NAZARÉENS, peinture

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Le Repos pendant la fuite en Égypte, P. O. Runge

Le Repos pendant la fuite en Égypte, P. O. Runge
Crédits : Bridgeman Images

photographie

The Light of the World (La Lumière du monde), W. H. Hunt

The Light of the World (La Lumière du monde), W. H. Hunt
Crédits : Bridgeman Images

photographie


Esthétique

Le principe essentiel des nazaréens est l'idée de « vérité », qu'ils opposèrent aux exercices schématiques des académiciens comme à la peinture du baroque tardif. De l'héritage des classiques (David, Flaxman), ils conservèrent la ligne comme principal élément du tableau. Les nazaréens surent exprimer dans leur dessin et dans leur trait une très haute sensibilité. La couleur reste dans l'esprit du Moyen Âge, elle est plate et remplit de façon égale les formes et les fonds. La première impression laissée par un tableau nazaréen est celle d'une grande variété de couleurs, mais assez fades, et une froide exactitude en ce qui concerne les détails. Leurs dessins et leurs études, effectués souvent à la mine de crayon, nous apparaissent aujourd'hui comme leurs meilleures réalisations ; ils se caractérisent par la précision du trait et le format monumental de l'exécution. Ils atteignent à une tension mystique comparable au dessin allemand de l'époque de Dürer. Les nazaréens ont excellé en outre dans l'art du portrait peint et gravé. Mais leur préférence artistique allait à la peinture murale monumentale, ainsi que Cornelius l'a exprimé : la peinture à fresque est « le seul moyen [...] pour redonner à l'art allemand le fondement d'une nouvelle orientation digne de l'époque et de l'esprit de la nation ». On peut affirmer aujourd'hui que l'essentiel de l'influence des nazaréens réside dans leurs grands travaux de peinture à fresque et dans les répercussions que cette peinture eut sur l'illustration.

Une conception du paysage que l'on pourrait appeler nazaréenne apparut seulement dans les années 1810-1825. Le paysage est saisi avec réalisme, mais les lignes principales sont accentuées, précisées par des surfaces hachurées, où l'on reconnaît nettement l'influence des œuvres gravées de l'époque de Dürer. L'aquarelle, dans les tons bleus en général, recouvre la totalité du dessin. Les maîtres de cette technique du dessin sont C. P. Fohr, F. Horny et Olivier, ce dernier ayant aussi été le seul à peindre des paysages. Après 1825, ce [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 5 pages




Écrit par :

Classification


Autres références

«  NAZARÉENS, peinture  » est également traité dans :

AUTOPORTRAIT, peinture

  • Écrit par 
  • Robert FOHR
  •  • 3 584 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « L'âme du peintre : l'autoportrait « au naturel » »  : […] Parce que détaché de tout support iconographique et souvent dénué d'accessoires « parlants », l'autoportrait au naturel est celui dont la signification est la plus difficile à appréhender. Depuis Jean Fouquet (émail, vers 1450, musée du Louvre) jusqu'à Kasimir Malévitch (1933, Musée russe, Saint-Pétersbourg), en passant par Filippino Lippi, Dürer, Federico Barocci, Tintoret, Rembrandt, Vouet, Char […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/autoportrait-peinture/#i_24960

BROWN FORD MADOX (1821-1893)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 329 mots
  •  • 1 média

Peintre britannique né le 16 avril 1821 à Calais (France), mort le 6 octobre 1893 à Londres. Ford Madox Brown étudie l'art à Bruges et Anvers de 1837 à 1839. Ses premières œuvres sont marquées par une palette sombre et un sentiment dramatique, en parfait accord avec les sujets byroniens qu'il peint à Paris dans les années 1840-1843 ( Manfred sur la Jungfrau , vers 1840 ; […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ford-madox-brown/#i_24960

OVERBECK JOHANN FRIEDRICH (1789-1869)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 321 mots

Peintre allemand, né le 3 juillet 1789 à Lübeck, mort le 12 novembre 1869 à Rome. Johann Friedrich Overbeck entre à l'Académie des beaux-arts de Vienne en 1806. Déçu par l'enseignement académique, il fonde avec Franz Pforr et d'autres artistes la Confrérie de saint Luc en 1809. Ce groupe de peintres, surnommés les nazaréens, veut renouer avec la tradition des guildes d'artistes du Moyen Âge et fa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/johann-friedrich-overbeck/#i_24960

Voir aussi

Pour citer l’article

Jens Christian JENSEN, « NAZARÉENS, peinture », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/nazareens-peinture/