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Écrit par : Pierre KOVALEWSKY
Petit-fils de la Grande Catherine, le jeune Alexandre est, dès son enfance, séparé de son père, qu'il aime en dépit de ses extravagances. L'impératrice se charge de son instruction et le confie, sur la recommandation de Grimm, au Suisse La Harpe, disciple de Diderot et de Voltaire. Elle remet au précepteur des instructions où tout est prévu. Le je ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
L'un des seuls Parisiens d'origine parmi les généraux de la Révolution et de l'Empire. Fils d'un domestique et d'une fruitière, Augereau s'engage à dix-sept ans, puis passe dans l'armée napolitaine. En 1790, il rentre de Naples où il avait fini par devenir maître d'armes, et s'engage comme volontaire. Général de division en 1793, envoyé à l'armée ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal LE PAUTREMAT
En septembre 1804, renonçant à envahir l'Angleterre, Napoléon lance la Grande Armée depuis les côtes de la mer du Nord au cœur de l'Europe pour frapper séparément les coalisés russes et autrichiens. Après avoir obtenu la reddition du général Mack à Ulm le 20 octobre et fait son entrée dans Vienne abandonnée le 14 novembre, il recherche une victoir ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Fils d'un magistrat de Pau, engagé à dix-sept ans, sergent-major en 1788 et connu alors sous le sobriquet de « Belle Jambe », Bernadotte prend ses grades dans les armées de la Révolution, devient le lieutenant de Jourdan à l'armée de Sambre-et-Meuse puis de Bonaparte à l'armée d'Italie. Ambassadeur à Vienne pendant deux mois en 1798, il y rencontr ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né à Versailles, ingénieur-géographe et officier de carrière, combattant valeureux de la guerre d'Amérique, Berthier, déjà connu comme officier d'état-major modèle, est lieutenant-colonel en 1789 ; avant de devenir le major-général (c'est-à-dire chef d'état-major) de Napoléon, il est celui de La Fayette à la tête de la garde nationale parisienne d ... Lire la suiteÉcrit par : Marcel DUNAN, Universalis
Instrument principal de la lutte conduite par Napoléon Ier contre l'Angleterre, le Blocus continental amena dans toute l'Europe des perturbations profondes. Bien que son étanchéité n'ait jamais été absolue, il faillit ruiner l'économie britannique et provoqua en Angleterre de très graves désordres sociaux. Mais, son extension à l'ensemb ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Boursier au collège d'Autun, avocat en Corse, candidat malheureux à la Constituante puis à la Législative, antipaoliste réfugié à Marseille (où il fait un mariage avantageux avec une fille du riche négociant Clary), Joseph apparaît déjà, avant l'irrésistible ascension de son frère, comme un garçon charmant, bien qu'un peu infatué, sur lequel on ne ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né à Brive-la-Gaillarde, clerc de procureur, puis imprimeur à Paris, Brune offre un exemple typique d'homme que rien ne semblait appeler à la carrière ni à la gloire des armes et dont la Révolution seule fit un soldat. (Parmi les autres maréchaux d'Empire, on pourrait citer encore le cas de Gouvion-Saint-Cyr, artiste peintre jusqu'en 1792.) Au déb ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né d'un père qui est lieutenant-général de Louis XVI et sera sénateur et comte de Napoléon, Caulaincourt est déjà sous-lieutenant à seize ans ; sous la Révolution, il connaîtra des fortunes diverses (il accompagnera, par exemple, un ambassadeur de la République à Constantinople) avant d'être remarqué par Talleyrand, qui se chargera de sa carrière ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Pendant dix années consécutives, de 1792 à 1802, puis pendant douze autres années consécutives, de 1803 à 1815, la France s'est trouvée en guerre avec les principales puissances de l'Europe. La guerre déclarée par Louis XVI et l'Assemblée législative au « roi de Hongrie et de Bohême » trouve son origine dans les rassemblements d'émigrés en territo ... Lire la suiteÉcrit par : Sylvain VENAYRE
Coup d'État de Bonaparte (18-Brumaire an VIII), qui est nommé consul provisoire. Suppression de soixante des soixante-treize journaux politiques parisiens. Signature du Concordat avec le pape Pie VII. Rétablissement de l'esclavage dans les colonies françaises. Promulgation du Code civil (21 mars), rebaptisé en 1807 Code Napoléon ; Bonaparte se fai ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Issu d'une famille noble de Bourgogne, sous-lieutenant de cavalerie en 1788, Davout montre bien par son exemple qu'il ne faut pas confondre les nobles en tant que classe sociale et les aristocrates en tant que parti politique opposé aux patriotes. Ardent patriote justement, le jeune Davout est mis aux arrêts à la suite d'un toast révolutionnaire, ... Lire la suiteÉcrit par : Zofia BOBOWICZ-POTOCKA
Général polonais, né à Pierzchowiec près de Cracovie, Jan Henryk Dabrowski (Dombrowski) servit d'abord dans l'armée saxonne (1772-1792), puis, après avoir regagné la Pologne, il prit une part active à la défense de Varsovie pendant l'insurrection nationale dirigée par Kościuszko (1794), ce qui lui valut le grade de général. Il élimina ensuite les ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Cadet gentilhomme à l'École militaire de Pont-à-Mousson, puis de Châlons, Duroc émigre en 1792, revient en France, sert au siège de Toulon, où il est remarqué par Bonaparte, participe à la campagne d'Italie puis à celle d'Égypte, où il est blessé. Il accompagne le Premier consul dans la seconde campagne d'Italie et devient général de brigade le 13 ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Dans le chapitre Les guerres victorieusesDès 1803, l'Angleterre avait repris la guerre devant la menace d'une hégémonie non seulement politique mais économique de la France sur le continent. À la faveur de la paix d'Amiens, la politique des républiques sœurs menée par le Directoire avait en effet été poursuivie par Bonaparte. Ce dernier n'avait-il pas été élu à la tête de la République i ... Lire la suite
Dans le chapitre Le système continentalÀ Tilsit, Napoléon a atteint son apogée. L'alliance russe lui assurait la possibilité de vaincre l'Angleterre sur le plan économique. La défaite de Trafalgar avait en effet interdit tout nouveau projet de débarquement sur le sol anglais, mais les conseillers de l'empereur avaient attiré son attention sur le point faible de l'adversaire : la livre ... Lire la suite
Dans le chapitre Les défaitesAlors qu'on s'attendait à le voir chasser Wellington de la péninsule Ibérique, Napoléon attaqua le tsar. Et l'expédition de Russie a sauvé une seconde fois l'économie anglaise du désastre. Des spéculations imprudentes en Amérique latine avaient provoqué en effet, en 1811, une nouvelle dépression plus grave encore qu'en 1808. En favorisant la révol ... Lire la suite
Écrit par : Universalis
Épisode marquant des campagnes de Napoléon contre la quatrième coalition, la bataille d'Eylau est aussi le premier échec important auquel celui-ci est confronté. Elle voit s'affronter 76 000 Russes et Prussiens, sous le commandement de Leonti Bennigsen, et 74 000 Français commandés par l'Empereur. Contre toute attente, les Russes ont lancé leur of ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Roi d'Espagne (1808 et 1814-1833), né le 14 octobre 1784 à El Escorial, près de Madrid, mort le 29 septembre 1833 à Madrid, Ferdinand est le fils de Charles IV et de Marie-Louise de Parme. En 1808, Napoléon Ier, exploitant habilement l'inimitié de Ferdinand à l'égard du favori de son père, le ministre Manuel Godoy (celui-ci avait signé ... Lire la suiteÉcrit par : Paul GUICHONNET
Né à Murato (Corse) d'une famille misérable, Giuseppe Fieschi s'engage à seize ans dans l'armée de Murat, où il gagne les galons de sergent. Intelligent, mais fourbe et intrigant, il trahit ses chefs en livrant des renseignements aux Autrichiens. Il parvient cependant à entrer dans les gardes du corps du roi de Naples et fait, avec bravoure, les c ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Avant-dernière et, pour certains, la plus belle des campagnes de Napoléon, la campagne de France a fait l'objet d'études détaillées de Jomini et de Clausewitz qui ont analysé toutes les opérations de ce modèle de la « guerre de mouvement ». Lorsque la France est envahie en 1814, deux armées alliées totalisant 250 000 hommes jouent un rôle décisif ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Lors de la campagne contre la quatrième coalition, cette victoire de Napoléon efface le revers essuyé en février 1807 à Eylau. Elle permet la conclusion du traité de Tilsit, signé entre Napoléon et Alexandre Ier de Russie le 8 juillet. La bataille se déroula à Friedland, en Prusse orientale (aujourd'hui Pravdinsk, en Russie), à 43 kilom ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Transfuge de sa classe (pour emprunter au marxisme son vocabulaire), Grouchy offre l'exemple typique de ces nobles qui, choisissant le parti patriote contre le parti aristocrate, embrasseront la cause révolutionnaire avec autant de persévérance que de détermination. Beau-frère de Condorcet et de Cabanis, esprit attentif et curieux, il restera l'am ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Certains critiques ou historiens, dont Sainte-Beuve qui lui consacra une étude approfondie en 1869, ont considéré Antoine Henri Jomini comme l'un des plus grands stratèges d'une époque qui fut pourtant celle de Napoléon et de Clausewitz. Le Vaudois Jomini, employé de banque à Bade devenu officier dans les troupes helvétiques, se fait remarquer en ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques POULET
Après avoir entrepris de solides études de droit, Andoche Junot s'engagea dans l'armée du Rhin. À Toulon, Bonaparte le distingue pour sa bravoure et en fait son secrétaire. Junot sera pendant longtemps son meilleur ami. D'un courage extraordinaire, il se couvre de gloire en Italie, puis en Égypte. Loin d'être un soudard, Junot est cependant beauco ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né à Strasbourg, fils d'un maçon, Kléber se destine d'abord à l'architecture, suit à Paris les cours de Chalgrin, exerce sa profession à Besançon puis à Strasbourg. On le retrouve à l'École militaire de Munich. Il est ensuite sous-lieutenant dans l'armée autrichienne d'où il démissionne en 1785. Le revoici en Alsace comme inspecteur des bâtiments ... Lire la suiteÉcrit par : Daria OLIVIER
Sauveur de la patrie et l'un des plus éminents chefs d'armée de toute l'histoire de Russie, Mikhaïl Koutouzov est allié à d'illustres familles. Instruit, polyglotte, il semble destiné à une carrière de courtisan ; mais il choisit l'armée et entre à l'école d'artillerie. Il voue un culte à Pierre le Grand, dont il reçoit un enseignement posthume pa ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
« Le Roland de la Grande Armée ». Né à Lectoure, apprenti teinturier, volontaire en 1792, Lannes est déjà chef de brigade (colonel) en 1793. Par sa bravoure éclatante et l'audace de ses initiatives, il s'impose de plus en plus à l'attention de Bonaparte en Italie et en Égypte ; il fait partie du petit noyau de fidèles que ce dernier ramène en Fran ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Remportée de justesse contre la deuxième coalition par Napoléon pendant la seconde campagne d'Italie, la bataille de Marengo, à 5 kilomètres environ au sud-est d'Alessandria (Piémont), met aux prises 28 000 Français et 31 000 Autrichiens sous les ordres du général Michael Friedrich von Melas. Cette victoire aboutit à l'occupation française de la L ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Issu d'une famille noble de Bourgogne, jeune officier d'artillerie sous la Révolution, Marmont a la chance d'être remarqué par Bonaparte au siège de Toulon et d'être pris par lui comme aide de camp. En Italie, en Égypte, lors du 18-Brumaire, à Marengo enfin, il seconde intelligemment son maître. Napoléon a pour lui une affection presque paternelle ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Fils d'un vigneron de Nice, successivement mousse, soldat et contrebandier, Masséna s'engage comme volontaire en 1791, bien qu'il soit, de par sa naissance niçoise, encore sujet du roi de Sardaigne ; c'est à l'armée d'Italie qu'il prend tous ses grades à partir de 1792 ; en 1796-1797, il s'impose comme le meilleur et le plus habile des lieutenants ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Appelée bataille de Borodino par les Russes – qui ne la considèrent pas comme une défaite –, cette bataille extrêmement meurtrière s'est déroulée le 7 septembre 1812, durant l'invasion de la Russie par Napoléon, à environ 110 kilomètres à l'ouest de Moscou, non loin de la rivière Moskova. Près de 130 000 hommes de la Grande Armée, appuyés par plus ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Le moins étonnant de la vie de ce centaure n'est pas que Murat, fils d'un aubergiste du Quercy, ait débuté par le séminaire et ait été ordonné sous-diacre ; mais cette erreur d'orientation initiale est vite réparée : renvoyé du séminaire, il s'engage dans la cavalerie dès 1787, pour vingt-huit ans. Ardent patriote, le chef d'escadron Murat change ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Est-il le fils naturel de Louis XV ? Sa mère est dame d'honneur à la cour de Versailles et Narbonne reçoit une éducation privilégiée. Colonel à trente ans du régiment d'Angoumois puis de Piémont, il adopte les idées de la Révolution en 1789. Commandant en chef de toutes les gardes nationales du Doubs, il rétablit le calme troublé par les soulèveme ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GOBERT
Entré dans la marine à l'âge de douze ans, Horatio Nelson prend part à la guerre d'Amérique, puis il est affecté en 1793 à l'escadre de l'amiral Hood engagée contre la France en Méditerranée. C'est là, lors du siège et de la prise de Calvi, qu'il perd l'œil droit. Trois ans plus tard, à la bataille du cap Saint-Vincent, Nelson, qui commande le ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
« Le Brave des braves ». Fils d'un tonnelier de Sarrelouis, d'abord petit clerc de notaire, puis soldat dès 1787. Avance avec une relative lenteur au cours des guerres de la Révolution ; quand Napoléon en fait un de ses premiers maréchaux, Ney a déjà une grande réputation d'héroïsme, mais n'a encore jamais exercé que de petits commandements ; par ... Lire la suiteÉcrit par : Jean de PINS
Conflit qui opposa le Portugal à l'Espagne, poussée par la France. La guerre des Oranges tire son nom d'un incident héroï-comique survenu devant la place portugaise d'Elvas. Les Espagnols auraient, par dérision, offert des oranges aux défenseurs. L'origine castillane de cette histoire est évidemment contestée par les Portugais. Les rapports entre ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Feld-maréchal autrichien, né le 2 novembre 1766 à Třebnice, en Bohême (auj. République tchèque), mort le 5 janvier 1858 à Milan. Engagé dans l'armée autrichienne en 1784, Johann Joseph Wenzel Anton Franz Karl, comte Radetzky von Radetz, sert dans la guerre contre les Turcs (1787-1792), puis aux Pays-Bas durant les premières années des guerres de l ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Fils d'un major de la place de Sedan, Savary s'engage à dix-sept ans et sert dans l'armée du Rhin de 1792 à 1797. Il devient aide de camp de Desaix, le suit en Égypte, est encore à ses côtés à Marengo ; c'est la plus sûre recommandation aux yeux de Bonaparte qui se l'attache aussitôt. En septembre 1801, Savary est nommé chef de la légion de gendar ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Fils d'un notaire du Tarn, engagé dès 1785, Soult conquiert ses grades successifs aux armées de la Moselle puis de Sambre et Meuse ; c'est seulement à l'armée d'Helvétie que, nommé général de division en avril 1799, il s'acquitte avec succès de tâches importantes sous les ordres de Masséna. Pendant le Consulat, il proclame avec ardeur en toute occ ... Lire la suiteÉcrit par : Michèle BATTESTI
Retiré à Cadix, depuis qu'il a jugé impossible de rallier la Manche pour appuyer l'invasion de l'Angleterre, le vice-amiral français Villeneuve s'y retrouve bloqué par Nelson à partir d'août 1805. Engagé dans la campagne d'Allemagne, Napoléon lui ordonne de gagner Naples. Villeneuve appareille le 19 octobre avec 33 vaisseaux, dont 15 espagnols. Le ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Napoléon remporta cette bataille, forçant l'Autriche à signer un armistice. Cette victoire conduisit finalement au traité de Schönbrunn, signé en octobre, concluant ainsi la guerre de 1809 livrée par l'Autriche pour mettre fin au contrôle français de l'Allemagne. La bataille se déroula sur la plaine du Marchfeld (au nord-est de Vienne) et mit aux ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GOBERT
Rentré de l'île d'Elbe au début de mars 1815, Napoléon est aussitôt mis hors la loi par le Congrès de Vienne. L'Angleterre, la Prusse, la Russie et l'Autriche s'engagent à marcher contre lui. Fidèle à sa tactique, il veut gagner l'ennemi de vitesse et manœuvrer en position centrale. Avant d'affronter l'armée russe et l'armée autrichienne restées s ... Lire la suite
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