Dijon, capitale de la région Bourgogne et chef-lieu de la Côte-d'Or, se situe à l'une des intersections entre les voies nord-sud unissant la Méditerranée à l'Europe du Nord et les voies sud-est - nord-ouest joignant l'Italie du Nord au Bassin parisien. Elle a donc bénéficié de certains atouts, mais a dû aussi se battre pour drainer vers elle les trafics et assurer sa place entre Paris et Lyon. À l'époque celtique, les deux voies se croisent à l'emplacement de Dijon, alors qu'à l'époque romaine, si la route de Lyon à Trèves y passe, celle qui va vers Lutèce coupe plus au sud. Au iiie siècle, la bourgade s'entoure d'une petite enceinte (le castrum) et, au vie siècle, Grégoire de Tours voit en Divio une ville florissante.
Au xie siècle, le premier duc capétien de Bourgogne la choisit comme capitale, et ses successeurs y font construire une vaste enceinte et un palais. La cité connaît plus tard un siècle brillant avec les grands ducs d'Occident (1363-1477), qui transforment le palais ducal autour duquel s'élèvent des hôtels aristocratiques ; la ville compte alors 13 000 habitants.
Le retour de la Bourgogne au royaume de France, en 1477, dote Dijon du Parlement et du Gouvernement de Bourgogne. Au xviie siècle, de nombreux couvents et églises sont édifiés et, au siècle suivant, la ville, qui compte alors 23 000 habitants et qui commence à s'aventurer hors les murs (faubourgs, parc de la Colombière), s'embellit (place Royale, palais des États, hôtels des parlementaires).
Avec la Révolution, la ville perd son rôle de capitale de province pour n'être plus qu'un chef-lieu de département. En revanche, en 1833, elle est desservie par le canal de Bourgogne et, en 1851, par la voie ferrée Paris-Lyon, grâce à l'obstination de l'ingénieur Henri Darcy et du maire Victor Dumay. La ville ne compte encore que 28 000 habitants, mais va bientôt devenir le deuxième carrefour ferroviaire de France.
Dijon connaît alors une phase d'industrialisation et d'urbanisation rapide, surtout sous le second Empire. De nouvea […]
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