TIMOR ORIENTAL

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Nom officielRépublique démocratique du Timor oriental (TL)
Chef de l'ÉtatFrancisco Guterres (depuis le 20 mai 2017)
Chef du gouvernementRui Maria de Araújo (depuis le 16 février 2015)
CapitaleDili
Langues officiellesportugais, tetum 1
Note : L'anglais et l'indonésien sont des langues de travail
Unité monétairedollar des États-Unis (USD)
Population1 286 000 (estim. 2019)
Superficie (km2)14 954

Histoire

Du Portugal à l'Indonésie

Attirés par le précieux bois de santal, les Portugais étaient arrivés à Timor dès le début du xvie siècle. Issus du métissage, les « Portugais noirs » ou « Topasses » ont joué un rôle important jusqu'au xviiie siècle. Les missions catholiques ont aussi été très actives. Mais, en raison des révoltes de chefs locaux (Liurai) et des attaques des Néerlandais, ce n'est qu'au début du xxe siècle que les « Portugais blancs » renforcent véritablement leur emprise, réduisant dans le sang une dernière rébellion en 1912. Un arrêt de la Cour internationale de justice fixe en 1914 la frontière avec les Indes néerlandaises dont fait partie Timor occidental. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Timor devient un enjeu stratégique, des commandos australiens, aidés par la population locale, y livrent de durs combats aux Japonais. Le repli des Australiens en 1943 coûte très cher aux Timorais.

Alors que l'Indonésie proclame son indépendance en 1945, Timor oriental reste une petite colonie négligée du régime de Salazar. Lorsque, en avril 1974, le Mouvement des forces armées renverse la dictature à Lisbonne, il n'y a à Timor oriental, où règne l'analphabétisme, que trois médecins indigènes et 30 kilomètres de routes. Trois nouvelles formations, plutôt modérées, incarnent alors les destins possibles du territoire. L'U.D.T. (Union démocratique de Timor) est favorable à une autonomie en association avec le Portugal. L'A.S.D.T. (Association sociale-démocrate de Timor) veut l'indépendance ; comme l'U.D.T., elle regroupe des intellectuels catholiques que vont rejoindre des étudiants de retour du Portugal où ils ont été gagnés au maoïsme. C'est sous leur influence que l'A.S.D.T. va devenir le Fretilin (Front révolutionnaire pour l'indépendance de Timor est). Enfin, l'Apodeti (Association populaire démocratique de Timor), minoritaire, prône le rattachement à l'Indonésie et sera rejointe par deux groupuscules manipulés par Djakarta, Kota et Trabalhista.

Quelle est la position de l'In [...]


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Timor oriental : carte physique

Timor oriental : carte physique
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Timor oriental : drapeau

Timor oriental : drapeau
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Combattants du Timor oriental

Combattants du Timor oriental
Crédits : Hulton Getty

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Écrit par :

  • : chargée de recherche au Centre d'études et de recherches internationales de la Fondation nationale des sciences politiques
  • : maître de conférences H.D.R. à l'université de Toulouse-II-Le-Mirail, membre du laboratoire Asie du Sud-Est, U.M.R. 8170

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Pour citer l’article

Françoise CAYRAC-BLANCHARD, Frédéric DURAND, « TIMOR ORIENTAL », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 07 août 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/timor-oriental/