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Premier Empire français

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Articles

ABEILLES IMPÉRIALES

Écrit par :  Hervé PINOTEAU

Mouches et cigales font partie du mobilier funéraire mérovingien ; dans la civilisation de la steppe, la cigale est symbole de résurrection du fait de ses métamorphoses et, selon Édouard Salin : « La cigale mérovingienne évoque l'idée d'immortalité et elle est, plus ou moins indirectement, un héritage de traditions venues d'Extrême-Orient et appor ...  Lire la suite
ARNDT ERNST MORITZ (1769-1860)

Écrit par :  Lore de CHAMBURE

Le nom d'Ernst Moritz Arndt est lié à l'histoire de la guerre de libération (1813). Chez Arndt, en effet, la vie et l'œuvre sont fortement tributaires des événements politiques qui agitèrent l'Allemagne du xixe siècle : pendant près de cinquante ans, il jouera un rôle non négligeable dans l'histoire de ce conglomérat de princip ...  Lire la suite
AUGEREAU CHARLES PIERRE FRANÇOIS (1757-1816) maréchal d'Empire (1804) duc de Castiglione (1808)

Écrit par :  Jean MASSIN

L'un des seuls Parisiens d'origine parmi les généraux de la Révolution et de l'Empire. Fils d'un domestique et d'une fruitière, Augereau s'engage à dix-sept ans, puis passe dans l'armée napolitaine. En 1790, il rentre de Naples où il avait fini par devenir maître d'armes, et s'engage comme volontaire. Général de division en 1793, envoyé à l'armée ...  Lire la suite
BEAUHARNAIS EUGÈNE DE (1781-1824) vice-roi d'Italie (1805)

Écrit par :  Jean MASSIN

Son père, Alexandre de Beauharnais, commandant en chef de l'armée du Rhin, ayant été guillotiné, et sa mère, Joséphine, étant en prison, le jeune Eugène entre en apprentissage chez un menuisier avant que le 9-Thermidor, ouvrant un nouveau crédit à sa mère, lui permette d'embrasser la carrière des armes. Après le remariage de Joséphine, il suit Bon ...  Lire la suite
BERNADOTTE JEAN-BAPTISTE (1763-1844), roi de Suède et de Norvège sous le nom de CHARLES XIV (1818-1844)

Écrit par :  Jean MASSIN

Fils d'un magistrat de Pau, engagé à dix-sept ans, sergent-major en 1788 et connu alors sous le sobriquet de « Belle Jambe », Bernadotte prend ses grades dans les armées de la Révolution, devient le lieutenant de Jourdan à l'armée de Sambre-et-Meuse puis de Bonaparte à l'armée d'Italie. Ambassadeur à Vienne pendant deux mois en 1798, il y rencontr ...  Lire la suite
BERTHIER ALEXANDRE (1753-1815) maréchal d'Empire (1804) prince de Neuchâtel (1806) prince de Wagram (1809)

Écrit par :  Jean MASSIN

Né à Versailles, ingénieur-géographe et officier de carrière, combattant valeureux de la guerre d'Amérique, Berthier, déjà connu comme officier d'état-major modèle, est lieutenant-colonel en 1789 ; avant de devenir le major-général (c'est-à-dire chef d'état-major) de Napoléon, il est celui de La Fayette à la tête de la garde nationale parisienne d ...  Lire la suite
BLOCUS CONTINENTAL

Écrit par :  Marcel DUNAN, Universalis

Instrument principal de la lutte conduite par Napoléon Ier contre l'Angleterre, le Blocus continental amena dans toute l'Europe des perturbations profondes. Bien que son étanchéité n'ait jamais été absolue, il faillit ruiner l'économie britannique et provoqua en Angleterre de très graves désordres sociaux. Mais, son extension à l'ensemb ...  Lire la suite
BONAPARTE CAROLINE (1782-1839) grande-duchesse de Berg (1806-1808) reine de Naples

Écrit par :  Jean MASSIN

La plus jeune des « trois Grâces » de la famille Bonaparte fait assez ingrate figure, dans l'imagerie impériale, à côté de ses sœurs, d'Élisa, la femme bas-bleu et l'énergique administratrice, et de l'enchanteresse Pauline. Pourtant Caroline ne manque ni de charme (un très beau portrait d'Ingres en témoigne), ni d'amants (une de ses liaisons faill ...  Lire la suite
BONAPARTE ÉLISA (1777-1820) princesse de Lucques et de Piombino (1805) grande-duchesse de Toscane (1809)

Écrit par :  Jean MASSIN

Grâce à une bourse, Élisa fait son éducation à la maison royale de Saint-Cyr, de 1784 à 1792. En 1797, elle épouse un capitaine corse, Félix Bacciochi, homme d'une parfaite nullité (bien que membre de la famille impériale, il n'atteindra le grade de général de division que péniblement en 1809), mais qui aura la bonne grâce de n'encombrer jamais ni ...  Lire la suite
BONAPARTE JÉRÔME (1784-1860) roi de Westphalie (1807-1813)

Écrit par :  Jean MASSIN

Orphelin de père à un an, Jérôme entre dans la marine après le 18-Brumaire et prend part à l'expédition de Saint-Domingue ; pour échapper aux croisières anglaises, il se réfugie en Amérique et y épouse la fille d'un négociant de Baltimore sans demander le consentement des siens ; il n'est donc pas compris dans les princes de l'Empire en 1804 ; mai ...  Lire la suite
BONAPARTE JOSEPH (1768-1844) roi de Naples (1806-1808) puis d'Espagne (1808-1813)

Écrit par :  Jean MASSIN

Boursier au collège d'Autun, avocat en Corse, candidat malheureux à la Constituante puis à la Législative, antipaoliste réfugié à Marseille (où il fait un mariage avantageux avec une fille du riche négociant Clary), Joseph apparaît déjà, avant l'irrésistible ascension de son frère, comme un garçon charmant, bien qu'un peu infatué, sur lequel on ne ...  Lire la suite
BONAPARTE LOUIS (1778-1846) roi de Hollande (1806-1810)

Écrit par :  Jean MASSIN

Aspirant d'artillerie en 1790, Louis Bonaparte prend part à la campagne d'Italie en 1796 comme aide de camp de son frère et se retrouve colonel de dragons au retour de l'Égypte. Dès ce moment, atteint peut-être d'une maladie sur la nature de laquelle on s'interroge, il donne des signes de fragilité psychique ; son hypocondrie et sa défiance maladi ...  Lire la suite
BRUNE GUILLAUME MARIE ANNE (1763-1815) maréchal d'Empire (1804)

Écrit par :  Jean MASSIN

Né à Brive-la-Gaillarde, clerc de procureur, puis imprimeur à Paris, Brune offre un exemple typique d'homme que rien ne semblait appeler à la carrière ni à la gloire des armes et dont la Révolution seule fit un soldat. (Parmi les autres maréchaux d'Empire, on pourrait citer encore le cas de Gouvion-Saint-Cyr, artiste peintre jusqu'en 1792.) Au déb ...  Lire la suite
CAMBACÉRÈS JEAN-JACQUES RÉGIS DE (1753-1824) deuxième consul (1799-1804) archichancelier d'Empire (1804)

Écrit par :  Jean MASSIN

Né à Montpellier d'une famille de noblesse de robe, conseiller à la cour des aides de Montpellier en 1774, président du tribunal criminel de l'Hérault en 1790, Cambacérès arrive à Paris, député de son département à la Convention, comme juriste compétent, bon vivant notoire et révolutionnaire prudent ; tel il restera durant toute sa vie. Il siège a ...  Lire la suite
CAULAINCOURT ARMAND AUGUSTIN LOUIS marquis de (1773-1827) duc de Vicence (1808)

Écrit par :  Jean MASSIN

Né d'un père qui est lieutenant-général de Louis XVI et sera sénateur et comte de Napoléon, Caulaincourt est déjà sous-lieutenant à seize ans ; sous la Révolution, il connaîtra des fortunes diverses (il accompagnera, par exemple, un ambassadeur de la République à Constantinople) avant d'être remarqué par Talleyrand, qui se chargera de sa carrière ...  Lire la suite
CHAPTAL JEAN ANTOINE (1756-1832)

Écrit par :  Jean MASSIN

« La Révolution qui s'effectue est une belle chose ; mais je voudrais qu'elle fût arrivée il y a vingt ans. Il est fâcheux de se trouver dessous, quand on démolit une maison, et voilà notre position », écrivait Chaptal en octobre 1789. De la maison démolie, il saura pourtant tirer les matériaux d'un bel édifice personnel : exemple typique de ces b ...  Lire la suite
COALITION GUERRES DE (1792-1815)

Écrit par :  Jean TULARD

Pendant dix années consécutives, de 1792 à 1802, puis pendant douze autres années consécutives, de 1803 à 1815, la France s'est trouvée en guerre avec les principales puissances de l'Europe. La guerre déclarée par Louis XVI et l'Assemblée législative au « roi de Hongrie et de Bohême » trouve son origine dans les rassemblements d'émigrés en territo ...  Lire la suite
CONCORDAT DE 1801

Écrit par :  Jean LEFLON

Il faut se replacer dans l'atmosphère du temps pour mesurer ce que comportait de nouveau le concordat conclu par Pie VII avec Bonaparte. Par la reconnaissance du gouvernement consulaire, ce traité rompait l'alliance séculaire de l'Église et de la monarchie légitime : Bonaparte, élu par le peuple, se trouvait légitimé, et, par là, étaient consacrés ...  Lire la suite
CONSULAT ET EMPIRE - (repères chronologiques)

Écrit par :  Sylvain VENAYRE

Coup d'État de Bonaparte (18-Brumaire an VIII), qui est nommé consul provisoire. Suppression de soixante des soixante-treize journaux politiques parisiens. Signature du Concordat avec le pape Pie VII. Rétablissement de l'esclavage dans les colonies françaises. Promulgation du Code civil (21 mars), rebaptisé en 1807 Code Napoléon ; Bonaparte se fai ...  Lire la suite
DAVOUT LOUIS NICOLAS D'AVOUST ou (1770-1823) maréchal d'Empire (1804) duc d'Auerstaedt (1806) prince d'Eckmühl (1809)

Écrit par :  Jean MASSIN

Issu d'une famille noble de Bourgogne, sous-lieutenant de cavalerie en 1788, Davout montre bien par son exemple qu'il ne faut pas confondre les nobles en tant que classe sociale et les aristocrates en tant que parti politique opposé aux patriotes. Ardent patriote justement, le jeune Davout est mis aux arrêts à la suite d'un toast révolutionnaire, ...  Lire la suite
DESAIX LOUIS CHARLES ANTOINE DES AIX dit (1768-1800)

Écrit par :  Jean MASSIN

Issu d'une famille noble d'Auvergne, Desaix est déjà sous-lieutenant à quinze ans en 1783. Son attitude envers la Révolution peut se définir par un loyalisme sans faille et par une adhésion modérée. En 1791, son refus de suivre son frère aîné qui émigre le brouille avec sa famille ; en août 1792, il proteste contre la suspension du roi, ce qui lui ...  Lire la suite
DOMBROWSKI ou DABROWSKI JAN HENRYK (1755-1818)

Écrit par :  Zofia BOBOWICZ-POTOCKA

Général polonais, né à Pierzchowiec près de Cracovie, Jan Henryk Dabrowski (Dombrowski) servit d'abord dans l'armée saxonne (1772-1792), puis, après avoir regagné la Pologne, il prit une part active à la défense de Varsovie pendant l'insurrection nationale dirigée par Kościuszko (1794), ce qui lui valut le grade de général. Il élimina ensuite les ...  Lire la suite
DUROC GÉRAUD CHRISTOPHE MICHEL DU ROC ou (1772-1813) duc de Frioul

Écrit par :  Jean TULARD

Cadet gentilhomme à l'École militaire de Pont-à-Mousson, puis de Châlons, Duroc émigre en 1792, revient en France, sert au siège de Toulon, où il est remarqué par Bonaparte, participe à la campagne d'Italie puis à celle d'Égypte, où il est blessé. Il accompagne le Premier consul dans la seconde campagne d'Italie et devient général de brigade le 13 ...  Lire la suite
ÉMIGRATION (1789-1814)

Écrit par :  Ghislain de DIESBACH

Mesure de sûreté pour quelques personnages voués à la vindicte populaire après les troubles de juillet 1789 qu'ils ont vainement tenté de réprimer, l'émigration apparaît vite comme une révolte contre la Révolution. Le comte d'Artois, frère cadet du roi, le prince de Condé et sa famille, ainsi que nombre de grands seigneurs hostiles au nouvel ordre ...  Lire la suite
EMPIRE (PREMIER)

Écrit par :  Jean TULARD

Le 2 décembre 1804, Napoléon se fait couronner empereur, mais s'il choisit ce titre, c'est par désir d'éviter celui de roi, après dix années de révolution, plutôt que par référence à l'expansion territoriale de Rome ou de Charlemagne. Son objectif est alors de rétablir la monarchie héréditaire à son profit et non de poursuivre une guerre de conquê ...  Lire la suite
FESCH JOSEPH (1763-1830)

Écrit par :  Jean MASSIN

Fils d'un militaire suisse venu chercher fortune en Corse, demi-frère de Madame Mère, Fesch n'a que six ans de plus que son neveu Napoléon. Au début de la Révolution, il est déjà archidiacre et prévôt du chapitre d'Ajaccio ; les événements sans doute offrent à sa foi la matière d'une révélation inattendue, car il renonce à la prêtrise, entre sans ...  Lire la suite
FIESCHI GIUSEPPE (1790-1836)

Écrit par :  Paul GUICHONNET

Né à Murato (Corse) d'une famille misérable, Giuseppe Fieschi s'engage à seize ans dans l'armée de Murat, où il gagne les galons de sergent. Intelligent, mais fourbe et intrigant, il trahit ses chefs en livrant des renseignements aux Autrichiens. Il parvient cependant à entrer dans les gardes du corps du roi de Naples et fait, avec bravoure, les c ...  Lire la suite
FIÉVÉE JOSEPH (1767-1839)

Écrit par :  Jean TULARD

Une éminence grise politique doublée d'un écrivain méconnu mais important, tel apparaît Joseph Fiévée, célèbre pour son roman La Dot de Suzette et pour sa Correspondance avec Napoléon que lurent avec passion Sainte-Beuve et Mérimée. Ce personnage, qui a fasciné ses contemporains, a été parfaitement défini par l'un d'eux : « Nul d ...  Lire la suite
FOUCHÉ JOSEPH (1759-1820) duc d'Otrante (1809)

Écrit par :  Jean MASSIN

Fils d'un capitaine de navire nantais, Fouché semble n'avoir jamais été ordonné prêtre de l'Oratoire, bien qu'il ait longtemps enseigné dans les collèges de la congrégation ; contrairement à la légende, il ne devra donc pas défroquer à proprement parler pour se marier au début de la Révolution. Député de la Loire-Inférieure à la Convention, Montag ...  Lire la suite
FRANCE CAMPAGNE DE (1814)

Écrit par :  Jean TULARD

Avant-dernière et, pour certains, la plus belle des campagnes de Napoléon, la campagne de France a fait l'objet d'études détaillées de Jomini et de Clausewitz qui ont analysé toutes les opérations de ce modèle de la « guerre de mouvement ». Lorsque la France est envahie en 1814, deux armées alliées totalisant 250 000 hommes jouent un rôle décisif  ...  Lire la suite
GAUDIN MARTIN MICHEL CHARLES, duc de Gaète (1756-1841)

Écrit par :  Jean TULARD

Grand commis de l'Ancien Régime, Gaudin dirige de 1777 à 1789 une division au département des impositions du Contrôle général et y conçoit l'idée du cadastre. Lorsque l'Assemblée constituante organise une Trésorerie nationale, il est aussitôt appelé à en faire partie comme commissaire. À plusieurs reprises, on lui offre le portefeuille des Finance ...  Lire la suite
GROUCHY EMMANUEL marquis de (1766-1847) maréchal d'Empire

Écrit par :  Jean MASSIN

Transfuge de sa classe (pour emprunter au marxisme son vocabulaire), Grouchy offre l'exemple typique de ces nobles qui, choisissant le parti patriote contre le parti aristocrate, embrasseront la cause révolutionnaire avec autant de persévérance que de détermination. Beau-frère de Condorcet et de Cabanis, esprit attentif et curieux, il restera l'am ...  Lire la suite
JEANBON SAINT-ANDRÉ ANDRÉ JEANBON dit (1749-1813)

Écrit par :  Jean MASSIN

Issu d'une famille protestante de Montauban convertie de force, élevé chez les jésuites qui voudraient l'enrôler sous leur étendard, Jeanbon préfère entrer dans la marine marchande et devenir capitaine au long cours ; un peu plus tard, il revient à la théologie, mais pour se faire pasteur protestant et exercer son ministère dans son pays natal. Ja ...  Lire la suite
JOSÉPHINE, MARIE-JOSÈPHE ROSE TASCHER DE LA PAGERIE (1763-1814) impératrice des Français

Écrit par :  José MURACCIOLE

Née à la Martinique, Marie-Josèphe Rose Tascher de La Pagerie appartenait à une famille installée « aux Isles » depuis un demi-siècle. Elle mena jusqu'à seize ans une existence libre et oisive comme les jeunes créoles d'une époque peu exigeante en matière de moralité. Elle épousa, en France, le chevalier Alexandre de Beauharnais le 13 décembre 177 ...  Lire la suite
JUNOT ANDOCHE (1771-1813) duc d'Abrantès (1808)

Écrit par :  Jacques POULET

Après avoir entrepris de solides études de droit, Andoche Junot s'engagea dans l'armée du Rhin. À Toulon, Bonaparte le distingue pour sa bravoure et en fait son secrétaire. Junot sera pendant longtemps son meilleur ami. D'un courage extraordinaire, il se couvre de gloire en Italie, puis en Égypte. Loin d'être un soudard, Junot est cependant beauco ...  Lire la suite
LANNES JEAN (1769-1809) maréchal d'Empire (1804) duc de Montebello (1808)

Écrit par :  Jean MASSIN

« Le Roland de la Grande Armée ». Né à Lectoure, apprenti teinturier, volontaire en 1792, Lannes est déjà chef de brigade (colonel) en 1793. Par sa bravoure éclatante et l'audace de ses initiatives, il s'impose de plus en plus à l'attention de Bonaparte en Italie et en Égypte ; il fait partie du petit noyau de fidèles que ce dernier ramène en Fran ...  Lire la suite
LEBRUN CHARLES FRANÇOIS (1739-1824)

Écrit par :  Jean TULARD

À Sainte-Hélène, parlant des deux consuls qui l'avaient assisté en l'an VIII, Napoléon disait qu'il « avait choisi en Cambacérès et Lebrun deux hommes de mérite, deux personnages distingués, tous deux sages, modérés, capables, mais d'une nuance tout à fait opposée. L'un (Cambacérès), l'avocat des abus, des préjugés, des anciennes constitutions, du ...  Lire la suite
LECOURBE CLAUDE JACQUES (1758-1815)

Écrit par :  Jean MASSIN

Né à Besançon, fils naturel légitimé d'un officier de cavalerie, engagé volontaire de 1777 à 1785 (il sert aux Baléares pendant la guerre d'Amérique), Lecourbe reprend du service en 1789 dans la garde nationale du Jura et prend ses grades sur divers champs de bataille de la Révolution. Il donne sa pleine mesure de 1798 à 1800, d'abord comme princi ...  Lire la suite
LOUIS JOSEPH DOMINIQUE baron (1755-1837)

Écrit par :  Michel BRUGUIÈRE

Né à Toul, cadet d'une famille de robe (son père était avocat au Parlement de Metz), Louis a connu successivement trois carrières : aventurier ecclésiastique, fonctionnaire des Finances, homme politique. Une haute protection donne à cette triple carrière son unité, celle de Talleyrand, son cadet de trois ans, mais son patron dès 1785 (il le servir ...  Lire la suite
MALET CLAUDE FRANÇOIS DE (1754-1812)

Écrit par :  Jean TULARD

D'origine noble, mousquetaire sous l'Ancien Régime, licencié par suite de compressions budgétaires, général de la Révolution, hostile à l'avènement du consulat à vie, nommé sous l'Empire gouverneur de Rome mais destitué pour propagande républicaine, Malet n'occuperait qu'une place restreinte dans l'histoire napoléonienne, celle d'un opposant, comm ...  Lire la suite
MARET HUGUES (1763-1839) duc de Bassano

Écrit par :  Jean TULARD

Avocat au parlement de Bourgogne en 1789, rédacteur du Bulletin de l'Assemblée constituante, qui devait se transformer en Moniteur universel, chargé de diverses missions qui lui vaudront d'être arrêté par les Autrichiens et échangé par la suite avec d'autres prisonniers contre la fille de Louis XVI, Maret est nommé après le coup ...  Lire la suite
MARMONT AUGUSTE FRÉDÉRIC LOUIS VIESSE DE (1774-1852) duc de Raguse

Écrit par :  Jean MASSIN

Issu d'une famille noble de Bourgogne, jeune officier d'artillerie sous la Révolution, Marmont a la chance d'être remarqué par Bonaparte au siège de Toulon et d'être pris par lui comme aide de camp. En Italie, en Égypte, lors du 18-Brumaire, à Marengo enfin, il seconde intelligemment son maître. Napoléon a pour lui une affection presque paternelle ...  Lire la suite
MASSÉNA ANDRÉ (1758-1817)

Écrit par :  Jean MASSIN

Fils d'un vigneron de Nice, successivement mousse, soldat et contrebandier, Masséna s'engage comme volontaire en 1791, bien qu'il soit, de par sa naissance niçoise, encore sujet du roi de Sardaigne ; c'est à l'armée d'Italie qu'il prend tous ses grades à partir de 1792 ; en 1796-1797, il s'impose comme le meilleur et le plus habile des lieutenants ...  Lire la suite
MERLIN DE DOUAI PHILIPPE ANTOINE MERLIN dit (1754-1838)

Écrit par :  Jean MASSIN

Fils d'agriculteur, reçu avocat à Douai, Merlin est déjà conseiller juridique et financier du duc d'Orléans avant la Révolution. Député à la Constituante, il y soutient le parti patriote ; député à la Convention, il siège à la Plaine, mais vote presque toujours avec la Montagne, notamment pour la mort de Louis XVI. Il reçoit diverses missions dans ...  Lire la suite
MOLÉ LOUIS MATTHIEU comte (1781-1855)

Écrit par :  Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY

Héritier de deux illustres familles parlementaires, sa mère étant née Lamoignon, Molé achève son éducation dans l'émigration après l'exécution de son père en 1794. Il rentre en France à la fin du Directoire et est réintégré dans tous ses biens sous le Consulat. Il accepte alors de servir Napoléon qui le comble de faveurs : auditeur puis maître des ...  Lire la suite
MONTGELAS MAXIMILIEN KARL JOSEPH DE GARNERIN comte von (1759-1838)

Écrit par :  Louis DUPEUX

Premier ministre bavarois d'origine savoyarde. « Français d'origine et d'éducation » (Nancy, Strasbourg), Montgelas, d'abord chambellan de l'Électeur de Bavière, Charles-Théodore, est disgracié en tant que membre de la secte maçonnique des « illuminés », interdite en 1785, hostile aux Jésuites et à l'oppression cléricale. Il est appelé en 1795 par ...  Lire la suite
MOREAU JEAN VICTOR (1763-1813)

Écrit par :  Jean MASSIN

Né à Morlaix, fils d'un avocat breton, étudiant en droit à Rennes, le jeune Moreau est déjà mêlé, comme prévôt des étudiants, aux troubles parlementaires de la ville en 1788 ; c'est lui qui fonde et préside la Fédération de la jeunesse bretonne et angevine à Pontivy en 1790. Lieutenant-colonel dans l'armée du Nord en 1792, il sert sous Dumouriez — ...  Lire la suite
MURAT JOACHIM (1767-1815) roi de Naples (1808-1815)

Écrit par :  Jean MASSIN

Le moins étonnant de la vie de ce centaure n'est pas que Murat, fils d'un aubergiste du Quercy, ait débuté par le séminaire et ait été ordonné sous-diacre ; mais cette erreur d'orientation initiale est vite réparée : renvoyé du séminaire, il s'engage dans la cavalerie dès 1787, pour vingt-huit ans. Ardent patriote, le chef d'escadron Murat change ...  Lire la suite
NAPOLÉON Ier BONAPARTE (1769-1821) empereur des Français (1804-1814 et 1815)

Écrit par :  Jacques GODECHOT, Universalis

Dans le chapitre L'EmpireL'établissement de la paix avait amené le Consulat à vie ; le retour de la guerre devait encourager la formation de l'Empire. Quand un complot d'assassinat financé par les Britanniques fut découvert en 1804, Bonaparte décida de réagir avec la vigueur appropriée. La police pensait que le chef réel de la conspiration était le jeune duc d'Enghien, de ...  Lire la suite

NARBONNE-LARA LOUIS comte de (1755-1813)

Écrit par :  Jean TULARD

Est-il le fils naturel de Louis XV ? Sa mère est dame d'honneur à la cour de Versailles et Narbonne reçoit une éducation privilégiée. Colonel à trente ans du régiment d'Angoumois puis de Piémont, il adopte les idées de la Révolution en 1789. Commandant en chef de toutes les gardes nationales du Doubs, il rétablit le calme troublé par les soulèveme ...  Lire la suite
NEY MICHEL (1769-1815) maréchal d'Empire (1804) duc d'Elchingen (1808) prince de la Moskowa (1812)

Écrit par :  Jean MASSIN

« Le Brave des braves ». Fils d'un tonnelier de Sarrelouis, d'abord petit clerc de notaire, puis soldat dès 1787. Avance avec une relative lenteur au cours des guerres de la Révolution ; quand Napoléon en fait un de ses premiers maréchaux, Ney a déjà une grande réputation d'héroïsme, mais n'a encore jamais exercé que de petits commandements ; par ...  Lire la suite
PAYS-BAS

Écrit par :  Frédéric MAURO, Guido PEETERS, Arnault SKORNICKI, Universalis, Christian VANDERMOTTEN

Dans le chapitre Révolution et restauration 1780-1830Comme ailleurs en Europe occidentale, la République fut le théâtre d'un changement de mentalité surtout sensible à partir de 1780. Le mouvement des Patriotes connut d'abord des succès, mais, sitôt la maison d'Orange menacée, la Prusse intervint (1787) et l'ancien conservatisme subsista avec ses privilèges, ses abus et sa corruption. La République ...  Lire la suite

PETITE ÉGLISE ET ANTICONCORDATAIRES

Écrit par :  André DUVAL

Le Concordat de 1801 entre Bonaparte et Pie VII fit d'assez nombreux mécontents soit dans le clergé, et plus particulièrement parmi les prélats gallicans d'ancien régime dépossédés de leur siège épiscopal, soit dans la population paysanne, bouleversée dans ses habitudes par la réduction du nombre des fêtes chômées, par les lois sur le mariage, les ...  Lire la suite
PREMIER EMPIRE

Écrit par :  Sylvain VENAYRE

Le 2 décembre 1804, Napoléon Bonaparte, général glorieux des armées de la Ire République, consul depuis le coup d'État du 18-Brumaire an VIII (9 novembre 1799) et consul à vie depuis 1802, se fait sacrer par le pape Pie VII Empereur des Français, sous le nom de Napoléon Ier. Il met alors en place un régime extrêmement centralisé, despot ...  Lire la suite
RÉVOLUTION & EMPIRE, armée

Écrit par :  Jean-Paul BERTAUD

Dans le chapitre La conscription, du Directoire au premier EmpireAvant de disparaître, le Directoire avait voté en janvier 1798 la loi de la conscription, qu'il légua comme bien d'autres mesures au Consulat. Cette loi, présentée par Jourdan, prévoyait chaque année l'appel sous les drapeaux des jeunes gens. Tous les Français d'« âge militaire », c'est-à-dire âgés de vingt ans révolus, devaient être inscrits  ...  Lire la suite

Dans le chapitre Les officiers de Napoléon et l'honneurLes cadres furent à plus de 80 p. 100 des officiers sortis du rang, devant l'épaulette à leur bravoure et à leur ancienneté de service au cours des guerres de la Révolution. Napoléon voulait que leur nombre diminuât progressivement au profit des jeunes officiers sortis des écoles militaires, comme celles de Saint-Cyr ou de Polytechnique. Il désira ...  Lire la suite

Dans le chapitre Les officiers, des notablesCes officiers qui étaient appelés à jouer dans l'Empire le rôle jadis dévolu aux soldats dans la République, celui de modèles, devaient être considérés comme des notables quand bien même leur fortune n'atteignait pas celle des Perier ou des Richard-Lenoir, les capitalistes de l'époque. Napoléon leur donna donc un statut qui les plaça au premier ra ...  Lire la suite

Dans le chapitre Les généraux de NapoléonÀ côté des briscards issus des armées de la Révolution, il y eut ainsi une minorité, certes, mais une minorité qui s'enfla peu à peu, de jeunes officiers issus des meilleurs familles. Ils furent commandés par des généraux eux aussi originaires des milieux de la moyenne bourgeoisie ou – pour un quart – de la noblesse ancienne. Souvent instruits de ...  Lire la suite

SAINT-NICAISE ATTENTAT DE LA RUE (1800)

Écrit par :  Marcel LE CLÈRE

Le 24 décembre 1800, à vingt heures, une explosion, cinq secondes après le passage de la voiture de Napoléon Bonaparte, alors Premier consul, et qui se rend à l'Opéra, ravage les immeubles de la rue Saint-Nicaise qui longe l'actuel musée du Louvre, des guichets de Rohan à ceux du Carrousel. Des barils remplis de poudre et de ferraille ont été diss ...  Lire la suite
SAVARY ANNE JEAN MARIE RENÉ (1774-1833) duc de Rovigo (1808)

Écrit par :  Jean MASSIN

Fils d'un major de la place de Sedan, Savary s'engage à dix-sept ans et sert dans l'armée du Rhin de 1792 à 1797. Il devient aide de camp de Desaix, le suit en Égypte, est encore à ses côtés à Marengo ; c'est la plus sûre recommandation aux yeux de Bonaparte qui se l'attache aussitôt. En septembre 1801, Savary est nommé chef de la légion de gendar ...  Lire la suite
SOULT NICOLAS JEAN DE DIEU (1768-1851) duc de Dalmatie et maréchal d'Empire

Écrit par :  Jean MASSIN

Fils d'un notaire du Tarn, engagé dès 1785, Soult conquiert ses grades successifs aux armées de la Moselle puis de Sambre et Meuse ; c'est seulement à l'armée d'Helvétie que, nommé général de division en avril 1799, il s'acquitte avec succès de tâches importantes sous les ordres de Masséna. Pendant le Consulat, il proclame avec ardeur en toute occ ...  Lire la suite
TALLEYRAND-PÉRIGORD CHARLES MAURICE DE (1754-1838) prince de Bénévent (1806)

Écrit par :  Jean MASSIN

Illustre famille noble, claudication dès l'enfance, conviction de n'être pas aimé de sa mère, obligation familiale d'entrer dans les ordres sans vocation : de ces quatre données initiales pourrait se déduire un essai d'explication socio-psychanalytique du personnage, et se dégager le sens fantasmatique plutôt qu'historique de cette « douceur de vi ...  Lire la suite
TALLIEN JEAN LAMBERT dit (1767-1820)

Écrit par :  Jean MASSIN

Fils d'un maître d'hôtel du comte de Bercy, clerc de notaire puis de procureur, Tallien fait ses premières armes de militant révolutionnaire en fondant (1790) la Société fraternelle du faubourg Saint-Antoine, puis (1791) un journal maratiquement intitulé L'Ami du citoyen. Député à la Convention, il siège à la Montagne, vote avec les régic ...  Lire la suite
TERREUR BLANCHE

Écrit par :  Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY

L'expression de Terreur blanche, dont l'origine reste incertaine, caractérise deux épisodes dans l'histoire de France : en 1795, dans quelques régions du Midi, des bandes de partisans royalistes pourchassèrent et massacrèrent des jacobins qui s'étaient faits les instruments de la Terreur « rouge » des années précédentes ; à la fin de 1815, on cara ...  Lire la suite
TREILHARD JEAN-BAPTISTE (1742-1810)

Écrit par :  Jean TULARD

Avocat au Parlement de Paris, protégé de Turgot, Jean-Baptiste Treilhard plaide dans des affaires si importantes à la veille de la Révolution que la maison de Condé le charge de la défense de ses intérêts. Il est élu par Paris aux États généraux en 1789, prend une part active aux débats, se prononce pour une seule Chambre, pour le veto suspensif e ...  Lire la suite
UNIVERSITÉ NAPOLÉONIENNE

Écrit par :  Paul GERBOD

Créée par la loi du 10 mai 1806, l'Université napoléonienne est déjà esquissée dans la loi consulaire du 1er mai 1802 (2 floréal an X) ; elle prend sa forme dans le décret du 17 mars 1808 qui précise son organisation administrative, le statut de son personnel, les règles de son fonctionnement pédagogique. Le décret du 15 novembre 1811 r ...  Lire la suite
WATERLOO BATAILLE DE (1815)

Écrit par :  Pierre GOBERT

Rentré de l'île d'Elbe au début de mars 1815, Napoléon est aussitôt mis hors la loi par le Congrès de Vienne. L'Angleterre, la Prusse, la Russie et l'Autriche s'engagent à marcher contre lui. Fidèle à sa tactique, il veut gagner l'ennemi de vitesse et manœuvrer en position centrale. Avant d'affronter l'armée russe et l'armée autrichienne restées s ...  Lire la suite

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