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ALLÉGORIE

On définit généralement l'allégorie en la comparant au symbole, dont elle est le développement logique, systématique et détaillé. Ainsi, dans la poésie lyrique, l'image de la rose apparaît souvent comme le symbole de la beauté, de la pureté ou de l'amour ; Guillaume de Lorris en a fait une allégorie en racontant les aventures d'un jeune homme épris d'un bouton de rose. Il est évident qu'entre le symbole et l'allégorie, la faveur du public moderne va plutôt au premier, qui semble plus riche et plus profond. Mais cette préférence tient parfois à une conception trop étroite et trop superficielle de l'allégorie, conception dont les grammairiens du Moyen Âge sont tout autant responsables que les critiques contemporains.

Le mot ἀλληγορία a remplacé tardivement chez les Grecs, à l'époque de Plutarque, le mot ὑπόνοια pour désigner la « signification cachée » sous la donnée sensible du langage, par exemple dans la narration ou la description. Mais ce changement de terme s'accompagne d'une restriction de sens : on désigne par le mot ἀλληγορία une forme de l'exposé littéraire plutôt qu'une méthode d'interprétation. Les grammairiens latins ont confirmé ce point de vue e […]

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« ALLÉGORIE » est également traité dans :

ALAIN DE LILLE (1128-1203)

Auteur :  Jean-Pierre BORDIER

*Né à Lille, élève de Bernard Silvestre à Chartres, Alain étudie dans la mouvance de Gilbert de la Porrée ; il devient maître ès arts, puis maître en théologie à Paris, avant d'enseigner à Montpellier ; parvenu au sommet de la gloire, il suit l'exemple de son ami Thierry de Chartres et entre comme convers à Cîteaux, où il meurt. On le surnomme « le… Lire la suite
ALLÉGORISTES CHRÉTIENS

Auteur :  Richard GOULET

*À la suite des philosophes païens qui interprétaient les mythes traditionnels de l'hellénisme en dévoilant la signification philosophique cachée (morale ou physique) qu'ils contenaient, les Juifs (Aristobule et Philon d'Alexandrie) puis les chrétiens ont dégagé des saintes Écritures des sens cachés voulus par Dieu, véritable auteur de la Bible, et… Lire la suite
APPIANI ANDREA (1754-1817)

Auteur :  Bruno FOUCART

*Parmi les représentants majeurs du néo-classicisme, on doit à coup sûr compter Andrea Appiani. Aux côtés d'un Giani, plus tendu et brutal, d'un Camuccini, plus maniérisant, Appiani est en Italie dans la lignée de Mengs et d'Angelica Kauffmann le représentant d'un art où le retour à l'antique passe, entre autres, par une méditation des classicismes… Lire la suite
ART & THÉOLOGIE

Auteur :  Georges DIDI-HUBERMAN

Dans le chapitre "L'histoire et le mystère" : …  époque le grand art réponde de moins en moins aux attentes dogmatiques de la théologie. *On retire alors l'impression d'un singulier contraste entre une époque – le long Moyen Âge – qui avait ouvert l'allégorisme théologique de façon arborescente et presque infinie (encyclopédique en tout cas), et cette époque nouvelle où tente… Lire la suite
AUTO SACRAMENTAL

Auteur :  Marcel BATAILLON

Dans le chapitre "Règne de l'allégorie" : …  hostie que les sermons avaient rendues familières. Restait à leur donner vie dramatique et lyrique. *Les moralités allégoriques, dont la tradition était déjà ancienne, pouvaient facilement devenir « sacramentelles » au dénouement. Lope de Vega, dans un de ses autos de jeunesse, Le Voyage de l'Âme,reprend un vieux thème avec son symbole… Lire la suite

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Bibliographie

L'allégorie, une pensée dramatisée

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