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HERMÉNEUTIQUE

La compréhension comme modalité de l'être-au-monde (M. Heidegger)

Martin Heidegger - crédits : G. Schütz/ AKG-images

Martin Heidegger

Avec la philosophie de Martin Heidegger (1889-1976), la réflexion sur le statut philosophique de l'herméneutique connaît un virage décisif. Tournant résolument le dos aux préoccupations techniques et épistémologiques de F. Schleiermacher et de W. Dilthey, Heidegger s'intéresse exclusivement à la compréhension et à l'explicitation (Verstehen/Auslegung) comme manières d'être du Dasein. Ce virage ontologique est amorcé dès les premiers enseignements de Fribourg (1919-23), où le philosophe jette les bases d'une « phénoménologie herméneutique de la vie facticielle » qui débouchera sur l'« analytique du Dasein », qui va trouver son expression canonique dans Sein und Zeit (1927). Loin d'être un mode particulier de l'être-au-monde du Dasein, la compréhension imprime à l'ontologie elle-même une orientation herméneutique.

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Écrit par

  • : docteur en philosophie, professeur émérite de la faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris, titulaire de la chaire "Romano Guardini" à l'université Humboldt de Berlin (2009-2012)

Classification

Pour citer cet article

Jean GREISCH. HERMÉNEUTIQUE [en ligne]. In Encyclopædia Universalis. Disponible sur : (consulté le )

Médias

Paul Ricœur - crédits : AGIP/ Bridgeman Images

Paul Ricœur

Wilhelm Dilthey - crédits : AKG-images

Wilhelm Dilthey

Martin Heidegger - crédits : G. Schütz/ AKG-images

Martin Heidegger

Autres références

  • AU DÉTOUR DU SENS. PERSPECTIVES D'UNE PHILOSOPHIE HERMÉNEUTIQUE (C. Berner) - Fiche de lecture

    • Écrit par Jean GREISCH
    • 971 mots

    Au cours du xxe siècle, la philosophieherméneutique s'est développée selon deux axes distincts : le premier se laisse guider par le concept de compréhension qui, tant chez Heidegger que chez Gadamer, ne désigne plus un mode de connaître, mais une manière d'être ; le second, suivi en France...

  • ALLÉGORIE

    • Écrit par Frédéric ELSIG, Jean-François GROULIER, Jacqueline LICHTENSTEIN, Daniel POIRION, Daniel RUSSO, Gilles SAURON
    • 11 594 mots
    • 5 médias

    On définit généralement l'allégorie en la comparant au symbole, dont elle est le développement logique, systématique et détaillé. Ainsi, dans la poésie lyrique, l'image de la rose apparaît souvent comme le symbole de la beauté, de la pureté ou de l'amour ; Guillaume de Lorris en...

  • ARISTOTE (env. 385-322 av. J.-C.)

    • Écrit par Pierre AUBENQUE
    • 23 786 mots
    • 2 médias
    Dans les interprétations les plus récentes de l'œuvre aristotélicienne, deux courants s'affrontent : le courant herméneutique et le courant analytique. Le premier, dominant chez les interprètes d'Europe continentale, s'intéresse au contexte linguistique et historique, à l'architecture...
  • BĀṬIN & BĀṬINIYYA

    • Écrit par Joseph CUOQ
    • 356 mots

    Le mot arabe bāṭin signifie « caché », « ésotérique », par opposition à ẓāhir qui est traduit par « explicite », « obvie », « littéral ». La distinction entre bāṭin et ẓāhir intervient dans l'interprétation du Coran, lequel, au-dessus du sens explicite...

  • BIBLE - L'inspiration biblique

    • Écrit par André PAUL
    • 4 564 mots
    • 1 média
    L'Égypte ancienne, déjà, attribuait ses « saintes écritures » au dieu écrivain ou scribe Thot, le précurseur d'Hermès. Proche de cette figure égyptienne, il y avait aussi, et surtout, le dieu babylonien Nabû, fils de Marduk : considéré comme le scribe par excellence, on l'appelait le « scribe des dieux...
  • Afficher les 42 références

Voir aussi