MANDCHOURIE

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Mandchourie, 1644-1911

Mandchourie, 1644-1911
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Victimes de la seconde guerre de l'opium (1856-1860), F. Beato

Victimes de la seconde guerre de l'opium (1856-1860), F. Beato
Crédits : Hulton Getty

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Seconde guerre de l'opium, F. Beato

Seconde guerre de l'opium, F. Beato
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Soldats russes

Soldats russes
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Instabilité politique et développement économique

La poussée générale des forces centrifuges et l'anarchie militaire, qui caractérisent en Chine toute la période consécutive à la révolution républicaine de 1911, affectent tout particulièrement la Mandchourie, du fait de sa situation marginale. C'est l'ère des « seigneurs de la guerre », qui se disputent les provinces. Le maître de la Mandchourie est alors Zhang Zuolin, ancien bandit Honghuzi devenu gouverneur militaire avec le soutien financier des Japonais. Il tente à plusieurs reprises, mais en vain, d'établir son contrôle sur le gouvernement « central » de Pékin, notamment en 1920 et en 1926. Ses ambitions inquiètent toutefois ses protecteurs japonais, qui le font assassiner en 1928. Son fils Zhang Xueliang lui succède et assiste en 1931 à la conquête de ses trois provinces par le Japon. Il en rend responsable l'incurie du Guomindang, et tente en 1936 d'enlever Tchiang Kai-chek pour le tuer en représailles (affaire de Xi'an).

Incident de Moukden

Incident de Moukden

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Après avoir provoqué un incident près de Moukden, le 18 septembre 1931, les troupes japonaises envahissent la Mandchourie. 

Crédits : Keystone/ Getty Images

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Société des Nations

Société des Nations

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Le traité qui conclut la Première Guerre mondiale est signé à Versailles, le 28 juin 1919, dans la galerie des Glaces. Préparé par la conférence de la Paix, qui réunit Clemenceau, Lloyd George, Orlando et Wilson, le traité de Versailles est précédé du pacte constitutif de la Société... 

Crédits : The Image Bank

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En 1931, les Japonais restaurent à Moukden la dynastie des Qing, détrônée à Pékin en 1911. Le dernier empereur, né en 1908, remonte sur le trône. Mais son État, le Manzhouguo, qui n'est qu'un satellite du Japon, disparaît quand ce dernier capitule en 1945.

Le xxe siècle est pour la Mandchourie une période de grand développement économique. Les Japonais contrôlaient économiquement la région, avant même d'en devenir politiquement les maîtres en 1931. Ils ont ouvert de vastes mines de charbon (Anshan, Penqihu) et de fer (Fushun). Leur chemins de fer ont assuré des débouchés à une production agricole en expansion (céréales, soja, coton). Ils ont équipé les grandes villes. La Mandchourie est une pièce essentielle de l'empire économique des grands zaibatsu japonais (Mitsui, Mitsubishi). La Russie, au contraire, depuis la révolution soviétique, s'est effacée, mais sans se retirer complètement. Elle conservait encore en 1949, quand les communistes arrivent au pouvoir dans toute la Chine, certains droits portuaires et ferroviaires en Mandchourie (elle ne les rendra qu'en 1953).

Anshan, combinat sidérurgique

Anshan, combinat sidérurgique

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Anshan (Mandchourie), la ville chinoise de l'acier, vers 1950. Photographe : Jean-Philippe Charbonnier. 

Crédits : Hulton Getty

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Le xxe siècle est encore [...]

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Écrit par :

  • : professeur à la faculté des lettres et sciences humaines de Paris, directeur d'études à l'École pratique des hautes études

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Né au Hubei dans un milieu de petits propriétaires terriens, Lin Biao s'intéresse très tôt aux mouvements radicaux de l'intelligentsia. Au sortir de l'école secondaire, il devient membre de la Ligue de la jeunesse socialiste puis entre, en 1925, à l'Académie militaire de Whampoa, où ses qualités attirent l'attention de ses instructeurs, parmi lesqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lin-biao-lin-piao/#i_21790

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Né à Pékin, Puyi, fils du prince Chun et neveu de l'empereur Guangxu, prend la succession de celui-ci à l'âge de trois ans, le 2 décembre 1908 . La régence est d'abord assurée par le prince Chun puis par la veuve de l'empereur défunt, Long Yu. La République chinoise est proclamée le 1 er  janvier 1912. Long Yu signe le décret d'abdication au nom de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/puyi-p-ou-yi/#i_21790

QIQIHAR ou TSITSIHAR

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Ville (5,6 millions d'habitants en 2000) de la province chinoise du Heilongjiang, métropole de la partie occidentale de cette province au pied du Grand Khingan, Qiqihar (Tsitsihar) fut créée en 1699 comme place forte, appuyant la colonisation chinoise de la Mandchourie. Au début du xx e  siècle, la création du réseau ferré, dont Qiqihar est une pla […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/qiqihar-tsitsihar/#i_21790

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Confédération de tribus nomades d'origine protomongole, qui s'est étendue au v e  siècle sur tout le territoire de la Mongolie et de la Mandchourie occidentale actuelles . D'abord dépendant des Xianbei (les vainqueurs en 155 des Xiongnu), les Ruanruan les évincent sous le règne de leur chef Shelun vers 400 et acquièrent en Asie centrale un pouvoir […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ruanruan-jouan-jouan/#i_21790

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Engagée depuis la fin du xix e  siècle en Extrême-Orient, la Russie cherche à occuper la Mandchourie et à élargir son influence en Corée, où ses intérêts se heurtent à ceux du Japon. L'échec des négociations entre les deux États, en 1903, précipite le conflit. En février 1904, le Japon détruit la flotte russe en rade de Port-Arthur. L'armée japonai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guerre-russo-japonaise/#i_21790

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Pour citer l’article

Jean CHESNEAUX, « MANDCHOURIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/mandchourie/