GUINÉE ÉQUATORIALE

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Guinée équatoriale : carte physique

Guinée équatoriale : carte physique
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Guinée équatoriale : drapeau

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Crédits : Encyclopædia Universalis France

drapeau


Nom officielRépublique de Guinée équatoriale (GQ)
Chef de l'ÉtatTeodoro Obiang Nguema Mbasogo (depuis le 3 août 1979, élu le 12 octobre 1982)
Chef du gouvernementFrancisco Pascual Obama Asue (depuis le 23 juin 2016)
CapitaleMalabo
Langues officiellesespagnol, français
Unité monétairefranc CFA
Population1 272 000 (estim. 2018)
Superficie (km2)28 051

L'épitomé du paternalisme colonial

Du passé de cette Guinée, qui est mal connu, un élément ressort : le caractère tardif de l'influence européenne réelle. Entre 1469 et 1474, les navigateurs portugais Fernão do Pó et Lopo Gonçalves explorent la baie du Biafra, et le premier « découvre » Fernando Póo (Bioko). En 1471 ou 1472, l'îlot d'Annobón est aperçu par João de Santarem et Pêro de Escobar. Îles et rivages continentaux entrent dans la juridiction des Portugais de São Tomé dès la fin du xve siècle, mais il n'y a pas, semble-t-il, d'implantation, sinon celle de quelques négriers et/ou planteurs portugais à Fernando Póo et surtout à Annobón, qui conservera jusqu'à nos jours une population d'anciens esclaves parlant un créole afro-portugais. Dans la grande île, les Bubi se taillent une réputation de farouches adversaires des Européens. Sur la côte du Río Muni, des factoreries sont ouvertes, mais les intérêts portugais sont concentrés à São Tomé et Príncipe, d'où le caractère marginal de ces possessions virtuelles par rapport au noyau insulaire rentable. Au xviie siècle, les Néerlandais occupent épisodiquement Corisco. Lorsque le Portugal signe avec l'Espagne le traité du Pardo (1778), en échange d'un règlement frontalier avantageux au sud du Brésil, Lisbonne cède à Madrid ce qui ne lui coûte rien : Fernando Póo et Annobón, plus le droit de commercer entre le Niger et l'Ogooué.

Cette apparition de l'Espagne officielle en Afrique noire vise un but pratique : se fournir en esclaves sans passer par l'Asiento. Le caractère américain du projet est évident, et c'est de Montevideo que part la première expédition espagnole d'occupation en Guinée (1778). Ce sera un épouvantable désastre dû aux fièvres de Fernando Póo. Il paralysera si bien les efforts espagnols qu'il faudra attendre 1858 pour que soit nommé le premier gouverneur espagnol de Guinée. Entre-temps, les Britanniques ont fait de Fernando Póo une base de leur lutte contre la traite, s'installant à Por [...]


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«  GUINÉE ÉQUATORIALE  » est également traité dans :

MACÍAS NGUEMA FRANCISCO (1924-1979)

  • Écrit par 
  • René PELISSIER
  •  • 830 mots

« L'unique miracle que la Guinée équatoriale ait produit », selon les propres termes du dictateur qui avait donné cette modeste définition de sa personne, a terminé sa macabre carrière sous les balles d'un peloton d'exécution, le 29 septembre 1979, après avoir été renversé par son neveu, bras droit et successeur. Cette fin sanglante que lui prédisaient les observateurs et la quasi-totalité de son […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francisco-macias-nguema/#i_33969

MALABO

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  • Universalis
  •  • 273 mots
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Capitale de la Guinée équatoriale, Malabo se situe sur la côte nord de l'île de Bioko (anc. Fernando Póo) au bord d'un volcan submergé. Fondé dans les années 1820 par des missionnaires protestants, Port Clarence servit de base aux Britanniques dans leur lutte contre la traite des Noirs. Rebaptisé Santa Isabel, le site fut ensuite la capitale de la Guinée espagnole, avant de devenir celle de la Gui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/malabo/#i_33969

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Pour citer l’article

René PELISSIER, « GUINÉE ÉQUATORIALE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/guinee-equatoriale/