Si la Franche-Comté, qui regroupe les départements du Doubs, du Jura, de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort, n'apparaît qu'au dix-septième rang des régions françaises pour la superficie (16 202 km2) et au vingtième pour la population (1 163 000 habitants en 2008), elle présente cependant de nombreuses spécificités et une grande diversité interne. Entre Rhône et Rhin, entre plaine et montagne, ce territoire complexe revendique son passé de province historique et s'enorgueillit aussi bien de paysages agrestes que de productions industrielles comme l'automobile, les microtechniques ou la lunetterie.
Aujourd'hui, la Franche-Comté doit faire face à un certain nombre de défis que sont la mise en réseau de ses territoires, l'affirmation et le renouveau de ses spécificités économiques traditionnelles, l'exploitation de son potentiel de carrefour européen, la valorisation et la gestion d'un patrimoine naturel d'une très grande richesse. Seule région française à entretenir encore une longue frontière avec un État extérieur à l'Union européenne, elle cherche à se positionner sur des axes internationaux, dans les domaines de la recherche, de la production et de l'accueil touristique.
1. Histoire de la Franche-Comté
Si le terme de Franche-Comté n'apparaît dans les textes qu'en 1336, la réalité d'une entité politique intermédiaire entre la France et la Germanie est plus ancienne.
La Franche-Comté a pris la succession de la province des Séquanes, la Maxima Sequanorum, mentionnée pour la première fois par César dans La Guerre des Gaules (I, 38-39). Sa capitale, Vesontio (Besançon), devint le siège d'un gouvernement militaire, puis d'une métropole religieuse, d'où le christianisme se répandit dans toute la région, après le martyre de saint Ferréol et de saint Ferjeux, au iiie siècle, selon la tradition. Envahie par les Burgondes, la province des Séquanes fut incorporée à leur royaume, entre le ve et le xie siècle, à travers de nombreuses vicissitudes. En 1032, le dernier roi de Bourgogne s'étant éteint, la f […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 6 pages…



