roman. Si l'on écarte ses œuvres de fiction — L'… Lire la suiteÉcrit par : Renée SAUREL
… *Les premières années de la vie d'André de Richaud, qui naît en 1909 à Perpignan, se passent à Nîmes, où son père enseigne l'histoire. La guerre éclate. M. de Richaud, mobilisé, est tué peu après. Sa veuve vient alors vivre avec André à Althen-les-Paluds, village du comtat Venaissin. Non loin de là se trouve la poudrerie nationale de Sorgues, où des… Lire la suiteÉcrit par : Yves LECLAIR
… Un* mois après la parution de Ritournelle de la faim (Gallimard, Paris, 2008), J. M. G. Le Clézio s'est vu attribuer le prix Nobel de littérature 2008 pour l'ensemble de son œuvre. Né à Nice en 1940, d'une famille bretonne émigrée à l'île Maurice, Le Clézio est une figure littéraire aussi célèbre qu'inclassable de notre paysage hexagonal (… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
Écrit par : Philippe DULAC
Tout* au long d'un demi-siècle, Alain Robbe-Grillet aura été, dans le monde des lettres et de la culture françaises, le plus constant des trublions. Dès son entrée en littérature, cet ingénieur agronome saisi par l'écriture suscita des rejets violents et même haineux. Certains allaient jusqu'à voir en lui un… Lire la suiteÉcrit par : Nathalie CROM
… *Le nom de Christiane Rochefort demeure fermement lié aux années 1960 et 1970 qui l'ont vue apparaître sur la scène littéraire. De ces années, en effet, des évolutions que connaissait alors la société française – la consommation comme ultime forme de bonheur –, de ses immobilismes tout autant, la romancière s'est faite la contemptrice virulente,… Lire la suiteÉcrit par : François POIRIE
… *Né à Clermont-Ferrand, Maurice Roche fait des études musicales et de médecine. En 1946 — à la mort de son père —, il entre dans un quotidien parisien où il sera, pendant plus de quinze ans, journaliste-reporter. Avant de commencer d'écrire, il compose plusieurs musiques pour la scène (Les Épiphanies de Pichette) et des œuvres… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DULAC
Écrit par : Jean ROUDAUT
… Depuis *la publication de son premier livre, Vies minuscules (Gallimard, Paris, 1984), Pierre Michon a élaboré une œuvre particulière ; il rend le lecteur sensible à des figures mystérieuses et violentes par le moyen de notations brèves, froides, disjointes. Les récits qu'il a publiés en décembre 1995 sont différents dans leurs couleurs,… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Romancière* française d'origine belge, née le 22 mai 1913 à Bruxelles, connue pour son adhésion aux nouvelles techniques de narration, auteur de plus de trente livres en cinquante ans dont les sujets gravitent autour de la naissance, de la mort, de la famille et de la destruction physique. Après des études de bibliothécaire, elle épouse, en 1937,… Lire la suiteÉcrit par : Jacques ROBICHEZ
Dans le chapitre "Une dimension intérieure" : … histoire de la musique à la Sorbonne. Son activité littéraire est d'abord tournée vers le théâtre. *Ensuite, de 1904 à 1912, il publie, avec un très vif succès, les dix volumes de Jean-Christophe. La guerre le trouve en Suisse. Dégagé de toute obligation militaire, il s'installe à Genève et publie dans Le Journal de Genève des… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Né dans le Velay, venu enfant à Paris, Jules Romains est reçu à l'École normale supérieure en 1905 et à l'agrégation de philosophie en 1909. Il enseigne pendant dix ans, mais depuis 1903 il a parallèlement une activité littéraire importante et il devient vite le représentant le plus brillant de l'unanimisme, doctrine qui marque toute son œuvre. Il… Lire la suiteÉcrit par : Michel RAIMOND
Dans le chapitre "Le roman et les avatars de l'idéologie" : … *La crise du roman, au lendemain du naturalisme, avait consisté dans le refus d'une forme d'art qui reposait sur les bases de la philosophie positive. Mais, à partir de là, on assiste, et jusqu'en 1914, à une sorte d'affaissement dans la capacité d'invention. Les pesanteurs sociologiques ne laissent pas se déployer une littérature romanesque un peu… Lire la suiteÉcrit par : Dominique VIART
Le* roman français a connu, au tournant des années 1970-1980, une profonde mutation esthétique. Après deux décennies largement dominées par les explorations formelles des dernières avant-gardes, la hantise de l'écrivain était de n'avoir désormais plus d'autre horizon que l'innovation pratiquée pour elle-même… Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Dans le chapitre "Les genres" : … La Belle Aliette et Le Roi des limiers, 1878) mériteraient d'être tirés de l'oubli. *Le principe du roman policier est simple : un crime est commis dans des conditions mystérieuses ; le coupable sera démasqué par un détective utilisant et sa puissance de déduction et, éventuellement, son art du grimage. Gaston Leroux portera le genre… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… Né* le 13 décembre 1952 à Campbon dans la Loire-Atlantique (l'ancienne « Loire-Inférieure » devenue pour l'auteur « Loire intérieure »), il est le fils d'un petit commerçant qui décède en 1963. Rouaud mène une scolarité banale au collège Saint-Denis de Saint-Nazaire, qui se prolonge par des études de lettres sans passion à la faculté des lettres de… Lire la suiteÉcrit par : Patrick BESNIER
*Raymond Roussel est ce qu'on appelle un auteur “difficile”. Délibérément ou non, il heurte les habitudes de lecture et les idées reçues concernant la littérature. Il est alors tentant de réduire cette œuvre considérable à quelques formules simples, de voir en lui un “excentrique”, un “dandy”, avec une… Lire la suiteÉcrit par : Jérôme GARCIN
… *Nul n'ignore le nom de Claude Roy, parce qu'il a écrit sur des sujets très différents et que, outre ses chroniques littéraires régulières au Nouvel Observateur, il a touché à tous les genres : roman, poésie, autobiographie, essai littéraire, histoire de l'art, conte pour enfants, etc. Polygraphe parfait, il a plus d'une corde à son arc,… Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUET
… *Les innombrables lecteurs du « roman d'Olivier » (successivement Les Allumettes suédoises, 1969 ; Trois Sucettes à la menthe, 1972 ; Les Noisettes sauvages, 1974 ; Les Fillettes chantantes, 1980 ; La Souris verte, 1990 ; Olivier et ses amis, 1993 ; Olivier 1940, 2003 ; Les… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… *Crapule misérable ou archange maléfique, Maurice Sachs laisse sur une époque troublée un témoignage irremplaçable. Les étapes de son itinéraire singulier, on les suit à travers des œuvres autobiographiques, inégales mais qui ne laissent jamais d'étonner : Alias (1935), Le Sabbat (1946), La Chasse à courre (1948), ou… Lire la suiteÉcrit par : Frédéric MAGET
À *un journaliste qui lui demandait en 1961 : « Comment vous situez-vous dans la littérature actuelle ? », Françoise Sagan répondit : « L'écrivain le plus lu ». Boutade peut-être et constat lucide aussi de celle qui, en 1954, connut avec son premier roman une célébrité immédiate et mondiale. Avec plus de… Lire la suiteÉcrit par : Hubert HARDT
Dans le chapitre "La double vocation" : … le désert et les Maures. Maintes fois, il sauva des aviateurs en panne ou captifs des dissidents. *Le soir, il écrit Courrier Sud (1928). Dans ce récit, influencé sur le plan romanesque par la manière de Gide, le narrateur rapporte les confidences d'un pilote de l'Aéropostale qui, peu avant de s'écraser sur les sables, a connu la mort d'… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DULAC
Écrit par : Marianne ALPHANT
Dans le chapitre "« Je ne suis rien d'autre que ce que j'ai écrit »" : … Russe par sa famille, *française par son éducation, Nathalie Sarraute (Nathalie Tcherniak) est née à Ivanovo (Russie), le 18 juillet 1900. Son père, docteur ès sciences, y avait installé une usine de produits chimiques, sa mère était écrivain. Après le divorce de ses parents, en 1902, elle vit d'abord à Paris avec sa mère et fait des séjours en… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LECARME, Juliette SIMONT
Dans le chapitre "Sartre « polygraphe »" : … *À l'origine, un enfant naît de l'écriture et, si l'on en croit le récit d'enfance des Mots, trouve son salut dans le plagiat des romans d'aventures – Pardaillan, notamment –, lequel plagiat finit par former un romancier tout-terrain, sûr de soi et n'admirant aucun maître. Ensuite se révèle un khâgneux, puis un normalien surdoué et… Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
… * Naissance, à Paris, de Jean-Paul Sartre. Mort de son père, Jean-Baptiste Sartre. Première Guerre mondiale. Sartre entre au lycée Henri-IV. Entre à l'École normale supérieure, avec Paul Nizan et Raymond Aron. Fait la connaissance de Simone de Beauvoir. Professeur de philosophie au Havre. Boursier à l'Institut français de Berlin, il découvre la… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Romancier et essayiste, Jean Schlumberger reste à travers toute son œuvre d'une discrétion et d'une lucidité très classiques. Ami d'André Gide et, comme lui, né protestant, il se dégage de la religion et de la conscience du péché, tout en gardant un sens aigu de la famille et du devoir. De 1909 à 1914 il anime la N.R.F., avec Jacques Copeau et… Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUET
… *Indéfectiblement, c'est sous la bannière de la défense et l'illustration du genre fantastique que se situe, depuis ses tout premiers livres, le conteur et romancier Marcel Schneider. Il partage le temps de son enfance entre Paris, où il naît, et l'Alsace des vacances familiales. Il fera de cette région, selon ses propres termes, une « véritable… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Romancier.* Issu d'une famille juive polonaise dont quatre des membres disparaissent après leur déportation au cours de la Seconde Guerre mondiale, André Schwarz-Bart est surtout connu comme l'auteur du Dernier des Justes, qui obtient le prix Goncourt en 1959. Le livre connaît un succès retentissant, à une époque où les témoignages sur la… Lire la suiteÉcrit par : Jacques GOIMARD
Dans le chapitre "Frontières, non limites" : … *La France est un cas à part. De 1860 à 1940, elle a été la vraie patrie de la science-fiction avec Jules Verne, J. H. Rosny aîné, Maurice Renard, Jacques Spitz et Régis Messac ; René Barjavel, Pierre Boulle et Robert Merle leur font écho après 1940. La rupture intervient en 1950 avec la révélation de la science-fiction américaine ; autour de la… Lire la suiteÉcrit par : Gérard MACÉ
… volume préfacé par Pierre Jean Jouve, de Stèles, Peintures et Équipée, *l'attention enfin portée sur Les Immémoriaux, roman d'ethnographe d'une rare qualité, et sur René Leys, faux roman qui est un pur chef-d'œuvre, enfin la parution accélérée de nombreux inédits (La Grande Statuaire chinoise… Lire la suiteÉcrit par : Laurent LEMIRE
… *De son vrai nom Viktor Lvovitch Kibaltchich, Victor Serge est né le 30 décembre 1890 à Bruxelles, d'une famille russo-polonaise. Apprenti photographe, il fréquente les milieux anarchistes belges. Paris l'attire. Il s'y installe en 1909 et collabore à la revue L'Anarchie avant d'en prendre la direction. À l'époque, les bombes volent bas et… Lire la suiteÉcrit par : Pierre DELIGNY, Michel LEMOINE
*Georges Simenon est l'auteur d'une de ces œuvres qui sont à elles seules tout un univers. Marcel Aymé n'a-t-il pas dit de lui qu'il était “un Balzac, sans les longueurs” ? En effet, comme le souligne Alain Bertrand, “Simenon exprime peu pour sous-entendre beaucoup : nivelée jusqu'à l'indigence… Lire la suiteÉcrit par : Christophe MERCIER
*Claude Simon n'a commencé à publier qu'après la guerre (Le Tricheur, 1945) ; sa – relative – célébrité date du Vent (1957) et surtout de La Route des Flandres (1960), publiés aux éditions de Minuit, qui font paraître à la même époque les romans de Robbe-Grillet et ceux de Butor… Lire la suiteÉcrit par : Claude MESPLÈDE
… *À la fois classique et baroque, subversif et imaginatif, réaliste et fantastique, Pierre Siniac occupe une place bien particulière dans la littérature policière française. Parisien, fils d'un bottier et d'une costumière de théâtre, il manifeste des aptitudes littéraires dès l'âge de dix ans en inventant pour ses camarades de véritables feuilletons… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Didier WAGNEUR
… Venu* de la science-fiction, Antoine Volodine pratique la littérature en chamane. Si ses livres manifestent une force envoûtante qui lui amène aujourd'hui un large public, il apparaît aussi comme l'un des très rares auteurs actuels capables d'édifier une œuvre pleinement contemporaine. Écrivain de l'imaginaire, étiqueté « explorateur de mondes… Lire la suiteÉcrit par : Françoise BETTENFELD
… Au *foyer, les femmes ! Aux fourneaux, aux chaudrons, aux bouillons qui transforment les princes en crapauds, au marc de café où se mire le futur. Dans les cuisines ancestrales, elles mitonnent encore leurs vengeances, ajustent leurs doubles vues et se les passent de mère en fille... pour survivre. Lotissement, province, classes moyennes : tel est… Lire la suiteÉcrit par : Claude-Henry du BORD
Écrit par : Universalis
… Romancier,* journaliste et scénariste. Jacques Sternberg est l'auteur d'une douzaine de romans et de quelque mille cinq cents contes et chroniques. Ses débuts littéraires sont marqués par son intérêt pour la science-fiction, pour laquelle il crée, en 1955, Le Petit Silence illustré, où il publie les textes de Gérard Klein, Philippe Curval,… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… un meeting à la Mutualité, sous la présidence de Pablo Picasso, contribuent à sa libération.* Pendant la guerre d'Algérie, son roman Le Foudroyage (1960) sera interdit. Il publie une cinquantaine d'ouvrages dont Beau comme un homme (1968), Trois Pas dans une guerre (1978), Belesta (2000). Après avoir… Lire la suiteÉcrit par : Francine de MARTINOIR
… *Une enfance corse, des études de philosophie et de lettres à la Sorbonne, une carrière de bibliothécaire à la Nationale, de grands voyages et un intérêt très vif pour la peinture moderne et la pensée de l'Inde, tels sont les éléments biographiques que Marie Susini acceptait de livrer, avec le nom de ses amis fidèles : Bachelard, Camus qui l'… Lire la suiteÉcrit par : Marc CERISUELO
… Précise, *savante, disante, la langue de Pascal Quignard avance par maximes et progresse par sentences. La pluralité des cas particuliers évoquée dans ses œuvres renvoie à un universel mystère, qui se confond avec la trace de notre origine. « Nous transportons avec nous le trouble de notre conception. [...] Il n'est point d'image qui nous… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Ces deux fils d'un notaire de campagne voyagent à travers l'Europe, participent à la guerre de 1914-1918 et suivent Lyautey au Maroc. Cette expérience vécue sera la matière de tous leurs livres. Ils commencent par publier des reportages dans les Cahiers de Péguy, des récits modestes et simples où ils prétendent seulement peindre, sans… Lire la suiteÉcrit par : Alain CLERVAL
Écrit par : François BODDAERT
… *Poète, romancier, essayiste, traducteur, Henri Thomas a bâti une œuvre abondante et diverse. Une quarantaine d'ouvrages la compose, dont certains ont été couronnés : La Cible, prix Sainte-Beuve 1956 ; John Perkins, prix Médicis 1960 ; Le Promontoire, prix Fémina 1961 ; Les Tours de Notre-Dame, prix des Sept 1979… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Écrit par : Nelly FEUERHAHN
Dans le chapitre "Une œuvre inclassable" : … Pour *Topor, écrire représente une activité aussi importante que dessiner. Romans et nouvelles, pièces de théâtre, textes divers expriment les diverses facettes d'un talent profus : Le Locataire chimérique (1964), un roman adapté au cinéma par Roman Polanski en 1976, qui évoque les conflits rencontrés par le noctambule Topor ; un recueil de… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Né au Béarn et mort au Pays basque, Paul-Jean Toulet mène à Paris, pendant quatorze ans, une existence qu'il qualifiait lui-même de dissolue. Ami de Maurras et de Toulouse-Lautrec, il participe à diverses revues, comme le Divan ou La Vie parisienne, et il écrit quelques romans, aux intrigues assez lâches, mais où apparaissent des… Lire la suiteÉcrit par : Frédéric MAGET
Arrivé *sur le tard à la littérature, Michel Tournier s'est imposé comme un des romanciers contemporains les plus populaires. Son premier roman Vendredi ou les limbes du Pacifique (1967) s'est vendu à plus de sept millions d'exemplaires, Le Roi des Aulnes (1970) à plus de quatre millions et… Lire la suiteÉcrit par : Christine GENIN
… Un *enfant dont la mère est en train de mourir se rend au collège en tramway ; un vieil homme renaît à la conscience dans la chambre de transit d'un hôpital. Autour de ces deux images, Le Tramway (Minuit, Paris, 2001), Claude Simon compose la fresque fragile et émouvante d'une mémoire. Après soixante ans d'écriture « à base de vécu »,… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… *Les mutations se sont bousculées au point que déjà s'estompent les contours de la civilisation industrielle, qui avait elle-même en quelques décennies brutalement submergé une civilisation agraire millénaire. Les écrivains qui se risqueraient encore à dire le pays français s'exposent alors à n'être bientôt plus compris par personne. Surtout si,… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre ÉNARD
… *Née à Moscou, Elsa Triolet a fréquenté très jeune les milieux intellectuels progressistes de la capitale russe. Sœur cadette de Lili Brik, la femme de Maïakovski, elle est aussi amie d'enfance du linguiste Roman Jakobson. Sa beauté, son charme et son intelligence font d'elle une sorte de muse du groupe futuriste. C'est pour elle que Victor… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Luc MOREAU
… *Dès son premier roman, Le Dieu des mouches, publié en 1959 chez Grasset, à vingt-huit ans, Frédérick Tristan s'est montré un auteur singulier, assuré des orientations de son œuvre, et d'abord convaincu qu'il y en aurait bien une. Deux ans plus tôt, il avait créé la revue Structure. Le programme annoncé, Une aventure… Lire la suiteÉcrit par : Christine GENIN
… La *polémique qui a suivi son attribution, lorsque Marie NDiaye fut appelée à un improbable devoir de réserve pour avoir critiqué la politique présidentielle, ne doit pas éclipser le fait que le prix Goncourt est allé cette année à une œuvre exigeante d'une grande cohérence. Depuis longtemps, Marie NDiaye impose sa voix puissante et singulière.… Lire la suiteÉcrit par : Aliette ARMEL
Écrit par : Michel P. SCHMITT
… la préfecture de la Seine, un emploi qu'il conservera jusqu'en 1943. Mais sa passion est ailleurs. *À vingt-cinq ans, et tandis qu'il est encore sous les drapeaux, il publie son premier roman, Faux jour (1935), immédiatement récompensé par le prix du roman populiste. Trois ans plus tard, le prix Goncourt est décerné à L'Araigne. C… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DULAC
Écrit par : Anouchka VASAK
… Au* printemps de 2007, il y eut, en France du moins, un véritable effet « roman russe ». Après La Classe de neige et L'Adversaire, Emmanuel Carrère s'affirmait-il comme un romancier à gros tirage ? Sans doute, Un roman russe (P.O.L., 2007) se lit d'une traite ou presque, et certains épisodes sont devenus des morceaux d'… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DULAC
Écrit par : Jean-Claude KLEIN
… *À l'automne de 1945 paraît Drôle de jeu, roman de la Résistance et prix Interallié. Le héros en est François Lamballe, dit Marat. Dans le choix de ces patronymes l'un aristocratique, l'autre roturier (et de plus révolutionnaire) se trouve résumé tout le paradoxe et le drame de Roger Vailland. Promenant son profil d'oiseau de proie sur le… Lire la suiteÉcrit par : Claude MESPLÈDE
… Appréciée *par quelques milliers d'amateurs dès la sortie de son deuxième roman, L'Homme aux cercles bleus (1992), Fred Vargas a vu les ventes de ses livres progresser de façon régulière pour atteindre et même dépasser, au début des années 2000, les niveaux atteints par des romancières américaines jusqu'alors considérées comme intouchables… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… *La carrière de Jean Vautrin n'est pas banale. Après s'être illustré d'une façon très honorable dans son premier métier de cinéaste, il décide à quarante ans de se tourner vers l'écriture, en jugeant avec sévérité ses films qu'il assimile à des productions ratées. Jean Herman (son nom véritable), né à Pagny-sur-Moselle le 17 mai 1933, fait ses… Lire la suiteÉcrit par : Marc BLOCH
… *Écrivain dont l'œuvre considérable fut, pendant longtemps, mieux connue et appréciée à l'étranger qu'en France. Avant Le Silence de la mer (1942), son récit le plus fameux, écrit pendant la Résistance, et qui inaugure les éditions de Minuit clandestines, Vercors s'appelait Jean Bruller. Il était graveur et dessinateur, s'attachant à… Lire la suiteÉcrit par : Christophe MERCIER
… *Né dans un village de la Haute-Loire et chroniqueur à La Montagne, quotidien local auvergnat, Vialatte a longtemps été considéré, au mieux comme un journaliste doué, au pire comme un écrivain régionaliste, dans tous les cas comme un dilettante de la littérature. Ceux qui le connaissent mieux savent que c'est à lui que revient le mérite d'… Lire la suiteÉcrit par : Noël ARNAUD
*Vian, c'est l'arrachement douloureux à l'enfance. Tous ses héros (Colin de L'Écume des jours, 1947, Angel de L'Automne à Pékin, 1947, et l'autre Angel, celui de L'Arrache-cœur, 1953, comme Wolf de L'Herbe rouge, 1950) manquent leur passage à l'âge adulte ; ils meurent ou… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DULAC
Écrit par : Gilles QUINSAT
Écrit par : Aliette ARMEL
Écrit par : Universalis
… Écrivain* français. Fils de Russes blancs réfugiés à Paris, Vladimir Volkoff, muni d'une licence de lettres, goûte à l'enseignement avant d'être mobilisé pendant la guerre d'Algérie. Ses premiers romans ne lui assurent qu'une faible notoriété, jusqu'à ce que, en 1979, Le Retournement, roman d'espionnage dédié à Graham Greene, le projette… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Didier WAGNEUR
Antoine* Volodine est né à Lyon en 1949. Après des études de russe qui l'amènent au professorat et à la traduction, il se consacre pleinement à l'écriture. Repoussant les frontières de la littérature, détournant ses codes, parasitant ses formes, imaginant des mondes et des voix d'une rare beauté, il… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DULAC
Écrit par : Philippe DULAC
Écrit par : Philippe DULAC
Écrit par : Audrey LASSERRE
… *Née le 13 juillet 1935 à Dannemarie en Alsace, Monique Wittig grandit dans l'Aveyron, à Rouergue dans les Causses, où ses parents s'installèrent pour fuir l'invasion allemande, puis en région parisienne. À la lecture du manuscrit, resté inédit, de La Mécanique, Jérôme Lindon, directeur des éditions de Minuit, a le sentiment de découvrir… Lire la suiteÉcrit par : Marianne ALPHANT
*« L'historien-poète et le romancier que j'ai essayé d'être » : c'est ainsi que Marguerite Yourcenar tente elle-même de définir une entreprise complexe, variée dans son propos et dans son genre. La discrétion de son œuvre et de son existence, l'érudition et l'orientation plus particulière de ses travaux… Lire la suite
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