VARSOVIE

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Pologne : carte administrative

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La Vistule

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Ghetto de Varsovie

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Ruines de Varsovie

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Capitale de la Pologne, située de part et d'autre de la Vistule, au cœur de la cuvette mazovienne, Varsovie (Warszawa) est à la croisée des lignes de force du développement historique de l'État polonais. Ville-marché dès la fin du Moyen Âge, sur les routes reliant la Grande Pologne à la Lituanie et à la Ruthénie, animée par le commerce sur la Vistule, Varsovie assoit son influence sur la Pologne centrale, en devenant capitale des ducs de Mazovie au xve siècle, avant d'être incorporée à l'État polonais au siècle suivant et de devenir le siège de la Diète puis résidence royale. Détruite par les Suédois (1655-1656), victime des épidémies, la ville connaît un développement économique et culturel accéléré à l'époque des Lumières. Place bancaire et commerçante, c'est une grande ville peuplée de 120 000 habitants dans la seconde moitié du xviiie siècle. Annexée à la Prusse de 1796 à 1806, Varsovie devient la capitale de l'éphémère grand-duché de Varsovie (1807-1815). Son rôle se maintient en tant que siège des autorités autonomes du royaume du Congrès, pour disparaître au lendemain de l'insurrection contre l'Empire russe, en 1830. L'expansion du réseau ferré fait de la ville un important nœud de jonction et un centre industriel (constructions mécaniques, textile) orienté vers le marché russe. Varsovie retrouve son rôle de capitale politique en 1918, pour le perdre à nouveau en 1939, après trois semaines de bombardements par l'aviation allemande. L'occupation s'accompagne de la déportation de nombreux Polonais, en particulier les juifs, enfermés dans le ghetto, rasé par les nazis lors de l'insurrection d'avril 1943. Varsovie se soulève à nouveau pour tenter de se libérer, en août 1944, mais le bilan humain et matériel est énorme. Ce destin mouvementé, ponctué d'occupations, d'insurrections et de destructions, fait de Varsovie une ville martyre, lieu symbolique de la résistance nationale.

Pologne : carte administrative

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Carte administrative de la Pologne. 

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La Vistule

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La vieille ville de Varsovie, Pologne, traversée par la Vistule. 

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—  Marie-Claude MAUREL

Fondation et débuts

Les origines de Varsovie demeurent obscures. Les fouilles archéologiques réalisées dans les limites actuelles de la ville confirment l'existence de Stare Bródno. Ce petit comptoir, actif au xe et au début du xie siècle, est supplanté par Kamion (vers 1065), puis Jazdow, attesté pour la première fois en 1262. Vers la fin du xiiie siècle, Jazdow est déplacé environ trois kilomètres au nord, dans un village du nom de Warszawa, et sa communauté s'épanouit à l'abri d'un château. À partir de 1339, l'autorité est confiée à un bailli, avant d'être transférée à un conseil municipal en 1376. Vers la fin du xive siècle, le site, qui ne cesse de croître, est protégé par une double rangée de remparts.

En 1413, Varsovie devient la capitale du duché de Mazovie. Un nouveau quartier, Nowe Miasto, se développe alors au nord du site originel, trop étroit, qui sera dès lors surnommé la vieille ville, ou Stare Miasto. En 1526, Varsovie et sa province sont intégrées dans le royaume de Pologne. La Diète (Sejm) se réunit dans la ville à partir de l'Union de Lublin, en 1569, et les élections royales s'y tiennent dès 1573. Le premier pont permanent enjambant la Vistule est construit la même année. En 1596, le roi Sigismond III Vasa commence à réaménager le château de Varsovie pour en faire une résidence royale. Il y déplace la cour de Cracovie, élevant ainsi Varsovie au rang de capitale de l'État polonais. La noblesse y fait alors construire des demeures, tandis que des quartiers autonomes apparaissent à la périphérie de la ville. Cet essor se révèle de courte durée : les Suédois dévastent la cité florissante dès 1655-1656. La guerre de la Succession de Pologne (1733-1738) marque quant à elle le déclin économique de la ville, frappée de surcroît par la peste.

Essor d'une cité moderne

Grâce au développement des industries manufacturières, des activités bancaires et de divers autres secteurs au début du xviiie siècle, la ville lance très tôt ses premiers projets d'urbanisme. Sous le règne de Stanislas II Auguste Poniatowski (1764-1795), Varsovie devient le centre des Lumières polonaises. La première école laïque (Szkoła Rycerska) ouvre ses portes en 1765 et la commission de l'Éducation nationale est créée en 1773. Le théâtre polonais et de nombreuses imprimeries fleurissent également. Varsovie joue en outre un rôle de premier plan dans la renaissance politique polonaise (après le premier partage du pays, entre l'Autriche, la Prusse et la Russie, en 1772) lorsqu'une Constitution parlementaire est proclamée dans la ville le 3 mai 1791. L'insurrection nationale que déclenche Tadeusz Koþciuszko en 1794 lorsque la Russie et la Prusse procèdent au second partage du pays est cependant brutalement écrasée. Le troisième partage de la Pologne, entre la Russie, la Prusse et l'Autriche, en 1795, réduit Varsovie au rang de ville provinciale du sud de la Prusse.

À la suite de l'occupation de la ville par l'armée française en 1806, Napoléon crée le grand-duché de Varsovie l'année suivante. La ville retrouve ainsi son rang de capitale, mais pour peu de temps. La chute de l'empereur en 1815 sonne l'heure de l'occupation russe.

Durant le royaume du Congrès (1815-1830), formé par le Congrès de Vienne et dirigé par le tsar de Russie, la Pologne ne parvient pas à obtenir son indépendance. Varsovie apparaît alors comme le foyer de la résistance contre l'occupant. Les Polonais détiennent ainsi l'avantage lorsque l'insurrection contre l'Empire russe éclate en 1830, mais les troupes russes brisent finalement les défenses de Varsovie en 1831. Le pays sera dès lors placé sous gouvernement militaire pendant une trentaine d'années. Il continue néanmoins à enregistrer une croissance économique. Au milieu du xixe siècle, les usines textiles, les industries métallurgiques et les tanneries sont ainsi solidement implantées, tandis que la ville est devenue le centre névralgique d'un réseau ferré traversant le continent. Après de nouvelles insurrections, en janvier 1863, un gouvernement national clandestin se forme à Varsovie. La répression du mouvement conduit, en 1864, à l'abolition formelle du royaume du Congrès. Varsovie est alors rattachée au « Territoire de la Vistule », dans l'Empire russe, et une campagne de russification est lancée. Les Varsoviens abandonnent alors la politique nationale et adoptent une réaction connue sous le nom de « positivisme », visant à préserver à tout prix la culture polonaise. La ville enregistre une formidable croissance démographique, la population atteignant 756 000 habitants en 1903, et les services urbains sont largement développés. Malgré l'agitation révolutionnaire qui resurgit entre 1905 et 1907, la censure est allégée, des écoles et diverses autres institutions culturelles polonaises sont ouvertes et Varsovie connaît une renaissance culturelle. Après la Première Guerre mondiale, la ville retrouve son statut de capitale nationale.

La ville martyre

La population de Varsovie dépasse le million d'habitants en 1925. La croissance démographique se poursuit durant l'entre-deux-guerres malgré l'inflation, l'effondrement du commerce et l'instabilité politique. Les industries automobile et aéronautique font également leur apparition, tandis que les services urbains connaissent un nouvel essor. Varsovie devient l'un des foyers culturels de l'Europe, comme en témoigne la création de concours internationaux tels que le concours Chopin pour les pianistes (1927) et le concours Henryk Wieniawski pour les violonistes (1935).

Lorsque les troupes nazies assiègent la ville en 1939, plus de 10 000 Varsoviens trouvent la mort et plus de 50 000 sont blessés avant d'être contraints de se rendre, faute de vivres et d'eau. L'occupant nazi cherche alors à réduire Varsovie au rang de simple ville provinciale : il pille ainsi systématiquement ses trésors culturels et déporte ses habitants vers les camps de travaux forcés en Allemagne ou les camps de concentration.

La communauté juive de Varsovie est décimée. Au début du siècle, la ville pouvait se prévaloir d'être la plus grande concentration urbaine juive au monde. Les juifs de Varsovie étaient largement représentés dans la bourgeoisie et l'intelligentsia de la ville. Outre une entière liberté religieuse et politique, ils possédaient leur propre presse, un théâtre yiddish et des écoles confessionnelles. Des conflits surgissaient parfois avec le reste de la société varsovienne, mais ils n'avaient rien d'alarmant juste avant le début de la guerre.

Dès leur entrée à Varsovie, les Allemands créent un ghetto où ils enferment les juifs. Des milliers d'entre eux meurent alors de maladie, de faim ou en raison des conditions de vie insalubres dues à la surpopulation, avant même que commencent les déportations vers les camps de la mort, notamment Treblinka, à la fin de 1941. Quelque 312 000 juifs sont envoyés dans les chambres à gaz pour la seule année de 1942. L'insurrection du ghetto de Varsovie, en avril 1943, au cours de laquelle plus de 60 000 juifs trouvent la mort, sera leur dernier acte de résistance héroïque face à l'imminence de l'anéantissement. La démolition par les nazis de la grande synagogue (aujourd'hui restaurée), symbolise la fin de six siècles d'histoire juive à Varsovie.

Ghetto de Varsovie

Ghetto de Varsovie

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Des Juifs du ghetto de Varsovie sont emmenés par des soldats allemands, après l'insurrection de 1943. 

Crédits : Hulton-Deutsch Collection/ Corbis/ Getty Images

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Vers la fin de la guerre, Varsovie devient le centre de la résistance nationale. Sachant que les troupes soviétiques approchent de la ville, l'Armia Krajowa (A.K., « Armée de l'intérieur ») se soulève à nouveau contre la garnison allemande, affaiblie, et s'apprête à remporter la victoire lorsque des renforts allemands arrivent et écrasent la résistance polonaise. L'insurrection de Varsovie, qui éclate le 1er août 1944 et est écrasée le 2 octobre, fait ainsi entre 150 000 et 180 000 victimes parmi les habitants de la ville et entraîne la destruction systématique des quartiers de la rive gauche. En tout, de 600 000 à 800 000 Varsoviens auraient trouvé la mort entre 1939 et 1944. L'armée soviétique ne trouve qu'un vaste champ de ruines lorsqu'elle arrive en 1945.

Ruines de Varsovie

Ruines de Varsovie

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Le 1er août 1944 éclatait l'insurrection de Varsovie. Écrasée par les troupes allemandes, elle se terminait le 2 octobre 1944. La ville était pratiquement rasée. 

Crédits : Hulton Getty

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—  Janusz DURKO, Andrew H. DAWSON, Norman DAVIES

La ville contemporaine

Le 1er février 1945, le gouvernement polonais choisit Varsovie pour capitale et met sur pied un organisme chargé de reconstruire la ville. Celle-ci concentre les fonctions de commandement de l'économie planifiée et accueille de nouvelles activités industrielles (aciérie à Huta Warszawa, construction automobile à ̣Zerań). Durant les décennies qui suivent, elle parvient à panser ses blessures et dépasse même ses limites géographiques et sa population d'avant guerre. Sous le régime communiste, l'industrie emploie un tiers des travailleurs, dans des entreprises d'État ou des coopératives.

Depuis le début de la transition, au début des années 1990, les mutations sont placées sous le signe de la concentration économique et spatiale. Si la dynamique démographique est faible (1 711 000 hab. en 2009), le développement des fonctions métropolitaines assure une grande partie de l'activité. Avec le retour de l'économie de marché, Varsovie est devenue le principal centre d'affaires du pays, lieu d'accueil privilégié des investissements étrangers (plus du cinquième du total national) qui font émerger une société fondée sur la connaissance et l'innovation, le commerce et la finance, les activités de service, de gestion et de direction. La privatisation de l'économie, l'appel aux capitaux internationaux ont favorisé la croissance des emplois tertiaires (plus des trois quarts des emplois) et accentué le processus de désindustrialisation.

La grande croisée nord-sud - est-ouest forme l'ossature de l'agglomération. Le site originel se situe sur la rive gauche, où des terrasses étagées offraient une tête de pont pour franchir la Vistule. Le développement a progressé parallèlement au fleuve, la ville s'allongeant à partir du noyau historique (Stare Miasto et Nowe Miasto) vers le sud, le long des avenues de Krakowskie Przedmieście et Nowy Świat, sur la « voie royale », lieu de résidence aristocratique. Au xixe siècle, la ville se développe vers l'ouest, l'avenue Marszałkowska est ouverte. Les quartiers industriels en bordure du fleuve s'étendent pour occuper le faubourg de Praga sur la rive droite. Entre les deux guerres, la ville progresse vers le nord (̣Zoliborz), le sud (Mokotów) et l'est. Détruite à 85 p. 100 par les Allemands en 1944, Varsovie est reconstruite selon les nouveaux principes de l'urbanisme socialiste, à l'exception du quartier historique de la vieille ville et du château royal, restaurés dans le respect du patrimoine architectural.

Varsovie: place du château

Varsovie: place du château

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Sur la place du château, à Varsovie, la colonne Sigismond III Vasa, érigée en 1664 — et reconstruite après la Seconde Guerre mondiale — en l'honneur du roi qui a transféré la capitale polonaise de Cracovie à Varsovie. 

Crédits : G. Hellier/ Robert Harding World Imagery/ Getty

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Champ d'expérimentation de la planification urbaine (municipalisation des sols), les quartiers centraux portent l'empreinte durable des réalisations de style stalinien (palais de la Culture, place de la Constitution, avenue Marszałkowska) et des bâtiments fonctionnels des années 1970 (hôtel Forum, magazin Centrum), tandis que de grands ensembles d'habitation, aux logements exigus et mal desservis en équipements, caractérisent les quartiers périphériques. L'essor des activités tertiaires supérieures tend à recomposer le centre-ville, favorisant sa mutation en city. Le centre directionnel s'étend vers l'ouest, à proximité de la gare centrale, où se dressent des tours géantes accueillant hôtels internationaux, sièges sociaux des grandes entreprises, banques et complexes de bureaux. La multiplication des centres d'activités tertiaires participe de cette métropolisation de l'espace urbain dont témoigne, depuis les années 1990, la flambée spéculative des prix du foncier et de l'immobilier. Les grandes enseignes européennes d'hypermarchés ont investi les complexes commerciaux de la périphérie. La pénurie de logements, le caractère peu fonctionnel du parc immobilier, pourtant récent, la vétusté des transports et l'obsolescence des infrastructures, hérités du système socialiste, sont autant de défis à relever par les politiques urbaines.

Le nouveau statut de propriété privée du sol modifie les conditions d'aménagement et la détermination des zonages urbains, mais le développement des années 1990 a été plus spontané que contrôlé, résultant de l'initiative des investissements étrangers plus que de la recherche de cohérences spatiales. Les réseaux de transport ne sont plus adaptés à l'explosion du parc automobile et la première ligne de métro, qui dessert l'arrondissement d'Ursynów, n'a été achevée qu'en 1995. Le statut administratif de la capitale a subi des restructurations successives (en 1990, 1994 et 1998), créant une situation d'imbroglio institutionnel qui a été levée, en 2002, avec la mise en place d'un système territorial intégrant les arrondissements du centre et ceux de la périphérie au sein de la commune de Varsovie, dotée d'un conseil et d'un président. Les nouvelles structures devraient permettre une gestion plus centralisée au niveau urbain, en traitant de façon homogène les dix-huit arrondissements.

—  Marie-Claude MAUREL

Bibliographie

A. Ciborowski, Varsovie : sa destruction et sa reconstruction, Interpress, Varsovie, 1970

N. Davies, Rising'44 : the Battle for Warsaw, Pan Books, Londres, 2004

I. Gutman, The Jews of Warsaw, 1939-1943 : Ghetto, Underground, Revolt, trad. de l'hébreu, Indiana Univ. Press, Bloomington, 1982

R. Hilberg & J. Kotek, L'Insurrection du ghetto de Varsovie, Complexe, Bruxelles, 1994

H. Michel, Et Varsovie fut détruite, Albin Michel, Paris, 1984

A. Rayski, L'Agonie et la révolte des derniers juifs du ghetto de Varsovie, Musée de la Résistance nationale, Paris, 2003

M. Senkowska-Gluck, Le Duché de Varsovie, Université libre, Bruxelles, 1968

Varsovie : vers une métropolisation sauvage, G.R.E.G.A.U., Université Paul-Valéry-Montpellier III, Montpellier, 2004

A. Viatteau dir., L'Insurrection de Varsovie : la bataille de 1944, Presses de l'Université de Paris-Sorbonne, Paris, 2003

La Vieille Ville et le château royal de Varsovie, trad. du polonais, Arkady, Varsovie, 1988

E. D. Wynot, Warsaw between the World Wars : Profile of the Capital City in a Developing Land, 1918-1939, Columbia Univ. Press, New York, 1983.

Écrit par :

  • : professeur d'histoire de la Pologne à l'École des études slaves et est-européennes de l'université de Londres (Royaume-uni)
  • : maître de conférences en géographie à l'université de Saint Andrews, Écosse
  • : directeur du musée d'Histoire de Varsovie
  • : directrice d'études à l'École des hautes études en sciences sociales

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Pour citer l’article

Norman DAVIES, Andrew H. DAWSON, Janusz DURKO, Marie-Claude MAUREL, « VARSOVIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 février 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/varsovie/