GUINÉE ÉQUATORIALE

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Nom officielRépublique de Guinée équatoriale (GQ)
Chef de l'ÉtatTeodoro Obiang Nguema Mbasogo (depuis le 3 août 1979, élu le 12 octobre 1982)
Chef du gouvernementFrancisco Pascual Obama Asue (depuis le 23 juin 2016)
CapitaleMalabo
Langues officiellesespagnol, français
Unité monétairefranc CFA
Population1 272 000 (estim. 2018)
Superficie (km2)28 051

Une indépendance cauchemardesque

Entre alors en scène le « grand messie... leader d'acier... grand inquisiteur du colonialisme... le seul miracle que la Guinée équatoriale ait produit », alias Francisco Macías Nguema. Jusqu'à l'indépendance, la présidence du Conseil à Madrid et singulièrement l'amiral Carrero Blanco manipulaient et achetaient tous ceux qui en Guinée passaient pour des leaders. Cette perpétuation de la tutelle de Madrid dans cette couveuse politique irritait nombre de Fang du Río Muni qui, aux élections de 1968, donnèrent leurs voix au plus extrémiste des leurs, un fonctionnaire falot vouant aux Espagnols une haine inexpiable, fondée sur un complexe d'infériorité vis-à-vis de tout ce qui pouvait passer pour de l'intellectualisme.

Macías Nguema hérite d'une situation économique et socioculturelle où le ton est donné par les intérêts espagnols et où les Fang s'estiment brimés par une Constitution accordant de trop larges pouvoirs à l'île-jardin de Fernando Póo. Ils sont majoritaires mais se sentent étrangers dans ce costume trop étriqué. Pour le retailler à leur goût, ils peuvent compter sur leur nouveau président que le pouvoir grise au point qu'il commence, en bon élève des méthodes franquistes, par faire emprisonner une partie de ses adversaires politiques. Puis intervient en février-mars 1969 une tentative de coup d'État montée par le ministre des Affaires étrangères, Atanasio Ndong, leader nationaliste d'une autre envergure que Macías Nguema, mais jugé trop pro-espagnol. L'affaire avorte. Elle entraîne le départ massif des Espagnols, ce qui décapite l'économie et l'essentiel des services. Le président en profite pour faire exécuter ses principaux opposants, réels ou imaginaires. Paranoïaque, il vit dans la menace du complot permanent. Pour remplacer les Espagnols, il fait appel à des techniciens de pays socialistes (Cuba, Chine, U.R.S.S., Corée du Nord, etc.). En 1970, tous les partis sont regroupés en un seul, obligatoire. En 1973, une nouvelle Constitution abolit l'autonomie de Fernando Pó [...]


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Guinée équatoriale : carte physique

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Guinée équatoriale : drapeau

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«  GUINÉE ÉQUATORIALE  » est également traité dans :

MACÍAS NGUEMA FRANCISCO (1924-1979)

  • Écrit par 
  • René PELISSIER
  •  • 830 mots

« L'unique miracle que la Guinée équatoriale ait produit », selon les propres termes du dictateur qui avait donné cette modeste définition de sa personne, a terminé sa macabre carrière sous les balles d'un peloton d'exécution, le 29 septembre 1979, après avoir été renversé par son neveu, bras droit et successeur. Cette fin sanglante que lui prédisaient les observateurs et la quasi-totalité de son […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francisco-macias-nguema/#i_33969

MALABO

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 273 mots
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Capitale de la Guinée équatoriale, Malabo se situe sur la côte nord de l'île de Bioko (anc. Fernando Póo) au bord d'un volcan submergé. Fondé dans les années 1820 par des missionnaires protestants, Port Clarence servit de base aux Britanniques dans leur lutte contre la traite des Noirs. Rebaptisé Santa Isabel, le site fut ensuite la capitale de la Guinée espagnole, avant de devenir celle de la Gui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/malabo/#i_33969

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Pour citer l’article

René PELISSIER, « GUINÉE ÉQUATORIALE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 janvier 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/guinee-equatoriale/