SCHUBERT FRANZ

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« Voulais-je chanter l'amour, cela m'entraînait à la douleur ; voulais-je chanter la douleur, cela me menait à l'amour » (Schubert, 1822). Schubert ou le paradoxe. La proposition est peut-être inattendue ; à y regarder de près, c'est sans doute celle qui s'attache le plus sérieusement à lui dans la perception que l'on peut avoir de sa vie, de son œuvre et de sa légende.

Pur produit d'un univers clos, fils et prisonnier d'une ville (Vienne) où il naquit et mourut sans presque jamais la quitter, il n'en est pas moins, tant par sa vie que par son œuvre, le parfait symbole du « voyageur » romantique. Constamment mis en échec dans toutes ses tentatives d'insertion sociale, il est, dégagé de toute fonction servile, le premier des musiciens à n'avoir pour unique statut que celui de compositeur. Ignoré de son époque, il est l'ami des meilleurs parmi les Autrichiens de sa génération (Grillparzer et Bauernfeld pour la littérature, Schwind et Kupelwieser pour la peinture). Fils d'instituteur, il devient, par le pouvoir de sa musique, l'égal des maîtres qu'il vénère (Goethe, Schiller, Heine). Méconnu en tant que compositeur par ses contemporains, pratiquement jamais joué, très peu édité, il n'en laisse pas moins à sa mort un catalogue considérable d'œuvres (998 numéros). Cependant, nul comme lui n'a été le musicien de l'« inachevé », élevant cette catégorie jusqu'au mythe esthétique. Libre de toute contrainte, il bouscule les formes musicales, impose des œuvres brèves nées de l'instant-improvisation (Impromptus, Moments musicaux) au moment même où il élargit le temps musical pour devenir le musicien de ces « célestes longueurs » (Grande Symphonie en ut) qui laisseront Schumann admiratif et médusé. Inspirateur d'un groupe amical et culturel qui se nourrit de lui au point de prendre son nom pour enseigne de ses réunions régulières (les « schubertiades »), il en reste un des membres les plus modestes. Le joyeux compagnon vit en réalité dans la confrontation quotidienne avec la mort, l'ami naïf est u [...]

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SCHUBERT FRANZ - (repères chronologiques)

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LE VOYAGE D'HIVER DE SCHUBERT (I. Bostridge) - Fiche de lecture

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BANCQUART ALAIN (1934- )

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Dans le chapitre « Pères spirituels  »  : […] Le souci premier d'Alain Bancquart est la grande forme : en d'autres termes, l'expansion temporelle libérée de la contrainte de la pulsation métrique traditionnelle, grâce à des processus d'écriture fondés sur ceux des compositeurs qui ont nourri sa réflexion : Bach, Beethoven, Schubert, Bruckner, Messiaen et Stockhausen. Bach, parce qu'il a conçu la trame contrapuntique de telle manière que les r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alain-bancquart/#i_18207

LIED

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Dans le chapitre « Allemagne : l'époque brillante »  : […] C'est donc bien vraiment chez Franz Schubert que l'on rencontre, pour la première fois, cette conception du lied qui donne vie aux mots et à ce qui est derrière les mots. Il donne vie à l'inexprimé. Si cette pensée est trop précise et trop rationnelle, elle ne fait plus la part du rêve, et la poésie se retire. La musique a ce privilège, lorsqu'elle s'associe à un texte, qu'elle ne précise rien, m […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lied/#i_18207

MASSIN BRIGITTE (1927-2002)

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Le nom de Brigitte Massin reste indissociable de celui de Schubert, auquel elle a consacré de longues recherches musicologiques et un ouvrage très complet qui fait toujours autorité. Brigitte Massin voit le jour à Roubaix, le 21 juillet 1927, dans une grande famille du Nord. Mais ses convictions l'éloignent du berceau familial. Elle épouse un personnage hors normes, Jean Massin (1917-1986), prêtre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/brigitte-massin/#i_18207

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Pour citer l’article

Brigitte MASSIN, « SCHUBERT FRANZ », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 avril 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/franz-schubert/