EMPIRISME

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La querelle des vérités analytiques

L'article de Quine « Two Dogmas of Empiricism », paru en 1951, peut servir de repère chronologique pour distinguer, dans une première approximation, deux périodes dans l'évolution de la philosophie des sciences au xxe siècle. On peut dire, en gros, que la « théorie reçue » dans la première moitié de celui-ci s'inspire des conceptions générales du cercle de Vienne, dites positivisme logique. La seconde partie du siècle est, au contraire, marquée par un éventail de recherches dont le seul point commun est le rejet de la « théorie reçue » et, en conséquence, une nouvelle interrogation sur le rôle respectif de ces deux instruments de la réflexion philosophique qui sont la logique et l'histoire. Pour comprendre ce changement de perspective, l'une des meilleures introductions se trouve dans l'ouvrage collectif édité par Frederick Suppe, The Structure of Scientific Theories (1977). C'est dans ce cadre historique qu'il convient d'envisager des objections que Tarski et Quine avaient adressées à Carnap en 1940 (voir le recueil de Schilpp : The Philosophy of R. Carnap, 1963, p. 64, sq.), et que Quine a développées dans trois articles successifs : « Truth by Convention » (1936), « Two Dogmas of Empiricism » (1951), et « Carnap and Logical Truth » (1954).

Les deux dogmes selon Quine

La thèse générale est ainsi résumée par Quine : « L'empirisme moderne dépend en grande partie de deux dogmes. Le premier consiste à croire à un clivage fondamental entre les vérités analytiques (ou fondées sur les significations indépendamment des faits) et des vérités synthétiques (ou fondées sur les faits). Le second, le réductionnisme, consiste à croire que chaque énoncé doué de signification équivaut à une construction logique à partir de termes qui renvoient à l'expérience immédiate. Ces deux dogmes semblent mal fondés. Si on les abandonne, d'une part, on contribue à effacer la frontière entre la métaphysique spéculative et les sciences de la nature ; d'autre part, on se réoriente vers le pragmatisme » (De Vienne à Cambridge, [...]

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AYER ALFRED JULES (1910-1989)

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  • Francis JACQUES
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Né en 1910, professeur de logique à Oxford, A. J. Ayer fut tout d'abord, dans les pays anglo-saxons, le meilleur artisan de cette forme extrême d' empirisme qu'est le positivisme logique. Son premier livre (1936), programmatique et d'emblée classique, en offre un vigoureux exposé, avec un rare mélange de lucidité et d'ardeur. Comme son œuvre est d'un seul tenant, l'orchestration des idées sera pl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alfred-jules-ayer/#i_11152

BACON chancelier FRANCIS (1560 ou 1561-1626)

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La philosophie de Bacon représente une des grandes ruptures avec la scolastique. Après Thomas More et Montaigne, qu'il admire, avant Descartes qui le lira et reprendra plusieurs de ses idées, Bacon cherche à dégager la connaissance humaine de l'autorité accordée à Aristote par les universités : « Le savoir dérivé d'Aristote, s'il est soustrait au libre examen, ne montera pas plus haut que le sav […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bacon-chancelier-francis/#i_11152

BEAU ET LAID (philosophie)

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La dichotomie du beau et du laid trouve en philosophie son illustration première dans la figure de Socrate, personnage énigmatique et contradictoire aux yeux de ses contemporains fascinés par la beauté des formes corporelles et artistiques : Socrate, en effet, est à la fois celui qui a la plus belle âme, et celui dont le visage est le plus laid. Si l'apparence n'est plus le signe de la beauté i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/beau-et-laid/#i_11152

BRADLEY FRANCIS HERBERT (1846-1924)

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Dans le chapitre « Les valeurs liées à l'expérience »  : […] On trouve dans les Essays on Truth and Reality toute une polémique, dirigée, d'une part, contre James, d'autre part, contre Russell ; ni le pragmatisme ni l' empirisme radical ne peuvent contenter Bradley. Il montre les ambiguïtés du pragmatisme. Si l'on parle d'expérience immédiate, que fait-on des expériences passées et des expériences à venir ? Aucun des deux philosophes, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francis-herbert-bradley/#i_11152

CAUSALITÉ

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  • Raymond BOUDON, 
  • Marie GAUTIER, 
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Dans le chapitre « Critiques de l'idée de cause »  : […] C'est justement à la fin du xvii e siècle, au moment même où triomphe la dynamique, à la fois sur le plan mathématique et physique, que le principe de causalité commence à se lézarder : un coup rude est porté par Malebranche, admirateur de Descartes : si Dieu est liberté et que ses volontés soient inscrutables pour la raison humaine, nos « cause […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/causalite/#i_11152

COMTE AUGUSTE (1798-1857)

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Dans le chapitre « L'idée comtienne de la science »  : […] Pourquoi Auguste Comte, contrairement à Saint-Simon, présente-t-il une réflexion sur la science en préambule à un plan de réforme sociale ? Cela tient à l'idée qu'il se fait de la science, non pas seulement somme de savoirs, mais rapport global de l'homme au monde. Par suite, elle s'offre avant tout comme un principe et un système de croyances. Or toute organisation sociale repose, en dernière an […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/auguste-comte/#i_11152

CONNAISSANCE

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  • Yves GINGRAS, 
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La connaissance désigne un rapport de la pensée à la réalité extérieure et engage la notion de vérité comme adéquation de l'esprit et de la chose. Par extension, le terme connaissance désigne le contenu de la pensée qui correspond à la nature de la chose visée, et s'oppose à erreur ou illusion. Ses caractères sont l'universalité et la nécessité, ce qui suppose de réfléchir sur la méthode propre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/connaissance/#i_11152

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Dans le chapitre « Expliquer et déduire »  : […] Au paradigme relationnel se rattache la conception nomologico-déductive de l'explication que l'on croit due à E. Goblot, mais qui est antérieure. En analysant une explication, on y découvre un ou plusieurs énoncés décrivant des conditions particulières, et un énoncé général, de forme implicative, qui est la loi. Ainsi : « Cette pierre est un corps, tous les corps tombent, donc cette pierre tombe.  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/description-et-explication/#i_11152

EMPIRISME, sociologie

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L’ empirisme désigne une théorie de la connaissance qui accorde un rôle fondamental à l’expérience sensible dans la genèse et la justification des connaissances : à l’exception des vérités logiques et mathématiques, celles-ci sont fondées sur les sens (selon Aristote, « rien n’est dans l’esprit qui n’ait été auparavant dans les sens »). Les auteurs de référence sont John Locke et David Hume auxq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/empirisme-sociologie/#i_11152

ÉPISTÉMOLOGIE

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Dans le chapitre « L'épistémologie « post-russellienne » »  : […] Bertrand Russell est probablement le philosophe contemporain qui a le plus vigoureusement mis en vedette de nouveaux thèmes épistémologiques et celui qui a donné le branle à des interrogations et à des critiques qui continuent d'en féconder le champ. L'idée dominante est ici celle d'un rationalisme du langage, par opposition au rationalisme de la perception qui était au cœur de l'épistémologie ka […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epistemologie/#i_11152

ESSAI SUR L'ENTENDEMENT HUMAIN, John Locke - Fiche de lecture

  • Écrit par 
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L' Essai sur l'entendement humain ( An Essay Concerning Human Understanding ) de John Locke (1632-1704) , paru en 1690 (la même année que ses Deux Traités sur le gouvernement civil et la seconde Lettre sur la tolérance ), marque sans nul doute une rupture, qui fait de lui le premier philosophe des Lumières : […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/essai-sur-l-entendement-humain/#i_11152

EXPÉRIENCE

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HERBART JOHANN FRIEDRICH (1776-1841)

  • Écrit par 
  • Louise LAMBRICHS
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Les débuts de la psychologie scientifique, généralement attribués à Wundt (1879), remontent en fait aux années 1824-1825. Ces dates sont celles de la publication de l'œuvre principale de Herbart, intitulée Psychologie als Wissenschaft neugegründet auf Erfahrung, Metaphysik und Mathematik ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/johann-friedrich-herbart/#i_11152

HISTOIRE GLOBALE

  • Écrit par 
  • Pierre-Yves SAUNIER
  •  • 5 954 mots
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Dans le chapitre « Les discours de la méthode »  : […] La façon de concevoir et de mener l’enquête historique est une autre dimension où se confrontent des manières de penser et de faire au sujet des matériaux de l’enquête historienne. Une posture empirique place fermement les sources originales au pivot de la démarche de recherche. Ici, on se questionne sur les formes de leur fréquentation et de leur lecture, qu’il s’agisse de l’archive coloniale, d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/histoire-globale/#i_11152

HUME DAVID (1711-1776)

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  • Ferdinand ALQUIÉ
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Dans le chapitre « La méthode de Hume »  : […] Les maîtres de Hume sont Locke, Newton et Berkeley. Comme Locke, Hume procède par l'analyse psychologique de nos idées, et voit dans l'expérience l'unique source de notre savoir : en ce sens, il est le représentant le plus illustre de l'empirisme philosophique. Comme Newton, il tient la science pour inductive, et borne ses prétentions à la découverte de lois, c'est-à-dire de relations constantes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/david-hume/#i_11152

IDÉALISME

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 495 mots

Dans le chapitre « Berkeley »  : […] Berkeley a construit le prototype de la métaphysique idéaliste, son épure la plus audacieuse et la plus simple. Il rejette l'existence d'un monde matériel (immatérialisme). Seul existe le monde sensible ; l'entendement, autant qu'il va au-delà de la perception, fabrique des artefacts et des schémas instrumentaux : la connaissance se réduit à l'intuition et la déduction est un instrument. La sensa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealisme/#i_11152

IMMÉDIAT

  • Écrit par 
  • Dominique LECOURT
  •  • 3 909 mots

Dans le chapitre « Le sensualisme »  : […] L'exemple cartésien est donc très instructif : l'immédiat joue dans cette théorie de la connaissance le rôle de modèle , de point ultime et de condition de possibilité  ; mais, en même temps qu'elle en reconnaît le privilège, elle avoue les limites de l'immédiat par le recours constant qu'elle suppose à un médiateur transcendant, g […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/immediat/#i_11152

INDUCTION, philosophie

  • Écrit par 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 4 253 mots

Dans le chapitre « Confirmation et infirmation des hypothèses scientifiques »  : […] L'exemple précédent a montré que le problème de la confirmation d'une loi par des expériences se posait d'une façon sensiblement différente, suivant que les concepts examinés étaient considérés indépendamment ou dans le cadre d'une théorie scientifique. Il convient donc de considérer le cas où l' hypothèse qu'il s'agit de confirmer ou d'infirmer est un énoncé scientifique ayant la forme d'une loi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/induction-philosophie/#i_11152

JAMES WILLIAM (1842-1910)

  • Écrit par 
  • Louise LAMBRICHS
  •  • 1 434 mots

Psychologue nord-américain, philosophe, leader du mouvement connu sous le nom de pragmatisme, William James était le fils d'Henry James, le disciple de Swedenborg, et le frère aîné d'Henry James, romancier célèbre, renommé pour la finesse de ses analyses psychologiques et de son style. Les aïeux de James étaient des émigrants irlandais enrichis. Ses grands-parents étaient des agriculteurs ou des c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/william-james/#i_11152

LOCKE JOHN (1632-1704)

  • Écrit par 
  • Geneviève BRYKMAN
  •  • 3 989 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Critique de l'innéisme »  : […] « C'est une opinion bien établie parmi certains hommes qu'il y a dans l'entendement certains principes innés imprimés en l'esprit de l'homme dès son arrivée dans le monde. » Ce préjugé sous-tend tous les autres et, cette constatation étant faite, la presque totalité du livre premier de l' Essai est une critique systématique de toute forme de savoir inné en l'homme. Précisons […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/john-locke/#i_11152

LOI, épistémologie

  • Écrit par 
  • Pierre JACOB
  •  • 6 839 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les lois sont-elles des vérités nécessaires connaissables a priori ?  »  : […] Non seulement il existe des explications statistiques qui reposent sur des régularités statistiques non universelles, mais il existe des explications authentiques qui ne sont ni causales ni statistiques : une démonstration ou une preuve mathématique explique pourquoi un théorème est vrai (non probablement vrai) compte tenu des axiomes, sans cependant révéler ses causes. Certaines prédications et i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/loi-epistemologie/#i_11152

MÉTAPHYSIQUE

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 9 360 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'empirisme »  : […] Le discrédit de la métaphysique au xviii e  siècle a revêtu bien des aspects. Il prend parfois celui du scepticisme ou de l'agnosticisme : les problèmes posés par la métaphysique sont alors tenus pour insolubles et, en tout cas, comme étant au-dessus des pouvoirs de la raison humaine. Un certain esprit scientiste se développe d'autre part : on att […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metaphysique/#i_11152

MÉTHODE

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 011 mots

Dans le chapitre « L'hypothèse, l'induction et l'analogie »  : […] Une tradition empiriste, qui remonte à Bacon, donne l'hypothèse pour un produit d'observations répétées. On trouverait la loi en généralisant à partir de faits. Plutôt que comme une opération logique, mieux vaudrait regarder l'induction comme un acte d'invention : l'esprit s'arrête sur une des propriétés que l'expérience lui a suggérées et introduit une conception que ne contient aucun des fait […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/methode/#i_11152

MODALITÉS, logique

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 7 599 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le statut philosophique des concepts modaux »  : […] Les difficultés qu'on rencontre pour représenter dans un formalisme cohérent les diverses notions modales expliquent que les logiciens les aient rejetées aux frontières de la logique classique du vrai et du faux, et que, quand ils les ont prises en compte, ils se soient heurtés au fait qu'elles semblent indissociables de leurs contenus particuliers. Il y a en effet une ambiguïté fondamentale dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modalites-logique/#i_11152

LE MOT ET LA CHOSE, Willard van Orman Quine - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI
  •  • 961 mots

Le Mot et la chose n'est pas seulement le plus connu des livres que Willard van Orman Quine (1908-2000) a publiés ; il est aussi celui qui aura engagé la philosophie issue du cercle de Vienne, après son implantation aux États-Unis, dans les voies nouvelles dont la philosophie analytique est pour une large part l'héritière. Publié en 1953, Le Mot et la chose […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-mot-et-la-chose/#i_11152

NÉO-POSITIVISME ou POSITIVISME LOGIQUE

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 3 400 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'empirisme »  : […] L 'expérience, en tant qu'elle se résout en sensations, telle est en effet, pour les néo-positivistes, la source unique du contenu de nos connaissances. Il n'y a pas de jugements synthétiques a priori ; toute proposition valide a priori est analytique, c'est-à-dire que sa vérité ne dépend que des propriétés du langage. Il est vrai qu'un philosophe pourtant proche par ses origines du néo-positivism […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neo-positivisme-positivisme-logique/#i_11152

NOMINALISME

  • Écrit par 
  • Paul VIGNAUX
  •  • 3 602 mots

Dans le chapitre « De Guillaume d'Ockham à la révolution scientifique du xviie siècle »  : […] Pour rapporter à l'ockhamisme les doctrines qualifiées de nominalisme, on peut, à la suite de Jean Laporte, partir de la critique ockhamiste de l'abstraction : l'universel, cet abstrait, ne peut être d'aucune manière conçu comme extrait du singulier, seul susceptible d'être intuitivement donné ; les universaux ne sont que des signes, extérieurs à des choses conçues comme des créatures au moins pos […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nominalisme/#i_11152

OBJET

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 8 222 mots

Dans le chapitre « Les objets des sciences de la nature »  : […] C'est dans les sciences de la nature que la notion d'objet se présente de la façon la plus spontanée, parce qu'il semble tout d'abord que les objets de la physique, de la chimie, de la biologie, etc., ne sont que le prolongement convenablement schématisé des objets primitifs de notre perception. Une telle homogénéité de la perception et de la science est en effet la thèse généralement adoptée par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/objet/#i_11152

PHÉNOMÈNE

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DUMONT
  •  • 3 342 mots

Dans le chapitre « Le relativisme »  : […] En même temps que se construit cette explication scientifique, s'élabore sur le même modèle un schéma philosophique : à la réalité physique du phénomène correspond le statut philosophique du relatif. En tant que produit mixte, le phénomène est un relatif. La catégorie du relatif étend à toutes choses le statut de cette médiation. Pour le sophiste Protagoras, toutes les choses sont relatives. De m […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phenomene/#i_11152

PHILOSOPHIE

  • Écrit par 
  • Jacques BILLARD, 
  • Jean LEFRANC, 
  • Jean-Jacques WUNENBURGER
  •  • 21 037 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Réduction linguistique »  : […] La sophistique n'était pas seulement caractérisée par ce que nous appellerions un relativisme culturel, mais aussi et peut-être principalement par une philosophie du langage. Le succès des plus célèbres sophistes semble avoir reposé sur leur virtuosité dans les jeux rhétoriques interchangeables ; mais, au-delà de la recherche d'un profit immédiat, était proposée une critique linguistique généralis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophie/#i_11152

POSITIVISME JURIDIQUE

  • Écrit par 
  • Michel TROPER
  •  • 1 370 mots

Dans le chapitre « Une approche du droit »  : […] Dans le premier sens, le positivisme juridique est une certaine approche du droit selon laquelle le droit n'est pas lui-même une science, mais peut être l'objet d'une science qui se donne pour tâche de le connaître et de le décrire. Le positivisme juridique est alors une tentative pour construire une telle science. Certains positivistes soutiennent que cette science est spécifique parce que le dr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/positivisme-juridique/#i_11152

RATIONALISME

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 7 618 mots

Dans le chapitre « La raison et la connaissance »  : […] Être rationaliste, c'est assurément d'abord accorder un statut sans équivoque à ce que nous connaissons par expérience à travers le truchement de nos sens. Se proposer de reconstruire intégralement toute notre connaissance du monde par le seul effort d'une pensée abstraite ne saurait être une position tenable aujourd'hui, et procéderait d'une espèce d'hyperrationalisme tournant à vide. Un rational […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rationalisme/#i_11152

RÉALITÉ CONCEPT DE

  • Écrit par 
  • Jean HAMBURGER
  •  • 4 338 mots

Dans le livre VII de la République , Platon emprunte aux Orphiques sa fameuse allégorie de la caverne, qui représente pour lui l'image de l'illusion possible des hommes sur la réalité . Des prisonniers sont enchaînés en un lieu où, du monde, ils ne voient que les ombres projetées par un feu allumé derrière eux : « Voilà, dit-il, un étrange tableau et d'é […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/concept-de-realite/#i_11152

REICHENBACH HANS (1891-1953)

  • Écrit par 
  • Alexis BIENVENU
  •  • 1 490 mots

Hans Reichenbach fut à Berlin, dans l'entre-deux-guerres, puis lors de son exil à Istanbul et Los Angeles, le principal représentant de l'empirisme logique, mouvement philosophique apparenté au positivisme logique du cercle de Vienne. Fondateur de la Société de philosophie empirique, il défend comme les Viennois une « conception scientifique du monde » visant à libérer la pensée des « non-sens de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hans-reichenbach/#i_11152

SCEPTICISME

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DUMONT
  •  • 7 740 mots

Dans le chapitre « Le phénoménisme grec »  : […] L'importance conférée par le scepticisme au concept de phénomène se mesure à la parole de Timon : « Le phénomène l'emporte sur tout, partout où il se trouve » (Sextus Empiricus, Contre les logiciens , i , 30 ; Diogène Laërce, Vies , ix , 105). Au départ, ce concept n'est pas à proprement parler philosop […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/scepticisme/#i_11152

SCIENCES - Sciences et discours rationnel

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 6 601 mots

Dans le chapitre « Le type empirico-formel »  : […] Le modèle par excellence des sciences de type empirico-formel est fourni par la physique. À la différence des sciences formelles pures, qui construisent entièrement leur objet (ou, plus exactement, ne le découvrent qu'en le construisant), la physique se rapporte à un objet extérieur, qui est donné dans l'expérience empirique : la réalité matérielle, considérée dans ses manifestations non vivantes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-sciences-et-discours-rationnel/#i_11152

SCIENCES - Science et philosophie

  • Écrit par 
  • Alain BOUTOT
  •  • 17 642 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « L'empiriocriticisme »  : […] L'empiriocriticisme a été fondé de manière indépendante par Richard Avenarius et par le physicien Ernst Mach. Il se réclame moins d'Auguste Comte, qui a eu assez peu d'influence outre-Rhin, que de l' empirisme anglais. Il se caractérise par une opposition déclarée à Kant et aux néo-kantiens, qui dissolvent les faits dans la pensée, et par la volonté de s'en tenir aux données de l'expérience. Il pe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-science-et-philosophie/#i_11152

SENSUALISME

  • Écrit par 
  • Hubert FAES
  •  • 1 002 mots

Il n'est pas sûr que le sensualisme puisse être traité comme un système de pensée aux contours bien définis, partagé par une lignée d'auteurs importants. Le terme même est équivoque, et son usage est discuté. Le seul auteur que l'on donne pour représentatif, Condillac (1714-1780) avec son Traité des sensations (1754), ne l'a pas employé, puisqu'il n'entre dans la langue fran […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sensualisme/#i_11152

SIGNE ET SENS

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 7 769 mots

Dans le chapitre « Le XVIIe siècle et l'empirisme des Modernes »  : […] L'irruption des mathématiques et la réorganisation de la méthode philosophique sur le modèle mathématique produisent au xvii e  siècle une rupture avec le conceptualisme trop lié à une vision du monde dominé par la physique d'Aristote. Une nouvelle ère est ouverte pour la philosophie des idées. Le choix du terme n'est pas fortuit : les concepts no […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/signe-et-sens/#i_11152

STRUCTURALISME

  • Écrit par 
  • Jean-Louis CHISS, 
  • Michel IZARD, 
  • Christian PUECH
  •  • 24 036 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Un nouvel empirisme ? »  : […] C'est pourquoi une troisième voie pourrait consister à essayer de rétablir, de manière un peu provocatrice, des continuités, là où les acteurs ont préféré privilégier, de façon quelque peu rhétorique parfois, une mythologie des commencements absolus et une eschatologie ambiguë de la fin, qu'il s'agisse de la philosophie, de la métaphysique, voire de la pensée occidentale. Or, sans nier la volonté […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/structuralisme/#i_11152

TEMPS

  • Écrit par 
  • Hervé BARREAU, 
  • Olivier COSTA DE BEAUREGARD
  •  • 14 773 mots

Dans le chapitre « Genèse de la notion du temps »  : […] En faisant du temps la forme du sens interne, la conception kantienne s'élevait, en quelque sorte, au-dessus de l'opposition des notions statique et dynamique du temps. Elle n'ignorait pas, en effet, que le temps concerne la sensibilité, qui reçoit des impressions successives, plus encore que l'entendement, qui conçoit l'ordre général d'apparition des phénomènes, mais elle ne laissait pas de fair […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/temps/#i_11152

Voir aussi

Pour citer l’article

Edmond ORTIGUES, « EMPIRISME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/empirisme/