GUINÉE ÉQUATORIALE

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Nom officielRépublique de Guinée équatoriale (GQ)
Chef de l'ÉtatTeodoro Obiang Nguema Mbasogo (depuis le 3 août 1979, élu le 12 octobre 1982)
Chef du gouvernementFrancisco Pascual Obama Asue (depuis le 23 juin 2016)
CapitaleMalabo
Langues officiellesespagnol, français
Unité monétairefranc CFA
Population1 272 000 (estim. 2018)
Superficie (km2)28 051

Une population maltraitée

Pour quatre raisons, la population a longtemps peu augmenté : l'expulsion des Européens (plus de 7 000 en 1960) et le départ de plusieurs dizaines de milliers de Nigérians et de Camerounais ; le massacre d'un nombre inconnu d'Équato-Guinéens, mais qui ne peut être inférieur à plusieurs milliers ; une surmortalité due à l'effondrement des services sanitaires et à la famine ; et, surtout, le départ en exil de plus de 100 000 Équato-Guinéens (au Gabon et au Cameroun, mais aussi en Espagne). On ne doit donc pas s'étonner que la population ait été estimée en 1983 à 300 000 âmes, alors que le dernier recensement sérieux (1965) donnait déjà une population de 246 941 habitants (population de droit, sans les travailleurs migrants), soit 43 753 à Bioko (alors Fernando Póo), dont 2 015 à Annobón, et 200 106 au Río Muni, plus les travailleurs. Le retour en 1979 de la paix civile, si imparfaite soit-elle, a permis un renouveau démographique : la population globale est estimée, au début du xxie siècle, à 515 000 habitants, dont 260 000 à Bioko, 5 000 à Annobón et 250 000 dans le Rio Muni. Pour autant, les conditions de vie sont difficiles et précaires : en 2005, l'espérance de vie ne s'élevait qu'à 43 ans, la mortalité infantile restait forte à 98 p. 1000 ; en 2003, 43 p. 100 seulement de la population bénéficiait de l'eau potable et, sur la période 1996-2003, le taux de scolarisation n'était que de 61 p. 100.

La population est essentiellement fang (pamue en espagnol). Ce sont des Bantous réapparus au Río Muni au xixe siècle. Linguistiquement, on distingue les Fang Ntumu, au nord du río Mbini, et les Fang Okak, au sud. Ils sont divisés en clans qui se combattirent fort longtemps et dont l'un, le clan des Esangui, monopolisa le pouvoir sous Macías et reste prédominant sous son successeur. Les Fang constituent probablement de 80 à 90 p. 100 de la population du Río Muni. Ce sont des chasseurs et des cultivateurs qui, bien que théoriquement catholiques, restent attachés à leurs croyances et aux cultes nés en réaction co [...]


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«  GUINÉE ÉQUATORIALE  » est également traité dans :

MACÍAS NGUEMA FRANCISCO (1924-1979)

  • Écrit par 
  • René PELISSIER
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« L'unique miracle que la Guinée équatoriale ait produit », selon les propres termes du dictateur qui avait donné cette modeste définition de sa personne, a terminé sa macabre carrière sous les balles d'un peloton d'exécution, le 29 septembre 1979, après avoir été renversé par son neveu, bras droit et successeur. Cette fin sanglante que lui prédisaient les observateurs et la quasi-totalité de son […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francisco-macias-nguema/#i_33969

MALABO

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Capitale de la Guinée équatoriale, Malabo se situe sur la côte nord de l'île de Bioko (anc. Fernando Póo) au bord d'un volcan submergé. Fondé dans les années 1820 par des missionnaires protestants, Port Clarence servit de base aux Britanniques dans leur lutte contre la traite des Noirs. Rebaptisé Santa Isabel, le site fut ensuite la capitale de la Guinée espagnole, avant de devenir celle de la Gui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/malabo/#i_33969

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Pour citer l’article

René PELISSIER, « GUINÉE ÉQUATORIALE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 janvier 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/guinee-equatoriale/