DILI

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Dili, capitale de la République démocratique de Timor Leste ou Timor oriental, n'est pas une grande ville (175 000 hab. en 2004), comparée aux autres capitales asiatiques. Cela s'explique par la population totale du pays (1 080 000 hab. en 2008), mais aussi par une histoire tourmentée. Dili n'a été que le troisième établissement de la colonie portugaise. Elle a été fondée en 1769, après que les Portugais eurent été chassés de Kupang, à l'extrémité occidentale de l'île, par les Hollandais, puis de Lifau (actuelle enclave d'Oecusse) par des Timorais rebelles. Bien que siège du gouvernorat, Dili a tardé à devenir une agglomération significative, accédant au statut administratif de « ville » en 1864. En 1950, Dili ne comptait que 8 000 habitants et 30 000 en 1975.

Timor oriental : carte administrative

Timor oriental : carte administrative

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Carte administrative de Timor oriental. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Les équipements et bâtiments coloniaux en nombre limité ont été en partie détruits à la suite d'incendies (1799, 1866) et surtout de bombardements, lors de l'occupation japonaise dans les années 1940, qui ont dévasté la ville à 90 p. 100, y compris son imposante cathédrale. D'avant cette époque, il ne reste plus guère qu'une caserne datant du xixe siècle. Dili a connu un début de dynamique immobilière dans les années 1960, amenant la construction d'hôtels. Après un coup d'arrêt, l'invasion indonésienne de 1975 a favorisé la croissance de la ville, devenue la capitale de la 27e province de l'archipel. De nombreux bâtiments administratifs sont édifiés. Ceinturée de montagnes, la ville s'est étendue vers l'ouest, vers l'aéroport de Comoro, où se trouvent les espaces plans les plus importants, passant à 125 000 habitants en 1990. En 1999, quand les Timorais ont voté pour l'indépendance, l'armée indonésienne et ses milices ont pratiquement tout incendié, comme en témoignent encore au milieu des années 2000 les innombrables ruines calcinées. Dili conserve aussi un air provincial, sa plus haute construction faisant cinq étages, tandis que les premiers feux rouges n'ont été installés qu'en 2007.

—  Frédéric DURAND

Écrit par :

  • : maître de conférences H.D.R. à l'université de Toulouse-II-Le-Mirail, membre du laboratoire Asie du Sud-Est, U.M.R. 8170

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TIMOR ORIENTAL

  • Écrit par 
  • Françoise CAYRAC-BLANCHARD, 
  • Frédéric DURAND, 
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  •  • 3 médias

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Pour citer l’article

Frédéric DURAND, « DILI », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/dili/