SIMPSON GEORGE GAYLORD (1902-1984)

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Paléontologue américain, George Gaylord Simpson est connu avant tout pour être l'un des trois contributeurs majeurs, avec Theodosius Dobzhansky et Ernst Mayr, de l'élaboration de la théorie synthétique de l'évolution.

Né à Chicago en 1902, Simpson grandit et étudie à Denver (Colorado). Il en part en 1924 pour faire sa thèse à Yale ; il est aussi formé sur le terrain par le grand mammalogiste W. D. Matthew. Après un stage en Europe, il publie deux monographies qui renouvellent les connaissances sur l'histoire des mammifères pendant l'Ère secondaire. Entré en 1927 à l'American Museum de New York comme assistant-conservateur, il y dirige, à partir de 1944, le département de géologie et paléontologie ; il enseigne aussi à l'université Columbia. Les collections très riches du grand muséum lui permettent d'achever en 1945 une classification des mammifères qui fera autorité pendant plus d'un demi-siècle.

À la suite de deux missions en Patagonie (1930, 1933), il étudie les mammifères d'Amérique du Sud. Il s'y intéressera durant toute sa vie, élargissant ses contributions à la biogéographie. Son premier livre destiné au grand public est son journal de Patagonie, Attending Marvels (1934), et ses deux derniers seront une autobiographie pleine d'humour et une histoire de la faune sud-américaine, Splendid Isolation (1980). Au début de sa carrière, Simpson décrit d'innombrables fossiles, fait de la phylogénie et de la stratigraphie. Puis il publie des travaux plus théoriques, sur les méthodes quantitatives en zoologie, sur la taxonomie et la classification, ainsi que plusieurs livres sur ce qui constitue son centre d'intérêt majeur, l'évolution. L'immense connaissance de première main qu'il avait des mammifères fossiles a conféré à ses ouvrages une très grande autorité. L'ouvrage de Simpson intitulé Tempo and Mode in Evolution (trad. franç., Rythme et modalités de l'évolution, 1950), publié en 1944, est le premier de ce type, car il intègre pour la première fois paléontologie, génétique des populations et systématique. De 1959 à 1970, Simpson est professeur à Harvard, puis il se retire à Tucson, en Arizona, où il décédera le 6 octobre 1984.

Le nombre et l'étendue des contributions scientifiques de Simpson, qui vont de la géologie de terrain et de la paléontologie à la philosophie et à l'histoire des sciences, le placent parmi les plus grands savants du xxe siècle. Ses réflexions philosophiques sur l'évolution dans son ensemble et la place de l'homme dans la nature restent encore pertinentes de nos jours.

—  Marc GODINOT, Universalis

Écrit par :

  • : directeur d'études à l'École pratique des hautes études, directeur du laboratoire d'évolution des primates au Muséum national d'histoire naturelle, Paris

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Pour citer l’article

Marc GODINOT, « SIMPSON GEORGE GAYLORD - (1902-1984) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/george-gaylord-simpson/