2. Histoire des origines jusqu'à 1962
Mosaïque de populations, la Birmanie d'aujourd'hui est le reflet des luttes incessantes que se sont livrées des ethnies diverses pour leur survie ou pour le contrôle de terres fertiles où elles pourraient asseoir leur autorité. À l'époque historique, la Birmanie est le théâtre de migrations à peu près incessantes dans le sens nord-sud. Ces mouvements, hâtés par les facteurs économiques et politiques, se sont poursuivis jusqu'à nos jours. Le début de notre ère voit apparaître de grands courants de migration en provenance du Nord. Les premières populations connues dont le nom nous a été conservé, les Pyu, se seraient établies dans les plaines de la Birmanie centrale où elles auraient vécu au contact des Môn.
Le pays abonde en sites archéologiques inexplorés ou fouillés de façon partielle.
Nous possédons peu de sources sur l'histoire du Ier millénaire. Outre des inscriptions trouvées localement, les premières, semble-t-il, sont des annales chinoises qui relatent une campagne du héros Zhuge Liang en l'an 226.
Les sources chinoises nous renseignent sur la Birmanie septentrionale et centrale, qui se trouvait dans la sphère d'influence de la Chine, alors que, pour le Sud, les informations sont pratiquement inexistantes, la tradition indienne de l'époque n'ayant pas laissé de textes historiques.
Si l'on en croit ces sources, la partie nord de la Birmanie était occupée par des principautés ou chefferies dont la plus importante, la Menhua, combattit les Chinois à sept reprises.
Il est vraisemblable qu'une route vers l'Inde passait par ces confins, d'où la fondation, en l'an 69 avant notre ère, de la bourgade yunnanaise de Yongchang proche de la frontière birmane. L'histoire du Yunnan a toujours été intimement liée à celle de la Birmanie, et cette province a servi de tremplin à ses migrations.
Difficilement praticable, en raison sans doute de l'hostilité des tribus environnantes, la route de la Birmanie du Nord cessera au iiie-ive siècle d'être utilisée pour un temps c […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 42 pages…



