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ARTISTE L', revue d'art

Sous le Second Empire : L'Artiste dirigé par Gautier

Les unions sacrées ne durent guère après les victoires. La bataille du romantisme gagnée, comment pouvait évoluer L'Artiste ? Après l'entrée de Delacroix à l'Institut, la revue perd de son élan et, en un certain sens, voit se dissoudre sa raison d'être. Non que son but ultime eût été de faire entrer le lion sous la coupole, mais la lutte contre les valeurs académiques, même si l'École des beaux arts demeure une inexpugnable citadelle, n'a plus vraiment lieu d'être après l'Exposition universelle de 1855.

En 1849, Arsène Houssaye devient directeur de la Comédie-Française et abandonne la revue. Son frère Édouard associé à Xavier Aubryet prend alors les rênes. Ils laissent à Gautier le rôle de rédacteur en chef de 1847 à 1858, mais son ombre s'étend sur l'ensemble de la série. Il y exerce une influence comparable à ce qu'avait été celle de Janin. Flaubert, les Goncourt collaborent. Charles Blanc, Paul Mantz, Clément de Ris, Philippe de Chennevières, Paul de Saint-Victor y sont les critiques les plus marquants.

La revue a trouvé son rythme, la formule se stabilise et ses fidèles sont plus nombreux. Cet Artiste de 1856 affiche clairement la nostalgie de l'époque où il était une revue militante. Après 1859, Arsène Houssaye reprend la direction jusqu'en 1880 mais le jeune inventeur de vingt ans est loin. C'est le début de la décadence de L'Artiste, qui s'achève « au plus petit bruit » en 1904.

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Écrit par

  • : agrégé de l'Université, ancien élève de l'École normale supérieure, maître de conférences à l'université de Paris-IV-Sorbonne

. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

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