POMPIDOU GEORGES (1911-1974)

Une présidence écourtée, rejetée dans l'ombre par celle de son prestigieux prédécesseur ; une personnalité consensuelle, dont l'absence apparente d'aspérités semble peu prêter à commentaire : la figure et le rôle de Georges Pompidou dans l'histoire politique française restent parfois négligés. Celui-ci mena pourtant aux sommets de l'État une action intense et prolongée, imprimant une marque profonde dans les institutions de la Ve République et orientant durablement les choix politiques du nouveau régime.

Un professeur tombé en politique

Né à Montboudif (Cantal) en 1911, Georges Pompidou grandit à la campagne, élevé par des parents enseignants issus de lignées de paysans et de petits commerçants. Après une scolarité à Albi et à Toulouse, il gagne Paris pour suivre la khâgne de Louis-le-Grand, puis intègre l'École normale supérieure de la rue d'Ulm en 1931. Son éclatante réussite scolaire conditionna sa foi dans une république progressiste et méritocratique, selon laquelle le travail constitue la voie majeure de promotion sociale. C'est aussi durant cette période estudiantine qu'il noue son premier contact, nettement situé à gauche, avec la politique, en adhérant à la Ligue d'action universitaire républicaine et socialiste, en pointe dans le combat antifasciste. Major à l'agrégation de lettres (1934), il obtient également le diplôme de l'École libre des sciences politiques. Il enseigne à Marseille, puis à Paris au prestigieux lycée Henri-IV, avant d'être mobilisé en 1939-1940. Revenu enseigner dans la capitale, il rejette le régime de Vichy, mais reste « passif », selon ses propres dires, et ne rejoint pas la Résistance.

Ce n'est qu'à la Libération que Pompidou commence, à trente-quatre ans, sa carrière politique, grâce à l'appui de son ancien camarade de khâgne, René Brouillet, directeur adjoint du cabinet du chef du Gouvernement provisoire, qui cherchait un talent de plume pour traiter des questions de presse et d'éducation. Pompidou n'est pas resté longtemps ce « normalien sachant écrire » : nommé maître de [...]


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  • : maître de conférences en science politique, université de Paris-Ouest-Nanterre-La Défense

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ALGÉRIE

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Dans le chapitre « La création de l'O.A.S. »  : […] donne à de Gaulle une large majorité, y compris en Algérie, où seules les grandes villes ont voté contre. Au nom du gouvernement français, Georges Pompidou peut alors entamer discrètement, en Suisse, des pourparlers avec le F.L.N. Au lendemain de la rencontre entre le général de Gaulle et le président tunisien […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/algerie/#i_37699

BALLADUR ÉDOUARD (1929-    )

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Delatour (dont il aura quatre fils) et pour entrer au Conseil d'État. Mais le contentieux, puis la surveillance des travaux publics ne l'occuperont pas longtemps. Le voici appelé, en 1962, auprès du directeur général de l'O.R.T.F., Pierre Bordaz. Un an plus tard, Michel Jobert le fait entrer au cabinet du Premier ministre, Georges Pompidou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/edouard-balladur/#i_37699

CENTRE NATIONAL D'ART & DE CULTURE GEORGES-POMPIDOU

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Le président Pompidou, qui fut l'initiateur du projet, en avait dessiné les grandes lignes dès le 13 décembre 1969, dans une lettre au ministre des Affaires culturelles Edmond Michelet, puis en 1972, dans un entretien accordé au journal Le Monde. Le Centre, auquel a été donné le nom du président disparu dans l'exercice de ses […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/centre-national-d-art-et-de-culture-georges-pompidou/#i_37699

CHIRAC JACQUES (1932-    )

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Dans le chapitre « Une carrière exemplaire »  : […] Entré en 1959 à la Cour des comptes, il s'intéresse très vite à la politique et rejoint le cabinet de Georges Pompidou, alors Premier ministre, dès 1962. Son efficacité le fait remarquer par le Premier ministre qui l'appelle « mon bull-dozer ». Conseiller référendaire à la Cour des comptes en 1965, il affronte le corps […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-chirac/#i_37699

CINQUIÈME RÉPUBLIQUE - La période gaullienne (1958-1969)

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Dans le chapitre « Les élections législatives de mars 1967 »  : […] Le nouveau gouvernement Pompidou, mis en place en janvier 1966, ne demande pas la confiance à l'Assemblée. C'est une étape de plus dans l'éloignement par rapport aux pratiques parlementaires traditionnelles. Le gouvernement, nommé par le président élu du peuple, n'estime pas nécessaire de se faire adouber par la représentation nationale. C'est l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinquieme-republique-la-periode-gaullienne-1958-1969/#i_37699

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Dans le chapitre « Élection de l'héritier du gaullisme »  : […] l'échec référendaire et après la démission de Charles de Gaulle, Georges Pompidou, l'héritier « naturel » du gaullisme, annonce donc sa candidature à la fonction suprême dès le 29 avril 1969. Il s'assure rapidement le soutien du parti gaulliste, des Républicains indépendants et du groupe centriste Progrès et démocratie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinquieme-republique-la-periode-post-gaullienne-1969-1981/#i_37699

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Pour citer l’article

Arnault SKORNICKI, « POMPIDOU GEORGES - (1911-1974) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 septembre 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/georges-pompidou/