RENOIR JEAN

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La Grande Illusion, de Jean Renoir

La Grande Illusion, de Jean Renoir
Crédits : Collection privée

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La Marseillaise, film de Jean Renoir

La Marseillaise, film de Jean Renoir
Crédits : Société de Production et d'Exploitation du Film La Marseillaise/ Album/ AKG-images

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La Bête humaine, de J. Renoir, 1938

La Bête humaine, de J. Renoir, 1938
Crédits : Paris Film/ Album/ AKG

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« S'il fallait ne conserver qu'un film, pour donner aux générations futures l'idée de ce qu'a été, au xxe siècle, l'art du cinématographe, je choisirais Le Petit Théâtre, parce que tout Renoir y est contenu, et que Renoir contient tout le cinéma. » Ce jugement d'Éric Rohmer est aujourd'hui partagé par une majorité de critiques et d'historiens à travers le monde. Pourtant, de son vivant, Jean Renoir fut l'un des cinéastes les plus controversés, objet de nombreux malentendus. Le plus ambitieux de ses films muets, Nana (1926), d'après le roman de Zola, connaît un important échec commercial. S'il s'épanouit avec le parlant et trouve le succès avec La Chienne (1931), il est vite étiqueté comme cinéaste « naturaliste », ce que confirme Toni (1934), échec commercial, tandis que La Grande Illusion (1937) et La Bête humaine (1938) marquent le sommet de sa popularité. Son film le plus personnel de cette époque, La Règle du jeu (1939), est, selon son expression, une énorme « claque ». Découverts à la Libération, les films américains des années 1940 déçoivent. Après son retour en France avec French Cancan (1954), la majorité de la critique, à l'exception de ses amis de la Nouvelle Vague, ne voit en lui qu'un homme du passé. Après Le Petit Théâtre de Jean Renoir (1969), il ne trouve plus de producteur en France, s'exile aux États-Unis où il écrit quatre romans. Il y mourra en 1979.

La Grande Illusion, de Jean Renoir

La Grande Illusion, de Jean Renoir

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Eric von Stroheim et Pierre Fresnay dans La Grande Illusion (1937), de Jean Renoir. 

Crédits : Collection privée

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La théorie du bouchon

Second fils du peintre Pierre-Auguste Renoir, Jean Renoir est né à Paris, sur la butte Montmartre, le 15 septembre 1894. Son enfance se déroule dans l'entourage des peintres impressionnistes, à Paris ou aux Collettes, près de Cagnes. L'enfant côtoie les sensuels modèles de son père. C'est l'un d'eux, Gabrielle Renard, qui lui fait découvrir Guignol, les mélodrames et les contes d'Andersen. D'abord attiré par la carrière militaire et la cavalerie, gravement blessé en 1915, il finit la guerre dans l'aviation. En 1920, il épouse le dernier modèle de [...]

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Écrit par :

  • : critique et historien de cinéma, chargé de cours à l'université de Paris-VIII, directeur de collection aux Cahiers du cinéma

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Pour citer l’article

Joël MAGNY, « RENOIR JEAN », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-renoir/