STÉRÉOCHIMIEStéréochimie et liaison chimique

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Détermination théorique de la structure

L'approche la plus usuelle de ce problème se fait dans le cadre de l'approximation de Born-Oppenheimer qui ramène le problème à celui du mouvement des noyaux dans le potentiel moyen créé par les électrons de la molécule. La position d'équilibre des noyaux – donc la géométrie de la molécule – est déterminée par le minimum de l'hypersurface-potentiel correspondante. Si la surface présente plusieurs minimums, à chacun d'eux correspond un isomère. La facilité de conversion d'un isomère à l'autre dépend de la différence entre les énergies des deux formes (naphtalène-azulène pour C10H8, par exemple) et de la hauteur de la barrière de potentiel qui sépare les deux formes. Dans le cas d'énantiomères, les énergies électroniques sont égales, les deux formes sont également probables, oscillant plus ou moins rapidement entre elles (10-12 s pour une amine, plusieurs mois pour une arsine, plus de 104 ans pour un acide aminé). En fait, la rupture de parité due aux interactions faibles fait apparaître une très légère différence d'énergie entre les antipodes : 10-14 J par mole d'acide aminé. Cette très faible différence pourrait expliquer la légère prépondérance du quartz gauche sur le quartz droit (1 p. 100) ainsi que, par effet dynamique, l'exclusivité des acides aminés de la série L dans les être vivants.


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  • : professeur émérite à l'université de Provence

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Pour citer l’article

André JULG, « STÉRÉOCHIMIE - Stéréochimie et liaison chimique », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 septembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/stereochimie-stereochimie-et-liaison-chimique/