GARIBALDI GIUSEPPE (1807-1882)

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Giuseppe Garibaldi

Giuseppe Garibaldi
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Le patriote italien Giuseppe Mazzini, vers 1870

Le patriote italien Giuseppe Mazzini, vers 1870
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L'artisan de l'unité italienne (1848-1867)

À l'annonce des premiers frémissements révolutionnaires, Garibaldi a décidé de rentrer en Italie où, dit-on, Mazzini s'est rallié à Pie IX, première étape d'une unification de la péninsule que l'on croit imminente. De retour à Nice en juin 1848, alors que déjà la réaction triomphe à Vienne, Berlin et Paris, il est accueilli en héros et s'apprête à faire allégeance au roi de Piémont, Charles-Albert, au demeurant très méprisant à son égard, lorsqu'intervient le désastre militaire de Custozza (juillet 1848). Le pape ayant quitté sa capitale en novembre 1848 pour se réfugier à Gaète, c'est à Rome que Garibaldi décide de se rendre avec sa légion pour défendre la jeune République romaine contre les assauts conjugués des Autrichiens, des soldats des Bourbons de Naples et du corps expéditionnaire du général Oudinot, dépêché par le « prince-président », Louis-Napoléon. Pendant deux mois, à la tête d'une petite armée de dix mille hommes, il va résister, remportant même le 30 avril une victoire sur les Français. Il ne peut empêcher toutefois Oudinot, dont les troupes sont pourvues d'un armement lourd et ont reçu des renforts, de s'emparer de la ville le 30 juin, et doit faire retraite jusqu'à la côte Adriatique où Anita, qui l'a rejoint et dont la grossesse est très avancée, va mourir d'épuisement le 4 août. Lui-même réussit à échapper à ses poursuivants, à gagner Livourne, puis Gênes où les autorités piémontaises déclarent sa présence indésirable. Après un crochet par Liverpool, il s'embarque en juin 1850 pour un nouvel exil outre-mer : destination New York, où il travaille pendant quelque temps dans une fabrique de bougies, puis l'Amérique latine encore et enfin, après un périple maritime en Océanie et en Asie, l'Angleterre où il retrouve Mazzini, dont il ne va d'ailleurs pas tarder à s'éloigner politiquement. En mai 1854, Cavour l'ayant a [...]


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Écrit par :

  • : professeur émérite à l'Institut d'études politiques de Paris

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Dans le chapitre « Cavour et Garibaldi »  : […] Cependant la cession de Nice irrita fort Garibaldi qui était né dans cette ville et qui commença à penser à une expédition dans le royaume de Naples. Cette expédition aurait bénéficié de la sympathie et de l'appui secret de l'Angleterre, où le retour des libéraux au gouvernement avait relancé une politique de soutien aux mouvements de libération nationale, et qui, de plus, se préoccupait de la pu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cavour-camillo-benso-de/#i_16062

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Pour citer l’article

Pierre MILZA, « GARIBALDI GIUSEPPE - (1807-1882) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/giuseppe-garibaldi/