MONTPELLIER

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Occitanie : carte administrative

Occitanie : carte administrative
Crédits : Encyclopædia Universalis France

carte

Montpellier : le château d'eau de la promenade du Peyrou

Montpellier : le château d'eau de la promenade du Peyrou
Crédits : Diego Lezama Orezzoli/ Corbis

photographie


Une capitale provinciale bourgeoise

Les grands intendants du Languedoc assurent le développement économique d'une ville pacifiée et en font une capitale provinciale renommée pour l'architecture de ses hôtels particuliers. Dès 1688 est envisagée la construction de la promenade du Peyrou, bientôt précédée d'un arc de triomphe (1691), porte d'entrée dans la ville, puis dominée par la statue du roi (1717), enfin aménagée (1774) en terrasses monumentales couronnées par un château d'eau qui marque l'arrivée de l'aqueduc de Pitot. Ville d'autorité, Montpellier s'affirme tout au long du xviiie siècle par la banque et la finance, le commerce, la production des indiennes et celle du verdet, qui annonce l'industrie chimique des acides que Chaptal développera.

Montpellier : le château d'eau de la promenade du Peyrou

Montpellier : le château d'eau de la promenade du Peyrou

Photographie

Ce château d'eau (1768) est un édifice important de la promenade du Peyrou, qui fut aménagée par l'architecte Jean Antoine Giral aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il constitue le point d'arrivée de l'aqueduc, construit par Henri Pitot (1695-1771), qui était destiné à alimenter Montpellier en... 

Crédits : Diego Lezama Orezzoli/ Corbis

Afficher

Ville de manufactures et de négoce, capitale intellectuelle et médicale, riche, calme et prospère, investissant déjà dans la terre, Montpellier se drape dans un ordre bourgeois stable et ne connaîtra ni les bouleversements politiques de la Révolution de 1789 ni ceux de la révolution industrielle. La vigne assure sa fortune, attirant à elle les capitaux et les hommes de science, imprimant aux conduites économiques les logiques de la rente. Bourgeois éclairés et hommes d'affaires avertis vont tenter de moderniser, par de grands travaux édilitaires, la cité repliée sur son centre médiéval. Dès 1839, le port de Sète est relié par la voie ferrée, Nîmes en 1852. Montpellier ne deviendra jamais un grand centre ferroviaire, Talabot et Pereire fixant leurs gares à Nîmes et Béziers. Dès 1850 et jusqu'aux années 1880, notamment sous la conduite du maire Jules Pagézy, le centre fait l'objet de grands travaux : percement d'une rue haussmannienne (la rue Impériale), construction des halles (Baltard est consulté) et de l'église Sainte-Anne, sans oublier l'ouverture d'avenues convergeant vers la gare, l'aménagement de l'Esplanade et de la place de la Comédie.

Il faut attendre la seconde moitié du xxe siècle pour que Montpellier sorte de la torpeur d'une ville re [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 3 pages


Écrit par :

  • : professeur agrégé des Universités, professeur à l'université de Montpellier-III-Paul-Valéry

Classification


Autres références

«  MONTPELLIER  » est également traité dans :

CAPÉTIENS (987-1498)

  • Écrit par 
  • Jacques LE GOFF
  •  • 8 058 mots

Dans le chapitre « L'extension du domaine royal »  : […] Cependant, les grands Capétiens avaient soutenu contre les rois d'Angleterre des luttes où ils remportèrent des succès décisifs qui accrurent considérablement le domaine royal malgré l'amputation répétée de certains grands fiefs donnés en apanage à des frères ou à des fils de roi. Entre 1203 et 1205, le roi d'Angleterre Jean sans Terre ayant été condamné par la cour de France à la perte de ses dom […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/capetiens/#i_14615

LANGUEDOC-ROUSSILLON

  • Écrit par 
  • Laurence FABBRI, 
  • Jean-Paul VOLLE
  •  • 3 666 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Nouvelles industries »  : […] Tant en termes d’effectifs que du point de vue de la valeur ajoutée produite, le Languedoc-Roussillon compte peu dans l’industrie française. Tous les indicateurs le confirment : 65 000 salariés dans l'industrie en 2012 pour 956 000 emplois dans la région, seulement 10 p. 100 de la valeur ajoutée régionale, perte régulière d'activités et d'emplois depuis les années 1960, long nécrologe d'entreprise […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/languedoc-roussillon/#i_14615

MONTPELLIER UNIVERSITÉ DE

  • Écrit par 
  • Jacques VERGER
  •  • 703 mots

Au xii e siècle, c'est à Montpellier et à Salerne que siégeaient les principales écoles de médecine d'Occident. La grande et prospère cité languedocienne entretenait des contacts avec la médecine hébraïque, représentée dans de nombreuses communautés juives du Midi, et une ouverture vers la médecine arabe, notamment par l'Espagne musulmane. En 118 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/universite-de-montpellier/#i_14615

Pour citer l’article

Jean-Paul VOLLE, « MONTPELLIER », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/montpellier/