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PHOTOGRAPHIE Procédés de prise de vue numérique

Photographie : procédés argentique et numérique - crédits : Encyclopædia Universalis France

Photographie : procédés argentique et numérique

Les appareils photographiques numériques ne sont que des clones électroniques des appareils argentiques (tabl. l). Le film et la plupart des éléments mécaniques de ces derniers sont remplacés par des éléments électroniques de plus en plus sophistiqués. L'image, obtenue sous forme d'un signal analogique, est « développée » et « traitée » immédiatement par un ordinateur embarqué dans l'appareil. Cet ordinateur, devenant de plus en plus performant, permet de traiter et d'enregistrer de plus en plus rapidement des images dont les fichiers sont de plus en plus volumineux.

Appareil photographique numérique : exemple d'architecture - crédits : Encyclopædia Universalis France

Appareil photographique numérique : exemple d'architecture

Les éléments essentiels constituant un appareil photographique numérique sont : un capteur matriciel, qui transforme l'énergie lumineuse (les photons) qu'il reçoit en électrons, un convertisseur analogique-numérique, qui transcrit le signal analogique en données numériques, et un processeur, qui, en fonction du type de capteur, est associé ou non à un DSP (digital signal processor, processeur du signal numérique). Ce dernier, ou le processeur, constitue le cœur du système et assure différentes fonctions qui permettent le traitement de l'image, allant de son lissage à sa compression. Une mémoire vive, la SDRAM (static dynamic random access memory, mémoire dynamique statique à accès aléatoire), permet d'évacuer temporairement l'image, afin d'effectuer une nouvelle prise de vue, avant de la stocker sur un support permanent et amovible, comme une carte mémoire (de type CompactFlash, MultiMedia...), ou de la transférer vers un ordinateur par le port de sortie de l'appareil numérique.

De plus en plus conviviaux, les appareils photographiques numériques sont ainsi adaptés à une utilisation immédiate avec, par exemple, la possibilité de transmettre instantanément les images, d'en avoir une visualisation directe ou de les éditer soi-même.

Capteurs matriciels

Deux types de capteurs

Les appareils photographiques numériques sont généralement équipés de capteurs matriciels CCD (charge coupled device) ou CMOS (complementary metal oxide semiconductor). Ces dispositifs saisissent l'image au travers de l'objectif sous forme de photons qui remplissent plus ou moins le puits de chaque photosite (cellule unitaire d'un capteur) suivant la quantité de lumière émise ou réfléchie par le sujet . Ces photons génèrent des électrons à raison d'un électron pour trois photons (signal électrique analogique). Le rendement de ces capteurs est compris entre 35 et 50 p. 100. Les électrons seront ensuite transférés pour leur traitement, soit photosite par photosite dans le cas d'un CCD, soit tous les photosites ensemble dans le cas d'un capteur matriciel CMOS. Le registre de transfert vertical assure cette fonction. Les charges photoélectriques excédentaires seront évacuées vers la masse de l'appareil. Les charges utiles seront dirigées vers un accumulateur puis transférées, par le registre de transfert horizontal, vers l'amplificateur avant la conversion analogique-numérique .

Photographie numérique : rôle des photosites d'un capteur - crédits : Encyclopædia Universalis France

Photographie numérique : rôle des photosites d'un capteur

Photographie numérique : fonctionnement d'un capteur CCD avec fonction d'obturation - crédits : Encyclopædia Universalis France

Photographie numérique : fonctionnement d'un capteur CCD avec fonction d'obturation

Les premiers capteurs matriciels ont été les CCD, dispositifs à transfert de charge, qui ont été inventés par les Bell Laboratories en 1969. Les premières technologies CMOS sont connues, en théorie, depuis les années 1960 mais leur réalisation et leur utilisation réelle datent du début des années 1990.

Par rapport aux CCD, les capteurs CMOS ont une meilleure intégration des circuits, chacun d'eux comportant plus de fonctions. Cette technologie permet une réduction du temps et des coûts de fabrication. La surface plus réduite de ces capteurs offre une meilleure intégration et la réalisation d'appareils plus compacts. La faible consommation électrique est l'un des points les plus importants. La technologie CMOS à pixel actif, ou APS (active pixel sensor), a été développée par la société Photobit pour les laboratoires[...]

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Écrit par

  • : enseignant à l'École nationale supérieure Louis-Lumière, spécialiste des systèmes et produits numériques et argentiques

. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

Médias

Photographie : procédés argentique et numérique - crédits : Encyclopædia Universalis France

Photographie : procédés argentique et numérique

Appareil photographique numérique : exemple d'architecture - crédits : Encyclopædia Universalis France

Appareil photographique numérique : exemple d'architecture

Photographie numérique : rôle des photosites d'un capteur - crédits : Encyclopædia Universalis France

Photographie numérique : rôle des photosites d'un capteur

Autres références

  • DÉTECTEURS DE PARTICULES

    • Écrit par Pierre BAREYRE, Jean-Pierre BATON, Georges CHARPAK, Monique NEVEU, Bernard PIRE
    • 10 978 mots
    • 12 médias
    Les détecteurs à visualisation permettent de matérialiser les trajectoires de particules ionisantes et de les photographier ; on peut ensuite procéder à un examen visuel du résultat. Seules les particules chargées sont ionisantes et leur trajectoire peut donc être directement observée. Les particules...
  • ALINARI LES

    • Écrit par Elvire PEREGO
    • 1 435 mots
    • 2 médias

    La révolution du regard et de l'imaginaire engendrée au xixe siècle par l'invention de la photographie, trouve une illustration éclatante dans l'aventure de la dynastie Alinari.

    Fondé entre 1852 et 1954, à Florence, l'atelier Alinari constitue un trésor que les historiens de l'art...

  • ARCHÉOLOGIE (Méthodes et techniques) - L'archéologie aérienne

    • Écrit par Roger AGACHE
    • 6 014 mots
    • 1 média

    Longtemps, archéologues et historiens se sont contentés de demander à la photographie aérienne une image globale, plus complète, plus précise, des monuments ou des sites archéologiques, qui les replace dans leur environnement naturel et humain. Depuis quelques années, le recours à la photo aérienne...

  • ARCHÉOLOGIE SOUS-MARINE

    • Écrit par Patrice POMEY, André TCHERNIA
    • 8 399 mots
    • 5 médias
    ...techniques classiques – triangulation ou visées et mesures de détail –, un temps presque toujours incompatible avec les conditions de la plongée sous-marine. C'est pourquoi la photographie – qui utilise le seul avantage que possède le fouilleur sous-marin par rapport au fouilleur terrestre : la possibilité...
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Voir aussi