ROGERS RICHARD (1933- )

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Centre Georges-Pompidou

Centre Georges-Pompidou
Crédits : C. Sappa/ De Agostini

photographie

Siège du Lloyd's, Londres

Siège du Lloyd's, Londres
Crédits : Roger Last/ Bridgeman Images

photographie

Immeuble du Lloyd's

Immeuble du Lloyd's
Crédits : Janet Gill, Getty Images

photographie


L'architecture anglaise est dominée par deux créateurs à la sensibilité très différente qui forment les deux pôles du courant high tech : Norman Foster, discipliné à l'extrême, rigoureux comme un ingénieur et soucieux de perfection plastique, et son ancien associé Richard Rogers, plus complexe, moins attaché à l'objet fini qu'au processus de sa mise en œuvre, à la dynamique dans laquelle il s'insère, au mouvement, à la fusion des espaces, principes qui confèrent à ses œuvres un aspect vivant, parfois presque sauvage quand ceux de Foster sont, au contraire, soigneusement policés et contrôlés.

Le Team 4

Rogers est né en 1933 à Florence, dans un milieu anglo-italien de vieille souche. Le statut ambigu de sa famille la contraint à gagner la Grande-Bretagne à l'approche de la guerre. Sur cette terre étrangère, les difficiles conditions financières et psychologiques du moment, le changement de langue et de culture contribuent à faire du jeune garçon un être rebelle et dilettante, doté d'une affectivité inquiète, mû par un fort besoin d'amitié qui jouera un rôle essentiel dans sa vie professionnelle ultérieure et dans la formation de certains de ses principes.

Ce n'est qu'à plus de vingt ans qu'il décide d'entreprendre des études d'architecture, influencé par les séjours qu'il fait dans l'atelier milanais de son oncle Ernesto Rogers, forte personnalité de la scène architecturale italienne.

Richard Rogers entre à la fin de 1954 à 1'Architectural Association, après quelques mois de préparation fébrile au College of Art d'Epsom. Baigné dans une atmosphère moderniste encore assez marginale en Grande-Bretagne dans les années 1950, il y manifeste de grandes capacités d'argumentation et de réflexion critique qui firent pardonner certaines faiblesses, notamment une relative inaptitude au dessin.

Robert Furneaux Jordan inculque aux élèves une approche sociologisante du métier, portée par une conception progressiste et moraliste de l'histoire. Mais le phare de l'école reste Peter Smithson ; il achève, en 1954, avec sa femme Alison la construction d'un bâtiment scolaire à Hunstanton qui [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 5 pages


Écrit par :

Classification


Autres références

«  ROGERS RICHARD (1933- )  » est également traité dans :

ARCHITECTURE CONTEMPORAINE - Une architecture plurielle

  • Écrit par 
  • Joseph ABRAM, 
  • Kenneth FRAMPTON, 
  • Jacques SAUTEREAU
  •  • 11 640 mots
  •  • 18 médias

Dans le chapitre « Le néo-productivisme »  : […] Le néo-productivisme, qu'il ne faut confondre ni avec le fonctionnalisme « blanc » du style international, ni avec le productivisme du mouvement constructiviste russe, est né, après la Seconde Guerre mondiale, essentiellement de l'œuvre de trois hommes : Ludwig Mies van der Rohe avec son culte ascétique du beinahe nichts , c'est-à-dire du « presque rien », R. Buckminster Fuller et son principe, n […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/architecture-contemporaine-une-architecture-plurielle/#i_99032

CENTRE NATIONAL D'ART & DE CULTURE GEORGES-POMPIDOU

  • Écrit par 
  • Bernadette DUFRÊNE
  •  • 2 376 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « « Une grande idée logée » (Francis Ponge) : la pluridisciplinarité »  : […] Aux origines du Centre, un concours de circonstances a permis la réalisation d'une idée qui allait imposer une conception de la culture rompant avec les cloisonnements académiques hérités du xix e  siècle. La pluridisciplinarité du Centre telle que nous la connaissons, regroupant arts visuels, livre, spectacle vivant, s'est en effet construite progressivement. Dans sa lettre à Edmond Michelet, le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/centre-national-d-art-et-de-culture-georges-pompidou/#i_99032

FOSTER NORMAN (1935- )

  • Écrit par 
  • François CHASLIN
  •  • 2 107 mots
  •  • 1 média

Souvent appelé high tech (de high technology ), un courant très particulier de l'architecture contemporaine s'est développé, principalement en Grande-Bretagne, dans les années 1970. Il se distingue par la légèreté inaccoutumée de ses structures, l'élégance, le raffinement parfois un peu affecté de ses procédés constructifs, l'emploi renouvelé du fer, du verre, des réseaux de câbles tendus et pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/norman-foster/#i_99032

PARIS

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre BABELON, 
  • Michel FLEURY, 
  • Frédéric GILLI, 
  • Daniel NOIN, 
  • Jean ROBERT, 
  • Simon TEXIER, 
  • Jean TULARD
  •  • 32 092 mots
  •  • 20 médias

Dans le chapitre « L'architecture urbaine »  : […] L'élection de Valéry Giscard d'Estaing à la présidence de la République, en 1974, marque la fin de la construction des tours dans Paris – entamés en 1970, les Orgues de Flandre ( xix e ) de Martin van Treeck sont néanmoins achevés en 1978. L'inauguration, en 1977, du Centre national Georges-Pompidou ( iv e ) conçu en 1971 par Renzo Piano et Richard Rogers, symbolise quant à elle la fin de la pér […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paris/#i_99032

PIANO RENZO (1937- )

  • Écrit par 
  • François CHASLIN, 
  • Universalis
  •  • 1 571 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « La réhabilitation »  : […] Pour la réalisation de plusieurs usines, de son bureau et de pavillons à la Triennale de Milan et à l'exposition d'Ōsaka (1969), il met au point des solutions techniques légères, d'une grande élégance. Il bâtit à Gênes un quartier de logements formé d'éléments cellulaires en béton armé. Puis à Novedrate, en Lombardie, les bureaux des fabricants de meubles B & B (1973) : portiques tridimensionnels […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/renzo-piano/#i_99032

Voir aussi

Pour citer l’article

François CHASLIN, « ROGERS RICHARD (1933- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/richard-rogers/