MORTS CELLULAIRES

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Morts cellulaires

Morts cellulaires
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Évolution des morts cellulaires

Évolution des morts cellulaires
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La nécrose : mort cellulaire de type 3

Initialement employé par les pathologistes pour révéler la présence de cellules ou de tissus morts, le terme nécrose (du grec nekros, pour désigner un cadavre) a longtemps été utilisé pour définir, par défaut, un processus de mort cellulaire survenant de façon accidentelle et qui ne présente pas les modifications morphologiques caractéristiques de l'apoptose (telles la pycnose, la caryorrhexis, la fragmentation de leur cytoplasme et la formation de corps apoptotiques) et de l'autophagie.

Les caractéristiques de la nécrose cellulaire

Les principales modifications morphologiques observées lors de la mort cellulaire nécrotique sont l'augmentation du volume cellulaire, également appelée oncose (du grec onkos, « dilatation »), un gonflement des organites et une accentuation de la perméabilité de la membrane plasmique des cellules mourantes. Ces phénomènes contribuent à la rupture de la membrane plasmique de ces cellules et à la libération dans le milieu environnant de leur contenu cellulaire, ce qui déclenche une forte réaction inflammatoire. Longtemps considérée comme une mort cellulaire accidentelle, non contrôlée et déclenchée par des stress non spécifiques et non physiologiques, la mort cellulaire nécrotique peut cependant présenter, dans certaines conditions expérimentales, des modifications biochimiques habituellement détectées lors de processus cellulaires programmés. Dans ce contexte, les cellules nécrotiques révèlent un dysfonctionnement mitochondrial (détectable par la perméabilisation de la membrane des mitochondries, l'augmentation importante de la production de radicaux libres oxydatifs et la déplétion intracellulaire en ATP), des altérations lysosomales et nucléaires (révélées par la perméabilisation des lysosomes et l'hyperactivation de la protéine PARP-1), une dégradation des lipides cellulaires consécutives à l'activation de phospholipases, de lipoxygénases et de sphingomyélinases. De plus, l'importante augmentation du calcium dans le cytosol, observable lors de la nécrose, peu [...]


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Écrit par :

  • : docteur en immunologie, chargé de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (NSERM), Villejuif

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«  MORTS CELLULAIRES  » est également traité dans :

RÉACTION INFLAMMATOIRE

  • Écrit par 
  • Jean-Marc CAVAILLON
  •  • 4 576 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Les cellules inflammatoires au travail »  : […] Les cellules sont attirées, s’accumulent et produisent des médiateurs et effecteurs de l’inflammation . Elles agissent aussi par elles-mêmes. Les neutrophiles, les monocytes/macrophages et les cellules dendritiques (ne pas confondre avec des cellules nerveuses, il s’agit de cellules essentielles à la réponse immunitaire) sont capables d'ingérer les agents pathogènes et de les détruire par phagocy […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/reaction-inflammatoire/#i_52779

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Pour citer l’article

Jean-Luc PERFETTINI, « MORTS CELLULAIRES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/morts-cellulaires/