Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

CONTINU & DISCRET

Page précédente Page suivante

3.  Jeu scientifique sur le continu et le discret

Conformément aux valeurs affectées par Kant au continu et au discret, la physique, science mathématique de la nature, se sert du continu et du discret pour modéliser le monde et comprendre la tension entre celui-ci et le discours qu'elle tient. L'interférence entre ce que dit la physique et le sens philosophique du continu, du discret et de leur opposition est devenue plus flagrante avec l'apparition des deux grandes théories « révolutionnaires » du début de ce siècle : la relativité et la mécanique quantique.

Il est possible de dire plus précisément que la relativité met en question le statut du continu des formes a priori gouvernant la phénoménalité, cependant que la mécanique quantique est en première approche une « critique » des standards logiques de jugement auxquels se réfère l'entendement. Ni la relativité restreinte ni la relativité générale ne mettent en cause le principe selon lequel le phénomène appartient à un continuum spatio-temporel. Mais la théorie restreinte reconsidère les statuts de l'espace et du temps dans ce continuum : leur distinction n'est plus absolue, elle est relative aux systèmes de mesure des observateurs « inertiaux » ; chacun de ceux-ci pose un temps et un espace universels et « séparés », mais les partages des uns et des autres diffèrent, la théorie prescrivant la mathématique des traductions nécessaires. La théorie générale abandonne l'idée de modéliser l'espace-temps des événements de l'univers par un espace vectoriel, et lui substitue une variété différentiable. Ce concept exprime adéquatement l'idée majeure de la relativité : le continuum substrat des phénomènes n'est plus identifié que localement avec un morceau d'espace vectoriel de dimension 4 (mathématiquement, on dira que l'univers est localement homéomorphe à R4, avec des applications de transition suffisamment différentiables, pour que les concepts de la mécanique – vitesse, moment, etc. – aient un sens) ; cette idée est en fait déjà plus ou moins expl […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 11 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« CONTINU & DISCRET » est également traité dans :

ANALYSE NON STANDARD

Écrit par :  Jean-Michel SALANSKIS

Dans le chapitre "Une nouvelle conception du continu"  : …  non standard a apporté un élément de philosophie des mathématiques essentiel, une nouvelle vision du* continu mathématique. Avec les moyens non standards – quelle que soit la formalisation particulière que l'on utilise – il apparaît que l'on peut « identifier » le continu à un ensemble hyperfini discret de rationnels, à un réseau de rationnels dont… Lire la suite
ANAXAGORE (~500 env.-~428)

Écrit par :  Fernando GILPierre-Maxime SCHUHL

Dans le chapitre "Une philosophie « systémique » de l'un et du multiple"  : …  isolés. La position d'Anaxagore est originale. L'univers se trouve ordonné par des principes de *continuité et de structuration, dont la portée est universelle : « Il y a beaucoup de choses de toute sorte dans tout ce qui est assemblé : les semences de toutes les choses, avec toutes sortes de figures et de couleurs et de goûts » (Simplicius, Lire la suite
NUMÉRIQUE ANALYSE

Écrit par :  Jean-Louis OVAERTJean-Luc VERLEY

Dans le chapitre "Concepts et méthodes de l'analyse numérique"  : …  valeurs propres dominantes (quotient de Rayleigh) et pour la diagonalisation des matrices. Le *discret et le continu. Fondamentalement, l'analyse numérique établit un rapport organique entre le continu et le discret. Le plus souvent, on approche un problème continu par un problème discret portant sur une suite finie de nombres : parmi les… Lire la suite
RÉELS NOMBRES

Écrit par :  Jean DHOMBRES

Dans le chapitre "Des calculs numériques"  : …  alors qu'il s'agit de mettre en cause toute procédure liée à l'infini, aussi bien dans le *continu que dans le discret. Zénon consacre une double contradiction avec l'emploi, dans un sens ou dans le sens opposé, d'hypothèses finitistes ou infinitistes sur le continu. Il y a contradiction à supposer que le temps, modèle du continu, est… Lire la suite

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média