Seigneur supérieur. Dans le vocabulaire du droit féodo-vassalique, le suzerain est le seigneur du seigneur (antonyme : arrière-vassal). Ce terme désigne par excellence la personne qui se trouve au sommet d'une pyramide hiérarchique : l'empereur, le roi, dans la société féodale, sont des suzerains.
On doit soigneusement distinguer suzeraineté et souveraineté. Cette dernière est inhérente à la notion d'État et caractérise celui qui a en charge la chose publique ; ainsi conçu dans l'Antiquité et même encore à l'époque barbare, le pouvoir royal n'a en fait retrouvé le caractère de souveraineté qu'après l'intermède féodal, avec la renaissance du droit romain amorcée au xiie siècle et confirmée au xiiie. La suzeraineté, au contraire, est fondamentalement un rapport d'homme à homme, contractuel, puisque résultant de l'hommage prêté par les vassaux et les arrière-vassaux, qui est un geste volontaire d'homme libre. Mais aucun lien direct, et en particulier aucun hommage ou serment, ne lie l'arrière-vassal à son suzerain.
Il faut aussi distinguer la suzeraineté de la seigneurie. Le maître d'une seigneurie foncière, le puissant à qui est […]
