Encyclopædia Universalis, le portail de la connaissance
Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire

RICARDO DAVID (1772-1823)

Page précédente Page suivante
David Ricardo

Économiste anglais, Ricardo fut l'un des plus éminents représentants de l'«  école classique anglaise ». Continuateur de Smith, il a prolongé et approfondi l'analyse du circuit de production, dont l'origine remonte à Quesnay et aux physiocrates. Sa place dans l'histoire de la science économique est tout à fait exceptionnelle. Il est en effet à la fois le pionnier de la macro-économie moderne par son analyse des relations entre les profits et les salaires, l'un des initiateurs du raisonnement à la marge dans sa théorie de la rente et l'un des principaux fondateurs de la théorie quantitative de la monnaie. C'est pourquoi son héritage peut être légitimement invoqué, quoique pour des raisons souvent contradictoires, par des familles de pensée séparées et même rivales, qui vont des monétaristes néo-classiques aux marxistes anglais.

Sous l'impulsion de son disciple passionné, J.-R. McCulloch, qui dirigea la première édition de ses œuvres complètes (1846), Ricardo, suivant la célèbre formule de Keynes, « conquit l'Angleterre aussi complètement que la Sainte-Alliance conquit l'Espagne ». Mais ce ralliement sans condition n'alla pas sans mutilations et incompréhensions, qui furent la contrepartie de cette nouvelle orthodoxie involontaire.

C'est la raison pour laquelle un important courant s'est dessiné à Cambridge sous l'influence de P. Sraffa, qui s'est livré à une réinterprétation en profondeur de l'œuvre de Ricardo. En décryptant ainsi les Principes de l'économie politique et de l'impôt, ces néo-ricardiens contemporains cherchent le point de départ d'une théorie renouvelée de la production et de la répartition.

1.  De la pratique à la théorie

Né à Londres, David Ricardo, dès l'âge de quatorze ans, travaille à la Cité avec son père. À vingt et un ans, il épouse la fille d'un quaker et, après un bref passage dans un établissement bancaire, il reprend ses activités financières pour son propre compte et amasse rapidement une fortune considérable.

Les conséquences monétaires des guerres napoléoniennes l […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 5 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« RICARDO DAVID (1772-1823) » est également traité dans :

DES PRINCIPES DE L'ÉCONOMIE POLITIQUE ET DE L'IMPÔT, livre de David Ricardo

Écrit par :  Nicolas CHAIGNEAU

Père fondateur, au côté d'Adam Smith, de l'approche classique, David Ricardo (1772-1823) propose dans On the Principles of Political Economy and Taxation une analyse du capitalisme naissant qui a orienté l'ensemble de l'économie politique au xixe siècle. Les Principes marquent tout d'abord l'avènement d'une… Lire la suite
BANQUES CENTRALES

Écrit par :  Sylvie DIATKINE

Dans le chapitre "La stabilité monétaire"  : …  de la monnaie, encouragée par la disparition du mécanisme de régulation par la convertibilité. *Selon David Ricardo, la stabilité de la valeur de la monnaie est définie par la constance de son pouvoir d'achat sur l'or (l'inverse du prix de marché du lingot). La banque « nationale » qu'il veut créer serait chargée de veiller à ce prix puisqu'il… Lire la suite
CHANGE - Les théories du change

Écrit par :  Hélène RAYMOND-FEINGOLD

Dans le chapitre "Les premières approches réelles du taux de change"  : …  assurer la parité des pouvoirs d'achats (P.P.A.) a des racines qui remontent loin dans le temps. *En effet, l'idée selon laquelle il y a un lien entre la valeur relative de deux monnaies et leurs pouvoirs d'achats relatifs se trouve déjà dans les travaux du philosophe et historien David Hume (1711-1776) et de l'économiste classique David Ricardo… Lire la suite
COMMERCE INTERNATIONAL - Théories

Écrit par :  Lionel FONTAGNÉ

Dans le chapitre "Un pays désavantagé dans toutes les activités peut exporter"  : …  *Ricardo a résolu la difficulté, laissée en suspens par Smith, relative à la nécessité d'un avantage absolu de chaque pays pour au moins un bien. En montrant que même la participation d'un pays désavantagé dans tous les biens est à l'origine d'un gain net, ses Principes (1817) constituent le premier ouvrage scientifique d'économie… Lire la suite
COMMERCE INTERNATIONAL - Avantages comparatifs

Écrit par :  Matthieu CROZET

Dans le chapitre "L'exemple de Ricardo"  : …  Dans le chapitre 7 *Des principes de l'économie politique et de l'impôt (1817), David Ricardo présente une démonstration plus complète du principe des avantages comparatifs, adossée à un exemple numérique simple. L'exemple proposé considère deux pays, l'Angleterre et le Portugal, et deux biens, le vin et le drap. Dans chacun des pays, la… Lire la suite
CONCURRENCE

Écrit par :  Alain BIENAYMÉBerthold GOLDMANLouis VOGEL

Dans le chapitre "L'élaboration du modèle de concurrence parfaite"  : …  *Ce modèle ne s'est pas construit en un jour. Son élaboration progressive repose sur les raisonnements de David Ricardo (1817) qui vantait, à la suite d'Anne Robert Jacques Turgot (1766) et d'Adam Smith (1776), les avantages de la libre concurrence, puis d'Antoine Augustin Cournot (1838) qui opposa le concept de monopole à celui de « concurrence… Lire la suite
ÉCONOMIE (Définition et nature) - Objets et méthodes

Écrit par :  Henri GUITTON

Dans le chapitre "Les méthodes de la connaissance économique"  : …  distinction, les deux méthodes. Cependant, ils avaient tendance à privilégier la méthode déductive. *Ricardo, en particulier, était un logicien : ses théories de la rente foncière, de l'influence quantitative de la monnaie sur les prix, du retour automatique à l'équilibre de la balance commerciale sont autant d'ébauches d'une science économique… Lire la suite
ÉCONOMIE (Définition et nature) - Enseignement de l'économie

Écrit par :  Jean-Marc DANIEL

Dans le chapitre "Les réticences historiques de la France face à l'économie politique"  : …  de justification, en Angleterre même, à l'acceptation d'une situation sociale inique et explosive. *Le prolongement des idées de Smith par Ricardo achève de convaincre les élites françaises du caractère au mieux vain, au pire néfaste, de l'économie. On accuse Ricardo de donner une vision pessimiste de la vie, notamment au travers de ce qu'il est… Lire la suite
ÉCONOMIE (Histoire de la pensée économique) - Les grands courants

Écrit par :  Jérôme de BOYER

Dans le chapitre "Valeur, répartition et croissance"  : …  vont évoluer sur l'analyse de la valeur, et diverger sur celles de la croissance et de la monnaie. *Concernant la valeur, un consensus se dégage autour de l'analyse de David Ricardo (1817, Principes de l'économie politique et de l'impôt) qui met en évidence que la valeur n'est pas fonction de la seule quantité de travail dépensée à la… Lire la suite
ÉCONOMIE (Histoire de la pensée économique) - L'école classique

Écrit par :  Daniel DIATKINE

Dans le chapitre "Les classiques au sens de Marx et au sens de Keynes"  : …  trouve donc aucune « justification » explicite ou implicite du profit chez Smith ou chez Ricardo. *Marx interprète l'importance attachée par Ricardo à l'établissement d'une relation inverse entre profits et salaires comme la mise en évidence du caractère conflictuel de la répartition du revenu. Cette dernière est donc déterminée par des forces… Lire la suite
ÉCONOMIE (Histoire de la pensée économique) - Théorie néo-classique

Écrit par :  Jean-Marc DANIEL

…  une double contestation. Celle des milieux conservateurs d'abord qui accusent les théories de* Ricardo, en ayant associé à chaque facteur de production une classe sociale – la terre à la noblesse, le capital à la bourgeoisie, le travail au prolétariat – d'avoir nourri les théories sur la lutte des classes et les excès révolutionnaires. Celle… Lire la suite
ÉPARGNE

Écrit par :  Didier DAVYDOFF

Dans le chapitre "L'épargne selon les classiques"  : …  économique. Pour les auteurs classiques, l'acte d'épargne et celui de consommation sont dissociés. *Pour Adam Smith comme pour David Ricardo, les profits des entrepreneurs sont essentiellement réinvestis dans l'accumulation du capital, tandis que les salaires suffisent tout juste à donner aux ouvriers « les moyens de subsister et de perpétuer leur… Lire la suite
LIBÉRALISME

Écrit par :  Francis BALLE

Dans le chapitre "Le libéralisme économique"  : …  du même coup de frapper d'inauthenticité le libéralisme dont se réclamaient Malthus et Ricardo. *Sans nul doute, Malthus et Ricardo sont bien libéraux si l'on tient pour décisive la préférence affirmée pour la liberté économique et la condamnation simultanée de l'intervention de l'État. Mais l'un et l'autre, en vérité, chacun à sa façon, s'… Lire la suite
MATHÉMATIQUE ÉCOLE ÉCONOMIQUE

Écrit par :  François ETNER

Dans le chapitre "Mathématiques et science économique"  : …  des économistes approuvent le premier objectif mais pas le second : il est reproché en particulier à* David Ricardo (1772-1823) d'avoir raisonné de façon trop abstraite, mais la méthode historique reste privilégiée au motif qu'il n'existerait pas de lois universelles en économie comme il en existe en physique. Tout en restant minoritaire, l'école… Lire la suite
PROTECTIONNISME

Écrit par :  Bernard GUILLOCHON

Dans le chapitre "Les avantages comparatifs"  : …  *Les économistes de l'école classique, en particulier David Ricardo (1772-1823), rejettent la vision mercantiliste. Dans leur conception, la richesse d'une nation s'identifie non pas au stock d'or et d'argent détenu par l'État, mais à la masse des marchandises qu'elle peut consommer. Ricardo démontre que la suppression de tout obstacle à l'échange,… Lire la suite
ROYAUME-UNI - Histoire

Écrit par :  Bertrand LEMONNIERRoland MARX

Dans le chapitre "Les « révolutions » économiques"  : …  . Une école libérale développe ses intuitions et ses principes, mais succombe aussi, avec *David Ricardo vers 1817, au pessimisme social. Pour les pauvres, auxquels leurs « vices » promettent des familles trop nombreuses et un impossible salaire de pure subsistance, les grands esprits n'envisagent aucun secours, en vertu même des lois… Lire la suite
UTILITÉ PRINCIPE D'

Écrit par :  Francisco VERGARA

Dans le chapitre "Le droit naturel, principale doctrine rivale"  : …  est là leur seul usage et leur unique but » (La Théorie des sentiments moraux, 1759). Pour* David Ricardo (1772-1823) aussi, « le seul but légitime de tout gouvernement est le bonheur du peuple qui vit sous sa juridiction »... « La démocratie, l'aristocratie et la monarchie doivent être considérées uniquement comme un moyen pour atteindre… Lire la suite
VALEUR, économie

Écrit par :  Nathalie BERTA

Dans le chapitre "La valeur-travail"  : …  se mesure par le travail « commandé » – travail que la possession d'un bien permet d'acheter –, chez* Ricardo par le travail « incorporé » dans le processus de production, ou encore par le temps de travail socialement nécessaire à sa production chez Marx. En ce qui concerne le fondement de la valeur, Ricardo le ramène aux coûts de production, eux-… Lire la suite

Afficher la liste complète (18 références)

Retour en haut

Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

David Ricardo Formation de la rente Accumulation du capital

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2011, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média