PRIX NOBEL DE PHYSIOLOGIE OU MÉDECINE 2017

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Jeffrey C. Hall

Jeffrey C. Hall
Crédits : The Chinese University of Hong Kong

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Michael Rosbach

Michael Rosbach
Crédits : Scott Eisen/ Getty Images

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Michael W. Young

Michael W. Young
Crédits : Mario Morgado/ The Rockefeller University 2017

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Le prix Nobel de physiologie ou médecine a été attribué en 2017 à trois scientifiques américains, Jeffrey C. Hall, Michael Rosbash et Michael W. Young pour « leurs découvertes des mécanismes moléculaires qui règlent le rythme circadien ». L’assemblée Nobel résume ainsi leurs recherches : depuis longtemps, on sait que tous les organismes vivants, y compris les humains, possèdent une horloge biologique réglée sur le rythme de la journée. Ces chercheurs en ont démonté les rouages et ont montré comment les organismes adaptent leur horloge interne pour qu’elle reste synchronisée avec les révolutions de la Terre.

Jeffrey C. Hall

Jeffrey C. Hall

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Jeffrey C. Hall est l'un des trois récipiendaires du prix Nobel de physiologie ou médecine 2017 pour ses travaux sur les mécanismes moléculaires des horloges biologiques. Il est photographié ici à son domicile dans le Maine, où il a pris sa retraite. 

Crédits : The Chinese University of Hong Kong

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Michael Rosbach

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Michael Rosbash, professeur à l'université Brandeis, près de Boston, est l'un des trois récipiendaires du prix Nobel de physiologie ou médecine 2017, pour ses travaux sur les mécanismes moléculaires des horloges biologiques. 

Crédits : Scott Eisen/ Getty Images

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Michael W. Young

Michael W. Young

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Michael W. Young, ici à l'université Rockefeller à New York, est un des récipiendaires du prix Nobel de physiologie ou médecine 2017, pour ses travaux sur les mécanismes des horloges biologiques. 

Crédits : Mario Morgado/ The Rockefeller University 2017

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En 1967, Seymour Benzer (1921-2007), généticien américain connu pour ses travaux sur la génétique des bactéries et virus, commence à s’intéresser au comportement de la drosophile (mouche du vinaigre). En transposant les méthodes génétiques qu’il a utilisées précédemment, il introduit de nombreuses mutations dans cet organisme. Parmi celles-ci, trois affectent le rythme circadien de la drosophile et causent perte du rythme, cycle allongé ou cycle raccourci. Avec son étudiant Ronald J. Konopka, il montre en 1971 qu’il s’agit de trois variants (allèles) d’un même gène qu’ils appellent period ou per. Ainsi, des mutations dans la séquence de l’ADN d’un même gène peuvent modifier de différentes manières l’adaptation de l’organisme au cycle circadien. Les travaux des lauréats du prix Nobel de physiologie ou médecine 2017 sont directement issus de cette observation princeps. Signe de cette continuité, Benzer a signé en 1992 avec l’un d’entre eux, Michael Rosbash, un article montrant que la protéine PER, codée par le gène per, s’accumule dans le noyau des cellules où le gène s’exprime.

À partir de la découverte du gène per, on peut diviser le démontage de l’horloge biologique interne en trois étapes. Tout d’abord, en 1984, Michael [...]


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Écrit par :

  • : chercheur en histoire des sciences, université Paris-VII-Denis-Diderot, ancien chef de service à l'Institut Pasteur

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Pour citer l’article

Gabriel GACHELIN, « PRIX NOBEL DE PHYSIOLOGIE OU MÉDECINE 2017 », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/prix-nobel-de-physiologie-ou-medecine-2017/