SARDAIGNE

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Italie : carte administrative

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Cardo Maximus, Tharros

Cardo Maximus, Tharros
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Nora, Sardaigne

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Grande île de la Méditerranée occidentale, située à l’ouest de l’Italie dont elle constitue une des régions, la Sardaigne possède de nombreux vestiges qui témoignent d'un passé fort ancien. Elle a subi, au cours de son histoire, une succession de dominations jusqu'à ce que, devenue royaume de Sardaigne, elle joue un rôle actif sur la scène politique européenne.

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Carte administrative de l'Italie. 

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Cardo Maximus, Tharros

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Tharros, Sardaigne, passa sous domination romaine au IIIe siècle avant J.-C. Au centre du Cardo Maximus, une canalisation en opus mixtum illustre le système d'adduction de la ville romaine. 

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Le royaume né au traité d'Utrecht n'est pas sans originalité : les deux provinces les plus déshéritées donnèrent leur nom, l'une à la dynastie (la Savoie), l'autre à l'État (la Sardaigne), alors que le vrai centre du pays était le Piémont, officiellement oublié. « Portiers des Alpes », tampons entre la France et les Habsbourg, les princes de Savoie surent avec talent se maintenir dans ces fonctions pourtant dangereuses. Leur succès fut tel qu'ils purent prétendre au rôle de modèle auprès des autres États de la péninsule et bientôt même à celui de leader pour l'unification de cette dernière. Ainsi, après avoir réduit les tendances centrifuges dans leurs propres États patrimoniaux, ils eurent à bâtir l'Italie nouvelle.

Le milieu naturel

Île massive de 24 089 kilomètres carrés dont les plateaux étagés, dominés par des montagnes trapues (Gennargentú, 1 836 m), sont entaillés de vallées récentes (Tirso, Flumendosa), la Sardaigne n'a qu'une seule grande plaine, le Campidano, un fossé d'effondrement miocène orienté du nord-ouest au sud-est. L'ossature de l'île est constituée par un fragment rigide de socle paléozoïque recouvert de quelques lambeaux sédimentaires ; les mouvements tectoniques, contemporains de ceux de l'Apennin, y ont engendré des fractures, organisées en arcs concentriques autour du golfe d'Orosei. Ils ont ouvert la voie, depuis l'Oligocène, à des épanchements volcaniques étendus et épais. La topographie actuelle dérive principalement d'une vaste surface d'érosion ponto-pliocène gauchie et disloquée lors d'un soulèvement d'ensemble d'âge villafranchien, responsable du tracé général des côtes. Il est à l'origine de l'érosion quaternaire qui explique les détails du relief actuel, souvent très contrasté, du fait de la résistance relative des roches granitiques, magmatiques et calcaires. La très longue sécheresse estivale et la faible altitude du relief limitent les disponibilités en eau de l'île.

Les origines

Les premiers habitants connus de la Sardaigne, les Iliens, sont contemporains de l'apparition de l'usage du bronze en Méditerranée occidentale. Ils inhumaient leurs morts dans des grottes artificielles appelées domus de gianas (maisons de sorcières) où l'on a retrouvé un mobilier funéraire ; les tombos de sos gigantos (tombeaux de géants), constitués par d'énormes blocs de pierre empilés, leur sont postérieurs. Aux Iliens succédèrent des Ibères venus des îles Baléares et des Libyens venus d'Afrique. De cette époque datent les monuments qui marquèrent l'apogée de la civilisation du bronze en Sardaigne, les nuraghi. Il subsiste plus de six mille de ces tours de pierre tronconiques, aux murs épais (de 4 à 7 m), terminées par une plate-forme, et dont certaines pouvaient atteindre vingt mètres de hauteur. L'intérieur se compose de pièces rondes superposées. Servant d'abri fortifié, les nuraghi faisaient parfois partie d'un système de défense ; en d'autres cas, elles étaient étroitement associées à des villages fortifiés, et la population s'y réfugiait en cas de danger.

Un enjeu des impérialismes méditerranéens

Au xiie siècle avant J.-C., les Phéniciens débarquèrent dans l'île et, attirés par ses mines, fondèrent un certain nombre de villes dont Caliaris, l'actuelle Cagliari ; ils firent obstacle à l'installation de Grecs à Olbia, au vie siècle avant J.-C. Devenue colonie des Carthaginois, et durement exploitée par ceux-ci, la Sardaigne connut une période de terreur, et ses habitants se réfugièrent dans les montagnes. Lors des guerres puniques, elle joua un rôle stratégique important et fut occupée à deux reprises par Scipion avant d'être conquise par Rome, en 238 avant J.-C. Les Romains y construisirent des ports et des amphithéâtres, mais l'utilisèrent comme grenier à blé et comme lieu d'exil et de déportation, en dépit de la persistance du brigandage.

Nora, Sardaigne

Nora, Sardaigne

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Amphithéâtre de Nora, Sardaigne. 

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Comme d'autres îles de la mer Méditerranée, la Sardaigne excita les convoitises de divers peuples ; les Vandales, puis les Goths la disputèrent aux Byzantins. Victime de plusieurs raids sarrasins au viiie et au xie siècle, elle parvint à refouler les envahisseurs arabes au xie siècle avec le concours de Pise et de Gênes. Ces deux républiques exercèrent leur influence, la première sur le Sud et l'Est, la seconde sur le Nord et l'Ouest. À cette époque se constituèrent les quatre divisions administratives de l'île, ou giudicati (Cagliari, Arborée, Torres et Gallura), dirigées chacune par un giudice. Si, en 1284, les Génois l'emportèrent sur les Pisans, c'est toutefois l'influence de ces derniers qui a prédominé dans l'art sarde du xie au xiiie siècle, et en particulier dans l'architecture, comme en témoignent, entre autres, la basilique San Gavino à Porto Torres (seconde moitié du xie s.) et l'église Santa Maria del Regno à Andara (début du xiie s.).

En 1297, le pape Boniface VIII attribua la Sardaigne au roi d'Aragon Jacques II, qui en fit la conquête de 1322 à 1324. Néanmoins, la Carta de Logu, code promulgué par Éléonore d'Arborée en 1392, fut appliquée à l'île tout entière. La Sardaigne passa ensuite sous la domination espagnole qu'elle subit jusqu'au traité d'Utrecht, en 1713.

La mise en place du royaume (1713-1792)

Le traité d'Utrecht attribuait au duc de Savoie, Victor-Amédée II, le « royaume de Sicile », en récompense pour sa participation active à la guerre de Succession d'Espagne contre la France, dont le Piémont-Savoie avait été le fidèle vassal de 1631 à 1690. Il recouvrait aussi la Savoie, mais devait abandonner ses prétentions sur les pays à l'ouest des Alpes et du Rhône ; par contre, le caractère « péninsulaire » (sinon italien) de la dynastie s'affirmait avec l'acquisition de la Sicile, de Casale et du Montferrat. Elle profitait aussi de l'annexion des hautes vallées vaudoises au-dessus de Pignerol (déjà acquis en 1696), pour neutraliser le col du Mont-Genèvre et, grâce aux difficultés d'accès au Grand-Saint-Bernard et au Simplon, pour concentrer tout le trafic transalpin sur le col du Mont-Cenis. Tout fut compromis par les intrigues d'Alberoni, ainsi que par les tergiversations du souverain. Aux traités de Londres de 1718 et de 1720, la France et l'Angleterre obligèrent Victor-Amédée II à échanger avec l'empereur Charles VI la Sicile contre la Sardaigne, vieille terre espagnole elle aussi, mais bien plus pauvre.

Les États sardes formaient une mosaïque de principautés, chacune avec ses institutions propres et sa mentalité particulière et n'ayant entre elles rien de commun sinon l'identité de souverain. Mais, progressivement, cet ensemble devint un édifice cohérent et organisé, doté d'un gouvernement efficace. Prenant modèle sur Madrid pour le style, sur Berlin pour les principes de gouvernement, et ses alliances matrimoniales à Versailles et à Vienne, la monarchie sarde adopta un despotisme centralisateur et rationnel sans pouvoir être qualifié d'« éclairé », du fait de l'ostracisme pratiqué à l'égard des philosophes. Victor-Amédée II (roi de Sardaigne de 1720 à 1730), curieux mélange d'intelligence, d'ambition et de mesquinerie, prit comme devise et programme de « grandir son État dans l'Europe et son propre pouvoir dans cet État ». Charles-Emmanuel III (r. 1730-1773) poursuivit cette politique autoritaire, mais avec plus de souplesse, persuadé « que les réformes doivent être pressenties par le prince avant d'être désirées par les sujets ». Victor-Amédée III (r. 1773-1796), beaucoup moins brillant que son père, ne revint pas sur les réformes de ce dernier, mais il préféra calmer les oppositions qu'elles avaient soulevées plutôt que les poursuivre.

En politique intérieure, des ministres dévoués et travailleurs, tels Mellarède, Ormea, Caissotti, Pensabène, dotèrent la monarchie de tous les instruments politiques nécessaires. Un plan autoritaire fit de Turin une capitale vraiment royale, couverte de monuments (ainsi la nécropole royale de la Superga) et dotée, dès 1720, d'une université. Les Royales Constitutions de 1723, révisées en 1770, assurèrent une législation écrite unique pour tout le royaume. De 1728 à 1780, une cadastration générale (la première du genre en Europe) permit des levées fiscales régulières, d'autant plus importantes que les biens fonciers de la noblesse et du clergé furent eux aussi soumis à l'impôt. L'administration centrale, déjà fort structurée, s'entoura d'une multitude de services spécialisés, tatillons et omnipotents : le magistrat de la Santé, celui de la Réforme (des études), le tabellion (enregistrement), la Caisse des ponts et chaussées, l'Office des blés, l'Office des soldes, le Service des casernes. La conscription, les règlements à l'allemande firent de l'armée un instrument efficace, docile et sûr. Dans les provinces, les sénats, les conseils de villes, les assemblées locales durent se soumettre à la volonté royale transmise par les intendants des provinces, les vicaires de police des villes, les secrétaires de communautés. Les particularismes furent réduits : la Savoie perdit ainsi sa chambre des Comptes dès 1720 et le duché d'Aoste son droit coutumier et son Conseil des commis dès 1750. Toute cette organisation fit du royaume de Sardaigne un des États les mieux organisés de son temps : « On y pourvoyait à tout et les vastes monarchies auraient pu y prendre des leçons utiles », écrivait d'Argenson.

En fait, la noblesse et le clergé furent les grandes victimes des réformes. La monarchie précipita le déclin de la vieille noblesse en lui enlevant peu à peu tous ses privilèges. L'édit d'affranchissement de 1771, en décidant la suppression des droits féodaux (contre rachat), lui porta le coup de grâce. À sa place, une nouvelle classe de bourgeois fonctionnaires apparut, dévouée à ce régime qui assurait sa promotion. Quant au clergé, une politique régaliste lui enleva toute liberté et toute indépendance. Après un conflit de dix ans, la papauté dut reconnaître, en 1741, les prétentions royales.

Un strict protectionnisme protégea l'économie ; les exploitations minières furent encouragées ; le Piémont devint un gros producteur de riz et de soie. Cependant, le pays resta pauvre de sorte que, malgré ses structures, il ne put avoir une politique extérieure aussi ambitieuse que l'eussent désiré ses princes. Pour posséder enfin le Milanais ou la Ligurie, on se vendait au plus offrant dans le perpétuel antagonisme franco-autrichien. En 1733, Charles-Emmanuel s'allia à la France durant la guerre de Succession de Pologne, ce qui lui permit d'obtenir au traité de Vienne, en 1735, une partie du Milanais (Alba, Tortone et le Novarrais). En 1742, lors de la guerre de Succession d'Autriche, il choisit l'alliance Habsbourg, ce qui lui valut de voir la Savoie occupée par les Espagnols et de subir des invasions françaises en Piémont et dans le comté de Nice, et tout cela pour n'obtenir au traité d'Aix-la-Chapelle, en 1748, que le Haut-Novarrais et la Lomelline. Désabusés, dépassés par le rapprochement franco-autrichien, les Savoie se cantonnèrent dès lors dans un prudent pacifisme. Des traités, en 1754 et 1760, réglèrent alors les derniers problèmes de frontières avec Genève et la France.

Révolution et réaction (1792-1848)

Du fait de cette passivité diplomatique et de la prudence de Victor-Amédée III, le régime se teintait de conservatisme au moment où les idées nouvelles se répandaient dans l'opinion. La Révolution française vint donc ébranler un État mal préparé. En 1792, la Savoie et Nice étaient perdues, la Sardaigne se soulevait, en Piémont complots et émeutes se succédaient. En 1796 enfin, les Français franchirent les Alpes ; mal soutenus par les Autrichiens, battus à Montenotte, Diego, Mondovi, Millesimo, les Sardes cédèrent à l'armistice de Cherasco, puis au traité de Paris. Encerclé par les républiques sœurs, secoué par une grave crise économique, affaibli par les exigences françaises, le royaume déclina. Le faible et mystique Charles-Emmanuel IV renonça au trône en décembre 1798, laissant la place aux Jacobins qui offrirent le pays aux Français, ce qui entraîna les mouvements hostiles des Socques (en vallée d'Aoste) ou des Barbets (en Piémont). L'offensive austro-russe de 1799 repoussa les Français mais le roi ne put revenir ; d'ailleurs, Marengo ramena définitivement les Français. La mort du tsar Paul Ier enleva bientôt aux princes de Savoie leur dernier allié. En 1802, au moment même où le Piémont était annexé, Charles-Emmanuel abdiquait au profit de son frère Victor-Emmanuel Ier. Pendant plus de dix ans, ce dernier, réfugié en Sardaigne, attendit son heure. En 1814, grâce à l'appui anglais et russe, il rentra enfin en possession de ses États, persuadé « d'avoir dormi dix ans ». Il tenta naïvement de restaurer intégralement l'Ancien Régime. Malgré l'acquisition de Gênes en 1815, et une politique assez intransigeante à l'égard de l'envahissante Autriche, le souverain se déconsidéra par son archaïsme et ses velléités. En 1821, une révolte militaire l'amena à abdiquer et le régent Charles-Albert de Savoie-Carignan dut accorder une Constitution. Hélas, le nouveau roi Charles-Félix la refusa et fit appel aux Autrichiens. Après la défaite des libéraux à Novarre, la réaction triompha. Soutenue par l'Autriche à l'extérieur et par un régime clérical et policier à l'intérieur, la monarchie sarde porta alors à l'extrême la tendance conservatrice amorcée depuis Victor-Amédée III. Charles-Félix avantagea systématiquement les provinces périphériques au détriment du Piémont. Charles-Albert (1830-1848) poursuivit cette politique réactionnaire avec un peu plus de mesure et non sans hésitation.

Le royaume de Sardaigne et le Risorgimento (1848-1860)

En 1848, non seulement le roi reconnut le mouvement libéral en accordant une Constitution, mais il accepta de se mettre à la tête du courant unitaire anti-autrichien. Mal préparée, menée sans alliés, l'offensive sarde en Milanais échoua en 1848 (à Custozza) et en 1849 (à Novarre). Charles-Albert abdiqua, mais son fils Victor-Emmanuel II (r. 1849-1878) conserva le Statuto (la Constitution) et fit ainsi du royaume le seul État libéral de la péninsule. Une équipe de ministres éminents : Balbo, Ratazzi, Siccardi, Azeglio, groupés autour de Cavour, entreprirent de préparer le royaume à la revanche et à l'unité italienne. L'Église fut dépouillée de ses privilèges et de ses biens. La Marmora réorganisa l'armée. La plaine piémontaise et la côte ligure furent dotées d'une économie moderne (au détriment des pays de montagne). Le chemin de fer et le tunnel du Mont-Cenis concrétisèrent l'alliance avec la France. À la suite de la campagne de 1859, le royaume de Sardaigne s'effaça en 1861 devant celui d'Italie auquel il servit de modèle. Cette promotion se paya néanmoins par l'abandon de Nice et de la Savoie et par l'oubli de la Sardaigne. La plaine (surtout piémontaise) libérale et capitaliste l'emportait définitivement sur la montagne conservatrice et archaïque, tout comme en Italie le Nord l'emportait sur le Sud.

La Sardaigne contemporaine

Le rôle central de la Sardaigne dans l’histoire de la péninsule lui a valu le statut de région autonome en 1948, ce qui lui permet une gestion au plus près des réalités de l’île. Les problèmes de la Sardaigne actuelle ne sont donc pas institutionnels, mais principalement économiques.

La population (1 671 000 hab. en 2009) est inégalement répartie et peu urbanisée (deux grandes villes : Cagliari, ville littorale au sud de l’île, 157 300 hab. en 2009 ; Sassari, au nord-ouest, 130 000 hab.). Malgré le niveau de vie médiocre, l'émigration s'est faite plus tardivement, et de façon plus limitée que dans le reste du Mezzogiorno.

Le secteur rural est important. Les exploitations sont de taille moyenne ou petite et se consacrent, sur les plateaux, à l'élevage des ovins et des caprins, à la production de lait et de fromages. L'agriculture repose principalement sur la vigne, les céréales (dans le Campidano), les arbres fruitiers et les cultures maraîchères. Le plan Renaissance, dans les années 1960, a tenté de combler le retard de cette société agro-pastorale en implantant quelques gros ensembles industriels : complexe pétrochimique à Cagliari et Porto Torres desservant diverses usines de fibres et de textiles parfois construites dans l'intérieur. Cependant l'industrie est encore peu diversifiée : production d'électricité, métallurgie, chimie, hydrocarbures, activités extractrices (plomb, zinc, charbon). L'industrialisation, développée dans le Nord (Sassari et Porto Torres) et dans le Sud (Cagliari), a entraîné une concentration de la population dans les deux provinces extrêmes, les deux entités territoriales centrales accusant un retard industriel important et conservant une économie rurale. Le secteur des services repose essentiellement sur les activités liées au tourisme, qui a nécessité l’assainissement de nombreuses zones marécageuses. La côte nord-est, autour de Porto Cervo, est un haut lieu du tourisme international de standing, depuis la « création » de la Costa Smeralda (la côte d’Émeraude) par Karim Aga Khan en 1962.

—  André PALLUEL-GUILLARD, Pierre-Yves PÉCHOUX, Universalis

Bibliographie

Atlas de la Sardaigne rurale aux XVIIe et XVIIIe siècles, éd. de l’E.H.E.S.S., Paris, 1993

M. Brigaglia, A. Mastino & G. G. Ortu, Storia della Sardegna, 2 vol., Laterza, Bari, 2006

L. Bulferetti, Industria e commercio in Liguria nell'età del Risorgimento (1700-1861), Milan, 1966 ; Agricultura, industria e commercio in Piemonte (dal XVIIIe s. al 1861), Turin, 1963-1967

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P. Coppola dir., Geografia politica delle regioni italiane, Einaudi, Turin, 1997

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La Politica economica del governo sabaudo in Sardegna (1773-1838), Padoue, 1938

D. Rivière, L'Italie, des régions à l'Europe, Armand Colin, Paris, 2004

A. Zanotto, Histoire de la vallée d'Aoste, Aoste, 1968.

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Pour citer l’article

André PALLUEL-GUILLARD, Pierre-Yves PÉCHOUX, « SARDAIGNE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/sardaigne/