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EMPIRE (PREMIER)

Le 2 décembre 1804, Napoléon se fait couronner empereur, mais s'il choisit ce titre, c'est par désir d'éviter celui de roi, après dix années de révolution, plutôt que par référence à l'expansion territoriale de Rome ou de Charlemagne. Son objectif est alors de rétablir la monarchie héréditaire à son profit et non de poursuivre une guerre de conquête qui semble terminée depuis que la France a atteint ses frontières naturelles et consolidé son influence en Italie du Nord et en Allemagne.

C'est après Austerlitz et Trafalgar que naît la théorie du grand empire. Talleyrand avait prévenu les Anglais en 1802 : « Le premier coup de canon peut créer subitement l'empire gaulois [...]. Le Premier consul a trente-trois ans et il n'a encore détruit que des États de second ordre. Qui sait ce qu'il lui faudrait de temps, s'il y était forcé, pour changer de nouveau la face de l'Europe et ressusciter l'empire d'Occident ? »

Le Blocus continental, machine de guerre économique contre l'Angleterre, servit de prétexte à une série d'annexions, de remaniements territoriaux et dynastiques qui firent passer plus de la moitié de l'Europe sous la domination de Napoléon. Ainsi se forma un empire tout en rivages et en ports, de Hambourg à Bordeaux, de Barcelone à Gênes, de Naples à Trieste. L'axe principal en fut le Rhin, soumis à l'influence française, de sa source à son embouchure. Cet empire, Napoléon eut le souci de l'unifier par les routes, les codes, les brassages de population au sein de la Grande Armée, la centralisation administrative.

Mais ce qui finit par compromettre la domination napoléonienne, ce fut le sentiment d'abord confus, puis de plus en plus précis après les décrets de 1810 assouplissant le Blocus, que le système continental favorisait en définitive l'industrie et le commerce de la France proprement dite au détriment des pays vassaux ou alliés. Au nom de la lutte contre l'hégémonie économique de l'Angleterre, la France substituait en réalité sur le continent sa propre suprématie à c […]

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Jean TULARD, « EMPIRE (PREMIER)  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/empire-premier/

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« EMPIRE PREMIER (1804-1814) » est également traité dans :

PREMIER EMPIRE

Écrit par :  Sylvain VENAYRE

Le 2 décembre 1804, Napoléon Bonaparte, général glorieux des armées de la Ire République, consul depuis le coup d'État du 18-Brumaire an VIII (9 novembre 1799) et consul à vie depuis 1802, se fait sacrer par le pape Pie VII Empereur des Français, sous le nom de Napoléon Ier. Il met alors en place un régime extrêmement centralisé, despot… Lire la suite
CONSULAT ET EMPIRE - (repères chronologiques)

Écrit par :  Sylvain VENAYRE

Coup d'État de Bonaparte (18-Brumaire an VIII), qui est nommé consul provisoire. Suppression de soixante des soixante-treize journaux politiques parisiens. Signature du Concordat avec le pape Pie VII. Rétablissement de l'esclavage dans les colonies françaises. Promulgation du Code civil (21 mars), rebaptisé en 1807 Code Napoléon ; Bonaparte se fai… Lire la suite
ANTISÉMITISME

Écrit par :  Esther BENBASSA

Dans le chapitre "Le choc de l'émancipation"  : …  politique antireligieuse dirigée contre les prêtres réfractaires, n'épargne pas non plus les juifs. *Au fil de ses victoires, Napoléon étend l'émancipation en Europe. Au niveau de l'organisation du culte, son règne ouvre une phase nouvelle. En 1808, il crée les consistoires, parallèlement aux consistoires protestants. Reste que d'un point de vue… Lire la suite
ARMÉE - Typologie historique

Écrit par :  Paul DEVAUTOUR Universalis

Dans le chapitre "Révolution et premier Empire français"  : …  se modèleront sur l'image française, comme sur celle de Frédéric, quelques décennies plus tôt. *Napoléon Bonaparte, Premier consul de la République, puis empereur, remanie l'armée, reconstitue en particulier une cavalerie, subdivisée en cavalerie lourde, ou « grosse cavalerie » (cuirassiers, carabiniers), cavalerie de ligne (dragons, chevau-… Lire la suite
ARNDT ERNST MORITZ (1769-1860)

Écrit par :  Lore de CHAMBURE

… *Le nom d'Ernst Moritz Arndt est lié à l'histoire de la guerre de libération (1813). Chez Arndt, en effet, la vie et l'œuvre sont fortement tributaires des événements politiques qui agitèrent l'Allemagne du xixe siècle : pendant près de cinquante ans, il jouera un rôle non négligeable dans l'histoire de ce conglomérat de… Lire la suite
AUGEREAU CHARLES PIERRE FRANÇOIS (1757-1816) maréchal d'Empire (1804) duc de Castiglione (1808)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *L'un des seuls Parisiens d'origine parmi les généraux de la Révolution et de l'Empire. Fils d'un domestique et d'une fruitière, Augereau s'engage à dix-sept ans, puis passe dans l'armée napolitaine. En 1790, il rentre de Naples où il avait fini par devenir maître d'armes, et s'engage comme volontaire. Général de division en 1793, envoyé à l'armée d… Lire la suite
AUSTERLITZ BATAILLE D' (1805)

Écrit par :  Pascal LE PAUTREMAT

  *En septembre 1804, renonçant à envahir l'Angleterre, Napoléon lance la Grande Armée depuis les côtes de la mer du Nord au cœur de l'Europe pour frapper séparément les coalisés russes et autrichiens. Après avoir obtenu la reddition du général Mack à Ulm le 20 octobre et fait son entrée dans Vienne abandonnée le 14 novembre… Lire la suite
BAVIÈRE

Écrit par :  Michel EUDEPierre RIQUET Universalis

Dans le chapitre "La Bavière dans la Confédération du Rhin (1806-1813)"  : …  Le* nouveau royaume devient la pièce maîtresse de l'Allemagne napoléonienne. Il s'agrandit en 1810 de Salzbourg et de Berchtesgaden, de Ratisbonne et de Bayreuth. À l'alliance politique s'ajoutent des liens familiaux, par le mariage d'Eugène de Beauharnais avec la princesse Augusta, fille de Max-Joseph. Sous l'impulsion du ministre Montgelas, qui… Lire la suite
BEAUHARNAIS EUGÈNE DE (1781-1824) vice-roi d'Italie (1805)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Son père, Alexandre de Beauharnais, commandant en chef de l'armée du Rhin, ayant été guillotiné, et sa mère, Joséphine, étant en prison, le jeune Eugène entre en apprentissage chez un menuisier avant que le 9-Thermidor, ouvrant un nouveau crédit à sa mère, lui permette d'embrasser la carrière des armes. Après le remariage de Joséphine, il suit… Lire la suite
BERNADOTTE JEAN-BAPTISTE (1763-1844), roi de Suède et de Norvège sous le nom de CHARLES XIV (1818-1844)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Fils d'un magistrat de Pau, engagé à dix-sept ans, sergent-major en 1788 et connu alors sous le sobriquet de « Belle Jambe », Bernadotte prend ses grades dans les armées de la Révolution, devient le lieutenant de Jourdan à l'armée de Sambre-et-Meuse puis de Bonaparte à l'armée d'Italie. Ambassadeur à Vienne pendant deux mois en 1798, il y rencontre… Lire la suite
BERTHIER ALEXANDRE (1753-1815) maréchal d'Empire (1804) prince de Neuchâtel (1806) prince de Wagram (1809)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Né à Versailles, ingénieur-géographe et officier de carrière, combattant valeureux de la guerre d'Amérique, Berthier, déjà connu comme officier d'état-major modèle, est lieutenant-colonel en 1789 ; avant de devenir le major-général (c'est-à-dire chef d'état-major) de Napoléon, il est celui de La Fayette à la tête de la garde nationale parisienne… Lire la suite
BLOCUS CONTINENTAL

Écrit par :  Marcel DUNAN Universalis

*Instrument principal de la lutte conduite par Napoléon Ier contre l'Angleterre, le Blocus continental amena dans toute l'Europe des perturbations profondes. Bien que son étanchéité n'ait jamais été absolue, il faillit ruiner l'économie britannique et provoqua en Angleterre de très graves désordres sociaux.… Lire la suite
BLÜCHER GEBHART LEBERECHT VON (1742-1819)

Écrit par :  Jean BÉRENGER

… *La carrière de Blücher, général prussien qui attacha son nom à la défaite de Napoléon à Waterloo, se déroule en deux temps. Jusqu'à la soixantaine, il mène la vie assez obscure d'un officier de cavalerie. À partir de 1805 il est l'un des chefs du parti anti-français en Prusse. Né au Mecklembourg, il s'engage à quatorze ans au service de la Suède,… Lire la suite
BONAPARTE JOSEPH (1768-1844) roi de Naples (1806-1808) puis d'Espagne (1808-1813)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Boursier au collège d'Autun, avocat en Corse, candidat malheureux à la Constituante puis à la Législative, antipaoliste réfugié à Marseille (où il fait un mariage avantageux avec une fille du riche négociant Clary), Joseph apparaît déjà, avant l'irrésistible ascension de son frère, comme un garçon charmant, bien qu'un peu infatué, sur lequel on ne… Lire la suite
BONAPARTE LOUIS (1778-1846) roi de Hollande (1806-1810)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Aspirant d'artillerie en 1790, Louis Bonaparte prend part à la campagne d'Italie en 1796 comme aide de camp de son frère et se retrouve colonel de dragons au retour de l'Égypte. Dès ce moment, atteint peut-être d'une maladie sur la nature de laquelle on s'interroge, il donne des signes de fragilité psychique ; son hypocondrie et sa défiance… Lire la suite
BONAPARTE CAROLINE (1782-1839) grande-duchesse de Berg (1806-1808) reine de Naples

Écrit par :  Jean MASSIN

… *La plus jeune des « trois Grâces » de la famille Bonaparte fait assez ingrate figure, dans l'imagerie impériale, à côté de ses sœurs, d'Élisa, la femme bas-bleu et l'énergique administratrice, et de l'enchanteresse Pauline. Pourtant Caroline ne manque ni de charme (un très beau portrait d'Ingres en témoigne), ni d'amants (une de ses liaisons… Lire la suite
BONAPARTE JÉRÔME (1784-1860) roi de Westphalie (1807-1813)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Orphelin de père à un an, Jérôme entre dans la marine après le 18-Brumaire et prend part à l'expédition de Saint-Domingue ; pour échapper aux croisières anglaises, il se réfugie en Amérique et y épouse la fille d'un négociant de Baltimore sans demander le consentement des siens ; il n'est donc pas compris dans les princes de l'Empire en 1804 ; mais… Lire la suite
BRUNE GUILLAUME MARIE ANNE (1763-1815) maréchal d'Empire (1804)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Né à Brive-la-Gaillarde, clerc de procureur, puis imprimeur à Paris, Brune offre un exemple typique d'homme que rien ne semblait appeler à la carrière ni à la gloire des armes et dont la Révolution seule fit un soldat. (Parmi les autres maréchaux d'Empire, on pourrait citer encore le cas de Gouvion-Saint-Cyr, artiste peintre jusqu'en 1792.) Au… Lire la suite
BUGEAUD THOMAS ROBERT, marquis de la Piconnerie (1784-1849) duc d'Isly et maréchal de France

Écrit par :  André Jean TUDESQ

… *Issu d'une famille irlandaise qui avait émigré en France, Bugeaud s'engage dans l'armée en 1804, comme vélite, dans les grenadiers à pied de la garde impériale. Il est promu caporal à Austerlitz et blessé à Pultusk ; il combat ensuite en Espagne, où il devient capitaine sous les ordres du général Lamarque. Il met en déroute un régiment anglais, ce… Lire la suite
CAMBACÉRÈS JEAN-JACQUES RÉGIS DE (1753-1824) deuxième consul (1799-1804) archichancelier d'Empire (1804)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Né à Montpellier d'une famille de noblesse de robe, conseiller à la cour des aides de Montpellier en 1774, président du tribunal criminel de l'Hérault en 1790, Cambacérès arrive à Paris, député de son département à la Convention, comme juriste compétent, bon vivant notoire et révolutionnaire prudent ; tel il restera durant toute sa vie. Il siège au… Lire la suite
CAULAINCOURT ARMAND AUGUSTIN LOUIS marquis de (1773-1827) duc de Vicence (1808)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Né d'un père qui est lieutenant-général de Louis XVI et sera sénateur et comte de Napoléon, Caulaincourt est déjà sous-lieutenant à seize ans ; sous la Révolution, il connaîtra des fortunes diverses (il accompagnera, par exemple, un ambassadeur de la République à Constantinople) avant d'être remarqué par Talleyrand, qui se chargera de sa carrière… Lire la suite
CHAPTAL JEAN ANTOINE (1756-1832)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *« La Révolution qui s'effectue est une belle chose ; mais je voudrais qu'elle fût arrivée il y a vingt ans. Il est fâcheux de se trouver dessous, quand on démolit une maison, et voilà notre position », écrivait Chaptal en octobre 1789. De la maison démolie, il saura pourtant tirer les matériaux d'un bel édifice personnel : exemple typique de ces… Lire la suite
CHATEAUBRIAND FRANÇOIS RENÉ DE (1768-1848)

Écrit par :  Patrick BERTHIER

Dans le chapitre "Les variations du royaliste (1814-1830)"  : …  *Dès mai 1803, Bonaparte l'avait nommé secrétaire d'ambassade à Rome, puis, à la fin de novembre, ministre dans le Valais ; mais, peu satisfait de cette offre trop modeste, il l'avait déclinée en mars 1804 à cause, affirma-t-il plus tard, de l'exécution du duc d'Enghien, prince de sang royal. Il eut beau jeu, dès lors, de dénoncer allusivement la… Lire la suite
COALITION GUERRES DE (1792-1815)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Pendant dix années consécutives, de 1792 à 1802, puis pendant douze autres années consécutives, de 1803 à 1815, la France s'est trouvée en guerre avec les principales puissances de l'Europe. La guerre déclarée par Louis XVI et l'Assemblée législative au « roi de Hongrie et de Bohême » trouve son origine dans les rassemblements d'émigrés en… Lire la suite
CODIFICATION

Écrit par :  Guy BRAIBANT

Dans le chapitre "La grande œuvre codificatrice de la Révolution et de l'Empire"  : …  suivantes ; quelques codes furent adoptés, comme le Code criminel et le Code hypothécaire (1795). *Ces travaux et ces projets aboutirent enfin aux cinq grands codes napoléoniens : le Code civil (1804), également dénommé Code Napoléon, le Code de procédure civile (1806), le Code de commerce (1807), le Code d'instruction criminelle (1808), le Code… Lire la suite
CROATIE

Écrit par :  Emmanuelle CHAVENEAUChristophe CHICLETIvo FRANGESMladen KOZUL

Dans le chapitre "La Croatie contemporaine"  : …  C'est* Napoléon qui va mettre fin provisoirement à cet équilibre. Après avoir défait Venise et l'Autriche, il crée les provinces illyriennes rattachées à l'Empire de 1809 à 1813. La Slovénie, la Dalmatie et une grande partie de la Croatie y sont englobées. Les Français abolissent la féodalité et introduisent le Code civil. Les ferments du… Lire la suite
CUIRASSIER

Écrit par :  Jean DELMAS

… *À l'origine désigne un cavalier portant cuirasse. La première application officielle du nom de cuirassier dans l'armée française date de 1665 : création du régiment de cuirassiers du roi, « régiment no 7 » de la cavalerie dite alors légère depuis la suppression de l'armure, remplacée par la cuirasse. Ce régiment devient, en 1791, le « … Lire la suite
DAVOUT LOUIS NICOLAS D'AVOUST ou (1770-1823) maréchal d'Empire (1804) duc d'Auerstaedt (1806) prince d'Eckmühl (1809)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Issu d'une famille noble de Bourgogne, sous-lieutenant de cavalerie en 1788, Davout montre bien par son exemple qu'il ne faut pas confondre les nobles en tant que classe sociale et les aristocrates en tant que parti politique opposé aux patriotes. Ardent patriote justement, le jeune Davout est mis aux arrêts à la suite d'un toast révolutionnaire,… Lire la suite
DE L'INDUSTRIE FRANÇAISE, livre de Jean-Antoine Chaptal

Écrit par :  Francis DEMIER

Jean-AntoineChaptal *Quand Jean-Antoine Chaptal (1756-1832) publie en 1819 De l'industrie française, deux forts volumes de 533 pages, il est au faîte de sa notoriété. Une des personnalités les plus remarquables du personnel napoléonien, ce savant devenu entrepreneur a aussi été durant l'Lire la suite
DESAIX LOUIS CHARLES ANTOINE DES AIX dit (1768-1800)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Issu d'une famille noble d'Auvergne, Desaix est déjà sous-lieutenant à quinze ans en 1783. Son attitude envers la Révolution peut se définir par un loyalisme sans faille et par une adhésion modérée. En 1791, son refus de suivre son frère aîné qui émigre le brouille avec sa famille ; en août 1792, il proteste contre la suspension du roi, ce qui lui… Lire la suite
DOMBROWSKI ou DABROWSKI JAN HENRYK (1755-1818)

Écrit par :  Zofia BOBOWICZ-POTOCKA

… *Général polonais, né à Pierzchowiec près de Cracovie, Jan Henryk Dabrowski (Dombrowski) servit d'abord dans l'armée saxonne (1772-1792), puis, après avoir regagné la Pologne, il prit une part active à la défense de Varsovie pendant l'insurrection nationale dirigée par Kościuszko (1794), ce qui lui valut le grade de général. Il élimina ensuite les… Lire la suite
DOMINIQUE-VIVANT DENON. L'ŒIL DE NAPOLÉON (exposition)

Écrit par :  Marie-Claude CHAUDONNERET

… est nommé directeur des Musées, à un moment favorable. Après les prises de l'armée révolutionnaire, *les œuvres d'art conquises par l'Empire affluent en effet à Paris. Le Muséum central des arts, devenu musée Napoléon, doit devenir « le plus beau musée de l'Univers ». C'est avec soin et en connaisseur que Denon donne des ordres pour saisir les chefs… Lire la suite
DUROC GÉRAUD CHRISTOPHE MICHEL DU ROC ou (1772-1813) duc de Frioul

Écrit par :  Jean TULARD

… *Cadet gentilhomme à l'École militaire de Pont-à-Mousson, puis de Châlons, Duroc émigre en 1792, revient en France, sert au siège de Toulon, où il est remarqué par Bonaparte, participe à la campagne d'Italie puis à celle d'Égypte, où il est blessé. Il accompagne le Premier consul dans la seconde campagne d'Italie et devient général de brigade le 13… Lire la suite
ÉMERY JACQUES ANDRÉ (1732-1811)

Écrit par :  Irénée NOYE

… *Né à Gex, formé au collège des jésuites de Mâcon, puis par les sulpiciens de Paris, Émery fut agrégé à la Compagnie de Saint-Sulpice en 1758 et envoyé comme professeur dans les séminaires d'Orléans puis de Lyon. Après avoir dirigé le séminaire d'Angers pendant six ans, il fut élu supérieur général de Saint-Sulpice en 1782 et s'attaqua avec succès… Lire la suite
ESPAGNE (Le territoire et les hommes) - De l'unité politique à la guerre civile

Écrit par :  Henri LAPEYRE

Dans le chapitre "Prépondérance de la politique extérieure"  : …  fin aux hostilités avec l'Angleterre (1802). L'Espagne ne connut qu'un répit de moins de trois ans,* car Bonaparte, qui voulait s'assurer le concours de sa flotte contre l'Angleterre, la fit rentrer en guerre en décembre 1804. Le désastre de Trafalgar déjoua ses plans. Les deux gouvernements s'entendirent pour démembrer le Portugal qui avait refusé… Lire la suite
ÉTATS DU PAPE - (repères chronologiques)

Écrit par :  Vincent GOURDON

…  de Bourbon. Le 6 mai, celles-ci pénètrent dans la ville et la saccagent pendant huit jours. * Dix ans après la mise en place d'une éphémère République à Rome (15 février 1798), les troupes françaises réoccupent la ville et les États pontificaux (2 février). Le 17 mai 1809, ceux-ci sont rattachés à l'Empire. Le 10 juin, le pape Pie VII… Lire la suite
EYLAU BATAILLE D' (7-8 févr. 1807)

Écrit par :  Universalis

  *Épisode marquant des campagnes de Napoléon contre la quatrième coalition, la bataille d'Eylau est aussi le premier échec important auquel celui-ci est confronté. Elle voit s'affronter 76 000 Russes et Prussiens, sous le commandement de Leonti Bennigsen, et 74 000 Français commandés par l'Empereur. Contre toute attente,… Lire la suite
FATH 'ALI SHĀH (1759/60-1834)

Écrit par :  Jean CALMARD

… *Neveu du fondateur de la dynastie qādjār de Perse, Āqā Mohammad Khān, et second souverain de cette dynastie, Fath ‘Ali Shāh était le fils du chef qādjār qoyunlu Hoseyn Qoli Khān Djahansuz. Né en 1173 de l'hégire (1759-1760), il avait reçu son nom ainsi que son surnom de Bābā Khān en mémoire du prestigieux ancêtre qādjār Fath ‘Ali Khān, éliminé en… Lire la suite
FESCH JOSEPH (1763-1830)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Fils d'un militaire suisse venu chercher fortune en Corse, demi-frère de Madame Mère, Fesch n'a que six ans de plus que son neveu Napoléon. Au début de la Révolution, il est déjà archidiacre et prévôt du chapitre d'Ajaccio ; les événements sans doute offrent à sa foi la matière d'une révélation inattendue, car il renonce à la prêtrise, entre sans… Lire la suite
FIESCHI GIUSEPPE (1790-1836)

Écrit par :  Paul GUICHONNET

… *Né à Murato (Corse) d'une famille misérable, Giuseppe Fieschi s'engage à seize ans dans l'armée de Murat, où il gagne les galons de sergent. Intelligent, mais fourbe et intrigant, il trahit ses chefs en livrant des renseignements aux Autrichiens. Il parvient cependant à entrer dans les gardes du corps du roi de Naples et fait, avec bravoure, les… Lire la suite
FONTANES LOUIS DE (1757-1821)

Écrit par :  Denise BRAHIMI

… *De famille noble, passionné pour la poésie, Fontanes produit avant la Révolution quelques œuvres qui lui permettent de se faire connaître dans le monde littéraire. En 1783, il publie une traduction en vers de l'Essai sur l'homme de Pope, précédé d'un Discours préliminaire qu'on trouva d'une rare sûreté de goût chez un jeune homme… Lire la suite
FOUCHÉ JOSEPH (1759-1820) duc d'Otrante (1809)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Fils d'un capitaine de navire nantais, Fouché semble n'avoir jamais été ordonné prêtre de l'Oratoire, bien qu'il ait longtemps enseigné dans les collèges de la congrégation ; contrairement à la légende, il ne devra donc pas défroquer à proprement parler pour se marier au début de la Révolution. Député de la Loire-Inférieure à la Convention,… Lire la suite
FRANCE CAMPAGNE DE (1814)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Avant-dernière et, pour certains, la plus belle des campagnes de Napoléon, la campagne de France a fait l'objet d'études détaillées de Jomini et de Clausewitz qui ont analysé toutes les opérations de ce modèle de la « guerre de mouvement ». Lorsque la France est envahie en 1814, deux armées alliées totalisant 250 000 hommes jouent un rôle décisif… Lire la suite
FRANÇOIS II (1768-1835) empereur germanique (1792-1806) puis FRANÇOIS Ier empereur d'Autriche (1804-1835)

Écrit par :  Jean BÉRENGER

… *Né à Florence, où son père, le futur Léopold II, gouvernait le grand-duché de Toscane (devenu depuis 1738 bien patrimonial des Habsbourg-Lorraine), François II est le dernier empereur germanique, puisque le Saint Empire est dissous en 1806, et le premier empereur héréditaire d'Autriche (1804) sous le nom de François Ier. Cette simple… Lire la suite
FRIEDLAND BATAILLE DE (14 juin 1807)

Écrit par :  Universalis

  *Lors de la campagne contre la quatrième coalition, cette victoire de Napoléon efface le revers essuyé en février 1807 à Eylau. Elle permet la conclusion du traité de Tilsit, signé entre Napoléon et Alexandre Ier de Russie le 8 juillet. La bataille se déroula à Friedland, en Prusse orientale (aujourd'hui… Lire la suite
GAUDIN MARTIN MICHEL CHARLES, duc de Gaète (1756-1841)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Grand commis de l'Ancien Régime, Gaudin dirige de 1777 à 1789 une division au département des impositions du Contrôle général et y conçoit l'idée du cadastre. Lorsque l'Assemblée constituante organise une Trésorerie nationale, il est aussitôt appelé à en faire partie comme commissaire. À plusieurs reprises, on lui offre le portefeuille des Finances… Lire la suite
GNEISENAU AUGUST comte NEIDHARDT VON (1760-1831)

Écrit par :  Jean DELMAS

… *Originaire d'Allemagne méridionale, August von Gneisenau se met au service de l'Angleterre et débarque en Amérique, trop tard pour combattre les insurgés. À son retour, il sert dans l'armée prussienne et y végète pendant vingt ans (1785-1806). Capitaine, il combat à Iéna, parvient à échapper à la poursuite des troupes napoléoniennes et s'illustre… Lire la suite
GODOY MANUEL (1767-1851)

Écrit par :  Marie-France SCHMIDT

… *Né à Badajoz en Estrémadure, Manuel Godoy appartient à une famille de petite noblesse peu fortunée. Il quitte sa ville natale pour Madrid en 1781 et entre dans la Compagnie royale des gardes du corps. C'est alors que la future reine Marie-Louise conçoit une violente passion pour ce jeune homme de belle allure, dont l'ascension commence aussitôt que… Lire la suite
GOUVION-SAINT-CYR LAURENT marquis de (1764-1830)

Écrit par :  Universalis

…  en Égypte et en Italie, avant de se distinguer au cours des guerres napoléoniennes (1800-1815). *En 1801, nommé ambassadeur à Madrid par Napoléon Bonaparte, Gouvion-Saint-Cyr dirige, dans la péninsule Ibérique, la longue et infructueuse campagne contre le Portugal avec le soutien de l'Espagne. Il participe à la campagne de Russie en 1812 et sa… Lire la suite
GROUCHY EMMANUEL marquis de (1766-1847) maréchal d'Empire

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Transfuge de sa classe (pour emprunter au marxisme son vocabulaire), Grouchy offre l'exemple typique de ces nobles qui, choisissant le parti patriote contre le parti aristocrate, embrasseront la cause révolutionnaire avec autant de persévérance que de détermination. Beau-frère de Condorcet et de Cabanis, esprit attentif et curieux, il restera l'ami… Lire la suite
GUILLAUME Ier NASSAU (1772-1843) roi des Pays-Bas et grand-duc de Luxembourg (1815-1840)

Écrit par :  Universalis

… Guillaume II de Prusse (1744-1797), en 1791 et émigre en Angleterre avec sa famille en 1795 après* l'invasion française de la république des Provinces-Unies. Lors de négociations avec Napoléon en 1802, il obtient l'évêché de Fulda et d'autres contrées allemandes plus petites, mais perd tous ses titres allemands en 1806 lorsqu'il s'allie à la… Lire la suite
HOFER ANDREAS (1767-1810)

Écrit par :  Jean BÉRENGER

… *Patriote tyrolien, fusillé à Mantoue sur ordre de Napoléon. Aubergiste comme son père, Andreas Hofer prend part aux guerres contre la Révolution comme capitaine de la milice. Après le transfert du Tyrol à la Bavière, il prend la tête de l'agitation contre le gouvernement bavarois, allié de Napoléon. L'agitation n'est pas seulement fomentée par… Lire la suite
INCENDIES MEURTRIERS (ÉPOQUE CONTEMPORAINE) - (repères chronologiques)

Écrit par :  Benoit CLAIRDavid KAPP

… *Incendie, le 1er juillet, de l'ambassade d'Autriche à Paris. On dénombre plus d'une centaine de morts dont la princesse Schwartzenberg. Napoléon Ier, présent ce jour-là (la fête était organisée pour célébrer son mariage avec l'archiduchesse Marie-Louise), décide de militariser le corps des sapeurs-pompiers de Paris, qui prend… Lire la suite
INFANTERIE

Écrit par :  Henri de NANTEUIL

Dans le chapitre "À partir du XVIIIe siècle, les fantassins fusiliers"  : …  des lignes de trois rangs de fusiliers qui, avant tout combat, doivent d'abord s'aligner. Sous l'*Empire, la mobilité de l'infanterie a été poussée à l'extrême. Les fantassins marchent comme ils n'avaient jamais marché. En moyenne ils font 25 km par jour, ne s'arrêtant qu'une, à la rigueur deux journées par semaine, tels ces sous-officiers qui… Lire la suite
ITALIE - Histoire

Écrit par :  Michel BALARDPaul GUICHONNETJean-Marie MARTINJean-Louis MIÈGEPaul PETIT

Dans le chapitre "L'Italie napoléonienne"  : …  Lunéville (9 févr. 1801) replacent l'Italie sous l'hégémonie française. Durant le Consulat, puis l'*Empire, Napoléon, qui n'a pas de politique italienne préméditée, va opérer, au gré des circonstances, des remaniements autoritaires successifs. Ils aboutissent à une intégration au système continental français et à une extension du gouvernement… Lire la suite
JEAN VI LE CLÉMENT (1767-1826) roi de Portugal (1816-1826)

Écrit par :  Universalis

…  1801. Le traité de Madrid du 29 septembre 1801 rétablit la paix entre l'Espagne et le Portugal. En *1807, fort de ses succès en Europe centrale, Napoléon proclame le blocus continental afin d'empêcher l'Angleterre de commercer avec les pays européens, menaçant ainsi de fermer le port de Lisbonne. En novembre 1807, toute la famille royale et la cour… Lire la suite
JEANBON SAINT-ANDRÉ ANDRÉ JEANBON dit (1749-1813)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Issu d'une famille protestante de Montauban convertie de force, élevé chez les jésuites qui voudraient l'enrôler sous leur étendard, Jeanbon préfère entrer dans la marine marchande et devenir capitaine au long cours ; un peu plus tard, il revient à la théologie, mais pour se faire pasteur protestant et exercer son ministère dans son pays natal.… Lire la suite
JOMINI ANTOINE HENRI baron (1779-1869)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Certains critiques ou historiens, dont Sainte-Beuve qui lui consacra une étude approfondie en 1869, ont considéré Antoine Henri Jomini comme l'un des plus grands stratèges d'une époque qui fut pourtant celle de Napoléon et de Clausewitz. Le Vaudois Jomini, employé de banque à Bade devenu officier dans les troupes helvétiques, se fait remarquer en… Lire la suite
JOSÉPHINE, MARIE-JOSÈPHE ROSE TASCHER DE LA PAGERIE (1763-1814) impératrice des Français

Écrit par :  José MURACCIOLE

… *Née à la Martinique, Marie-Josèphe Rose Tascher de La Pagerie appartenait à une famille installée « aux Isles » depuis un demi-siècle. Elle mena jusqu'à seize ans une existence libre et oisive comme les jeunes créoles d'une époque peu exigeante en matière de moralité. Elle épousa, en France, le chevalier Alexandre de Beauharnais le 13 décembre 1779… Lire la suite
JUNOT ANDOCHE (1771-1813) duc d'Abrantès (1808)

Écrit par :  Jacques POULET

… *Après avoir entrepris de solides études de droit, Andoche Junot s'engagea dans l'armée du Rhin. À Toulon, Bonaparte le distingue pour sa bravoure et en fait son secrétaire. Junot sera pendant longtemps son meilleur ami. D'un courage extraordinaire, il se couvre de gloire en Italie, puis en Égypte. Loin d'être un soudard, Junot est cependant… Lire la suite
KOUTOUZOV MIKHAÏL ILLARIONOVITCH GOLENICHTCHEV (1745-1813) prince de Smolensk

Écrit par :  Daria OLIVIER

… *Sauveur de la patrie et l'un des plus éminents chefs d'armée de toute l'histoire de Russie, Mikhaïl Koutouzov est allié à d'illustres familles. Instruit, polyglotte, il semble destiné à une carrière de courtisan ; mais il choisit l'armée et entre à l'école d'artillerie. Il voue un culte à Pierre le Grand, dont il reçoit un enseignement posthume par… Lire la suite
LANNES JEAN (1769-1809) maréchal d'Empire (1804) duc de Montebello (1808)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *« Le Roland de la Grande Armée ». Né à Lectoure, apprenti teinturier, volontaire en 1792, Lannes est déjà chef de brigade (colonel) en 1793. Par sa bravoure éclatante et l'audace de ses initiatives, il s'impose de plus en plus à l'attention de Bonaparte en Italie et en Égypte ; il fait partie du petit noyau de fidèles que ce dernier ramène en… Lire la suite
LEBRUN CHARLES FRANÇOIS (1739-1824)

Écrit par :  Jean TULARD

… *À Sainte-Hélène, parlant des deux consuls qui l'avaient assisté en l'an VIII, Napoléon disait qu'il « avait choisi en Cambacérès et Lebrun deux hommes de mérite, deux personnages distingués, tous deux sages, modérés, capables, mais d'une nuance tout à fait opposée. L'un (Cambacérès), l'avocat des abus, des préjugés, des anciennes constitutions, du… Lire la suite
LECOURBE CLAUDE JACQUES (1758-1815)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Né à Besançon, fils naturel légitimé d'un officier de cavalerie, engagé volontaire de 1777 à 1785 (il sert aux Baléares pendant la guerre d'Amérique), Lecourbe reprend du service en 1789 dans la garde nationale du Jura et prend ses grades sur divers champs de bataille de la Révolution. Il donne sa pleine mesure de 1798 à 1800, d'abord comme… Lire la suite
LE NORMAND ou LENORMAND MARIE-ANNE (1772-1843)

Écrit par :  Thierry DEPAULIS

… *Marie-Anne Le Normand, plus connue sous le nom de « Mademoiselle Lenormand », est sans doute la voyante la plus célèbre des temps modernes. Cette popularité, elle la doit à un jeu de cartomancie, pourtant apocryphe, plus qu'à ses écrits – quelque quatorze ouvrages aujourd'hui largement oubliés – dans lesquels elle raconte ses songes et ses visions… Lire la suite
LOUIS JOSEPH DOMINIQUE baron (1755-1837)

Écrit par :  Michel BRUGUIÈRE

… *Né à Toul, cadet d'une famille de robe (son père était avocat au Parlement de Metz), Louis a connu successivement trois carrières : aventurier ecclésiastique, fonctionnaire des Finances, homme politique. Une haute protection donne à cette triple carrière son unité, celle de Talleyrand, son cadet de trois ans, mais son patron dès 1785 (il le servira… Lire la suite
MALET CLAUDE FRANÇOIS DE (1754-1812)

Écrit par :  Jean TULARD

… *D'origine noble, mousquetaire sous l'Ancien Régime, licencié par suite de compressions budgétaires, général de la Révolution, hostile à l'avènement du consulat à vie, nommé sous l'Empire gouverneur de Rome mais destitué pour propagande républicaine, Malet n'occuperait qu'une place restreinte dans l'histoire napoléonienne, celle d'un opposant, comme… Lire la suite
MALMAISON MUSÉE NATIONAL DU CHÂTEAU DE

Écrit par :  Adrien GOETZ

… *Malmaison, Trianon consulaire, est un musée dédié au souvenir de Joséphine de Beauharnais qui y habita de 1799 à 1814. Musée national depuis 1904, document essentiel pour l'histoire du goût Empire, il constitue un jalon dans le passage d'un néo-classicisme à la française à la première génération du romantisme historiciste. Le château, qui… Lire la suite
MARET HUGUES (1763-1839) duc de Bassano

Écrit par :  Jean TULARD

… *Avocat au parlement de Bourgogne en 1789, rédacteur du Bulletin de l'Assemblée constituante, qui devait se transformer en Moniteur universel, chargé de diverses missions qui lui vaudront d'être arrêté par les Autrichiens et échangé par la suite avec d'autres prisonniers contre la fille de Louis XVI, Maret est nommé après le coup d… Lire la suite
MARMONT AUGUSTE FRÉDÉRIC LOUIS VIESSE DE (1774-1852) duc de Raguse

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Issu d'une famille noble de Bourgogne, jeune officier d'artillerie sous la Révolution, Marmont a la chance d'être remarqué par Bonaparte au siège de Toulon et d'être pris par lui comme aide de camp. En Italie, en Égypte, lors du 18-Brumaire, à Marengo enfin, il seconde intelligemment son maître. Napoléon a pour lui une affection presque paternelle… Lire la suite
MASSÉNA ANDRÉ (1758-1817)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Fils d'un vigneron de Nice, successivement mousse, soldat et contrebandier, Masséna s'engage comme volontaire en 1791, bien qu'il soit, de par sa naissance niçoise, encore sujet du roi de Sardaigne ; c'est à l'armée d'Italie qu'il prend tous ses grades à partir de 1792 ; en 1796-1797, il s'impose comme le meilleur et le plus habile des lieutenants… Lire la suite
MAURY JEAN SIFFREIN (1746-1817)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Entré à l'Académie française en 1785 grâce à sa réputation de prédicateur, Maury siège à la Constituante, où il se révèle l'orateur le plus vigoureux de la droite. Ses mots sont célèbres. Aux révolutionnaires qui le poursuivent en criant : « Maury à la lanterne ! », il répond : « Y verrez-vous plus clair ? » Émigré en 1791, il reçoit du pape l'… Lire la suite
MERLIN DE DOUAI PHILIPPE ANTOINE MERLIN dit (1754-1838)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Fils d'agriculteur, reçu avocat à Douai, Merlin est déjà conseiller juridique et financier du duc d'Orléans avant la Révolution. Député à la Constituante, il y soutient le parti patriote ; député à la Convention, il siège à la Plaine, mais vote presque toujours avec la Montagne, notamment pour la mort de Louis XVI. Il reçoit diverses missions dans… Lire la suite
METTERNICH KLEMENS VON (1773-1859)

Écrit par :  Jean BÉRENGER

Dans le chapitre "Metternich et Napoléon"  : …  des meilleurs diplomates au service de l'Autriche, mais aussi comme l'un des adversaires acharnés de* Napoléon, non par haine de la nation française, car Metternich n'est pas un sentimental et encore moins un nationaliste allemand, mais par conviction profonde ; selon lui, Napoléon incarne malgré tout l'idéal révolutionnaire et menace l'équilibre… Lire la suite
MIME ET PANTOMIME

Écrit par :  Tristan RÉMY

Dans le chapitre "La pantomime romantique"  : …  dans lesquels l'équitation constitue le principal intérêt prennent le nom de pantomimes équestres. *Un décret napoléonien de 1807 réglementa l'activité et l'exploitation des théâtres et les réduisit à huit. Tous les théâtres d'acrobaties disparurent ; seuls les spectacles forains de la place publique et les spectacles à demeure, dits de curiosité… Lire la suite
MOLÉ LOUIS MATTHIEU comte (1781-1855)

Écrit par :  Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY

… *Héritier de deux illustres familles parlementaires, sa mère étant née Lamoignon, Molé achève son éducation dans l'émigration après l'exécution de son père en 1794. Il rentre en France à la fin du Directoire et est réintégré dans tous ses biens sous le Consulat. Il accepte alors de servir Napoléon qui le comble de faveurs : auditeur puis maître des… Lire la suite
MONNAIE MÉTALLIQUE EN FRANCE - (repères chronologiques)

Écrit par :  Pascal BURESI

… loi du 28 thermidor an III fait du « franc » l'unité monétaire de la France à la place de la livre. * Les lois de germinal an XI créent la pièce de 1 franc d'argent, appelée franc germinal (avec des pièces de 1, 2, 5, 1/4 et 1/2 franc). Installation à Paris de la presse Thonnelier, qui remplace la pression de la vis du balancier par celle d'un… Lire la suite
MOREAU JEAN VICTOR (1763-1813)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Né à Morlaix, fils d'un avocat breton, étudiant en droit à Rennes, le jeune Moreau est déjà mêlé, comme prévôt des étudiants, aux troubles parlementaires de la ville en 1788 ; c'est lui qui fonde et préside la Fédération de la jeunesse bretonne et angevine à Pontivy en 1790. Lieutenant-colonel dans l'armée du Nord en 1792, il sert sous Dumouriez —… Lire la suite
MOSKOVA BATAILLE DE LA ou BATAILLE DE BORODINO (7 sept. 1812)

Écrit par :  Universalis

  *Appelée bataille de Borodino par les Russes – qui ne la considèrent pas comme une défaite –, cette bataille extrêmement meurtrière s'est déroulée le 7 septembre 1812, durant l'invasion de la Russie par Napoléon, à environ 110 kilomètres à l'ouest de Moscou, non loin de la rivière Moskova. Près de 130 000 hommes de la… Lire la suite
MURAT JOACHIM (1767-1815) roi de Naples (1808-1815)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Le moins étonnant de la vie de ce centaure n'est pas que Murat, fils d'un aubergiste du Quercy, ait débuté par le séminaire et ait été ordonné sous-diacre ; mais cette erreur d'orientation initiale est vite réparée : renvoyé du séminaire, il s'engage dans la cavalerie dès 1787, pour vingt-huit ans. Ardent patriote, le chef d'escadron Murat change… Lire la suite
MUSÉE

Écrit par :  Robert FOHR

Dans le chapitre "L'empire des musées"  : …  à notre époque, sur la prise en charge par la collectivité internationale du patrimoine universel. *La politique muséale du premier Empire, loin de se limiter à des mesures de spoliation, suscita des fondations dans la plupart des pays annexés ou vassaux, par l'intermédiaire des frères de l'Empereur et des généraux investis ici et là du pouvoir (… Lire la suite
NAPOLÉON Ier BONAPARTE (1769-1821) empereur des Français (1804-1814 et 1815)

Écrit par :  Jacques GODECHOT Universalis

Dans le chapitre "La fondation de l'Empire"  : …  tout espoir de changer le régime par un assassinat. Bonaparte accepta volontiers la proposition et, *le 28 mai 1804, l'Empire était proclamé. Ressuscitant des institutions dignes de l'Ancien Régime, Napoléon voulut être couronné par le pape en personne, de sorte que son couronnement fut plus impressionnant encore que celui des rois de France. Pie … Lire la suite
NARBONNE-LARA LOUIS comte de (1755-1813)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Est-il le fils naturel de Louis XV ? Sa mère est dame d'honneur à la cour de Versailles et Narbonne reçoit une éducation privilégiée. Colonel à trente ans du régiment d'Angoumois puis de Piémont, il adopte les idées de la Révolution en 1789. Commandant en chef de toutes les gardes nationales du Doubs, il rétablit le calme troublé par les… Lire la suite
NEY MICHEL (1769-1815) maréchal d'Empire (1804) duc d'Elchingen (1808) prince de la Moskowa (1812)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *« Le Brave des braves ». Fils d'un tonnelier de Sarrelouis, d'abord petit clerc de notaire, puis soldat dès 1787. Avance avec une relative lenteur au cours des guerres de la Révolution ; quand Napoléon en fait un de ses premiers maréchaux, Ney a déjà une grande réputation d'héroïsme, mais n'a encore jamais exercé que de petits commandements ; par… Lire la suite
POLICE SOUS LA RÉVOLUTION ET L'EMPIRE

Écrit par :  Vincent DENIS

Dans le chapitre "La police de Napoléon (1800-1815)"  : …  gendarmerie d'élite, tout dévoué à Napoléon, qui conserve son poste jusqu'à la chute de l'Empire. *Fouché réorganise puissamment le ministère pour l'adapter à la réalité impériale. En 1804, le territoire national est divisé en arrondissements de police générale, confiés à des conseillers d'État, sous l'autorité du ministre : l'Ouest, le Nord et l'… Lire la suite
PONIATOWSKI JOSEPH (1763-1813)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Neveu du dernier roi de Pologne, Stanislas Poniatowski, et fils d'un prince polonais devenu général autrichien, le jeune Joseph débute comme colonel dans l'armée autrichienne et aide de camp de l'empereur Joseph II. En 1792 puis en 1794, dans les dernières luttes qui précèdent les deux ultimes partages de la Pologne, il fait son devoir de patriote… Lire la suite
PRUD'HOMMES CONSEILS DE

Écrit par :  Isabelle VACARIE

… *Les corporations condamnées par Turgot, abolies par l'édit du 5 février 1776 signé par Louis XVI, sont définitivement supprimées par la Révolution française et avec elles les juridictions des corps de métiers. À la demande des soyeux de Lyon qui réclament à Napoléon une juridiction d'arbitrage, celui-ci crée en 1806 un conseil de prud'hommes formé… Lire la suite
PRUSSE

Écrit par :  Michel EUDE

Dans le chapitre "La lutte avec la France"  : …  partagé entre des clans profrançais et antifrançais, ne veut pas se lier trop étroitement à* la politique de la France. L'annexion des territoires polonais a rendu la Prusse limitrophe de la Russie : un rapprochement s'esquisse dès 1802 entre les souverains des deux pays, pour aboutir, le 24 mai 1804, à une alliance défensive. C'est la… Lire la suite
RÉPUBLICAINS (1789-1870)

Écrit par :  André Jean TUDESQ

… *Le nom de républicains a été donné aux partisans de la république, avec une signification différente selon les pays et selon les époques. En France, sous la Révolution et la Ire République, le terme de « patriote » est davantage utilisé. Bien que la République ait continué nominalement à exister sous le Consulat, on peut… Lire la suite
RÉVOLUTION & EMPIRE, armée

Écrit par :  Jean-Paul BERTAUD

Dans le chapitre "La conscription, du Directoire au premier Empire"  : …  ci suscita, plus que la réquisition, des refus, des insoumissions et des révoltes. Le Consulat et l'*Empire reprirent dans ses grandes lignes la loi Jourdan, y ajoutant des règlements administratifs pour son application. Le nombre des conscrits et l'appel d'une ou de plusieurs classes furent d'abord fixés par le corps législatif, puis, à partir de… Lire la suite
SAVARY ANNE JEAN MARIE RENÉ (1774-1833) duc de Rovigo (1808)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Fils d'un major de la place de Sedan, Savary s'engage à dix-sept ans et sert dans l'armée du Rhin de 1792 à 1797. Il devient aide de camp de Desaix, le suit en Égypte, est encore à ses côtés à Marengo ; c'est la plus sûre recommandation aux yeux de Bonaparte qui se l'attache aussitôt. En septembre 1801, Savary est nommé chef de la légion de… Lire la suite
SCHIMMELPENNINCK JAN RUTGER comte de (1761-1825)

Écrit par :  Universalis

…  en juin 1798 impose un gouvernement unitaire. Schimmelpenninck est alors nommé ambassadeur auprès* de la France (1798-1802), où il gagne la confiance de Napoléon. Il assume ensuite cette fonction auprès de la Grande-Bretagne jusqu'à ce que la guerre éclate entre ce pays et la France en 1803, anéantissant ses efforts pour maintenir la neutralité… Lire la suite
SCHWARZENBERG KARL PHILIPP prince von, duc von KRUMAU (1771-1820)

Écrit par :  Universalis

… le tsar Alexandre Ier de retarder l'aide que la Russie doit envoyer à la France en 1809. *Nommé ambassadeur auprès de la France, il négocie l'année suivante le mariage de Napoléon avec l'archiduchesse Marie-Louise, la fille de l'empereur d'Autriche François-Ier. Il négocie également l'accord par lequel l'Autriche accepte de… Lire la suite
SOULT NICOLAS JEAN DE DIEU (1768-1851) duc de Dalmatie et maréchal d'Empire

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Fils d'un notaire du Tarn, engagé dès 1785, Soult conquiert ses grades successifs aux armées de la Moselle puis de Sambre et Meuse ; c'est seulement à l'armée d'Helvétie que, nommé général de division en avril 1799, il s'acquitte avec succès de tâches importantes sous les ordres de Masséna. Pendant le Consulat, il proclame avec ardeur en toute… Lire la suite
TALLEYRAND-PÉRIGORD CHARLES MAURICE DE (1754-1838) prince de Bénévent (1806)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Illustre famille noble, claudication dès l'enfance, conviction de n'être pas aimé de sa mère, obligation familiale d'entrer dans les ordres sans vocation : de ces quatre données initiales pourrait se déduire un essai d'explication socio-psychanalytique du personnage, et se dégager le sens fantasmatique plutôt qu'historique de cette « douceur de… Lire la suite
TALLIEN JEAN LAMBERT dit (1767-1820)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Fils d'un maître d'hôtel du comte de Bercy, clerc de notaire puis de procureur, Tallien fait ses premières armes de militant révolutionnaire en fondant (1790) la Société fraternelle du faubourg Saint-Antoine, puis (1791) un journal maratiquement intitulé L'Ami du citoyen. Député à la Convention, il siège à la Montagne, vote avec les… Lire la suite
TRAFALGAR BATAILLE DE (1805)

Écrit par :  Michèle BATTESTI

  *Retiré à Cadix, depuis qu'il a jugé impossible de rallier la Manche pour appuyer l'invasion de l'Angleterre, le vice-amiral français Villeneuve s'y retrouve bloqué par Nelson à partir d'août 1805. Engagé dans la campagne d'Allemagne, Napoléon lui ordonne de gagner Naples. Villeneuve appareille le 19 octobre avec 33 … Lire la suite
TREILHARD JEAN-BAPTISTE (1742-1810)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Avocat au Parlement de Paris, protégé de Turgot, Jean-Baptiste Treilhard plaide dans des affaires si importantes à la veille de la Révolution que la maison de Condé le charge de la défense de ses intérêts. Il est élu par Paris aux États généraux en 1789, prend une part active aux débats, se prononce pour une seule Chambre, pour le veto suspensif et… Lire la suite
UNIVERSITÉ NAPOLÉONIENNE

Écrit par :  Paul GERBOD

… *Créée par la loi du 10 mai 1806, l'Université napoléonienne est déjà esquissée dans la loi consulaire du 1er mai 1802 (2 floréal an X) ; elle prend sa forme dans le décret du 17 mars 1808 qui précise son organisation administrative, le statut de son personnel, les règles de son fonctionnement pédagogique. Le décret du 15 novembre 1811… Lire la suite
VIENNE (CONGRÈS DE)

Écrit par :  Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY

… *Après leur victoire sur Napoléon, au printemps de 1814, les quatre principales puissances victorieuses décident de convoquer à Vienne un congrès de tous les États d'Europe. Vingt années de guerre et de bouleversements territoriaux ne permettent pas d'en revenir simplement au statut de 1789 ; un nouvel ordre européen doit être établi qui perpétuera… Lire la suite
VITORIA BATAILLE DE (21 juin 1813)

Écrit par :  Universalis

  *La bataille de Vitoria, au Pays basque, constitue une étape décisive de la guerre d'Espagne, aboutissant à la fin du pouvoir napoléonien dans la péninsule Ibérique. La bataille mit aux prises une armée formée de soldats anglais, espagnols et portugais, forte de 72 000 hommes et 90 canons, commandée par Arthur Wellesley,… Lire la suite
WAGRAM BATAILLE DE (5-6 juill. 1809)

Écrit par :  Universalis

  *Napoléon remporta cette bataille, forçant l'Autriche à signer un armistice. Cette victoire conduisit finalement au traité de Schönbrunn, signé en octobre, concluant ainsi la guerre de 1809 livrée par l'Autriche pour mettre fin au contrôle français de l'Allemagne. La bataille se déroula sur la plaine du Marchfeld (au nord-… Lire la suite
WATERLOO BATAILLE DE (1815)

Écrit par :  Pierre GOBERT

… *Rentré de l'île d'Elbe au début de mars 1815, Napoléon est aussitôt mis hors la loi par le Congrès de Vienne. L'Angleterre, la Prusse, la Russie et l'Autriche s'engagent à marcher contre lui. Fidèle à sa tactique, il veut gagner l'ennemi de vitesse et manœuvrer en position centrale. Avant d'affronter l'armée russe et l'armée autrichienne restées… Lire la suite

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