MANDCHOURIE

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Mandchourie, 1644-1911

Mandchourie, 1644-1911
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Victimes de la seconde guerre de l'opium (1856-1860), F. Beato

Victimes de la seconde guerre de l'opium (1856-1860), F. Beato
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Seconde guerre de l'opium, F. Beato

Seconde guerre de l'opium, F. Beato
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Soldats russes

Soldats russes
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Le terme de Mandchourie, d'origine occidentale, n'a qu'un sens géographique : à savoir le quadrilatère nettement dessiné que délimitent à l'ouest les monts Khingan, au nord l'Amour, à l'est l'Oussouri et la frontière coréenne, au sud la péninsule du Liaodong.

Les formations politiques qui se sont succédé dans cette région depuis le début de notre ère contrôlaient des territoires parfois plus vastes, parfois plus restreints. Les Chinois du xxe siècle disent tout simplement : Dong sans cheng, les « trois provinces orientales », Heilongjiang, Jilin et Liaoning. La Mandchourie ne peut même pas être définie comme une entité ethnique, puisque des Chinois, des Coréens, des Mongols, des Toungouses s'y mêlent aux « Mandchous » proprement dits depuis une époque ancienne. Ce n'est que pendant une très brève période (1931-1945) qu'une Mandchourie politique a coïncidé avec la Mandchourie géographique ; l'État « indépendant » du Manzhouguo, protégé en fait par les Japonais, s'efforça de se définir comme une entité raciale, alors que les Mandchous n'y constituaient qu'une faible minorité.

Rapports avec la Chine

Dès le début de notre ère, à l'époque de la dynastie chinoise des Han, les garnisons et les paysans chinois s'installent en Mandchourie du Sud, tandis que le reste du pays est occupé par les tribus toungouses et mongoles. Une série de formations monarchiques plus ou moins stables et plus ou moins vigoureuses s'établissent en Mandchourie : le royaume de Gaogouli (ier-viie s.), qui est d'affinités coréennes ; le royaume toungouse de Buohai (viiie-xe s.) ; le royaume mongol des Qitan (xe-xiie s.) ; le royaume toungouse des Niuzhen ou Jouchen (xiie-xiiie s.). Ces deux derniers, Qitan et Niuzhen, s'installent même à Pékin et dominent la Chine du Nord, respectivement sous les noms de dynastie Liao et de dynastie Jin. La Mandchourie, à cette époque, était déjà peuplée, économiquement très active, construite de villes nombreuses. L'archéologie a retrouvé maint [...]


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Écrit par :

  • : professeur à la faculté des lettres et sciences humaines de Paris, directeur d'études à l'École pratique des hautes études

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JILIN [KI-LIN] ou KIRIN, province

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Province située dans la partie centrale de la Mandchourie et qui s'étend sur 290 000 kilomètres carrés, Jilin (Kirin) est la moins peuplée des trois provinces de Mandchourie. Elle comptait 27,2 millions d' habitants en 2006, dont 9 p. 100 étaient des minorités nationales réparties en quatre familles. Les Coréens sont localisés, pour la très grande majorité d'entre eux, dans le département autonome […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jilin-ki-lin-ou-kirin-province/#i_21790

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Ancien peuple de chasseurs forestiers semi-nomades tungus (ou protomandchous), originaire de la Mandchourie orientale. Connu depuis le vii e  siècle, les Jürčen sont assujettis à un peuple protomongol, les Kitan, depuis la fondation de la dynastie Liao dans le nord de la Chine et en Mandchourie . Dans le premier quart du xii […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jurchen-jurcen/#i_21790

LI FUCHUN [LI FOU-TCH'OUEN] (1901-1975)

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Originaire d'une famille appauvrie de lettrés, Li Fuchun, qui est né à Changsha, au Hunan, se joint à la Société d'étude du peuple nouveau (Xin min xuexi), fondée par Cai Hesen et Mao Zedong, qui réunit des étudiants progressistes. Profitant du plan de travail et d'études organisé pour la formation d'étudiants chinois à l'étranger, Li Fuchun se rend en France vers 1919 et travaille un temps aux us […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/li-fuchun-li-fou-tch-ouen/#i_21790

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Né au Hubei dans un milieu de petits propriétaires terriens, Lin Biao s'intéresse très tôt aux mouvements radicaux de l'intelligentsia. Au sortir de l'école secondaire, il devient membre de la Ligue de la jeunesse socialiste puis entre, en 1925, à l'Académie militaire de Whampoa, où ses qualités attirent l'attention de ses instructeurs, parmi lesquels Tchiang Kai-chek, le général Blücher, le princ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lin-biao-lin-piao/#i_21790

MANDCHOUS

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Membres du groupe toungouso-mandchou (sous-groupe des Tungus méridionaux) les Mandchous (Manchu ou Manču) sont localisés principalement en Mandchourie (ou, pour adopter la terminologie moderne, dans la Chine du Nord-Est) ainsi que, sporadiquement, en diverses provinces de la Chine proprement dite et en Mongolie-Intérieure. Complètement sinisés, ils ont, à quelques exceptions près, oublié leur lang […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mandchous/#i_21790

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  • Écrit par 
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Voir aussi

Pour citer l’article

Jean CHESNEAUX, « MANDCHOURIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/mandchourie/