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STÉRÉOCHIMIE Stéréochimie et liaison chimique

Système à nombre impair d'électrons

Considérons par exemple l'ion CH+4, dérivant de la molécule de méthane par arrachement d'un électron. La cohésion de l'édifice n'est plus assurée que par sept électrons au lieu de huit. Dans ce cas, la localisation des électrons par paires n'est plus possible, à moins de détruire la symétrie de l'édifice. L'ion n'est plus représentable par la graphie classique. En revanche, pour l'ion NH+3 qui dérive de NH3, l'arrachement d'un électron se faisant à partir de la paire libre, les trois liaisons N−H sont respectées.

La même difficulté se présente pour les états électroniquement excités des molécules, même si celles-ci ont un nombre pair d'électrons, car apparaissent alors des niveaux simplement occupés.

La stéréochimie classique est donc une manière soutenable, du point de vue théorique, de concevoir, avec quelques approximations, la structure des molécules, commode pour l'expérimentateur aussi bien que pour l'enseignant lorsqu'on veut éviter d'aborder le problème du point de vue mathématique d'une façon détaillée. Mais elle ne présente pas un caractère absolu. Seule la considération de l'édifice moléculaire dans son ensemble a un sens.

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Écrit par

  • : professeur émérite à l'université de Provence

Classification

Pour citer cet article

André JULG. STÉRÉOCHIMIE - Stéréochimie et liaison chimique [en ligne]. In Encyclopædia Universalis. Disponible sur : (consulté le )

Média

Orbitales moléculaires - crédits : Encyclopædia Universalis France

Orbitales moléculaires

Autres références

  • AMPÈRE ANDRÉ-MARIE (1775-1836)

    • Écrit par Louis POUDENSAN
    • 1 788 mots
    • 1 média
    ...s'arrête pas à l'énoncé de cette loi ; il cherche à en déduire la forme et l'arrangement des atomes pour prévoir leurs combinaisons, leurs substitutions. Il conçoit ce que l'on appelle aujourd'hui lastéréochimie qui, à son époque, ne fut considérée que comme « une fantaisie révolutionnaire ».
  • BARTON DEREK HAROLD RICHARD (1918-1998)

    • Écrit par Georges BRAM
    • 484 mots
    • 1 média

    Chimiste britannique né à Gravesend (Kent). Derek Harold Richard Barton obtient son doctorat en 1942 à l'Imperial College de l'université de Londres, où il travaille deux ans dans un laboratoire dépendant des autorités militaires. Après un an passé dans l'industrie chimique, il retourne à l'Imperial...

  • CHIMIE THÉORIQUE

    • Écrit par Lionel SALEM, François VOLATRON
    • 4 288 mots
    • 10 médias
    ...cas présent, de la symétrie spatiale des orbitales moléculaires. Woodward et Hoffmann ont considéré la réaction de fermeture de cycle de la molécule de butadiène. Ils ont fait remarquer que, pour une molécule portant des substituants différents X et Y aux deux bouts, deux produits distincts peuvent être...
  • CHIRALITÉ, chimie

    • Écrit par Pierre LASZLO
    • 1 347 mots

    Un objet est chiral s'il n'est pas superposable à son image dans un miroir, ou image spéculaire. Nos mains appartiennent à cette classe des objets chiraux, d'où leur nom, dérivé du grec kheir, « main ». Nos mains, gauche et droite, sont l'image spéculaire l'une de l'autre. De la...

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Voir aussi