CHEVALIER MAURICE (1888-1972)

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Maurice Chevalier et René Clair

Maurice Chevalier et René Clair
Crédits : Hulton Getty

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Maurice Chevalier

Maurice Chevalier
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La Veuve joyeuse, E. Lubitsch

La Veuve joyeuse, E. Lubitsch
Crédits : Istituto Geografico De Agostini

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La carrière de Maurice Chevalier, qui commença en 1899 dans un modeste « boui-boui » de Ménilmontant et s'étendit sur près de trois quarts de siècle, est sans conteste l'une des plus prestigieuses du monde du spectacle Chevalier ne fut d'abord qu'un jeune comique de café-concert, imitateur de Dranem et de Boucot. Sous l'emprise de Mistinguett, il prend une orientation nouvelle au sortir de la Grande Guerre, lorsqu'il s'impose comme le jeune premier, la vedette des revues et opérettes du Casino de Paris ou des Bouffes-Parisiens. Son personnage de dandy « faubourien » est parfaitement accordé à l'esprit des années folles qui se caractérisent par une explosion de gaieté frivole, sur un fond de jazz-band. Ses succès sont les chansons-locomotives des revues dont il est la tête d'affiche (Dans la vie faut pas s'en faire, tirée de l'opérette Là-Haut, 1921 ; Valentine). De 1928 à 1935, il séjourne aux États-Unis, où il est l'une des principales vedettes cinématographiques de Hollywood ; il interprète de nombreux films musicaux, notamment sous la direction d'Ernst Lubitsch (Parade d'amour, 1930 ; La Veuve joyeuse, 1934).

Maurice Chevalier et René Clair

Maurice Chevalier et René Clair

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Maurice Chevalier (1888-1972) et René Clair (1898 -1981). 

Crédits : Hulton Getty

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Maurice Chevalier

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Le chanteur et acteur français Maurice Chevalier (1888-1972) fut une vedette à Hollywood où il a interprété de nombreux films musicaux, tel ce Folies-Bergère avec Ann Sothern (1935). 

Crédits : Hulton Getty

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La Veuve joyeuse, E. Lubitsch

La Veuve joyeuse, E. Lubitsch

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La Veuve joyeuse (1934), d'Ernst Lubitsch (1892-1947), avec Maurice Chevalier et Jeanette MacDonald. 

Crédits : Istituto Geografico De Agostini

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La période qui s'écoule entre son retour en France et la fin de l'Occupation marque le sommet de son art et de sa notoriété. Il crée alors les chansons qui ont le plus grand succès, dont Prosper (1935), Ma Pomme (1936), Y a d'la joie (1938), la Marche de Ménilmontant (1941). Mais, en Chevalier, mieux encore que l'interprète, c'est l'homme de scène qui subjugue par son dynamisme, sa « présence » et sa maîtrise dans la mise en place visuelle de ses chansons. Le consensus qu'il cherche à établir entre les spectateurs, Chevalier le propose à tous les Français (Ça fait d'excellents Français, 1939). Il y a d'ailleurs adéquation parfaite entre les valeurs véhiculées par ses chansons et les valeurs auxquelles renvoie son personnage : le « p'tit gars de Ménilmuche » qui a réussi et qui en retour a fait sienne la vision du monde des grands. En ce sens, la fonction que remplit Chevalier, caution de l'ordre social établi, ne peut être séparée de sa réussite comme chanteur populaire.

Après la période de Vichy, pendant laquelle il se compromit un peu trop avec l'occupant, ce qui faillit lui coûter la vie à la Libération, il retrouva sa place au panthéon du music-hall. Il se produisit au cinéma (Le silence est d'or de René Clair, 1947) et sur scène jusqu'en 1968, l'année de ses adieux.

—  Jean-Claude KLEIN

Écrit par :

  • : diplômé de l'École pratique des hautes études, chargé de cours à l'U.F.R. de musique et musicologie de l'université de Paris-IV-Sorbonne

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Pour citer l’article

Jean-Claude KLEIN, « CHEVALIER MAURICE - (1888-1972) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/maurice-chevalier/