DU SERF ARBITRE, Martin LutherFiche de lecture

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Contre les pélagiens qui insistaient sur la volonté humaine pour l'obtention du salut, saint Augustin avait déjà rappelé au début du ve siècle que la perfection de l'homme ne peut provenir que de la grâce de Dieu, reçue comme un don de sa miséricorde, et qu'elle ne saurait être obtenue « par le libre ou plutôt le serf arbitre de la volonté propre » (Contre Julien, II, 8, 23). Cette question retrouve toute son acuité avec la Réforme, onze siècles plus tard. En 1524, Érasme publie un traité, qu'il qualifie de diatribe, précisément intitulée Du libre arbitre. L'humaniste, qui ne tient pas, en dépit de son estime pour Luther, à compromettre sa position dans l'Église romaine, y affirme que la volonté de l'homme contribue efficacement à son salut. L'année suivante, en décembre 1525, Luther publie en réplique De servo arbitrio (Du serf arbitre), inaugurant ainsi la querelle moderne sur la grâce, qui divise encore les confessions chrétiennes aujourd'hui.

Luther

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Photographie

Martin Luther vers 1521, selon une gravure de Lucas Cranach l'Ancien (1472-1553). 

Crédits : Hulton Archive/ Getty Images

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Écrit par :

  • : pasteur de l'Église luthérienne, professeur à la faculté de théologie protestante de Paris et à l'École des langues et civilisations de l'Orient ancien

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Pour citer l’article

Jacques-Noël PÉRÈS, « DU SERF ARBITRE, Martin Luther - Fiche de lecture », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 février 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/du-serf-arbitre/