STAHL GEORG ERNST (1660-1734)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Chimiste allemand, né à Ansbach (Bavière), Georg Ernst Stahl étudie la médecine à Iéna. Dès 1683, il est chargé de cours et, en 1687, il devient médecin personnel du duc de Saxe-Weimar. Lors de la création de l'université de Halle, en 1693, il est nommé professeur de médecine en second, enseignant les « Institutiones » : physiologie, pathologie, diététique, pharmacologie, botanique. En 1716, il est appelé à Berlin comme médecin du roi Frédéric-Guillaume Ier ; il y restera jusqu'à sa mort. Il a développé en détail la théorie du phlogistique dont les bases avaient été données par Becher. Stahl se libère des conceptions alchimiques traditionnelles et devient le premier chimiste de son temps. Sa renommée en tant que médecin est très grande, mais, à l'encontre des iatrochimistes, il maintient une stricte séparation entre ces deux disciplines. Parmi ses nombreux écrits (plus de deux cents), les plus importants sont : Zymotechnie fondamentale ou Théorie universelle de la fermentation (Zymotechnia fundamentalis seu fermentationis theoria generalis, Halle, 1697) et Pensées fortuites et réflexions utiles sur la querelle du prétendu sulphure, où il développe sa doctrine du phlogistique. Ses élèves, en particulier Johann Junker (1683-1759) et Johann Heinrich Pott (1692-1777), reprendront ses théories.

—  Dina SURDIN

Écrit par :

Classification


Autres références

«  STAHL GEORG ERNST (1660-1734)  » est également traité dans :

CHIMIE - Histoire

  • Écrit par 
  • Élisabeth GORDON, 
  • Jacques GUILLERME, 
  • Raymond MAUREL
  •  • 11 163 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre «  Première théorisation cohérente : le phlogistique »  : […] Cette théorie s'est imposée pendant tout le xviii e  siècle à la suite de Stahl qui a diffusé et développé une conception de Becher. Dans sa Physica subterranea (1667), celui-ci avait imaginé que l'élément terrestre se subdivise en trois espèces, dont l'une, la terra pinguis , serait caractéristique des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chimie-histoire/#i_9993

GAZ DE L'AIR - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Claude LANCE, 
  • Didier LAVERGNE
  •  • 276 mots

1697 En s'appuyant sur les travaux de Johann Joachim Becher, Georg Ernst Stahl nomme phlogistique le principe combustible de « corps souterrains », c'est-à-dire des matériaux. 1754 J. Black désigne du nom d'« air fixé » le gaz (CO 2 ) qui s'échappe de la craie attaquée par un acide. 1766 Henry Cavendish, faisant ag […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gaz-de-l-air-reperes-chronologiques/#i_9993

PHLOGISTIQUE

  • Écrit par 
  • Georges KAYAS
  •  • 759 mots

Cet adjectif grec ( phlogiston ) signifiant « inflammable » est utilisé pour la première fois par Aristote pour désigner une combustion accompagnée de flamme ; il fut ensuite repris par Becher (1635-1682) et surtout par Stahl (1660-1734) dans les circonstances suivantes. Becher pensait que tous les corps composés contiennent, en proportions différentes, trois espèces de terre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phlogistique/#i_9993

SÉNAC JEAN-BAPTISTE (1693-1770)

  • Écrit par 
  • Jacqueline BROSSOLLET
  •  • 327 mots

Chimiste et médecin français, que l'on considère comme l'un des premiers grands cardiologues. Il aurait publié, en 1723, un Nouveau Cours de chymie, suivant les Principes de Newton et de Stahl . Cet ouvrage, qui « nous apporta le stahlianisme, et fit la même révolution, dans notre chimie, que les réflexions sur l'attraction que publia M. Maupertuis [...] ont opéré dans notre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-baptiste-senac/#i_9993

VIE

  • Écrit par 
  • Georges CANGUILHEM
  •  • 10 960 mots

Dans le chapitre « La genèse du concept »  : […] La première esquisse d'une définition générale de la vie se trouve dans Aristote. « Parmi les corps naturels [ i.e non fabriqués par l'homme] certains ont la vie et certains ne l'ont pas. Nous entendons par vie le fait de se nourrir, de croître, et de dépérir par soi-même » ( De l'âme , II, 1). Et, plus loin, Aristote dit que la vie est ce par quoi le c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vie/#i_9993

VITALISME

  • Écrit par 
  • Marie-Christine MAUREL
  •  • 3 757 mots
  •  • 3 médias

Les différentes représentations intellectuelles du vivant reflètent les schèmes conceptuels propres à chaque époque. Celles qui ont été élaborées par Aristote puis par Galien ( ii e  siècle apr. J.-C.) se sont maintenues jusqu'à l'avènement de la science « moderne ». La caractérisation aristotélicienne du vivant – en tant qu'il diffère de l'inanim […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vitalisme/#i_9993

Pour citer l’article

Dina SURDIN, « STAHL GEORG ERNST - (1660-1734) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 avril 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/georg-ernst-stahl/