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Écrit par : Jérôme de BOYER
Évangéliste, banquier et économiste, Henry Thornton (1760-1815) entra au Parlement britannique à vingt-deux ans (1782) et y siégea jusqu'à sa mort. Il soutenait le gouvernement tory du second Pitt et s'illustra dans les débats de politique monétaire et financière. C'est pour défendre la décision prise en 1797 de suspendre la convertibilité en or e ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BRUHAT
Dans le chapitre Du mercantilisme à la Révolution françaiseDésormais et pour près de trois siècles, la colonisation est liée au . Il faut augmenter le numéraire intérieur en achetant aussi peu que possible à l'extérieur et en favorisant les industries nationales pour développer les exportations. Des débouchés sont nécessaires. Dès lors les mercantilistes sont favorables à l'expansion coloniale. On ne reno ... Lire la suite
Écrit par : François ETNER
En France, vers 1820, le corps des ponts et chaussées avait incité à construire de nombreux canaux. Dix ans plus tard, l'entreprise s'avéra beaucoup moins utile que prévu et financièrement désastreuse : fallait-il incriminer les règles administratives qui chiffraient l'utilité des travaux publics ? En 1844, l'ingénieur Jules Dupuit (1804-1866) mon ... Lire la suiteÉcrit par : Francis DEMIER
Quand Jean-Antoine Chaptal (1756-1832) publie en 1819 De l'industrie française, deux forts volumes de 533 pages, il est au faîte de sa notoriété. Une des personnalités les plus remarquables du personnel napoléonien, ce savant devenu entrepreneur a aussi été durant l'Empire un ministre de l'Intérieur réformateur. Son livre est publié à un ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas CHAIGNEAU
Père fondateur, au côté d'Adam Smith, de l'approche classique, David Ricardo (1772-1823) propose dans On the Principles of Political Economy and Taxation une analyse du capitalisme naissant qui a orienté l'ensemble de l'économie politique au xixe siècle. Les Principes marquent tout d'abord l'avènement d'une th ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel DIATKINE
Plusieurs définitions ont été données de l'école classique en économie, et cette pluralité n'est pas sans enjeux théoriques. On doit la première à Karl Marx, l'un des premiers et des plus importants historiens de la pensée économique. Celui-ci oppose clairement l'école classique d'Adam Smith et de David Ricardo, considérée comme scientifique, à ce ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Sébastien LENFANT
Le marginalisme désigne un moment de rupture – on parle d'ailleurs plus souvent de « révolution marginaliste » – dans l'histoire de la discipline économique, entre 1870 et 1890, où se met en place une pensée alternative à la pensée économique classique. Son point de départ est associé à l'apparition simultanée et indépendante de trois ouvrages : ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Sébastien LENFANT
Ouvrage fondateur avec ceux de Stanley Jevons (1871) et de Carl Menger (1871) de la révolution marginaliste en économie, les Éléments d'économie politique pure se distinguent par l'ambition de représenter les faits économiques comme un ensemble de relations interdépendantes. Léon Walras (1834-1910) est, pour cette raison, le père de la th ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise DUBOEUF
Pour Adam Smith (1723-1790), « l'économie politique, considérée comme une branche de la science de l'homme d'État » se propose de fournir un revenu abondant au peuple et au souverain. Or, An inquiry into the Nature and Causes of the Wealth of Nations (plus communément appelée en français La Richesse des nations) paraît, en 1776, ... Lire la suiteÉcrit par : François ETNER
On ne sait pas quand fut rédigé et diffusé l'Essai sur la nature du commerce en général. Le manuscrit a sans doute circulé dès 1730, peu avant la mort de l'auteur et bien avant la première édition connue, de 1755. Cette édition prétend que le texte français serait « traduit de l'anglois », ce qui n'est pas attesté. Richard Cantillon (1680 ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marc DANIEL
Le raisonnement économique fondé sur l'intérêt, la concurrence et le marché qui s'affirme au XVIIIe siècle se heurte d'emblée, en terre germanique, à une pensée économique originale. Face aux physiocrates, les caméralistes se font les défenseurs de l'efficacité de la politique économique fixée par le Prince dans la pièce (kammer ... Lire la suiteÉcrit par : Annie SORIOT
Das Kapital (Le Capital) est considéré par Karl Marx (1818-1883) lui-même comme son œuvre majeure. Empruntant à différents champs disciplinaires (l'économie, la sociologie, la philosophie, l'essai politique) et s'inscrivant dans la continuité d'Adam Smith, David Ricardo et John Stuart Mill, Marx entreprend une « critique de l'éco ... Lire la suiteÉcrit par : Francis BALLE
Dans le chapitre Les origines du libéralismeLe libéralisme n'est pas la réalisation historique d'un schéma conçu préalablement par l'esprit. Il n'est pas davantage cet ensemble de principes seuls capables de justifier a posteriori un ordre social ou politique résultant de l'action désordonnée des hommes. Ni guide exclusif pour l'action, ni idéologie légitimatrice d'un ordre existant, le lib ... Lire la suite
Écrit par : Jean-Paul HUET
Formule qui rendit célèbre Ferdinand Lassalle (1825-1864) et selon laquelle le salaire moyen ne dépasse pas le minimum vital nécessaire, compte tenu des habitudes et du degré de civilisation d'un pays, à la subsistance et à la reproduction de l'ouvrier. Sous le nom exact de « loi d'airain économique » (das eherne ökonomische Gesetz) et re ... Lire la suiteÉcrit par : Jérôme de BOYER
Walter Bagehot (1826-1877) était banquier et journaliste en Grande-Bretagne. Il a dix-huit ans, en 1844, lorsque est entreprise la réforme monétaire qui donne à la Banque d'Angleterre le monopole d'émission des billets et oblige celle-ci à régler strictement ses émissions sur son encaisse or, ce qu'on désigne aujourd'hui comme un currency boar ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-François FAURE-SOULET
Dans le chapitre La doctrine de MalthusLongtemps les idées et la pratique des États ont été populationnistes : « Il n'est de richesses que d'hommes » (J. Bodin). Au xviiie siècle, épidémies et famines se font plus rares, tandis que se développent les idées de progrès et de bonheur individuel. Le populationnisme tend à céder le pas au productivisme, et des auteurs pe ... Lire la suite
Écrit par : Nicolas CHAIGNEAU
Cet ouvrage d'économie mathématique, publié neuf ans avant que Francis Ysidro Edgeworth (1845-1926) n'obtienne la chaire d'économie politique à Oxford, fait partie des premiers travaux qui ont amorcé la « révolution marginaliste ». Dans le prolongement des écrits de Stanley Jevons, Mathematical Psychics (Psychologie mathématique) contribu ... Lire la suiteÉcrit par : François ETNER
De toutes les sciences sociales, l'économie est, de beaucoup, la plus mathématisée : dans les revues économiques qui comptent, les articles sont écrits dans le langage des mathématiques ; les économistes distingués chaque année par le prix Nobel d'économie sont le plus souvent des économistes mathématiciens. Pourtant, l'école mathématique revient ... Lire la suiteÉcrit par : François ETNER
Le mercantilisme désigne la pensée économique des auteurs européens, ou au moins de la plupart d'entre eux, du xvie au xviiie siècle. Selon ces auteurs, l'État seul incarne l'intérêt national et il doit le défendre contre les agissements des autres nations ; d'où des politiques autoritaires, protectionnistes ... Lire la suiteÉcrit par : François ETNER
Dans le chapitre La monnaie, du XVIe au XVIIIe siècleL'interrogation sur la nature de la occupe une place essentielle dans la littérature mercantiliste. Cette interrogation correspond à plusieurs questions précises, plus ou moins mises en avant selon l'actualité, mais traitées dans un même esprit. On se demandait, en particulier au xvie siècle, comment expliquer la hausse des pri ... Lire la suite
Dans le chapitre Le bilan du mercantilismeAu milieu du xviiie siècle, des économistes libéraux comme David Hume et François Quesnay entreprirent de stigmatiser ceux qu'ils appelaient des partisans de la « balance du commerce », avant que Smith ne réfute point par point dans La Richesse des nations en 1776 ce qu'il appela le « système mercantile ». John Ramsey ... Lire la suite
Écrit par : Antoine d' AUTUME
La théorie de l'équilibre général étudie l'allocation des ressources dans le cadre d'une économie de marché où règne la concurrence parfaite. Elle met en lumière la manière dont les marchés et les prix assurent la coordination des activités économiques. Se trouve ainsi formalisée l'idée avancée en 1776 par Adam Smith dans La Richesse des natio ... Lire la suiteÉcrit par : Abel POITRINEAU
La physiocratie ou « gouvernement de la nature » est une école d'économistes qui occupe une place éminente dans l'histoire de la pensée économique, puisqu'elle marque une vive réaction contre un mercantilisme dépassé et qu'elle peut être considérée comme la première manifestation de la pensée scientifique libérale. Reposant sur des prémisses philo ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Sébastien LENFANT
Ouvrage de référence du marginalisme anglais (Stanley Jevons, Francis Edgeworth), source d'inspiration dominante de l'orthodoxie cambridgienne jusqu'au regain d'intérêt pour la théorie de l'équilibre général sous l'impulsion de John Hicks (Valeur et capital, 1939), les Principes d'économie politique (Principles of Economics ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GARROUSTE
L'ouvrage de Carl Menger constitue le point d'ancrage de « l'école autrichienne ». En effet, si Carl Menger (1840-1921) est considéré, avec l'Anglais William Stanley Jevons et le Français Léon Walras, comme le co-inventeur en 1871 de l'approche marginaliste en économie, il a fondé l'école autrichienne dont ont fait partie des économistes aussi imp ... Lire la suiteÉcrit par : Éric LETONTURIER
Après un traité de linguistique et un mémoire Sur l'utilité de la célébration du dimanche, Proudhon (1809-1865), esprit indépendant et imprimeur de son état, signe en 1840 une réflexion iconoclaste et restée célèbre sur l'idée de propriété qu'il poursuivra sous forme de deux autres mémoires, en 1841 dans sa Lettre à M. Blanqui et ... Lire la suiteÉcrit par : Claire PIGNOL
Ignorées lors de leur publication en 1838, les Recherches sur les principes mathématiques de la théorie des richesses furent découvertes à partir des années 1880 par les fondateurs de l'approche marginaliste en économie, William Stanley Jevons, Léon Walras et Alfred Marshall. Si la méthode mathématique de Cournot (1801-1877) fait de lui u ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard-Pierre LÉCUYER
Dans le chapitre Les recherches sociales concrètes et quantifiées aux XVIIe et XVIIIe sièclesC'est seulement dans la seconde moitié du xviie siècle que les conceptions apparues en France, au xvie siècle, ont été mises en application. On verra finalement comment se nouent des relations changeantes et s'effectuent des interpénétrations entre ces trois grands courants de la recherche sociale : la stati ... Lire la suite
Écrit par : Annie L. COT
Publié une première fois en 1758-1759, repris en 1760, puis en 1766, Tableau économique définit, pour la première fois dans l'histoire de l'économie politique, une représentation abstraite et synthétique des flux d'échanges qui permettent de traduire, de période en période, l'activité de production d'un « royaume agricole ». Son auteur, F ... Lire la suiteÉcrit par : Annie L. COT
« Avez-vous lu Veblen ? » demandait Raymond Aron en 1970 dans la Préface de Théorie de la classe de loisir (traduction française de The Theory of the Leisure Class), en parlant d'un « livre étrange et célèbre », d'une œuvre « monumentale », qui « vieillit sans prendre de rides ». La question vaut toujours d'être posée : ce premie ... Lire la suiteÉcrit par : Philippe LE GALL
La Théorie de l'économie politique du Britannique William Stanley Jevons (1835-1882) traduit d'abord l'émergence de la « révolution marginaliste », à laquelle ont également œuvré Léon Walras, en France, et Carl Menger, en Autriche. Elle marque aussi la montée en puissance de l'économie mathématique, une voie jusqu'alors empruntée par quel ... Lire la suiteÉcrit par : Francis DEMIER
La première édition du Traité d'économie politique, ou Simple Exposition de la manière dont se forment, se distribuent et se consomment les richesses de Jean-Baptiste Say (1767-1832) date de 1803. Say n'a alors que trente-six ans. La rédaction de l'ouvrage se situe à un tournant de son itinéraire. En 1799, Say quitte la revue La Décad ... Lire la suiteÉcrit par : Francisco VERGARA
Le principe d'utilité est au fondement de toute une tradition philosophique pour laquelle le bonheur est le bien suprême. La doctrine utilitariste pose ainsi pour objectif d'atteindre le plus de bonheur possible, de préférence à la liberté, à l'égalité, à la richesse, etc. En conséquence, le bien suprême en matière de morale et d ... Lire la suite
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