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FITZGERALD ELLA (1918-1996)

« Rhythm is my Business »

Ella Fitzgerald - crédits : Keystone/ Hulton Archive/ Getty Images

Ella Fitzgerald

Ella Fitzgerald n'a jamais renié ses origines populaires ni méprisé aucun genre. C'est avec un classicisme naturel qu'elle sait chanter les noëls, la bossa-nova et même la pop music. La comédie musicale américaine – qu'elle soit signée George et Ira Gershwin, Cole Porter, Irving Berlin, Rodgers et Hart, Harold Arlen ou Jerome Kern – trouve en elle une incomparable interprète. La chanteuse d'orchestre a rarement été égalée, même si Sarah Vaughan et Anita O'Day constituent une prestigieuse filiation. Dans son chant, aucunes traces de la révolte plaintive du blues. Simplement, une présence lumineuse, une joie amoureuse, une chaleur irradiante qui font merveille dans les ballades et standards du jazz. L'ambitus de la voix est exceptionnel – deux octaves et demi –, la virtuosité rythmique et la justesse, phénoménales. Les amateurs admirent une éblouissante technique, une plastique vocale splendide et contrôlée, une fantaisie poétique qui lui permet d'improviser une conversation avec les jets ou les grillons. Mais qui a pu résister à l'énergie, à la souplesse et à la grâce de son swing, aux couleurs délicieusement ingénues de son timbre, à ses facéties débridées ? Ella Fitzgerald a trouvé la recette de l'éternelle jeunesse.

— Pierre BRETON

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Pour citer cet article

Pierre BRETON. FITZGERALD ELLA (1918-1996) [en ligne]. In Encyclopædia Universalis. Disponible sur : (consulté le )

Médias

Barney Kessel - crédits : Ronald Startup/ Picture Post/ Getty Images

Barney Kessel

Illinois Jacquet - crédits : Metronome/ Archive Photos/ Getty Images

Illinois Jacquet

Ella Fitzgerald - crédits : Keystone/ Hulton Archive/ Getty Images

Ella Fitzgerald

Autres références

  • BROWN RAY (1926-2002)

    • Écrit par Pierre BRETON
    • 876 mots
    • 1 média

    Disciple de Jimmy Blanton, qui avait transformé la contrebasse, jusqu'alors cantonnée dans un rôle de simple soutien rythmique, en un instrument soliste capable d'improvisation mélodique, l'Américain Ray Brown s'est affirmé comme un des contrebassistes les plus accomplis de l'histoire du ...

  • FLANAGAN TOMMY (1930-2001)

    • Écrit par Pierre BRETON
    • 680 mots

    Le style du pianiste américain Tommy Flanagan s'inscrit indiscutablement dans l'esthétique bop et dans la lignée des conquêtes rythmiques et harmoniques de Bud Powell. Sa manière reste cependant inimitable : un jeu sûr et précis qui sait éviter le piège des effets appuyés et du brillant facile, un...

  • JAZZ

    • Écrit par Philippe CARLES, Jean-Louis CHAUTEMPS, Universalis, Michel-Claude JALARD, Eugène LLEDO
    • 10 992 mots
    • 25 médias
    ...imagination et sa virtuosité sans exemple – Art Tatum (Get Happy). Une chanteuse, riche de verve et de tempérament, entame une spectaculaire carrière :Ella Fitzgerald (How High the Moon) ; une autre énonce une amertume tragique qui la conduira à la mort : Billie Holiday (Strange Fruit).